Rejoignez-nous

Actualité

Coronavirus: toutes les infos du 25 mars 2020

Publié

,

le

Genève: 50 personnes aux soins intensifs

L’épidémie de Covid-19 continue d’exercer une forte pression sur les services de santé genevois. Mercredi, 50 personnes contaminées se trouvaient aux soins intensifs, 9 de plus que la veille. Le bilan des morts s’élève désormais à 15, contre 12 mardi. Mercredi, 190 patients atteints du Covid-19 se trouvaient hospitalisés. Ils étaient 176 mardi, selon les chiffres figurant sur le site de l’Etat de Genève. En revanche, le nombre de nouveaux cas confirmés n’a progressé que de six unités mercredi. Un gros ralentissement qui doit cependant être interprété avec prudence.

« On a fait moins de tests pour l’instant », a expliqué Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé. Ce qui est inquiétant, c’est la progression des hospitalisations et surtout des personnes en soins intensifs, a-t-il ajouté.

Genève autorise les chantiers sous condition

A Genève, les chantiers pourront rouvrir ou se poursuivre sur demande. Parallèlement, les évacuations forcées de locataires et de sous-locataires sont suspendues, à la demande de l’ASLOCA Genève. La mesure touchant les locataires, entrée en vigueur mercredi jusqu’à fin mai, pourra être prolongée en fonction de l’évolution de la crise du Covid-19, a annoncé mercredi le gouvernement, à l’issue de sa séance ordinaire. Et de préciser que la police n’est plus mise à disposition pour assurer cette tâche. L’ASLOCA souhaite aussi que le canton mette en place un soutien financier pour éviter que des locataires mis en demeure voient leurs baux résiliés.

Après avoir décidé la fermeture des chantiers, le canton s’est adapté à l’ordonnance ad hoc du Conseil fédéral. Le Conseil d’Etat indique mercredi qu’il est possible de demander l’ouverture ou la poursuite d’un chantier à condition de prouver qu’il respecte les prescriptions sanitaires émises par le Secrétariat d’Etat à l’économie, en particulier en matière d’hygiène et de distances sociales. Les entreprises doivent s’annoncer au service de l’inspection de la construction et des chantiers, qui vérifiera sur place le respect des règles. Des mesures et des sanctions pénales pourront être prononcées. L’Etat annonce des contrôles réguliers et stricts. A noter que les services de dépannages d’urgence, de piquet pour la sécurité des personnes et des biens ainsi que certains travaux paysagers ne sont pas soumis à l’obligation d’annonce. Pour sa part, l’Etat, dans un souci de prévention sanitaire, ne va pas demander la réouverture des chantiers dont il est maître d’ouvrage.

La Ville de Genève ferme les places de jeux pour enfants

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

La Ville de Genève prend de nouvelles mesures face à l’épidémie due au coronavirus. Les places de jeux pour enfants sont fermées. Et les commerçants qui utilisent le domaine public sont exonérés du paiement d’une taxe ou d’un loyer pendant la durée de la crise sanitaire. Les installations de fitness en plein air tout comme les places de jeux pour enfants dans les parcs et préaux des écoles sont fermées, a indiqué mercredi le Conseil administratif de la Ville de Genève, au lendemain de sa séance. L’exécutif a aussi décidé de fermer les toilettes publiques.

En outre, les manifestations annulées en raison des mesures de lutte contre la pandémie n’auront pas à payer l’émolument administratif ni les taxes liés à l’utilisation du domaine public. Il en va de même pour les cafés et restaurants qui ont une terrasse sur l’espace public. La Ville renonce aussi à encaisser les loyers des pavillons et des édicules. Ces mesures sont valables pendant la crise sanitaire. La première ville du canton a aussi décidé de soutenir les marchands en ne leur facturant pas la location de l’emplacement pendant cette période ainsi que durant les trois mois qui suivront la date de reprise des marchés. Durant la crise sanitaire, les taxes des empiétements liés aux chantiers et aux fouilles ne sont pas non plus facturées.

Exportations de matériel médical soumises à autorisation

Les exportations de matériel médical de protection seront soumises à autorisation. Le Conseil fédéral a pris mercredi cette mesure pour éviter une pénurie en pleine crise sanitaire du Covid-19. Les nouvelles règles valent dès jeudi. Au vu de la propagation rapide du SARS-CoV-2, la Suisse fait face à une augmentation drastique de ses besoins en masques, gants, lunettes et blouses. Ce matériel est indispensable pour protéger le personnel médical, justifie le gouvernement. L’exportation de ce matériel de protection est donc soumise à autorisation. Cette mesure concorde avec une décision similaire prise par l’Union européenne. Elle sera levée dès que la situation se sera améliorée.

Les exportations à destination de la zone UE/AELE restent toutefois possibles sans autorisation. Car ces pays sont aussi concernés par la pénurie de matériel médical et les réseaux de distribution sont fortement intégrés en Europe. Mais cette exception vaut pour autant que ces États n’introduisent pas un tel régime d’autorisation pour leurs exportations à destination de la Suisse. Le Secrétariat d’Etat à l’économie est au courant que certaines livraisons de matériel de protection contre le coronavirus à destination de la Suisse sont bloquées en France et Allemagne. Et ce malgré l’instruction donnée par l’UE de ne plus soumettre ces exportations dans les pays de l’AELE à une autorisation spéciale. Le SECO est en contact avec les entreprises et pays concernés.

Nouvelles mesures pour les chômeurs et les salariés

(KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le Conseil fédéral étoffe son paquet de mesures en faveur des chômeurs et des salariés pour limiter les effets de la crise du coronavirus. Les procédures seront simplifiées. Il en coûtera 600 millions de francs de plus chaque mois à l’assurance-chômage. Les nouvelles mesures concernent l’obligation de communiquer les postes vacants, l’assurance-chômage, l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail et la prévoyance professionnelle, a indiqué mercredi le Conseil fédéral. Elles permettront aux personnes ayant déposé une demande d’indemnités d’avoir moins de bureaucratie à effectuer et aux organes d’exécution de traiter les demandes plus rapidement. Pour recruter plus facilement des travailleurs dans les domaines de la santé, de l’agriculture ou de la logistique, l’obligation de communiquer les postes vacants est supprimée.

Les chômeurs ne devront plus produire la preuve de leurs recherches d’emploi tant que l’ordonnance sur le Covid-19 sera en vigueur. Ils remettront ces preuves au plus tard un mois après l’expiration de l’ordonnance. Pour éviter les arrivées en fin de droits, tous les ayants droit bénéficient au maximum de 120 indemnités journalières supplémentaires. Le délai-cadre d’indemnisation est prolongé de deux ans, pour autant que l’indemnisation complète ne soit pas possible dans ce temps. Le délai de préavis pour requérir l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail est supprimé. La durée durant laquelle une réduction de l’horaire de travail peut être autorisée passe de trois à six mois. Le Conseil fédéral veut réduire le nombre de demandes et accélérer la procédure d’autorisation.

Les employeurs ou les personnes occupant une telle position et qui recourent au chômage partiel recevront le montant de 3320 francs pour un emploi à plein temps. Cette somme forfaitaire ne sera pas réduite. Les employeurs pourront utiliser, pour le paiement des cotisations LPP de leurs salariés, les réserves de cotisations qu’ils ont constituées. Cette mesure doit les aider à surmonter des manques de liquidités sans léser les salariés. L’employeur continuera de prélever normalement la part de cotisations des employés sur leur salaire et l’institution de prévoyance créditera en faveur de ces derniers l’ensemble des cotisations.

Près de 10’000 cas de Covid-19 en Suisse

Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus en Suisse s’élève à 9765. Selon le ministre de la santé Alain Berset, le pays s’approche du sommet de la courbe, mais il faut maintenir la discipline. Le respect des consignes est décisif pour la lutte contre la maladie. Il faut respecter les distances sociales et les consignes d’hygiène, rester le plus possible à la maison, a précisé le conseiller fédéral à la presse. Les entreprises qui ne peuvent pas respecter les consignes doivent fermer. La vie est passablement ralentie, mais elle continue. La solidarité est visible dans tout le pays et il y a des signes d’espoir. Les systèmes sanitaires sont bien organisés et la collaboration fonctionne, s’est félicité le conseiller fédéral. La Suisse est l’un des pays qui teste le plus le Covid-19 au monde. Il y aura bientôt 10’000 tests par million d’habitants, a précisé M.Berset.

La Suisse étend les restrictions d’entrée à tous les Etats Schengen

Les restrictions d’entrée en Suisse sont étendues à tous les Etats Schengen. Le Conseil fédéral a pris cette décision pour lutter contre la propagation du coronavirus. La semaine dernière, Berne avait déjà restreint l’entrée en Suisse par voie terrestre ou aérienne depuis l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et tous les Etats non-membres de l’espace Schengen. Depuis mercredi, ce durcissement s’applique également aux vols en provenance de tous les autres Etats Schengen, sauf le Liechtenstein. L’Union européenne a été informée. Tous les vols en provenance de l’étranger sont désormais soumis aux mêmes contrôles. Les ressortissants suisses et liechtensteinois, les titulaires d’un titre de séjour en Suisse, les personnes qui doivent venir en Suisse pour des motifs professionnels et les personnes en situation de nécessité absolue pourront entrer sur le territoire helvétique. Le trafic de transit et le trafic de marchandises restent autorisés.

L’accord sur la libre circulation des personnes autorise les Etats associés à restreindre la libre circulation pour des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique. Cette extension des restrictions d’entrée est conforme au principe d’égalité de traitement et à l’ordonnance COVID-19, précise le gouvernement. La Suisse a aussi déjà décidé de cesser de délivrer des visas Schengen jusqu’au 15 juin 2020. Elle suit ainsi la pratique des autres Etats Schengen. Les visas nationaux ne seront plus octroyés qu’à titre exceptionnel.

Les entreprises peuvent solliciter des crédits dès demain

Les entreprises pourront solliciter les crédits cautionnés par la Confédération dès jeudi. Le Conseil fédéral a adopté mercredi l’ordonnance visant à aider les PME en matière de liquidités. Un montant de 20 milliards de francs d’aide est prévu pour le programme gouvernemental. Les entreprises concernées pourront solliciter auprès de leur banque des crédits de transition à hauteur de 10% maximum de leur chiffre d’affaires annuel, jusqu’à un montant maximum de 20 millions de francs. Pour ce faire, elles devront répondre à certains critères minimaux, et déclarer notamment qu’elles subissent de substantielles pertes de chiffre d’affaires en raison de la pandémie de coronavirus.

Les crédits seront versés rapidement et de manière non bureaucratique jusqu’à un montant de 500’000 francs. Ils seront garantis à 100% par la Confédération et leur taux d’intérêt sera nul. La demande de crédit sera disponible sur le site web covid19.easygov.swiss dès jeudi. Les crédits de transition dont le montant dépasse 500’000 francs seront garantis à 85% par la Confédération. La banque créancière participera au crédit à raison de 15%. Étant donné que ces crédits pourront atteindre 20 millions par entreprise, ils exigeront un examen plus approfondi de la part des banques. Le taux d’intérêt de ces crédits s’élève actuellement à 0,5% sur les prêts garantis par la Confédération. Les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 millions de francs ne bénéficieront pas de ce programme.

Comme de nombreuses PME ne disposent que d’un compte auprès de PostFinance, le Conseil fédéral permettra également à PostFinance d’accorder à ses entreprises clientes, de manière non bureaucratique, des crédits d’un montant maximum de 500’000 francs. Il ne s’agit pas d’une suppression de l’interdiction d’octroi de crédits à laquelle est soumise PostFinance, mais d’une mesure temporaire prise dans le cadre de ce programme.

Swisscom va détecter les attroupements via les mobiles

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

Sur une demande de la Confédération, Swisscom va détecter les attroupements via les téléphones mobiles. L’opérateur communiquera aux autorités fédérales lorsque 20 téléphones mobiles se trouvent dans un espace de 100 mètres sur 100. En raison de la pandémie, les rassemblements de plus de cinq personnes dans l’espace public sont interdits depuis samedi dernier. Ces données ne seront pas communiquées en direct à l’Office fédéral de la santé publique, mais dans un délai de 24 heures, a indiqué Christian Neuhaus à Keystone-ATS, revenant sur une information publiée sur le site du journal Le Temps mercredi.

39 millions de francs par jour perdus par les centres commerciaux

Les 191 centres commerciaux suisses voient leurs revenus dégringoler en raison des restaurants et magasins fermés. Ils perdent actuellement 39 millions de francs par jour à cause des restrictions de déplacements et d’activités liées au coronavirus. C’est l’estimation faite par le cabinet de conseil Stoffel, qui publie le Swiss Council Marktreport 2020. L’impact varie toutefois selon la combinaison de produits et de secteurs. Il est également difficile de prévoir l’évolution du chiffre d’affaires annuel. Alors que le commerce en ligne explose, la question est de savoir si à la fin de la crise, les consommateurs poursuivront ces achats sur internet ou retourneront vers le commerce stationnaire.

La Suisse rapatrie les Helvètes bloqués à cause du Covid-19

Deux avions ramenant en Suisse des touristes helvétiques bloqués à l’étranger en raison de la crise provoquée par le nouveau coronavirus ont atterri mardi à Zurich. Les vols provenaient du Costa Rica et du Maroc. 151 personnes ont été rapatriées de San José, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Un deuxième avion affrété par le DFAE s’est posé en soirée à l’aéroport zurichois en provenance de Casablanca avec à son bord environ 130 ressortissants helvétiques. Tous devront tous se soumettre à une quarantaine de dix jours. Un vol de retour en provenance de Bogota, en Colombie, est prévu mercredi et un autre jeudi matin en provenance de Lima, au Pérou. Le DFAE prévoit de rapatrier au total 750 personnes d’ici à jeudi.

Pendant les semaines à venir, la Confédération helvétique planifie plusieurs dizaines de vols à destination notamment de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique. Jeudi, l’un est prévu pour Dakar, au Sénégal, samedi un autre pour Santiago du Chili. Le DFAE dévoilera les destinations exactes une fois que les détails seront réglés avec les compagnies aériennes et que les missions suisses sur place auront été informées. Les vols sont préfinancés par la Confédération, mais les passagers doivent participer aux coûts. Il est encore trop tôt pour chiffrer le coût de l’opération.

Le nombre de passagers à bord de chaque vol est très variable. Le DFAE travaille avec d’autres pays, afin de coordonner les retours et exploiter des synergies. Certains vols sont organisés par Berne, d’autres en partenariat avec d’autres capitales. Des milliers de Suisses se trouvent actuellement à l’étranger. Quelque 17’000 personnes se sont enregistrées sur l’application Travel Admin.

Un confinement complet coûterait près de 29 milliards par mois

Un confinement complet de la population en Suisse, comme cela est notamment le cas en Italie, aurait de lourdes conséquences économiques, a averti mercredi le groupe de réflexion Avenir Suisse. Ce dernier a estimé le coût d’une telle mesure à près de 29 milliards de francs par mois. Sur une année, ces coûts représentent plus de la moitié de la valeur des produits et services vendus en Suisse, a précisé le groupe de réflexion dans une analyse.

Avenir Suisse appelle ainsi les sociétés à une plus grande flexibilité en matière de travail, notamment pour mobiliser rapidement une main-d’oeuvre supplémentaire en cas de besoin. Un assouplissement des règles en matière de temps de repos ou de travail de nuit permettrait ainsi de remplir les étals des magasins tout en évitant aux employés un trop grand contact avec les clients. Autoriser l’ouverture des magasins sept jours sur sept permettrait également d’éviter les pics d’affluence, ont ajouté les experts du laboratoire d’idées.

Neuchâtel: dispositif de soutien pour les personnes âgées

La Ville de Neuchâtel a mis en place un dispositif de soutien pour les personnes âgées de plus de 65 ans ou vulnérables en raison de maladies préexistantes, d’une situation de handicap ou de leur contexte social. Une ligne téléphonique (032 717 56 73) est à leur disposition. Les personnes seront informées sur les possibilités de se faire livrer des denrées de base ou cuisinées à domicile, ou de se faire amener chez son médecin par exemple. Ce contact aura aussi pour vertu de garder un lien avec cette partie de la population confinée.

La Ville a précisé qu’elle « prend bien soin de ne mettre ce public en lien qu’avec des réseaux de solidarité qui respectent scrupuleusement les consignes de distance sociale. Aussi, si des bénévoles devaient livrer des courses, elles les déposeraient sur le palier en évitant tout contact physique. La solidarité de proximité est aussi vivement encouragée ». Au niveau cantonal, une plate-forme a aussi été ouverte pour mettre en relation bénévoles et personnes ayant besoin d’aide, via le site www.benevolat-ne.ch.

Un deuxième ministre argovien sur cinq infecté au coronavirus

Deux des cinq membres du gouvernement argovien sont désormais atteints du coronavirus. Après le ministre de l’intérieur Urs Hoffmann (PS), le président de l’exécutif et grand argentier Markus Dieth (PDC) a lui aussi été testé positif. Placés tous deux en isolement à domicile, ils se portent bien, compte tenu des circonstances. Le porte-parole du Conseil d’Etat Peter Buri a lui également été testé positif. Le bon fonctionnement de l’exécutif cantonal est toutefois garanti de manière numérique, indique la Chancellerie d’Etat argovienne. Le gouvernement in corpore a ainsi tenu sa séance mercredi matin en audioconférence sous la présidence de Markus Dieth. Par ailleurs, les trois ministres non porteurs du virus travaillent en partie à domicile.

Migros s’associe à Pro Senectute pour des livraisons gratuites

Migros et l’organisation de défense des aînés Pro Senectute unissent leurs forces pour approvisionner en biens de première nécessité les personnes appelées à ne pas sortir de chez elle en raison de leur vulnérabilité face à l’épidémie de coronavirus. Conçu sur le modèle du bénévolat entre voisins, l’opération pourra également compter sur des collaborateurs du géant orange, momentanément privés de travail en raison de la situation exceptionnelle que traverse le pays, précise un communiqué diffusé mercredi. L’offre de livraison gratuite à domicile sera dans un premier temps lancé dans la région de Migros Aare, pour être par la suite étendue à l’ensemble du pays. Commandes et annonces de disponibilités passent par l’application Amigos.

Tessin: 60 personnes ont perdu la vie en raison du Covid-19

En 24 heures au Tessin, 143 personnes ont encore été infectées par le coronavirus. Dans le même laps de temps, sept personnes sont décédées des suites de maladies pulmonaires, liées au Covid-19. Au total, 1354 personnes au Tessin étaient infectées par le coronavirus mercredi matin, ont annoncé les autorités cantonales. Dans ce canton, 60 personnes sont décédées en lien avec l’épidémie.

Lausanne renforce la surveillance des espaces publics

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La Municipalité de Lausanne a décidé de déployer des employés de la Ville en appui de la police municipale pour assurer des missions de prévention auprès de la population. Ils circuleront dans l’espace public afin de sensibiliser les gens aux règles à respecter. Depuis quelques jours, et suite aux recommandations de la Confédération, la population lausannoise applique dans sa grande majorité les recommandations de l’OFSP. Les rassemblements de plus de cinq personnes ne sont pratiquement pas constatés dans la Ville et la distance de deux mètres est le plus souvent respectée.

La Municipalité rappelle ces directives et l’importance de les respecter dans la durée. Des employés de la Ville vont être progressivement mobilisés pour sensibiliser le public en complément de la police municipale qui assure un rôle préventif et sanctionne par des amendes d’ordre les contrevenants. Il s’agit de collaborateurs assermentés du Groupe propreté espace public et du Service des parcs et domaines. Ils fonctionneront en binôme avec un assistant de sécurité publique ou un policier, qui seuls peuvent délivrer des amendes, a expliqué Pierre-Antoine Hildbrand, municipal lausannois en charge de la sécurité.

Lucerne: un hôpital de secours Covid-19 au centre pour paraplégiques

Un mini-hôpital va être installé au Centre suisse des paraplégiques (CSP), à Nottwil (LU), en cas de surcharge hospitalière liée au coronavirus. Il comptera au moins 200 lits. Le CSP met en plus à disposition jusqu’à 100 lits supplémentaires dont des stations de soins intensifs. Un centre médical géré par l’armée et la protection civile sera installé dans la salle de gymnastique, dans l’aula, voire dans d’autres secteurs du CSP. Il sera géré par l’armée et la protection civile, indique mercredi le département de la santé du canton de Lucerne. Pour les cas graves, l’institution met en outre à disposition une centaine de lits dans sa nouvelle aile flambant neuve. Celle-ci compte un service de soins intensifs et 30 places de respiration artificielle. Le traitement des patients paraplégiques se poursuivra sans restriction dans d’autres parties du bâtiment,

La clinique de rééducation Sonnmatt, à Lucerne, mettra également à disposition 80 lits pour compléter le dispositif destiné aux patients atteints de Covid-19. Avec le CSP de Nottwil, elle contribuera à décharger, en cas de besoin, l’Hôpital cantonal de Lucerne et la clinique Hirslanden St. Anna, elle aussi située dans le chef-lieu cantonal. Pour faire face à l’augmentation des cas d’hospitalisation liés à Covid-19, l’hôpital cantonal et la clinique Hirslanden St. Anna ont augmenté leur capacité. Le centre hospitalier n’effectue plus que des interventions chirurgicales d’urgence ou indispensables. Certains soins sont déplacés dans des établissements secondaires ou partenaires.

La Ville de Fribourg désactive les boutons-poussoirs aux carrefours

La Ville de Fribourg veut limiter le risque de propagation de la pandémie de Covid-19. Elle va faire passer la majorité de ses carrefours et passages pour piétons en feux clignotants pour éviter à ceux-ci de devoir toucher les boutons-poussoirs. Le Conseil communal a décidé de modifier la régulation lumineuse du trafic routier à compter de ce mercredi en fin de journée, a indiqué mercredi la Ville de Fribourg. Outre les feux clignotants, les carrefours et les passages piétons pourront aussi fonctionner avec des temps de traversée figés. La mesure est temporaire, précise l’exécutif du chef-lieu cantonal. Elle est rendue possible par la réduction du trafic faisant suite aux directives sanitaires en lien avec la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19, directives qui ont réduit drastiquement les mouvements dans l’espace public.

Le quotidien fribourgeois La Liberté passe de quatre à deux cahiers

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

La Liberté passe de quatre à deux cahiers à compter de ce mercredi. Le quotidien fribourgeois mentionne, d’une part, la baisse de l’actualité sportive 
et culturelle et, d’autre part, la chute de la pagination publicitaire pour motiver sa décision. Les quatre cahiers du journal constituent l’une de ses marques de fabrique. Ceux-ci avaient déjà vu leur nombre de pages se réduire depuis l’éclatement de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Sports et magazine, qui faisaient tous deux l’objet d’un cahier spécifique, sont intégrés respectivement au 1er cahier et au 2e cahier.

Faire attention avec ses poubelles

Le recyclage du PET fonctionne actuellement sans restrictions et les sacs de PET continuent d’être ramassés. Mais épidémie oblige, les Helvètes sont appelés à suivre quelques mesures supplémentaires par sécurité. Le coronavirus peut rester actif sur des matériaux à surfaces lisses dans des conditions idéales, selon les connaissances actuelles. L’Office fédéral de l’environnement et PET Recycling Suisse égrène quelques recommandations pour exclure tout risque d’infection.

Dans les ménages où vivent des personnes malades ou en quarantaine, la séparation des déchets ne sert à rien: ceux-ci peuvent donc être jetés dans les mêmes poubelles. Pour éviter tout rassemblement, les déchets ne devraient être amenés aux points de collecte qu’en cas d’absolue nécessité. Les contenants qui ne recèlent aucun résidu de nourriture ou de boisson périssable devraient être gardés temporairement à la maison, si possible. Pour l’heure, les usines de recyclage du PET continuent de fonctionner.

Maison pour femmes battues en quarantaine: un cas de Covid-19

La Maison pour femmes battues Violetta de Zurich doit fermer ses portes durant deux semaines, suite à un cas de coronavirus. L’institution est placée en quarantaine. Aucune nouvelle arrivée ne sera possible durant cette période. La pensionnaire infectée doit rester dans sa chambre durant la période de quarantaine, indique mercredi Susan A. Peter, directrice de l’établissement Violetta. Cette dernière confirme l’information révélée par CH Media. Collaboratrices, pensionnaires et enfants séjournant sur place doivent porter un masque de protection et suivre rigoureusement d’autres mesures de protection. La Maison pour femmes battues compte 24 places.

Durant la période de quarantaine, les nouveaux cas de violence domestique seront traités par téléphone. Les cas nécessitant une place seront délégués à d’autres institutions. La fermeture de la Maison pour femmes battues Violetta intervient au pire moment: les autorités s’attendent à une augmentation des cas de violence domestique en raison du confinement partiel de la population en raison du coronavirus. Le canton va ouvrir de nouveaux lieux de refuge pour des victimes, a-t-il annoncé en début de semaine.

En Europe:

Espagne: le bilan dépasse celui de la Chine avec 3434 morts

EPA/BRAIS LORENZO

Le nombre de morts en Espagne dus à la pandémie de Covid-19 dépasse désormais celui de la Chine continentale. Il s’établit à 3434 morts, selon les chiffres publiés par les autorités. En une journée, 738 personnes ont perdu la vie en Espagne. Cela constitue une très forte accélération par rapport aux 514 morts recensés entre lundi et mardi. Seule l’Italie compte désormais plus de décès dus au coronavirus dans le monde. La Chine, où est apparu le virus, a dénombré jusqu’ici 3281 morts.

L’Espagne, où le nombre de cas confirmés a encore progressé d’environ 20% à 47’610, est soumise depuis le 14 mars à un confinement général qui doit être prolongé jusqu’au 11 avril. Le gouvernement, qui a averti le pays que cette semaine serait « difficile » et espère atteindre bientôt le pic de l’épidémie, s’est refusé jusqu’ici à prendre des mesures plus drastiques comme un arrêt de toute activité économique non essentielle comme l’a fait l’Italie. Face à la saturation des hôpitaux, les autorités de Madrid ont monté à la hâte un hôpital de campagne dans les grands halls de la foire commerciale qui pourra compter à terme 5500 lits. Elles ont aussi installé une morgue dans la patinoire d’un centre commercial de la ville.

Allemagne: le parlement allemand adopte un plan de 1100 milliards d’euros

Les députés allemands ont voté mercredi des mesures globales d’un montant proche de 1100 milliards d’euros destinées à permettre à l’Allemagne, la première économie européenne, de faire face aux conséquences de la pandémie causée par le nouveau coronavirus. Les membres du Bundestag, la chambre basse du parlement, dispersés dans l’hémicycle, ont notamment approuvé de nouveaux emprunts à hauteur de 156 milliards d’euros pour soutenir entreprises, salariés et système de santé, ainsi que des centaines de milliards de garanties pour les prêts bancaires aux entreprises. Cet ensemble de mesures sans précédent va désormais être soumis à la chambre haute, le Bundesrat, qui représente les Länder, les Etats régionaux. Son vote ne fait guère de doute, les dirigeants des Länder ayant tous exprimé leur soutien au plan du gouvernement de la chancelière Angela Merkel.

Parmi ces dispositifs, qui font sauter les limitations constitutionnelles à tout déficit budgétaire, figurent un « fonds de stabilisation économique » offrant 400 milliards d’euros de garanties pour les dettes des entreprises, 100 milliards pour les prêts ou les prises de participation dans les entreprises et 100 milliards pour soutenir la banque d’investissement publique KfW. Grâce à sa puissance de feu de 357 milliards d’euros, la KfW pourra à l’avenir garantir quelque 822 milliards d’euros de prêts. Le gouvernement fédéral offrira aux petites entreprises jusqu’à 50 milliards d’euros de subventions. L’enveloppe de mercredi comprend également 3,5 milliards d’euros de soutien immédiat au système de santé, ainsi que 55 milliards qui peuvent être librement utilisés en fonction des besoins pour lutter contre la pandémie.

L’Allemagne a annoncé l’interdiction d’entrée sur son territoire des travailleurs saisonniers étrangers. Berlin veut ainsi tenter de contrer la pandémie de nouveau coronavirus, malgré l’opposition d’un monde agricole en manque de main d’oeuvre avant d’importantes récoltes. « Les travailleurs saisonniers ne seront plus autorisés à entrer en Allemagne, dans le cadre de nos contrôles aux frontières », a indiqué un porte-parole du ministère de l’Intérieur. Il a ajouté que cette règle serait applicable à partir de 17h00 (heure locale) mercredi.

Cette interdiction s’applique même aux ressortissants des Etats membres de l’Union européenne, qui fournit le plus gros contingent de travailleurs saisonniers dans les exploitations agricoles allemandes. L’Allemagne accueille chaque année près de 300’000 travailleurs saisonniers étrangers pour son agriculture, en majorité venus de Roumanie et de Pologne, selon les chiffres du principal syndicat agricole du pays, le DBV. Ces travailleurs sont essentiels pour le secteur au début du printemps. De nombreuses récoltes de cultures maraîchères et fruitières ont en effet lieu entre les mois d’avril et de juin, notamment les fraises et les asperges.

Plus de 1000 morts en France

EPA/Julien de Rosa

La circulation du coronavirus s’accélère en France, avec plus de 1000 morts depuis le début de l’épidémie. Le personnel soignant est plus que jamais sous tension. Le directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris Martin Hirsch a lancé un appel à la réquisition de personnels soignants et à une « reconnaissance », peut-être sous forme de primes, pour l’effort « surhumain » du personnel de la santé. Ces propos arrivent quelques heures avant une visite d’Emmanuel Macron prévue dans un hôpital de campagne à Mulhouse. La situation est également critique en Ile-de-France, a souligné Martin Hirsch sur franceinfo, alors que les hôpitaux de l’AP-HP ont dépassé le seuil de 1600 malades hospitalisés. C’est un moment « charnière », celui où toutes les actions « comptent pour ne pas se casser la gueule », estime le patron du plus grand groupe hospitalier français.

Alors que le président a placé les médecins et chercheurs en première ligne de la « guerre » contre l’épidémie, le comité scientifique préconise désormais la prolongation du confinement sur une durée totale de six semaines, soit jusqu’au 28 avril. Il ne s’agit encore que d’une « estimation parmi d’autres », a commenté le ministre de la Santé, Olivier Véran, même si le gouvernement se rallie généralement aux préconisations du comité. « Quand la circulation du virus sera contrôlée, alors la levée du confinement pourra être abordée. S’il est possible de le lever plus tôt, nous le ferons évidemment », a-t-il ajouté.

Angleterre: le prince Charles testé positif au nouveau coronavirus

(AP Photo/Kirsty Wigglesworth, File)

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a été testé positif au nouveau coronavirus. Il présente de légers symptômes, ont annoncé ses services. Agé de 71 ans, le fils d’Elizabeth II « reste en bonne santé » à l’exception de ces symptômes, a assuré Clarence House dans un communiqué. La reine, qui a 93 ans, a pour sa part récemment quitté Buckingham Palace pour aller séjourner à Windsor.

la justice britannique refuse de libérer Assange

La justice britannique a refusé mercredi de libérer sous contrôle judiciaire le fondateur de Wikileaks Julian Assange, qui craint de contracter le nouveau coronavirus dans la prison où il est détenu près de Londres. En dépit des problèmes de santé de Julian Assange, qui incluraient notamment dans le passé des problèmes pulmonaires selon sa défense, la juge a refusé de l’assigner à résidence sous bracelet électronique. Elle a estimé qu’il y avait « des motifs sérieux de penser » qu’il pourrait ne pas se présenter à de futures convocations. Elle a souligné qu’il n’était pas le seul prisonnier fragile à la prison de haute sécurité de Belmarsh.

Son comité de soutien affirme que cent personnes parmi les personnels de la prison de Belmarsch, où est détenu Assange, sont malades avec des symptômes de Covid-19. Washington demande l’extradition de l’Australien de 48 ans, poursuivi par la justice américaine pour espionnage après la publication à partir de 2010 d’une masse de documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Après quatre jours d’audience il y a un mois, la justice britannique doit poursuivre à partir du 18 mai l’examen de la demande d’extradition d’Assange, qui risque jusqu’à 175 ans de prison aux Etats-Unis.

Le Parlement britannique mis en pause pour un mois

EPA/WILL OLIVER

Le Parlement britannique fermera ses portes mercredi soir pour près d’un mois. Les députés sont renvoyés chez eux une semaine plus tôt que prévu pour la pause de Pâques, en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Le gouvernement, qui dispose d’une large majorité, a déposé une motion à la chambre basse du Parlement, proposant de fermer l’institution jusqu’au 21 avril. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a décrété lundi un confinement de la population du Royaume-Uni pour au moins trois semaines, ordonnant aussi la fermeture de tous les magasins et services non essentiels. « Le Parlement doit évidemment donner l’exemple », a jugé M. Jenrick, ajoutant qu’il était aussi important de protéger le personnel.

Le ministre s’est en revanche déclaré « certain que le Parlement reprendra ses sessions après les vacances de Pâques », soulignant qu’il était important que les députés jouent leur rôle. Une législation d’urgence donnant au gouvernement le pouvoir de forcer les citoyens à se confiner a été examinée au Parlement cette semaine et doit être adoptée définitivement dans la journée de mercredi. Cette dernière session donnera donc plus tôt que prévu une dernière chance au chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn pour débattre avec Boris Johnson lors de la séance hebdomadaire de questions au Premier ministre. Le nouveau dirigeant du Labour, qui a subi une défaite historique aux législatives de décembre, sera annoncé le 4 avril.

Nouveau blocage de matériel de protection depuis l’UE

De nouvelles livraisons de matériel de protection contre le coronavirus à destination de la Suisse sont bloquées en France et Allemagne. Et ce malgré l’instruction donnée par l’UE de ne plus soumettre ces exportations dans les pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE) à une autorisation spéciale. Depuis le début de la crise du coronavirus, plusieurs incidents de ce genre se sont produits en Europe.

Le Secrétariat d’Etat à l’économie est au courant de ces difficultés, a-t-il indiqué mercredi à l’agence Keystone-ATS. Il a précisé être en contact avec les entreprises et pays concernés. L’administration se dit fermement décidée à résoudre ces problèmes. La Suisse est tributaire des importations depuis ces deux pays. Pour l’économie, il est de la plus haute importance que le commerce continue à fonctionner, a souligné le SECO. Ce dernier ajoute néanmoins que de manière générale, la compréhension entre la Suisse et l’UE reste bonne, malgré la situation difficile.

Dans le reste du monde:

Fin des restrictions dans le berceau chinois du Covid-19

La Chine a levé mercredi les restrictions drastiques imposées depuis plusieurs mois dans la province du Hubei, épicentre de la pandémie de coronavirus. La ville de Wuhan reste cependant confinée. Aucun cas de contamination locale n’a été détecté en 24 heures en Chine, mais 47 cas « importés » de l’étranger ont été identifiés sur cette période, ont indiqué les autorités sanitaires nationales. Au total, 474 cas « importés » ont été détectés. Il s’agit pour la plupart de Chinois rentrant chez eux, d’après le ministère des Affaires étrangères. Quatre décès supplémentaires ont été signalés en 24 heures, dont trois dans le Hubei, province du centre de la Chine où se trouve la ville de Wuhan qui a été la première affectée par le nouveau coronavirus.

Pékin avait fait savoir mardi que le bouclage de plus de 50 millions de personnes du Hubei en vigueur depuis janvier serait supprimé, leur donnant la possibilité de se déplacer si elles sont en bonne santé. Certains aéroports et gares ont rouvert. Mais les écoles restent encore fermées à ce stade. En revanche, il faudra aux habitants de Wuhan attendre jusqu’au 8 avril pour pouvoir quitter leur ville. Il y a eu plus de 81’200 cas de Covid-19 en Chine et 3281 personnes y ont succombé. Le nombre de nouveaux cas a considérablement diminué au cours du mois écoulé. La situation contraste avec le reste du monde où le coronavirus est en pleine expansion, contraignant de plus en plus de pays à prendre des mesures de confinement.

« l’humanité entière » menacée, l’ONU lance un plan

EPA/JUSTIN LANE

La pandémie due au Covid-19 « menace l’humanité entière », a affirmé mercredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il a lancé un « Plan de réponse humanitaire mondial » jusqu’à décembre, assorti d’un appel à des dons à hauteur de 2 milliards de dollars. L’objectif du plan « vise à nous permettre de combattre le virus dans les pays les plus pauvres au monde et répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, les personnes âgées, les handicapés et les malades chroniques », a précisé le chef de l’ONU. La pandémie a fait au moins 19’246 morts dans le monde depuis son apparition en décembre, selon un bilan établi par l’AFP avec plus de 427’000 cas positifs recensés. Elle touche désormais des pays en crise humanitaire à cause de guerres, de catastrophes naturelles ou du changement climatique.

L’appel aux fonds lancé mercredi par l’ONU, est destiné à couvrir la période entre avril et décembre 2020, laissant présager une crise majeure qui s’installe dans la durée. Le montant total recherché est de 2,012 milliards de dollars, intégrant les appels aux dons déjà lancés par différentes agences de l’ONU (Organisation mondiale de la santé, Programme alimentaire mondial, Commissariat aux réfugiés, agence pour l’enfance Unicef…). L’OMS devrait bénéficier de 450 millions de dollars, l’Unicef de 405 millions et le Pam de 350 millions. Antonio Guterres a aussi réclamé que l’argent fourni par les 193 membres de l’ONU pour l’aide humanitaire déjà dispensée, qui bénéficie chaque année à 100 millions de personnes dans le monde, se poursuive. A défaut de quoi, la pandémie pourrait entraîner d’autres épidémies (choléra, rougeole…), met en garde l’Organisation.

Covid-19: la Californie sonne l’alarme après le décès d’un jeune

Les autorités californiennes ont exhorté mardi les jeunes à respecter les consignes de sécurité contre le nouveau coronavirus après la mort d’un adolescent près de Los Angeles. Il était âgé de moins de 18 ans. Les autorités sanitaires ont toutefois souligné que les causes du décès devaient encore être validées par des experts fédéraux. Il s’agirait du premier cas connu de décès dû à la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) touchant un jeune sur le sol américain. Aucune précision n’a été donnée sur l’âge exact ou le sexe de la jeune victime, le maire ayant simplement parlé d’un « adolescent en bonne santé ».

Pour le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, ce décès doit être une prise de conscience et inciter tout le monde à respecter les règles de « distanciation sociale » qu’il a ordonnées dans tout l’Etat. La moitié des cas recensés en Californie sont âgés de 18 à 49 ans, a insisté M. Newsom. D’après les experts, le Covid-19 prend rarement des formes sévères chez les enfants et très peu de cas mortels ont été rapportés dans le monde depuis le début de la pandémie. Les autorités californiennes ont placé Los Angeles et l’ensemble de l’Etat en confinement, avec ordre de cesser toutes les activités « non essentielles » et d’éviter autant que possible tout déplacement. Au cours des 48 dernières heures, il y a eu 256 nouveaux cas de coronavirus. Cela porte à 662 le nombre de cas confirmés en laboratoire dans la région. Au total, les Etats-Unis comptaient mardi soir 780 morts et plus de 54’000 cas officiellement déclarés de Covid-19, selon l’université Johns Hopkins, qui fait référence.

Bolsonaro rejette le confinement qui menace de « ruiner » le Brésil

EPA/Joedson Alves

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, a dénoncé mardi les mesures de confinement ordonnées face au coronavirus par différents Etats et municipalités de son pays. Selon lui, elles vont ruiner l’économie brésilienne, la première d’Amérique du Sud. M. Bolsonaro a minimisé les risques liés à la pandémie de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), qui a déjà tué plus de 18’000 personnes dans le monde et forcé un tiers de l’humanité à respecter de strictes mesures de confinement. « Le groupe à risques, c’est celui des personnes de plus de 60 ans. Alors pourquoi fermer les écoles? » s’est interrogé M. Bolsonaro.

Le président d’extrême droite a accusé les médias de répandre « l’hystérie » face à la pandémie et a affirmé que le Brésil était à l’abri, grâce selon lui à son climat chaud et à sa population majoritairement jeune. Face à la pandémie, plusieurs Etats et villes du Brésil ont adopté des mesures de fermeture des entreprises et des services publics et de confinement de la population, notamment l’Etat de São Paulo, le plus riche du Brésil. Mardi, le Brésil recensait 2201 cas de Covid-19 et 46 décès.

Le Panama se met en quarantaine pour lutter contre le Covid-19

Le Panama entre « en quarantaine totale et obligatoire » mercredi matin, afin de freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus, a annoncé le président Laurentino Cortizo. Des exceptions ont été prévues. Parmi elles, le chef de l’Etat a cité la chaîne de production alimentaire, le personnel de santé, les forces de l’ordre, les banques et les supermarchés. Les gens ne pourront se déplacer que deux heures par jour pour acheter de la nourriture et des médicaments, a-t-il précisé. Le Panama est le pays d’Amérique centrale qui compte officiellement le plus de cas de maladie Covid-19, avec un total de 443 infections, soit 98 de plus que lundi, selon les derniers chiffres annoncé mardi par la ministre de la santé, Rosario Turner. Huit personnes ont succombé au virus.

Plus de 2,6 milliards de personnes sont désormais appelées par leurs autorités à rester confinées chez elles, selon un comptage réalisé à partir d’une base de données de l’AFP et arrêté à mardi 19h30 (heure suisse). Cela représente plus d’un tiers de la population mondiale, évaluée par l’ONU à 7,8 milliards de personnes en 2020.

L’Uruguay ferme ses frontières aux étrangers à cause du Covid-19

L’Uruguay a fermé mardi ses frontières aux étrangers, hormis certaines exceptions, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et en a interdit les sorties pour faire du tourisme. Quelque 189 cas confirmés de Covid-19 ont été recensés dans le pays. Les étrangers résidant dans le pays, ainsi que les citoyens de l’Argentine, du Brésil ou du Paraguay – les membres du Mercosur – « qui sont en transit à l’aéroport pour se rendre dans leurs pays d’origine sont exemptés de la mesure », a précisé le président Ernesto Talvi.

Il est par ailleurs interdit de quitter le pays à des fins touristiques jusqu’au 13 avril, a annoncé lors d’une autre conférence le secrétaire à la présidence. L’Uruguay avait déjà décrété le 16 mars une fermeture totale de sa frontière avec l’Argentine, et a bloqué dimanche les liaisons terrestres avec le Brésil. Il a également suspendu les vols en provenance d’Europe.

L’Arabie saoudite place en quarantaine Ryad, Médine et La Mecque

L’Arabie saoudite a annoncé mercredi la mise en quarantaine de Ryad ainsi que des deux villes saintes du pays, Médine et La Mecque, et allongé le couvre-feu déjà en vigueur pour lutter contre le nouveau coronavirus. Ces nouvelles mesures interviennent alors que l’Arabie saoudite a annoncé un deuxième décès lié à la pandémie due au Covid-19. Le ministère saoudien de la Santé a dit avoir enregistré au total 900 personnes contaminées par la maladie. Le pays compte le plus de cas parmi ses voisins du Golfe. Le royaume a interdit à partir de jeudi toute entrée et sortie des villes de Ryad, Médine et La Mecque, ainsi que tout déplacement entre les provinces du pays, selon l’agence de presse officielle SPA, citant des mesures décrétées par le roi Salmane. Alors qu’un couvre-feu est en place depuis lundi de 19h00 à 06h00 locales (17h00 à 04h00 heure suisse), celui-ci commence désormais à 15h00 à Ryad, Médine et La Mecque. Les deux villes saintes étaient déjà interdites aux étrangers pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. Le pays, plus riche économie du monde arabe, a aussi fermé cinémas, centres commerciaux et restaurants, et suspendu tous les vols ainsi que le petit pèlerinage de la Omra, qui attire chaque année des millions de musulmans venus du monde entier.

Ryad a annoncé des mesures économiques d’un montant de 120 milliards de riyals (29,6 milliards d’euros) pour soutenir les entreprises, et a dit prévoir d’emprunter jusqu’à 50% de son PIB. Premier exportateur de pétrole brut au monde, le pays pâtit fortement du plongeon des cours de l’or noir lié notamment au ralentissement économique provoqué par la pandémie de Covid-19.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Port du masque imposé dans tous les espaces publics clos de Suisse

Publié

le

Face à la 2e vague d'infections au Covid-19, la Suisse rend le masque obligatoire dans tous les espaces publics clos. Les réunions publiques spontanées sont limitées à 15 personnes, ont annoncé dimanche a présidente de la Confédération Simonetta Somm (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Le port du masque sera obligatoire dans tous les espaces publics clos de Suisse dès lundi pour lutter contre le coronavirus, a annoncé le Conseil fédéral dimanche. Les réunions publiques spontanées sont limitées à 15 personnes et le télétravail est recommandé.

Le Conseil fédéral réagit à la forte hausse des infections constatées ces derniers jours. La Suisse comptait 3105 nouveaux cas vendredi contre 1487 une semaine auparavant.

Suite à la demande des cantons et après avoir tenu une séance extraordinaire dimanche, le Conseil fédéral impose le port du masque sur les quais et dans les gares, mais aussi dans les aéroports ou aux arrêts de bus. Tous les espaces publics clos sont concernés.

Lors d’une conférence de presse, le gouvernement a précisé que l’obligation vaut par exemple dans les magasins, les banques, les musées, les restaurants, les discothèques, les églises ou les vestiaires des salles de sport. Idem pour les parties de l’administration publique accessibles au public. Dans les écoles, les crèches et les zones d’entraînement des fitness, le port du masque n’est obligatoire que s’il fait partie du concept de protection desdits établissements.

Dans la modification de l’ordonnance, le Conseil fédéral précise que « toute infraction à l’obligation de porter un masque est passible d’une amende jusqu’à 10’000 francs », en vertu de la loi sur les épidémies. Les infractions « par négligence » sont punissables d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 francs.

Les autorités cantonales se chargent d’évaluer l’infraction. Un propriétaire de magasin peut par exemple décider s’il souhaite procéder à une dénonciation. La police est elle tenue de communiquer aux autorités de poursuite toute infraction présumée à l’obligation du port du masque.

« Eviter les réunions de famille »

Le ministre de la santé Alain Berset a lancé un appel urgent à reporter les fêtes de famille « à des temps meilleurs ». Pour les événements privés qui réunissent plus de 15 personnes, les convives ne peuvent boire ou manger qu’assis. Une fois debout, le port du masque devient obligatoire. Les données personnelles doivent être récoltées.

Les événements privés de plus de 100 personnes doivent avoir un concept de protection similaire à celui des événements publics et ils ne peuvent être organisés que dans des installations accessibles au public.

Le Conseil fédéral n’entend pas empêcher la vie économique et sociale, mais appelle à la prudence. La grande différence par rapport au printemps est que, actuellement, aucune entreprise ne doit fermer ses portes. Mais « chaque jour compte », a averti la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.

Maximum 15 personnes

Les rassemblements spontanés de plus de 15 personnes sont interdits dans les lieux publics, sur les sentiers et dans les parcs. Ceci afin d’empêcher que les événements privés ne se déplacent dans l’espace public.

Les événements organisés dans l’espace public, tels que rassemblements politiques ou manifestations, sont toujours autorisés. Mais uniquement avec des mesures de protection appropriées.

Pas de changement concernant les manifestations publiques comme les concerts. Seule nouveauté: pour les lieux où des secteurs sont délimités, comme dans les discothèques, leur taille est réduite de 300 à 100 personnes.

Consommation assise

Dans les restaurants, les bars ou les boîtes de nuit, boire ou manger ne sera possible qu’en position assise, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Dans son ordonnance, le gouvernement recommande en outre à nouveau le télétravail. « C’est un élément important pour limiter le déplacement de personnes aux heures de pointes », a précisé Alain Berset. Simonetta Sommaruga a elle souligné qu’il est important que les employeurs de ceux qui ne peuvent travailler depuis chez eux les protègent.

« La deuxième vague est là »

Le nombre d’hospitalisations a commencé à augmenter et les effets des infections d’aujourd’hui se verront dans deux à quatre semaines, a précisé Alain Berset. « La deuxième vague est là, plus tôt et plus forte que prévu, mais nous y sommes préparés », a-t-il déclaré.

Le ministre de la santé juge la situation inquiétante, il ne faut toutefois « pas avoir peur mais du respect devant cette évolution ». ll faudra l’aide de la population pour ne pas avoir à prendre des mesures « plus drastiques ». « C’est un test pour l’ensemble de notre société. »

Le Conseil fédéral a par ailleurs rappelé que les cantons peuvent imposer des règles plus strictes. Ce sont aussi les cantons qui sont en charge du traçage des contacts, mais la Confédération peut leur apporter son aide en cas de besoin.

Continuer la lecture

Actualité

Un professeur d’histoire décapité en région parisienne

Publié

le

Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d'une suspicion de gilet explosif (archives). (©KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Un enseignant français qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves a été décapité vendredi près de Paris, et son assaillant a été tué par la police. Le président Emmanuel Macron a qualifié l’attaque d' »attentat terroriste islamiste caractérisé ».

Le professeur d’histoire a été tué sur la voie publique non loin de son collège du Bois d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), en région parisienne. Il avait montré récemment à ses élèves des dessins faisant la satire de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression, selon une source policière.

Le parquet national antiterroriste a annoncé à l’AFP s’être immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Quatre personnes, dont un mineur, ont été placées en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l’AFP de source judiciaire. Ces personnes sont issues de l’entourage familial de l’assaillant, selon une source proche de l’enquête.

Macron sur place

Le président Emmanuel Macron s’est rendu dans la soirée sur les lieux de l’attaque. Après avoir rencontré le personnel du collège, M. Macron a appelé « la nation toute entière » à s’unir aux côtés des enseignants pour « les protéger et les défendre ». « Toutes et tous nous feront bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas », a-t-il dit, visiblement ému.

L’agresseur a crié « Allah Akbar » avant d’être abattu par les forces de l’ordre. Selon une source judiciaire, une pièce d’identité a été retrouvée sur l’assaillant indiquant qu’il est né en 2002 à Moscou. Mais les enquêteurs attendent une identification formelle.

Message Twitter

Les enquêteurs s’intéressent à un message posté sur Twitter par un compte désormais fermé et qui montre notamment une photo de la tête de la victime. Ils cherchent à savoir si elle a été postée par l’agresseur ou une autre personne.

Sous cette photo, un message menace Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », et son auteur assure vouloir venger celui « qui a osé rabaisser Muhammad » (nom du prophète Mahomet en anglais).

Les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans-Saint-Honorine, à environ 50 km au nord-ouest de Paris, ont été appelés vers 17h00 pour un individu suspect, rôdant autour d’un établissement scolaire, selon la police.

Sur place, les policiers ont découvert la victime, et à 200 mètres de là, sur la commune d’Eragny (Val-d’Oise), ils ont tenté d’interpeller un homme qui les menaçait avec une arme blanche et ont fait feu, le blessant grièvement, avant qu’il ne succombe à ses blessures.

Choc et incompréhension

L’incompréhension dominait vendredi chez les riverains rencontrés par l’AFP dans ce quartier pavillonnaire, qu’ils décrivent comme calme et sans histoire. « Il ne passe jamais rien ici », lance, interloqué, Mohand Amara, un habitant de 45 ans sorti, comme d’habitude, promener son chien, le long de l’enceinte du collège.

Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d’élèves, dit avoir reçu un signalement il y a une semaine qui faisait état « d’un père extrêmement énervé » après la publication en classe d’une caricature de Mahomet.

Auparavant, l’enseignant aurait, selon M. Arenas, « invité les élèves musulmans à sortir de la classe » avant de montrer une caricature du prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l’inscription « une étoile est née ».

Selon le père d’un élève qui se trouvait dans cette classe de 4ème et qui a compris la volonté du professeur de ne pas choquer certains enfants, la séquence a suscité une vive polémique auprès d’autres parents.

« Abominable attentat »

L’attentat a soulevé une vague d’indignation dans la classe politique. A l’Assemblée nationale, les députés se sont levés pour « saluer la mémoire » du professeur et dénoncer un « abominable attentat ».

Cette attaque survient trois semaines jour pour jour après l’attentat au hachoir perpétré par un jeune Pakistanais de 25 ans devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait deux blessés graves.

L’hebdomadaire a exprimé sur Twitter « son sentiment d’horreur et de révolte après qu’un enseignant dans l’exercice de son métier a été assassiné par un fanatique religieux ».

Continuer la lecture

Actualité

Mauro Poggia: « je suis alarmé parce que la situation est alarmante »

Publié

le

A Genève, la situation sur le front de la Covid-19 est alarmante selon les autorités. 94 personnes sont hospitalisées ce vendredi midi, dont 76 en unité de soins, 12 en soins intermédiaires et 6 en soins intensifs. Chaque jour cette semaine, entre 250 et 300 personnes ont été diagnostiquées positives. L’isolement et le traçage sont renforcés.

«Nous n’y arriverons pas sans vous Mesdames et Messieurs» a lancé le Conseiller d’Etat chargé de la santé Mauro Poggia lors du point sanitaire cet après-midi à Genève. Les cas de Covid-19 positifs s’accélèrent, tout comme les hospitalisations. 94 Personnes sont hospitalisées aux HUG de midi dont 18 aux soins aigus. Chaque jour cette semaine, entre 250 et 300 personnes ont été diagnostiquées positives. Le service du médecin Cantonal va se concentrer sur le traçage des cas et la mise en isolement. L’effectif va être augmenté de moitié d’ici trois jours. Grâce à la protection civile et aux étudiants de la haute école de santé notamment. La situation est alarmante selon Mauro Poggia, même s’il n’y a pas de décès cette semaine.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Le Conseiller d’Etat a rappelé que, comme au printemps, 10% des personnes hospitalisées terminent aux soins aigus. A nouveau, il a fait appel à la responsabilité individuelle pour ne pas devoir prendre des mesures beaucoup plus liberticides, comme dans les pays voisins de la Suisse.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de la santé

Règles en cas de symptômes et de test

La Médecin cantonale Aglaé Tardin a rappelé les règles en matière d’isolement et de quarantaine. Une fois le test effectué il faut s’isoler en attendant le résultat. Aglaé Tardin

Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Le résultat du test prend environ 24 heures.

La situation se dégrade alors que la population genevoise semble tout de même très raisonnable, elle respecte les distances sociales, la désinfection des mains et pourtant les contaminations progressent fortement. Que faut-il faire? Ecoutez la réponse de la médecin Cantonale.

Aglaé Tardin Médecin cantonale genevoise

Dès lundi un numéro vert va être mis à nouveau à la disposition du public pour toutes questions.

Le numéro: 0800 909 404

 

Continuer la lecture

Actualité

Un habitat évolutif pour seniors va proposer des services à la personne

Publié

le

©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, le quartier de Pont-Rouge va accueillir le premier habitat évolutif pour seniors. Ce projet veut offrir à ses locataires en perte d’autonomie un cadre de vie confortable, harmonieux et intergénérationnel. Il va également proposer des services à la personnes. La structure sera inaugurée au printemps 2021.

Au printemps 2021, un habitat évolutif pour seniors va ouvrir à Genève. Il sera situé dans le nouveau éco-quartier de Pont-Rouge au Grand-Lancy situé à côté de la gare de Lancy-Pont-Rouge et du Léman express. Ce projet original veut offrir à ses locataires en perte d’autonomie un cadre de vie confortable, harmonieux et intergénérationnel au sein des bâtiments de l’Adret. Des commerces de proximité seront également présents. Les précisions de Maria Bernasconi, présidente de la fondation communale pour le logement des personnes âgées (FCLPA).

Maria Bernasconi Présidente de la fondation communale pour le logement des personnes âgées

Un lot de trois bâtiments qui compte 250 logements a été dédiés au logement social et étudiant. Ces-derniers ont signé une charte du vivre ensemble et donnent de leur temps chaque mois pour les seniors en échange d’un loyer modéré. L’immeuble compte également des salles de musique et autres locaux communs. Tout a été fait pour favoriser le lien social dans cet espace intergénérationnel.

Lire aussi: A Genève, l’Adret Pont-Rouge accueille les premiers habitants

Services à la personne

L’une des mesures phare du quartier de Pont-Rouge est de pouvoir offrir des services à la personne à ses locataires. Pour ce faire, plusieurs partenaires comme l’Association des EMS de Lancy, le Groupe Eldora, le Centre Santé Lancy Pont-Rouge, la Physiothérapie de l’Adret, la Fondation Ensemble et la Crèche Pont-Rouge ont signé une convention de partenariat avec la FCLPA. Ensemble, ils vont offrir diverses prestations de services et de proximité aux locataires. Le détail avec Maria Bernasconi.

Maria Bernasconi  Présidente de la fondation communale pour le logement des personnes âgées

Continuer la lecture

Actualité

Genève ne veut pas d’un dépôt de déchets radioactifs au Bugey

Publié

le

Photo illustration KEYSTONE/Magali Girardin

La Ville et le canton de Genève s’opposent à l’exploitation d’un dépôt de déchets radioactifs sur le site de la centrale nucléaire du Bugey, dans le département de l’Ain, à environ 70 kilomètres de la frontière suisse.

Les deux collectivités publiques ont annoncé vendredi avoir saisi la justice.

L’Autorité de sûreté nucléaire française avait donné son feu vert le 28 juillet dernier à la mise en service d’une installation de conditionnement et d’entreposage de déchets activés (ICEDA) au Bugey. Le 28 septembre, la Ville et le canton de Genève ont recouru contre cette décision aux côtés de 4 riverains du site.

L’ICEDA doit être exploitée par EDF. Elle a pour but d’accueillir des déchets radioactifs produits dans le cadre du démantèlement des centrales nucléaires de première génération et de Creys-Malville. Elle doit aussi recevoir des déchets issus de l’exploitation et de la maintenance des centrales nucléaires à eau pressurisée.

La centrale nucléaire du Bugey est source d’inquiétude pour la Ville et le canton de Genève depuis 2016. Les Genevois estiment que l’infrastructure, ancienne, constitue un danger. En 2019, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris, afin qu’une enquête soit ouverte par un juge d’instruction.

Avec ATS Keystone.

Continuer la lecture