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Coronavirus: toutes les infos du 24 mars 2020

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Genève: de plus en plus de personnes hospitalisées

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, l’épidémie de Covid-19 poursuit sa progression mettant de plus en plus sous pression le système sanitaire cantonal. Mardi, 238 personnes infectées étaient hospitalisées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), contre 214 la veille. Parmi ces personnes, 41 sont aux soins intensifs et toutes sont intubées, a indiqué mardi Aglaé Tardin du service du médecin cantonal. Le canton, où 1510 personnes ont été testées positives, déplore 12 décès à cause du Covid-19. Cinq autres décès sont très fortement suspects, mais ils doivent encore être confirmés. L’âge moyen des victimes dépasse 80 ans.

Les chiffres font aussi état de 103 patients infectés qui ont pu quitter les HUG, car leur état ne nécessitait plus une prise en charge hospitalière. Selon Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé, ces chiffres restent très sérieux et nécessitent la mobilisation de tous. Il s’agit notamment de délester les HUG pour que l’établissement puisse assurer la prise en charge des patients qui souffrent de Covid-19. Les EMS enregistrent aussi des cas d’infection, mais leur nombre n’est à ce stade pas connu. Un protocole d’isolement des résidents malades est appliqué. M.Bron a rappelé que les visites étaient totalement interdites dans l’intérêt des résidents et du personnel.

Enfin, sur le plan de l’approvisionnement en masque, M.Bron a annoncé la réception lundi de 20 millions d’exemplaires, ce qui permet de fournir les institutions de santé. Il s’agit toutefois d’une livraison ponctuelle, les canaux d’approvisionnement n’étant pas encore assurés.

Protection des mineurs: à Genève les enfants placés privés de visite

A Genève, les 500 enfants placés dans des foyers ou des familles d’accueil sont privés de visites de leurs proches en raison de l’épidémie due au coronavirus. Le Service de protection des mineurs (SPMi) privilégie les contacts par écrans interposés pour garder le lien. Sur les 5’000 enfants suivis par le SPMi, 380 sont placés en foyers et 120 dans des familles d’accueil, a précisé mardi Daniela di Mare, directrice générale de l’office de l’enfance et de la jeunesse (OEJ) dont dépend le SPMi. La suspension des visites visent à protéger la santé du personnel et des enfants, a insisté Carlos Sequeira, directeur du SPMi.

Trois mesures ont été mises en place dans les foyers. L’encadrement en journée a été renforcé pour occuper les enfants depuis la fermeture des écoles. Une équipe mobile est disponible pour apaiser les tensions et enfin une antenne téléphonique destinée aux professionnels de l’accueil collectif a été activée. Des infirmiers et des médecins y répondent. Le SPMi, qui continuer à assurer ses missions principales, s’est aussi réorganisé dans ces circonstances exceptionnelles. Au total 80% des collaborateurs font du télétravail et 20% restent sur site. Les suivis sont assurés et les visites à domicile indispensables sont maintenues en respectant les mesures imposées par le Conseil fédéral.  Enfin, l’OEJ a mis à disposition du service médecin cantonal 33 infirmiers et neuf médecins. Cet effectif sera augmenté à 50 infirmiers la semaine prochaine, selon Mme di Mare.

Alain Berset aux HUG: « ça va durer longtemps »

(KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le conseiller fédéral Alain Berset n’a pas caché, mardi, que la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus sera longue. « Il faut nous préparer à ce que ça dure un moment », a-t-il déclaré lors d’un point de presse télévisuel organisé après une visite des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). M. Berset a souligné que la propagation du virus continuait d’être rapide et que Genève, en Suisse, était une région particulièrement touchée par l’épidémie de Covid-19. Le conseiller fédéral a aussi relevé que la Suisse était le premier pays au monde au nombre de personnes testées par habitant, devant la Corée du Sud.

Le Ministre de la santé a aussi défendu la position de la Confédération, qui s’oppose à un confinement strict de la population comme dans d’autres pays. « Nous avons besoin de beaucoup de gens qui travaillent ». Le Conseil fédéral « a misé sur l’adhésion de la population » aux mesures et a l’impression d’être bien suivi. Le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia, de son côté, a remercié Berne d’avoir laissé aux cantons une marge d’adaptation. Le magistrat a rappelé que la perception de l’épidémie variait d’un endroit à l’autre. « Le fait que Genève soit parfois allé plus vite plus loin ne signifie pas que la Confédération est lente ». Concernant la fermeture des chantiers décidée par le canton de Genève, mais non préconisée par Berne, M. Berset a rappelé que les normes de sécurité et d’hygiène devaient absolument être respectées sur le lieu de travail. Il a aussi glissé que sur les gros chantiers, ces directives lui paraissaient difficiles à appliquer.

Gestion sédimentaire du Rhône: opération reportée en 2021

En raison de la crise sanitaire causée par le Covid-19, l’opération visant à enlever le trop-plein de sédiments s’accumulant dans le lit du Rhône entre Genève et Lyon, prévue du 25 mai au 6 juin prochain, est reportée à 2021. Cette tâche nécessite un abaissement partiel du fleuve. Ce report n’aura pas d’incidence sur la sécurité des personnes et des biens contre les crues du fleuve, ont assuré mardi, dans un communiqué commun, le canton de Genève et le département de l’Ain. Les autorités genevoises et françaises sont liées, pour la gestion sédimentaire du Rhône, par un protocole d’accord signé en 2015.

De nombreux barrages sont construits sur le cours du Rhône. Ces ouvrages entraînent localement une accumulation de sables et de limons dans le lit du fleuve. Ce processus peut conduire à un risque d’inondation à certains endroits. Une élimination régulière des sédiments est donc nécessaire pour écarter toute menace. Pour effectuer cette opération, le Rhône doit être partiellement abaissé. Ce travail doit être fait tous les 3 ou 4 ans. L’épidémie liée au coronavirus a chamboulé les plans. L’abaissement du fleuve mobilise en effet de nombreuses personnes tant du côté suisse que français. Or, le contexte sanitaire actuel oblige à la retenue.

Hausse de près de 800 cas confirmés de Covid-19 en Suisse

Le nombre de cas de Covid-19 continue sa progression en Suisse. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 8836 cas positifs, soit près de 800 en plus que la veille. Berne recense aussi 90 décès dus probablement à la maladie. « A l’heure actuelle, 86 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie. Quatre autres décès peuvent être attribués au Covid-19, mais aucun résultat de laboratoire n’est disponible », a précisé l’OFSP sur son site. Lundi à la mi-journée, ce dernier avait fait état de 8060 cas en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein.

Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. L’âge médian des personnes décédées est nettement plus élevé, et s’établit à 85 ans. Les victimes avaient entre 32 et 98 ans. Les cantons du Tessin (339,9 cas par 100’000 habitants), de Vaud (263) et de Bâle-Ville (240,3) restent les plus touchés par l’épidémie due au coronavirus. Comme toujours, l’OFSP précise que ses chiffres se basent sur les déclarations reçues et saisies jusqu’au matin. C’est pourquoi ils peuvent diverger de ceux communiqués le même jour par les cantons.

La Confédération appelle aux dons de masques de protection privés

Le Conseil fédéral appelle les personnes qui ont trop de masques de protection en stock à en faire don à divers établissements de soins de santé. Ces masques sont une denrée rare depuis des semaines et dans le monde entier. « Les personnes qui ont des masques à la maison pourraient par exemple les donner aux EMS. C’est là qu’ils sont nécessaires », a déclaré le chef de la cellule de crise de la Confédération Daniel Koch dans un tweet diffusé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il avait déjà fait cette recommandation lundi lors d’un point de presse. Ce week-end, le laboratoire de Spiez (BE) avait mis en circulation dix millions de masques provenant du secteur privé dont la date d’expiration est dépassée. Il examine également s’il est possible d’utiliser des masques de protection plusieurs fois. Il s’agirait toutefois d’une mesure qui ne serait prise que dans une situation d’urgence.

Le paiement des salaires de mars est assuré

Malgré les difficultés économiques liées à l’épidémie de coronavirus, le paiement des salaires de mars est assuré, a déclaré devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco. Il peut toutefois y avoir quelques retards. Les liquidités à disposition de la Confédération sont suffisantes, a précisé M. Zürcher devant la presse à Berne. Elles devraient suffire pour les deux à trois prochains mois.

Le nombre de demandes de chômage partiel continue par ailleurs à augmenter. Le Secrétariat d’Etat à l’économie a reçu des demandes pour 400’000 employés de 27’000 entreprises. Cela correspond à environ 8% des employés, a précisé M. Zürcher. Le Tessin est toujours le canton le plus touché. Environ un tiers des employés devraient y toucher le chômage partiel. Le Conseil fédéral doit par ailleurs présenter mercredi ses mesures d’aides financières aux entreprises, a précisé le responsable du Seco.

Droit de bail: pas de compromis entre propriétaires et locataires

La crise du coronavirus a également des conséquences sur le paiement des loyers des locaux commerciaux. La Confédération va mettre sur pied un groupe de travail pour permettre aux propriétaires et locataires de trouver une solution pour les retards de paiement. La question des loyers, notamment pour les entreprises et les commerces qui n’ont plus de revenus et ne peuvent plus les payer, se pose depuis le début de la crise. Associations de locataires et de propriétaires se sont retrouvées à la table ronde organisée par le ministre de l’économie Guy Parmelin mardi.

Elles n’ont pour l’instant pas trouvé de terrain d’entente, a indiqué Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement (OFL), lors d’un point de presse. Le plus simple et le plus sensé serait néanmoins que les locataires et les propriétaires discutent et trouvent des solutions en bilatéral. Le but de la Confédération est d’éviter une escalade des procédures judiciaires, raison pour laquelle Guy Parmelin a décidé de créer une task force sur le droit de bail et la crise du coronavirus. Il s’agit notamment de voir si la fermeture d’un commerce par des autorités entre dans le cadre d’un bail à loyer. Les déménagements sont en outre toujours autorisés, a ajouté M. Tschirren. Les mesures d’hygiène doivent cependant être respectées. Des aménagements doivent être trouvés entre bailleurs et locataires dans les cas problématiques.

Une plateforme pour trouver des aides aux récoltes

En raison des restrictions de déplacements en Europe décidées dans le cadre du Covid-19, l’agriculture peine à recruter du personnel. Une plateforme d’embauche a été mise sur pied pour trouver des travailleurs dans des branches actuellement à l’arrêt forcé. L’initiative émane de Fruit-Union Suisse, l’Union maraîchère suisse (UMS) et la plateforme d’emploi flexible Coople. Elle vise à assurer les récoltes 2020, indiquent mardi les trois organisations dans un communiqué. L’appel s’adresse notamment aux employés de la gastronomie et de l’hébergement qui sont actuellement privés de travail. Coople souligne que les salaires devront être corrects afin de rendre ces emplois attractifs à court terme. La Confédération est appelée à prendre les mesures nécessaires pour apporter une aide financière à l’agriculture durant cette période d’exception.

Les forces de l’armée engagées à 80% en Suisse romande

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

L’armée apporte actuellement son soutien surtout en Suisse romande. Environ 80% des forces engagées soutiennent les services de santé dans cette région, a indiqué mardi le brigadier Raynald Droz, chef d’état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense (DDPS). L’armée dispose d’environ 3000 hommes issus de deux écoles de recrues et de militaires en service long des troupes sanitaires. Une réserve de 1000 hommes est encore disponible. Actuellement, 1000 à 1200 sont engagés, a indiqué le brigadier. 80% sont sur le terrain en Suisse romande et 20% dans la région de St-Gall.

Hormis le soutien au système de santé suisse, l’armée a pour la première fois commencé à prêter main forte à d’autres secteurs que la santé. Cinquante policiers militaires seront mis à disposition des garde-frontières. L’armée a l’habitude de coopérer avec les gardes-frontière, a souligné M. Droz. L’armée a par ailleurs lancé un appel aux volontaires pour participer à l’opération contre le coronavirus. Trois mille jeunes ont répondu. L’armée en a choisi 100, a indiqué le chef d’état-major.

Site chimique de Monthey: engagé pour la désinfection des mains

Des entreprises chimiques du site de Monthey (VS) vont donner cinquante tonnes de solution hydro-alcoolique au CHUV à Lausanne pour le nettoyage des mains. Les cinq premières tonnes partiront cette semaine. Huntsman va produire ce gel de désinfection des mains en collaboration avec Syngenta qui fournit un des matériaux de base, a expliqué mardi à Keystone-ATS Edward Wynne Morris, porte-parole de Huntsman. Entre trois et cinq tonnes seront livrées chaque semaine. Des tests ont été réalisés la semaine dernière avec le CHUV et ils ont été concluants. Depuis mardi, les deux entreprises reçoivent des demandes de pharmacies, d’EMS et de sapeurs-pompiers notamment. Elles sont en train d’évaluer la situation. « Nous regardons si nous sommes capables d’y répondre », a expliqué le porte-parole.

Vaud: les solutions se mettent en place pour l’enseignement à distance

Le canton de Vaud a tenté de rassurer mardi tant les enseignants et les élèves que les syndicats et les parents: les solutions pour l’enseignement à distance se mettent en place. Il a pris trois décisions: adapter le contenu du programme scolaire, annuler les épreuves cantonales de référence (ECR) et harmoniser les outils de travail. Le Conseil d’Etat et le DFJC ont décidé d’adapter le cadre général de l’enseignement obligatoire par une série de mesures. Une première certitude: l’année scolaire 2019-2020 sera prise en compte même si elle est tronquée de plusieurs semaines, annoncent les autorités. Le contenu des cours est priorisé, les enseignants font des choix sur les thèmes retenus et consolident les acquis, poursuit le DFJC. Un temps indicatif à consacrer quotidiennement aux activités scolaires est recommandé en fonction de l’âge et du degré scolaire.

La question des notes a été tranchée. Aussi longtemps que l’enseignement à distance est imposé, toute évaluation notée est proscrite, indique le canton. Les ECR sont annulées et les décisions de promotion, d’orientation et de réorientation sont prises sur la base des résultats obtenus en présentiel uniquement. Enfin, les critères de promotion et d’orientation seront aménagés, les situations particulières prises en compte et l’appréciation des cas limites sera assouplie, explique le DFJC. Le canton a aussi décidé de renforcer « la cohérence et la stabilité de la relation enseignant-élève ». Pour ce faire, il va mettre à disposition par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) d’un outil commun de communication et de collaboration. Ce dernier sera aussi complété par une plateforme commune d’enseignement à distance.

Lausanne: de nouvelles places d’accueil pour les SDF

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La ville de Lausanne ouvre un nouveau lieu d’accueil pour les sans-abri au Bâtiment de la Pontaise. Il offre 50 places supplémentaires par nuit ainsi que 14 chambres pour des personnes malades ou en quarantaine. Le dispositif d’accueil lausannois dispose ainsi de 208 places en tout, réparties sur six sites différents. Le 16 mars dernier, la ville avait déjà élargi ses capacités, en mettant à disposition une cinquantaine de places dans une salle de gym du Bugnon. L’enjeu, pour les responsables du secteur sanitaire, est d’offrir des conditions d’accueil qui respectent les consignes de l’OFSP sur le plan de l’hygiène et de la distanciation sociale. Plus question d’aligner les lits de camp en rangs serrés.

Pour éviter les passages incessants entre les structures, les SDF seront placés dans le même lieu d’hébergement jusqu’à fin avril, a précisé la ville. Les familles seront si possible réunies sur un site, les personnes âgées et vulnérables dans leur santé sur un autre et les consommateurs de substances en un troisième endroit. La facturation usuelle de cinq francs par nuit est supprimée vu l’impossibilité pour les usagers de trouver des petits boulots, précise le communiqué. Le dispositif sera adapté aux besoins, et ceci dans des délais très courts.

Fribourg transfert des cas plus légers vers les sites périphériques

L’Hôpital fribourgeois (HFR) a commencé à transférer des patients ne nécessitant pas de soins lourds de son site principal à Fribourg vers les sites périphériques. La mesure doit permettre de libérer des capacités pour les malades du Covid-19. Le transfert garantit aussi de s’assurer un maximum de lits en soins intensifs, a indiqué mardi l’HFR. Pour rappel, le canton de Fribourg a déjà enregistré quatre décès confirmés liés à la pandémie, entre mercredi et dimanche. Le site de Fribourg – Hôpital cantonal doit assurer des prises en charge lourdes que ne peuvent garantir les autres sites, précise le communiqué. Ces derniers sont notamment ceux de Riaz, en Gruyère, et de Tavel, en Singine.

A Fribourg, le 18e Festival international de musiques sacrées repoussé à 2021

La 18e édition du Festival international de musiques sacrées (FIMS) de Fribourg est repoussée d’une année, pandémie de Covid-19 oblige. Elle aurait déroulé ses fastes du 27 juin au 5 juillet 2020. Les organisateurs du FIMS travaillent avec les ensembles musicaux au report des concerts programmés, ont-ils fait savoir mardi dans un communiqué. Ils donnent d’ores et déjà rendez-vous au public du 3 au 11 juillet 2021.

Premier décès dans le canton de Thurgovie

Le canton de Thurgovie a enregistré son premier décès à cause du coronavirus. Il s’agit d’une femme de 87 ans qui souffraient d’autres maladies, a indiqué mardi l’état-major de crise du canton.

Neuchâtel: dispositif pour la prise en charge d’animaux

Le canton de Neuchâtel a mis en place un dispositif pour la prise en charge d’animaux de personnes seules malades ou devant être hospitalisées en raison du Covid-19. Le propriétaire peut prendre contact via la hotline ou le courriel du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Les animaux ne peuvent pas être pris en charge au domicile de leur propriétaire par le personnel des pensions et refuges en raison des risques importants de transmission du virus au contact du propriétaire et de son logement.

Toutes les mesures sanitaires seront prises pour éviter la propagation du virus et garantir la santé du personnel du SCAV (masques, gants, surblouses). Un refuge a été désigné pour accueillir les premiers jours ces animaux potentiellement porteurs du virus sur leur pelage. Les animaux seront répartis ensuite dans d’autres refuges et pensions du canton. Ces différentes prestations seront facturées au propriétaire. Le SCAV rappelle qu’il est strictement interdit aux collaborateurs des différents refuges et pensions, d’aller chercher des animaux au domicile des propriétaires potentiellement atteints par le Covid-19.

Pas de contrôles supplémentaires sur les chantiers

La sécurité des employés sur les chantiers est du ressort des employeurs. Il n’y aura pas plus de contrôles en raison de l’épidémie de coronavirus. Les contrôles habituels se poursuivent, mais il y en a « très peu » pour des raisons d’effectifs, a déclaré devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco. En cas de divergences entre patrons et employés sur les conditions de travail, il peut être fait appel à un contrôleur de la Suva ou du canton. Sur le principe, il est de la responsabilité des employeurs de veiller à ce que la sécurité soit assurée sur leurs chantiers et que les salariés ne tombent pas malades. Si ce n’est pas possible, les patrons ont la possibilité de recourir au chômage partiel.

TCS: aide gratuite au personnel de santé en cas de panne

(KEYSTONE/Walter Bieri)

Tous les employés du système de santé peuvent désormais avoir recours gratuitement à l’aide du TCS en cas de panne de leur véhicule. Leur appel recevra une assistance rapide et prioritaire, annonce mardi le Touring Club Suisse (TCS). Les employés des hôpitaux, de cabinets médicaux, de Spitex, de maisons de retraite et de soins infirmiers sont en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Beaucoup d’entre eux dépendent de leur voiture, de leur moto, de leur vélo électrique ou de leur vélo pour se rendre au travail ou remplir leurs fonctions. Une panne peut avoir des conséquences dramatiques dans la situation exceptionnelle actuelle. Dans un tel cas, il suffit d’indiquer l’appartenance au personnel médical suisse pour bénéficier gratuitement de ce service prioritaire, sans nécessairement être membre du TCS, précise l’organisation.

Cinq morts supplémentaires au Tessin

Dans le canton du Tessin, cinq personnes ont succombé au Covid-19 durant les 24 dernières heures. Par ailleurs, 46 nouvelles contaminations ont été recensées, ont indiqué mardi les autorités tessinoises. Au total, le canton du Sud des Alpes compte 1211 personnes porteuses du coronavirus. 53 sont mortes de cette maladie pulmonaire.

Le médecin cantonal tessinois voit un « léger » ralentissement

Après quatre semaines de lutte contre la diffusion du coronavirus, le médecin cantonal tessinois observe un léger ralentissement de l’épidémie. Giorgio Merlani l’a attribué aux mesures restrictives prises dans l’espace public cantonal. La Confédération appelle cependant à la prudence. Il y a encore une semaine, le nombre de nouvelles infections doublait à un rythme hebdomadaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, a indiqué le médecin cantonal mardi sur les ondes de la radio alémanique SRF. L’épidémie a « un peu ralenti » au sud des Alpes, a déclaré Giorgio Merlani. Il a jugé que la fermeture des bars et restaurants le 11 mars a aidé dans la lutte contre le Covid-19.

Il est trop tôt pour parler d’une telle tendance, a déclaré pour sa part à Berne Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Même s’il y a beaucoup d’espoir, il faudra encore du temps avant de pouvoir confirmer que la courbe s’aplanit. Il est en outre possible que les chiffres du week-end ne soient pas justes et qu’ils faussent les données.

Conseiller d’Etat argovien testé positif

Le conseiller d’Etat argovien Urs Hofmann a été testé positif au coronavirus. Le commandant de la police cantonale Michael Leupold est lui aussi infecté par le virus. Le chef du département de l’économie et de l’intérieur et le commandant de la police se portent bien, a indiqué mardi la chancellerie cantonale. Ils ont été placés en isolement à leur domicile. D’autres cas suspects dans l’environnement gouvernemental sont en cours de clarification. Des personnes travaillant avec le conseiller d’Etat et le commandant de la police cantonale se sont placées volontairement en quarantaine. Il s’agit notamment du président du gouvernement Markus Dieth et de la chancelière Vincenza Trivigno. Le conseiller d’Etat Urs Hofmann continue de travailler depuis son domicile.

Plusieurs cas de coronavirus dans un EMS lucernois

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Les secteurs gériatriques d’hôpitaux et EMS sont particulièrement menacés par le coronavirus. Les autorités lucernoises ont ainsi annoncé mardi plusieurs cas confirmés dans un home pour personnes âgées à Emmen. Une division de l’établissement a été isolée. Les pensionnaires infectés ont été hospitalisés, indique l’EMS « Emmenfeld ». Pour protéger les personnes travaillant et celles séjournant dans la maison de retraite, la division où séjournaient les pensionnaires infectés a été confinée. En outre, les visites à l’EMS sont interdites.

Feux interdits dans les Grisons

Le gouvernement des Grisons a prononcé mardi une interdiction générale de faire du feu sur l’ensemble du territoire cantonal en raison du coronavirus. L’objectif est de ne pas surcharger encore les pompiers, la police, la protection civile et les militaires. Les services de secours vont arriver ces prochains jours à la limite de leurs capacités en raison de la crise de coronavirus, a indiqué mardi l’exécutif grison. Jusqu’à nouvel ordre, les feux ne sont autorisés que dans les zones d’habitation pour autant qu’une distance d’au moins 50 mètres avec la forêt soit respectée.

L’ETH Zurich fournit des équipements de laboratoire pour les tests

L’ETH Zurich met à disposition du canton de Thurgovie des équipements de laboratoire pour produire des tests de dépistage pour le coronavirus. Ces équipements n’étaient pas utilisés en raison de recherches limitées à cause du coronavirus.  Le canton de Thurgovie va ainsi pouvoir disposer d’un « Lightcycler 480 » doté d’une infrastructure appropriée. L’appareil sera utilisé pour la production de bâtonnets de tests de dépistage. L’appareil se trouve normalement dans le Centre de la diversité génétique (CDG) du département des sciences des systèmes environnementaux de l’ETH Zurich. Depuis 2009, le CDG est à la disposition de toutes les institutions académiques de Suisse en tant que plateforme technologique et de services pour les projets de génétique et de génomique. Dans le génome se trouve le matériel génétique d’un être vivant ou d’un virus.

Un test de dépistage au coronavirus commence par un frottis, explique l’ETH Zurich. Un bâtonnet de test est utilisé pour prélever un échantillon dans la bouche, le nez ou la gorge. Les échantillons obtenus sont ensuite soumis à des analyses de biologie moléculaire dans des laboratoires ou des entreprises qualifiés. Une réaction en chaîne par polymérase quantitative (QPCR) est effectuée pour vérifier si le frottis contient le matériel génétique du coronavirus. Pour y parvenir, on utilise un appareil de laboratoire qui peut reproduire plusieurs copies du matériel génétique. Les copies dupliquées sont ensuite marquées avec des substances fluorescentes. Il est ainsi possible de voir si les échantillons contiennent des séquences de gènes du coronavirus ou non et donc de savoir si la personne testée est infectée ou non.

Réouverture d’une prison à Zurich pour des détenus infectés

Le canton de Zurich a décidé de rouvrir la prison de Horgen pour y installer des détenus infectés par le coronavirus. L’établissement était fermé depuis le mois de décembre. La prison de Horgen sera une sorte d’infirmerie pour les détenus infectés, a indiqué mardi le service d’application des peines du canton de Zurich. Il confirme ainsi une information de la radio alémanique SRF1.

En principe, les détenus infectés sont traités dans la prison dans laquelle ils purgent leur peine. La prison de Horgen accueillera des prisonniers qui ont besoin de soins plus intensifs. Actuellement, le projet est en phase de planification. On ne sait pas encore combien de prisonniers seront transférés à Horgen. Seuls des détenus de prisons zurichoises pourront y être soignés. La coopération avec d’autres cantons n’est pas prévue, ont précisé les autorités.

Test de détection d’anticorps de Covid-19 développé à Zurich

Des chercheurs suisses ont développé à Zurich un test expérimental de détection d’anticorps liés au coronavirus. Mis à l’essai pour l’instant sur les patients de l’Hôpital universitaire, il révèle aussi des cas de personnes porteuses ne souffrant d’aucun symptôme. Ce test est l’oeuvre d’un réseau entier de chercheurs, indique mardi à Keystone-ATS Adriano Aguzzi, directeur de l’institut de neuropathologie de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ). Le test en étant au stade expérimental, les patients ne sont pas informés de leur résultat, comme lors des tests de diagnostic classiques. Contrairement à ces derniers, le test nouvellement développé n’est pas basé sur un frottis de la gorge, mais sur une mini-prise de sang. Il détecte les éventuels anticorps et non pas les particules du virus, comme lors des frottis. Les anticorps sont produits par l’organisme pour guérir d’une infection au Sars-CoV-2. Ils restent détectables chez les personnes guéries et chez les personnes porteuses du virus, qui n’ont pas présenté de symptômes.

Les essais menés sur tous les patients de l’USZ révèlent d’importants enseignements. Les chercheurs peuvent ainsi mieux déterminer le degré d’avancement de l’épidémie, à travers le nombre de personnes porteuses du virus et celui des personnes guéries. Le test révèle aussi au final le chiffre aujourd’hui inconnu des personnes porteuses sans symptômes. L’étude de l’équipe d’Adriano Aguzzi permet aussi d’évaluer la palette de symptômes présentés par les patients hospitalisés de Covid-19. « Il existe encore beaucoup de zones d’ombre. Améliorer nos connaissances est donc fondamental », souligne le chercheur. Le haut débit du nouveau test constitue un autre avantage important: 1000 à 2000 personnes peuvent actuellement être testées par ce moyen chaque jour à Zurich.

Espagne: 514 morts en 24 heures

EPA/ISMAEL HERRERO

L’Espagne a enregistré un nouveau record de morts dus au coronavirus en 24 heures avec 514 décès supplémentaires entre lundi et mardi. Cela porte le bilan total à 2696, a annoncé le ministère de la Santé. Le nombre total de cas confirmés s’approche lui des 40’000 avec 39’673, alors que les autorités multiplient les tests dans le deuxième pays le plus touché en Europe derrière l’Italie. Ce nouveau bilan est publié alors que le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez va demander au parlement le prolongement jusqu’au 11 avril du confinement des Espagnols, décrété le 14 mars.

Les Espagnols ne sont autorisés à sortir de chez eux, individuellement et en gardant leurs distances, que pour acheter des produits de première nécessité, se rendre au travail quand le télétravail n’est pas possible ou encore sortir brièvement leur chien. Les autorités ont toutefois écarté jusqu’ici de prendre des mesures plus drastiques et espèrent atteindre le pic de l’épidémie dans les prochains jours.

La France en état d’urgence sanitaire

La France est officiellement en état d’urgence sanitaire mardi pour deux mois, éloignant ainsi la perspective de sortir fin mars du confinement imposé par la pandémie de coronavirus. La maladie, qui a tué 186 nouveaux malades lundi, soumet le système de santé du pays à très rude épreuve. Le Parlement a adopté dimanche ce texte « d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », à l’issue de quatre jours de travaux intensifs en comité restreint. Le Covid-19 a fait 860 morts en France depuis le début de l’épidémie, donc cinq médecins, et 2082 patients étaient lundi soir en réanimation, a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran.

Face à cette aggravation de la situation, le Premier ministre Edouard Philippe a averti lundi que « le temps du confinement peut durer encore quelques semaines », en annonçant un durcissement des mesures de confinement. Ainsi, il ne sera plus possible d’aller faire du sport loin de son domicile et pendant le temps que l’on veut. « Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, c’est dans un rayon de 1 km de chez soi, maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour », a précisé le chef du gouvernement. Les sanctions ont été durcies pour ceux ne respectant pas ces consignes. Les 135 euros d’amende forfaitaire doivent passer à 1500 euros en cas de récidive « dans les 15 jours », et « quatre violations dans les trente jours » pourront valoir jusqu’à « 3700 euros d’amende et six mois de prison ».

L’ancien président finlandais positif

L’ancien président finlandais et prix Nobel de la paix Martti Ahtisaari, 82 ans, est porteur du coronavirus, a annoncé la présidence finlandaise. Elle a précisé que le malade se portait bien étant donné les circonstances. Président de la Finlande de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari a reçu en 2008 le prix Nobel de la paix. Il avait été récompensé pour ses efforts en faveur de la résolution des conflits et de ses talents de médiateur, notamment en Indonésie, en Namibie, en Irlande du Nord et dans les Balkans. Son épouse Eeva, 83 ans, a également été testée positive au virus. La semaine dernière, la Première ministre Sanna Marin avait déclaré l’état d’urgence en vertu duquel la frontière a été fermée aux non-résidents et les rassemblements de plus de 10 personnes ont été interdits.

Les Pays-Bas annulent les examens de fin d’études

Le gouvernement néerlandais a annulé les examens centraux de fin d’études. La décision a été prise en raison de la pandémie de coronavirus. Aux Pays-Bas, qui comptent plus de 4700 cas officiellement déclarés, les écoles sont fermées depuis le 16 mars afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. La validation ou non du diplôme de fin d’études sera ainsi déterminée uniquement sur la base des notes obtenues durant l’année scolaire.

« Je veux donner à tous les élèves la possibilité d’obtenir un diplôme complet et ainsi progresser sans délai vers l’enseignement supérieur en ces temps de crise », a déclaré le ministre néerlandais de l’Education Arie Slob dans un communiqué. Les établissements ont plus de temps – jusqu’à début juin – pour faire passer aux élèves le restant des examens encore prévus comptant pour les notes obtenues durant l’année scolaire. Le ministère encourage vivement les institutions scolaires à organiser la tenue de ces examens à distance, par exemple par visioconférence. Si les écoles ne sont pas en mesure d’effectuer les tests à distance, ces derniers peuvent se dérouler dans les bâtiments scolaires en respectant une distance de sécurité de 1,5 mètre.

Dans le reste du monde:

Le saxophoniste Manu Dibango est mort des suites du Covid-19

Manu Dibango, saxophoniste et légende de l’afro-jazz, est décédé des suites du Covid-19 à l’âge de 86 ans. La nouvelle a été confirmée par Thierry Durepaire, gérant des éditions musicales de l’artiste camerounais. L’auteur d’un des plus grands tubes planétaires de la musique world, « Soul Makossa » (1972), est la première célébrité mondiale à décéder des suites d’une contamination au coronavirus. « Il est décédé au petit matin, dans un hôpital de la région parisienne », a indiqué M. Durepaire à l’AFP.

Les restrictions aux déplacements vont être levées à Wuhan

La ville chinoise de Wuhan, berceau de l’épidémie du coronavirus, va lever le 8 avril ses restrictions aux déplacements après plus de deux mois de confinement. Le reste de la province du Hubei bénéficiera de cette mesure dès mercredi. Seuls les habitants considérés comme sains pourront dans un premier temps se déplacer librement, ont annoncé mardi les autorités.

Covid-19: sept nouveaux décès en Chine, les cas importés bondissent

La Chine a fait état mardi de 78 cas nouveaux cas de coronavirus. La grande majorité d’entre eux sont des contaminations importées de l’étranger, faisant craindre une nouvelle vague de contagion. Sept décès ont par ailleurs été enregistrés, à en croire le bilan officiel du ministère chinois de la santé. Tous sont survenus à Wuhan, berceau de l’épidémie, où un nouveau cas a été signalé après cinq jours sans contaminations supplémentaires. L’immense majorité des nouveaux cas en Chine concerne désormais des contaminations de personnes de retour de l’étranger, alors que l’épidémie semblait sous contrôle dans le pays. Sur les 78 nouvelles contaminations signalées mardi, 74 sont des cas dits importés, soit près du double de la veille.

De nombreuses villes ont adopté des règles strictes pour mettre en quarantaine les nouveaux arrivants. Depuis lundi, tous les vols internationaux à destination de Pékin doivent au préalable faire escale dans un autre aéroport chinois, où les passagers sont soumis à un dépistage du virus. Avec plus de 80’000 cas et 3277 décès officiellement recensés, la Chine est le second pays le plus touché au monde par le nouveau coronavirus après l’Italie. Au total, 427 contaminations importées ont été signalées.

l’Inde décrète trois semaines de confinement

Le Premier ministre indien Narendra Modi a ordonné mardi un confinement total de l’Inde, géant de 1,3 milliard d’habitants, pendant trois semaines pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Le Premier ministre a appelé les Indiens à respecter une distanciation sociale et à rester à la maison. « Il n’y a aucun autre moyen d’échapper au coronavirus », a-t-il prévenu. L’Inde dénombre 519 cas confirmés de coronavirus dans le pays, qui y a déjà causé la mort de 10 personnes, selon le dernier bilan officiel mardi soir. Les experts estiment que ce nombre est grandement sous-estimé en raison de la faible quantité de tests réalisés dans la deuxième nation la plus peuplée de la planète.

OMS: les Etats-Unis pourraient dépasser l’Europe en nombre de cas

L’OMS tire la sonnette d’alarme. Les Etats-Unis, où le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus explose, pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir l’épicentre de la pandémie du coronavirus. La pandémie de Covid-19 s’est déclarée en décembre en Chine avant de se propager en Europe, désormais continent le plus touché. La progression de la maladie aux Etats-Unis pourrait en faire bientôt le nouvel épicentre, a indiqué Margaret Harris, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé lors d’un point presse en visioconférence.

L’accélération de la maladie Covid-19 aux Etats-Unis peut s’expliquer par un meilleur dépistage. Elle reflète aussi le taux élevé de transmissions avant la mise en place des mesures de confinement plus strictes. « La contagion par chaque individu de deux ou trois personnes prend de trois à cinq jours. Nous, ce que nous voyons s’est produit il y a trois, quatre ou cinq jours, dans de nombreux pays », selon Margaret Harris. « Aux Etats-Unis, il y a une semaine, il y avait de nombreuses transmissions », a-t-elle souligné. Bien qu’il faille s’attendre dans les jours à venir à une hausse considérable du nombre des cas à l’échelle planétaire, l’OMS dit percevoir des « signes positifs très précoces dans certains pays européens qui ont réussi à convaincre leur population de respecter la distanciation physique, de ne pas se déplacer », a aussi indiqué la porte-parole de l’organisation.

Un test de détection rapide du Covid-19 autorisé en urgence aux USA

Le laboratoire français bioMerieux a obtenu, selon une procédure dérogatoire, le droit de commercialiser aux Etats-Unis un nouveau test rapide du Covid-19. L’autorisation sera valable pendant toute la durée de la crise sanitaire. Ce nouveau test, Biofire Covid-19, détecte le coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie en 45 minutes « à partir d’un prélèvement rhinopharyngé réalisé avec un écouvillon » (sorte de goupillon), a indiqué le groupe dans un communiqué. Il est très simple d’utilisation, a-t-il ajouté. Ce test a été développé avec le soutien du département américain de la Défense (DoD) qui en sera le premier destinataire. Il sera ensuite disponible sur le marché américain, puis à l’international « quand les autorités réglementaires le permettront ».

BioMérieux souligne que cette autorisation de commercialisation aux Etats-Unis est temporaire. Elle a été accordée selon une procédure d’urgence. Le groupe français indique être en train d’augmenter ses capacités de production dans la région de Salt Lake City (Utah, ouest des Etats-Unis), afin de parvenir à une capacité de production « maximale » de ce test « d’ici quelques semaines ». C’est le deuxième outil de test du Covid-19 mis au point par bioMérieux. Un test « en temps réel », le SARS Cov-2 R-Gene, a été validé en France par le Centre national de référence pour les virus des infections respiratoires qui en a salué, affirme le groupe, « les excellentes performances ». Cet outil, produit en France, devrait « rapidement » obtenir le marquage CE permettant sa commercialisation dans l’Union européenne.

Premier décès au Cap-Vert, un touriste britannique

Le Cap-Vert a annoncé mardi le premier décès dû au nouveau coronavirus, un touriste Britannique de 62 ans qui séjournait sur l’île de Boavista, haut lieu touristique de cet archipel situé au large du Sénégal. Il était arrivé le 9 mars à Boavista, l’une des neuf îles du pays, et a commencé à présenter des symptôme le 16 mars. Tout le personnel de l’hôtel où il séjournait a été placé en confinement, selon les autorités. Il s’agissait du premier cas détecté au Cap-Vert, l’un des premiers pays à avoir interdit les vols en provenance d’Italie, dès le 27 février, avant d’étendre cette interdiction aux pays affectés par le coronavirus tels que le Portugal, le Sénégal, le Brésil ou les Etats-Unis.

Deux autres cas ont été recensés, toujours à Boavista: une touriste néerlandaise de 60 ans dont l’état est jugé préoccupant et un ami du Britannique décédé lundi. Les liaisons aériennes et maritimes entre Boavista et le reste du pays ont été interrompues et quelque 150 personnes qui avaient pu quitter l’île juste avant ont été placées sous surveillance par les autorités capverdiennes.

Arabie – Coronavirus: Ryad annonce un premier décès et une hausse des cas

L’Arabie saoudite a annoncé mardi le premier décès lié au nouveau coronavirus, avec une hausse inédite du nombre de personnes contaminées, le pays comptant désormais 767 cas, selon le ministère de la Santé. Un ressortissant afghan, vivant à Médine (ouest), est mort de la maladie Covid-19, a indiqué le ministère, qui a enregistré 205 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, la plus forte hausse connue par le royaume en une seule journée.

L’Arabie saoudite, qui compte le plus important nombre de cas parmi les pays du Golfe, a instauré lundi un couvre-feu nocturne pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Le pays, plus riche économie du monde arabe, a également fermé cinémas, centres commerciaux et restaurants, et suspendu tous les vols, ainsi que le petit pèlerinage de la Omra, qui attire chaque année des millions de musulmans venus du monde entier.

ATS/MH

1 commentaire

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  1. Kathrein Humbel-Bolz

    24 mars 2020 à 22 h 26 min

    Les mesures de protection de la population en Suisse sont trop lâches ! En campagne, plein de groupes de personnes se promènent dans les chemins pédestre des vignes, à Lully par exemple.
    Les personnes ne devraient se promener que seul, et non pas en groupe.
    Les petites épiceries, bien que ne laissant entrer pas plus que 5 personnes sont des lieux propices à la propagation: les légumes sont présentés ouvertement, aux caisses pas de marquage de distance, les personnes se croisent près et touchent les fruits et légumes.
    La surveillance est trop lâche, les règles sont trop lâches.
    Les gens disent : « Oui mais je fais attention ». Ce n’est pas une protection ! Il faut encore beaucoup plus drastiquement limiter les sorties. Une personne seule , par exemple.

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Pour ses 200 ans le Muséum fait la part belle à l’environnement

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Pour ses 200 ans, le Muséum d’histoire naturelle de Genève va proposer une bouquet culturel centré sur l’environnement. Un univers aquatique futuriste en plastique réalisé par l’artiste activiste George Nuku est mis à l’honneur. Ce sera également l’occasion d’honorer le long passé du plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse. 

Faire face aux enjeux environnementaux et souligner la beauté et l’importance de la nature. C’est le programme du bouquet culturel dédié aux 200 ans du Muséum d’histoire naturelle de Genève. L’objectif est de faire réfléchir sur nos comportements et notre relation avec les autres espèces et la nature. À partir du 25 septembre la thématique sera abordée à travers diverses expositions, rencontres, ateliers, visites et spectacles tout au long de l’année. Les précisions de Pascal Moeschler responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d’histoire naturelle.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

 

Ecologie mise en avant

La programmation du bicentenaire prévoit aussi des cycles de conférences pour s’interroger sur les grands défis environnementaux de notre époque. Des personnalités engagées ainsi que d’éminents scientifiques dont le biophysicien Jacques Dubochet prendront la parole. Une grande biosphère blanche sera installée dans différents endroits du grand Genève pour mieux se connecter à la nature à travers différentes animations. La première escale a lieu devant la nouvelle gare de Chêne-Bourg. Pour Pascal Moeschler il est important de prendre conscience de l’urgence climatique que l’on vit.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

 

200 ans d’histoire

La nature et l’environnement sont au programme des festivités mais la programmation d’anniversaire est également l’occasion d’honorer le long passé du plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse. Ce ne sont pas moins de 15 millions de spécimens et d’objets qui occupent les collections du Muséum. Les précisions de Pascal Moeschler.

Pascal Moeschler  Responsable communication, conservateur et scientifique au Muséum d'histoire naturelle

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Une pétition réclame une revalorisation salariale du métier de nettoyeur

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@Judith Monfrini

A Genève, les nettoyeuses et les nettoyeurs réclament une revalorisation de leur salaire estimé trop bas dans une pétition. Signée par plus de 1100 personnes, le texte remis à l’association genevoise des entrepreneurs du nettoyage réclame également une prime pour le travail effectué durant la crise du COVID. 

Les applaudissements pendant la crise c’est bien, mais la prise de risque mérite une prime. C’est ce que réclame la pétition déposée ce matin à Genève, par les nettoyeuses et nettoyeurs. Munie de 1187 signatures elle demande à l’AGENS, l’association des entrepreneurs du nettoyage, une revalorisation de leur salaire actuellement très bas de 19, 95 de l’heure ou une prime pour les risques encourus.

Le syndicat Unia a dénoncé ce jeudi les conditions parfois dangereuses dans lesquels les nettoyeuses travaillaient durant la crise du COVID-19. Sans gant et sans masque. Ils ont du intervenir de nombreuses fois auprès des patrons pour qu’ils respectent les normes de sécurité, provoquant l’angoisse des employés. Camilla Aros, du Syndicat Unia au micro de Judith Monfrini

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

En mai, l’AGENS a refusé toute négociation selon les syndicats.

Revaloriser le métier

Si avec la pandémie, la population a pris conscience de l’utilité des nettoyeurs, les conditions de travail, elles, ne sont ên revanche pas à la hauteur, selon UNIA. Camilla Aros

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Les nettoyeuses et nettoyeurs n’arrivent déjà pas en s’en sortir. Le travail doit être valorisé. Elles doivent recevoir une prime de risque et leur salaire doit être augmenté. A Genève avec 19 francs 95 de l’heure, c’est impossible de vivre. Ecoutez le témoignage de Maria Sena.

Maria Sena Nettoyeuse

Carmen, elle, a attrapé la Coivd le 19 mars, alors qu’elle travaillait comme nettoyeuses pour une entreprises à l’aéroport. Elle a fait quatre mois d’hôpital. Son patron l’a ensuite licenciée. Elle a 60 ans et se trouve au chômag

Compenser la perte des RHT

Les personnes au bénéfice du chômage partiel, aux RHT, ne recevaient que le 80% de leur 3700 francs brut. L’AGENS a refusé de payer la différence de salaire alors que la plupart des nettoyeurs sont des femmes, qui ne travaillent qu’à temps partiel, relève le syndicat. Durant la crise, les syndicats ont dû intervenir très souvent pour que les mesures d’hygiène et de protection soient respectés. Comme au Centre médical universitaire.

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Souvent les trajets ne sont pas rémunérés, les personnes cumulent de petite tranches horaires et changent d’employeurs.

Notez que ce week-end, les Genevois sont amenés à voter sur le salaire minimum à 23 francs de l’heure.

 

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Les vergers prisés par les voleurs

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C’est une pomme rouge qui vous attire comme celle de Blanche-Neige. Mais si elle n’est pas empoisonnée, ramasser cette pomme directement dans les vergers est interdit. Et, pourtant, chaque année les producteurs genevois déplorent des vols de pommes dans leurs plantations. A l’image de Michel Serex, arboriculteur à Versoix.

Michel Serex  Arboriculteur à Versoix

En prenant les fruits les personnes emportent une partie de la récolte des arboriculteurs mais aussi une partie de leur salaire. Pour Michel Serex c’est, certes, une perte financière mais c’est aussi une insulte. 

Michel Serex  Arboriculteur à Versoix

Reste que cueillir des pommes dans les vergers n’est pas du glanage mais bien du vol. Les personnes s’exposent à des sanctions avec des amendes pouvant aller jusqu’à 60 000 francs, conformément à la loi genevoise sur la police rurale, entrée en vigueur en mai 2018. Police municipale et cantonale  peuvent verbaliser les voleurs mais aussi les gardes de l’environnement. Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève. 

Alain Rauss Chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève

Des vols de pommes qui n’ont pas diminué avec le semi-confinement, bien au contraire. Selon les arboriculteurs, certaines personnes ont réalisé qu’il y avait des vergers autour de chez eux. Même constat chez Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève. 

Alain Rauss Chef du secteur des gardes de l’environnement à Genève

Précisons que tous les accès à l’aire agricole, vignes, champs, sont interdits toute l’année.

 

 

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Genève à la rescousse de ses clubs

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Peut-être une bouffée d’air frais pour les clubs genevois ! Un protocole d’accord a été signé entre l’Etat et les représentants des établissements, qui ont dû fermer leurs portes le 31 juillet pour freiner la propagation du coronavirus. Une aide d’urgence qui prévoit la participation financière des pouvoirs publics pour les charges qui ne peuvent pas être réduites par les enseignes, comme leurs loyers, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication mais aussi leurs factures SIG.

L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés.

Le montant maximum prévu par l’Etat? Deux millions de francs par mois, ce qui correspond à environ 30 000, 40 000 francs par mois par établissement. 

En contrepartie, les établissements  s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire.

Le Grand Conseil genevois devra se prononcer les 1er et 2 octobre prochains sur  ce projet de loi.

Pour Jean-Marc Humberset,  le propriétaire du Moulin Rouge et du Point Bar, cette aide d’urgence est une « belle lumière au bout du tunnel »

 

Jean-Marc Humberset  Gérant du Moulin Rouge et du Point Bar

 

 

 

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Une start-up sécurise les téléphones portables grâce à une puce quantique

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L’entreprise genevoise ID Quantique a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Samsung l’a utilisé dans son dernier téléphone qualifié par la presse de « plus sûr du monde ». La technologie pourrait à l’avenir se développer à d’autres objets que les téléphones. 

Une puce quantique qui rend votre téléphone inviolable. C’est le produit de l’entreprise genevoise ID Quantique. La start-up a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Ce système a été adopté par Samsung qui en a doté son dernier appareil sorti en mai dernier. Il a été baptisé par la presse de « téléphone le plus sûr du monde ». La puce utilise le cryptage quantique pour générer des nombres aléatoires qui servent de clés inviolables pour permettre notamment une communication sécurisée entre les appareils. Ce système peut être utilisé pour plusieurs applications comme les services bancaires. Les précisions de Grégoire Ribordy directeur et fondateur d’ID Quantique.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

 

Sécuriser les systèmes

De nos jours le piratage est devenu monnaie courante. On ne compte plus les milliers de personnes qui se sont fait pirater leur téléphone ou leur ordinateur. Si la digitalisation apporte de nombreuses choses positives à notre quotidien, elle comporte également de nombreux risques. Et bien souvent nos systèmes de sécurité ne sont pas au point. Les explications de Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

Selon Grégoire Ribordy, en matière de cybersécurité, la Suisse ne se démarque pas des autres pays. Elle prend assez peu d’initiatives pour améliorer la sécurité alors qu’il y aurait une carte à jouer pour les industries locales.

Objets connectés

Si pour le moment cette technologie se limite aux téléphones, à l’avenir elle pourrait se développer dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, quasiment tous les objets ou systèmes sont connectés. Un potentiel que la start-up basée à Genève entend exploiter. Le détail avec Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

La sécurité de nos systèmes connectés est un enjeu crucial de nos sociétés. Avec l’arrivée de la 5G, ce sont 46 milliards de téléphones qui devraient être connectés au réseau à l’horizon 2026.

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