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Coronavirus: toutes les infos du 24 mars 2020

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Genève: de plus en plus de personnes hospitalisées

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

A Genève, l’épidémie de Covid-19 poursuit sa progression mettant de plus en plus sous pression le système sanitaire cantonal. Mardi, 238 personnes infectées étaient hospitalisées aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), contre 214 la veille. Parmi ces personnes, 41 sont aux soins intensifs et toutes sont intubées, a indiqué mardi Aglaé Tardin du service du médecin cantonal. Le canton, où 1510 personnes ont été testées positives, déplore 12 décès à cause du Covid-19. Cinq autres décès sont très fortement suspects, mais ils doivent encore être confirmés. L’âge moyen des victimes dépasse 80 ans.

Les chiffres font aussi état de 103 patients infectés qui ont pu quitter les HUG, car leur état ne nécessitait plus une prise en charge hospitalière. Selon Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé, ces chiffres restent très sérieux et nécessitent la mobilisation de tous. Il s’agit notamment de délester les HUG pour que l’établissement puisse assurer la prise en charge des patients qui souffrent de Covid-19. Les EMS enregistrent aussi des cas d’infection, mais leur nombre n’est à ce stade pas connu. Un protocole d’isolement des résidents malades est appliqué. M.Bron a rappelé que les visites étaient totalement interdites dans l’intérêt des résidents et du personnel.

Enfin, sur le plan de l’approvisionnement en masque, M.Bron a annoncé la réception lundi de 20 millions d’exemplaires, ce qui permet de fournir les institutions de santé. Il s’agit toutefois d’une livraison ponctuelle, les canaux d’approvisionnement n’étant pas encore assurés.

Protection des mineurs: à Genève les enfants placés privés de visite

A Genève, les 500 enfants placés dans des foyers ou des familles d’accueil sont privés de visites de leurs proches en raison de l’épidémie due au coronavirus. Le Service de protection des mineurs (SPMi) privilégie les contacts par écrans interposés pour garder le lien. Sur les 5’000 enfants suivis par le SPMi, 380 sont placés en foyers et 120 dans des familles d’accueil, a précisé mardi Daniela di Mare, directrice générale de l’office de l’enfance et de la jeunesse (OEJ) dont dépend le SPMi. La suspension des visites visent à protéger la santé du personnel et des enfants, a insisté Carlos Sequeira, directeur du SPMi.

Trois mesures ont été mises en place dans les foyers. L’encadrement en journée a été renforcé pour occuper les enfants depuis la fermeture des écoles. Une équipe mobile est disponible pour apaiser les tensions et enfin une antenne téléphonique destinée aux professionnels de l’accueil collectif a été activée. Des infirmiers et des médecins y répondent. Le SPMi, qui continuer à assurer ses missions principales, s’est aussi réorganisé dans ces circonstances exceptionnelles. Au total 80% des collaborateurs font du télétravail et 20% restent sur site. Les suivis sont assurés et les visites à domicile indispensables sont maintenues en respectant les mesures imposées par le Conseil fédéral.  Enfin, l’OEJ a mis à disposition du service médecin cantonal 33 infirmiers et neuf médecins. Cet effectif sera augmenté à 50 infirmiers la semaine prochaine, selon Mme di Mare.

Alain Berset aux HUG: « ça va durer longtemps »

(KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le conseiller fédéral Alain Berset n’a pas caché, mardi, que la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus sera longue. « Il faut nous préparer à ce que ça dure un moment », a-t-il déclaré lors d’un point de presse télévisuel organisé après une visite des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). M. Berset a souligné que la propagation du virus continuait d’être rapide et que Genève, en Suisse, était une région particulièrement touchée par l’épidémie de Covid-19. Le conseiller fédéral a aussi relevé que la Suisse était le premier pays au monde au nombre de personnes testées par habitant, devant la Corée du Sud.

Le Ministre de la santé a aussi défendu la position de la Confédération, qui s’oppose à un confinement strict de la population comme dans d’autres pays. « Nous avons besoin de beaucoup de gens qui travaillent ». Le Conseil fédéral « a misé sur l’adhésion de la population » aux mesures et a l’impression d’être bien suivi. Le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia, de son côté, a remercié Berne d’avoir laissé aux cantons une marge d’adaptation. Le magistrat a rappelé que la perception de l’épidémie variait d’un endroit à l’autre. « Le fait que Genève soit parfois allé plus vite plus loin ne signifie pas que la Confédération est lente ». Concernant la fermeture des chantiers décidée par le canton de Genève, mais non préconisée par Berne, M. Berset a rappelé que les normes de sécurité et d’hygiène devaient absolument être respectées sur le lieu de travail. Il a aussi glissé que sur les gros chantiers, ces directives lui paraissaient difficiles à appliquer.

Gestion sédimentaire du Rhône: opération reportée en 2021

En raison de la crise sanitaire causée par le Covid-19, l’opération visant à enlever le trop-plein de sédiments s’accumulant dans le lit du Rhône entre Genève et Lyon, prévue du 25 mai au 6 juin prochain, est reportée à 2021. Cette tâche nécessite un abaissement partiel du fleuve. Ce report n’aura pas d’incidence sur la sécurité des personnes et des biens contre les crues du fleuve, ont assuré mardi, dans un communiqué commun, le canton de Genève et le département de l’Ain. Les autorités genevoises et françaises sont liées, pour la gestion sédimentaire du Rhône, par un protocole d’accord signé en 2015.

De nombreux barrages sont construits sur le cours du Rhône. Ces ouvrages entraînent localement une accumulation de sables et de limons dans le lit du fleuve. Ce processus peut conduire à un risque d’inondation à certains endroits. Une élimination régulière des sédiments est donc nécessaire pour écarter toute menace. Pour effectuer cette opération, le Rhône doit être partiellement abaissé. Ce travail doit être fait tous les 3 ou 4 ans. L’épidémie liée au coronavirus a chamboulé les plans. L’abaissement du fleuve mobilise en effet de nombreuses personnes tant du côté suisse que français. Or, le contexte sanitaire actuel oblige à la retenue.

Hausse de près de 800 cas confirmés de Covid-19 en Suisse

Le nombre de cas de Covid-19 continue sa progression en Suisse. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 8836 cas positifs, soit près de 800 en plus que la veille. Berne recense aussi 90 décès dus probablement à la maladie. « A l’heure actuelle, 86 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie. Quatre autres décès peuvent être attribués au Covid-19, mais aucun résultat de laboratoire n’est disponible », a précisé l’OFSP sur son site. Lundi à la mi-journée, ce dernier avait fait état de 8060 cas en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein.

Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. L’âge médian des personnes décédées est nettement plus élevé, et s’établit à 85 ans. Les victimes avaient entre 32 et 98 ans. Les cantons du Tessin (339,9 cas par 100’000 habitants), de Vaud (263) et de Bâle-Ville (240,3) restent les plus touchés par l’épidémie due au coronavirus. Comme toujours, l’OFSP précise que ses chiffres se basent sur les déclarations reçues et saisies jusqu’au matin. C’est pourquoi ils peuvent diverger de ceux communiqués le même jour par les cantons.

La Confédération appelle aux dons de masques de protection privés

Le Conseil fédéral appelle les personnes qui ont trop de masques de protection en stock à en faire don à divers établissements de soins de santé. Ces masques sont une denrée rare depuis des semaines et dans le monde entier. « Les personnes qui ont des masques à la maison pourraient par exemple les donner aux EMS. C’est là qu’ils sont nécessaires », a déclaré le chef de la cellule de crise de la Confédération Daniel Koch dans un tweet diffusé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il avait déjà fait cette recommandation lundi lors d’un point de presse. Ce week-end, le laboratoire de Spiez (BE) avait mis en circulation dix millions de masques provenant du secteur privé dont la date d’expiration est dépassée. Il examine également s’il est possible d’utiliser des masques de protection plusieurs fois. Il s’agirait toutefois d’une mesure qui ne serait prise que dans une situation d’urgence.

Le paiement des salaires de mars est assuré

Malgré les difficultés économiques liées à l’épidémie de coronavirus, le paiement des salaires de mars est assuré, a déclaré devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco. Il peut toutefois y avoir quelques retards. Les liquidités à disposition de la Confédération sont suffisantes, a précisé M. Zürcher devant la presse à Berne. Elles devraient suffire pour les deux à trois prochains mois.

Le nombre de demandes de chômage partiel continue par ailleurs à augmenter. Le Secrétariat d’Etat à l’économie a reçu des demandes pour 400’000 employés de 27’000 entreprises. Cela correspond à environ 8% des employés, a précisé M. Zürcher. Le Tessin est toujours le canton le plus touché. Environ un tiers des employés devraient y toucher le chômage partiel. Le Conseil fédéral doit par ailleurs présenter mercredi ses mesures d’aides financières aux entreprises, a précisé le responsable du Seco.

Droit de bail: pas de compromis entre propriétaires et locataires

La crise du coronavirus a également des conséquences sur le paiement des loyers des locaux commerciaux. La Confédération va mettre sur pied un groupe de travail pour permettre aux propriétaires et locataires de trouver une solution pour les retards de paiement. La question des loyers, notamment pour les entreprises et les commerces qui n’ont plus de revenus et ne peuvent plus les payer, se pose depuis le début de la crise. Associations de locataires et de propriétaires se sont retrouvées à la table ronde organisée par le ministre de l’économie Guy Parmelin mardi.

Elles n’ont pour l’instant pas trouvé de terrain d’entente, a indiqué Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement (OFL), lors d’un point de presse. Le plus simple et le plus sensé serait néanmoins que les locataires et les propriétaires discutent et trouvent des solutions en bilatéral. Le but de la Confédération est d’éviter une escalade des procédures judiciaires, raison pour laquelle Guy Parmelin a décidé de créer une task force sur le droit de bail et la crise du coronavirus. Il s’agit notamment de voir si la fermeture d’un commerce par des autorités entre dans le cadre d’un bail à loyer. Les déménagements sont en outre toujours autorisés, a ajouté M. Tschirren. Les mesures d’hygiène doivent cependant être respectées. Des aménagements doivent être trouvés entre bailleurs et locataires dans les cas problématiques.

Une plateforme pour trouver des aides aux récoltes

En raison des restrictions de déplacements en Europe décidées dans le cadre du Covid-19, l’agriculture peine à recruter du personnel. Une plateforme d’embauche a été mise sur pied pour trouver des travailleurs dans des branches actuellement à l’arrêt forcé. L’initiative émane de Fruit-Union Suisse, l’Union maraîchère suisse (UMS) et la plateforme d’emploi flexible Coople. Elle vise à assurer les récoltes 2020, indiquent mardi les trois organisations dans un communiqué. L’appel s’adresse notamment aux employés de la gastronomie et de l’hébergement qui sont actuellement privés de travail. Coople souligne que les salaires devront être corrects afin de rendre ces emplois attractifs à court terme. La Confédération est appelée à prendre les mesures nécessaires pour apporter une aide financière à l’agriculture durant cette période d’exception.

Les forces de l’armée engagées à 80% en Suisse romande

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

L’armée apporte actuellement son soutien surtout en Suisse romande. Environ 80% des forces engagées soutiennent les services de santé dans cette région, a indiqué mardi le brigadier Raynald Droz, chef d’état-major du commandement des opérations au Département fédéral de la défense (DDPS). L’armée dispose d’environ 3000 hommes issus de deux écoles de recrues et de militaires en service long des troupes sanitaires. Une réserve de 1000 hommes est encore disponible. Actuellement, 1000 à 1200 sont engagés, a indiqué le brigadier. 80% sont sur le terrain en Suisse romande et 20% dans la région de St-Gall.

Hormis le soutien au système de santé suisse, l’armée a pour la première fois commencé à prêter main forte à d’autres secteurs que la santé. Cinquante policiers militaires seront mis à disposition des garde-frontières. L’armée a l’habitude de coopérer avec les gardes-frontière, a souligné M. Droz. L’armée a par ailleurs lancé un appel aux volontaires pour participer à l’opération contre le coronavirus. Trois mille jeunes ont répondu. L’armée en a choisi 100, a indiqué le chef d’état-major.

Site chimique de Monthey: engagé pour la désinfection des mains

Des entreprises chimiques du site de Monthey (VS) vont donner cinquante tonnes de solution hydro-alcoolique au CHUV à Lausanne pour le nettoyage des mains. Les cinq premières tonnes partiront cette semaine. Huntsman va produire ce gel de désinfection des mains en collaboration avec Syngenta qui fournit un des matériaux de base, a expliqué mardi à Keystone-ATS Edward Wynne Morris, porte-parole de Huntsman. Entre trois et cinq tonnes seront livrées chaque semaine. Des tests ont été réalisés la semaine dernière avec le CHUV et ils ont été concluants. Depuis mardi, les deux entreprises reçoivent des demandes de pharmacies, d’EMS et de sapeurs-pompiers notamment. Elles sont en train d’évaluer la situation. « Nous regardons si nous sommes capables d’y répondre », a expliqué le porte-parole.

Vaud: les solutions se mettent en place pour l’enseignement à distance

Le canton de Vaud a tenté de rassurer mardi tant les enseignants et les élèves que les syndicats et les parents: les solutions pour l’enseignement à distance se mettent en place. Il a pris trois décisions: adapter le contenu du programme scolaire, annuler les épreuves cantonales de référence (ECR) et harmoniser les outils de travail. Le Conseil d’Etat et le DFJC ont décidé d’adapter le cadre général de l’enseignement obligatoire par une série de mesures. Une première certitude: l’année scolaire 2019-2020 sera prise en compte même si elle est tronquée de plusieurs semaines, annoncent les autorités. Le contenu des cours est priorisé, les enseignants font des choix sur les thèmes retenus et consolident les acquis, poursuit le DFJC. Un temps indicatif à consacrer quotidiennement aux activités scolaires est recommandé en fonction de l’âge et du degré scolaire.

La question des notes a été tranchée. Aussi longtemps que l’enseignement à distance est imposé, toute évaluation notée est proscrite, indique le canton. Les ECR sont annulées et les décisions de promotion, d’orientation et de réorientation sont prises sur la base des résultats obtenus en présentiel uniquement. Enfin, les critères de promotion et d’orientation seront aménagés, les situations particulières prises en compte et l’appréciation des cas limites sera assouplie, explique le DFJC. Le canton a aussi décidé de renforcer « la cohérence et la stabilité de la relation enseignant-élève ». Pour ce faire, il va mettre à disposition par la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) d’un outil commun de communication et de collaboration. Ce dernier sera aussi complété par une plateforme commune d’enseignement à distance.

Lausanne: de nouvelles places d’accueil pour les SDF

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La ville de Lausanne ouvre un nouveau lieu d’accueil pour les sans-abri au Bâtiment de la Pontaise. Il offre 50 places supplémentaires par nuit ainsi que 14 chambres pour des personnes malades ou en quarantaine. Le dispositif d’accueil lausannois dispose ainsi de 208 places en tout, réparties sur six sites différents. Le 16 mars dernier, la ville avait déjà élargi ses capacités, en mettant à disposition une cinquantaine de places dans une salle de gym du Bugnon. L’enjeu, pour les responsables du secteur sanitaire, est d’offrir des conditions d’accueil qui respectent les consignes de l’OFSP sur le plan de l’hygiène et de la distanciation sociale. Plus question d’aligner les lits de camp en rangs serrés.

Pour éviter les passages incessants entre les structures, les SDF seront placés dans le même lieu d’hébergement jusqu’à fin avril, a précisé la ville. Les familles seront si possible réunies sur un site, les personnes âgées et vulnérables dans leur santé sur un autre et les consommateurs de substances en un troisième endroit. La facturation usuelle de cinq francs par nuit est supprimée vu l’impossibilité pour les usagers de trouver des petits boulots, précise le communiqué. Le dispositif sera adapté aux besoins, et ceci dans des délais très courts.

Fribourg transfert des cas plus légers vers les sites périphériques

L’Hôpital fribourgeois (HFR) a commencé à transférer des patients ne nécessitant pas de soins lourds de son site principal à Fribourg vers les sites périphériques. La mesure doit permettre de libérer des capacités pour les malades du Covid-19. Le transfert garantit aussi de s’assurer un maximum de lits en soins intensifs, a indiqué mardi l’HFR. Pour rappel, le canton de Fribourg a déjà enregistré quatre décès confirmés liés à la pandémie, entre mercredi et dimanche. Le site de Fribourg – Hôpital cantonal doit assurer des prises en charge lourdes que ne peuvent garantir les autres sites, précise le communiqué. Ces derniers sont notamment ceux de Riaz, en Gruyère, et de Tavel, en Singine.

A Fribourg, le 18e Festival international de musiques sacrées repoussé à 2021

La 18e édition du Festival international de musiques sacrées (FIMS) de Fribourg est repoussée d’une année, pandémie de Covid-19 oblige. Elle aurait déroulé ses fastes du 27 juin au 5 juillet 2020. Les organisateurs du FIMS travaillent avec les ensembles musicaux au report des concerts programmés, ont-ils fait savoir mardi dans un communiqué. Ils donnent d’ores et déjà rendez-vous au public du 3 au 11 juillet 2021.

Premier décès dans le canton de Thurgovie

Le canton de Thurgovie a enregistré son premier décès à cause du coronavirus. Il s’agit d’une femme de 87 ans qui souffraient d’autres maladies, a indiqué mardi l’état-major de crise du canton.

Neuchâtel: dispositif pour la prise en charge d’animaux

Le canton de Neuchâtel a mis en place un dispositif pour la prise en charge d’animaux de personnes seules malades ou devant être hospitalisées en raison du Covid-19. Le propriétaire peut prendre contact via la hotline ou le courriel du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Les animaux ne peuvent pas être pris en charge au domicile de leur propriétaire par le personnel des pensions et refuges en raison des risques importants de transmission du virus au contact du propriétaire et de son logement.

Toutes les mesures sanitaires seront prises pour éviter la propagation du virus et garantir la santé du personnel du SCAV (masques, gants, surblouses). Un refuge a été désigné pour accueillir les premiers jours ces animaux potentiellement porteurs du virus sur leur pelage. Les animaux seront répartis ensuite dans d’autres refuges et pensions du canton. Ces différentes prestations seront facturées au propriétaire. Le SCAV rappelle qu’il est strictement interdit aux collaborateurs des différents refuges et pensions, d’aller chercher des animaux au domicile des propriétaires potentiellement atteints par le Covid-19.

Pas de contrôles supplémentaires sur les chantiers

La sécurité des employés sur les chantiers est du ressort des employeurs. Il n’y aura pas plus de contrôles en raison de l’épidémie de coronavirus. Les contrôles habituels se poursuivent, mais il y en a « très peu » pour des raisons d’effectifs, a déclaré devant la presse Boris Zürcher, chef de la direction du travail au Seco. En cas de divergences entre patrons et employés sur les conditions de travail, il peut être fait appel à un contrôleur de la Suva ou du canton. Sur le principe, il est de la responsabilité des employeurs de veiller à ce que la sécurité soit assurée sur leurs chantiers et que les salariés ne tombent pas malades. Si ce n’est pas possible, les patrons ont la possibilité de recourir au chômage partiel.

TCS: aide gratuite au personnel de santé en cas de panne

(KEYSTONE/Walter Bieri)

Tous les employés du système de santé peuvent désormais avoir recours gratuitement à l’aide du TCS en cas de panne de leur véhicule. Leur appel recevra une assistance rapide et prioritaire, annonce mardi le Touring Club Suisse (TCS). Les employés des hôpitaux, de cabinets médicaux, de Spitex, de maisons de retraite et de soins infirmiers sont en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Beaucoup d’entre eux dépendent de leur voiture, de leur moto, de leur vélo électrique ou de leur vélo pour se rendre au travail ou remplir leurs fonctions. Une panne peut avoir des conséquences dramatiques dans la situation exceptionnelle actuelle. Dans un tel cas, il suffit d’indiquer l’appartenance au personnel médical suisse pour bénéficier gratuitement de ce service prioritaire, sans nécessairement être membre du TCS, précise l’organisation.

Cinq morts supplémentaires au Tessin

Dans le canton du Tessin, cinq personnes ont succombé au Covid-19 durant les 24 dernières heures. Par ailleurs, 46 nouvelles contaminations ont été recensées, ont indiqué mardi les autorités tessinoises. Au total, le canton du Sud des Alpes compte 1211 personnes porteuses du coronavirus. 53 sont mortes de cette maladie pulmonaire.

Le médecin cantonal tessinois voit un « léger » ralentissement

Après quatre semaines de lutte contre la diffusion du coronavirus, le médecin cantonal tessinois observe un léger ralentissement de l’épidémie. Giorgio Merlani l’a attribué aux mesures restrictives prises dans l’espace public cantonal. La Confédération appelle cependant à la prudence. Il y a encore une semaine, le nombre de nouvelles infections doublait à un rythme hebdomadaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, a indiqué le médecin cantonal mardi sur les ondes de la radio alémanique SRF. L’épidémie a « un peu ralenti » au sud des Alpes, a déclaré Giorgio Merlani. Il a jugé que la fermeture des bars et restaurants le 11 mars a aidé dans la lutte contre le Covid-19.

Il est trop tôt pour parler d’une telle tendance, a déclaré pour sa part à Berne Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Même s’il y a beaucoup d’espoir, il faudra encore du temps avant de pouvoir confirmer que la courbe s’aplanit. Il est en outre possible que les chiffres du week-end ne soient pas justes et qu’ils faussent les données.

Conseiller d’Etat argovien testé positif

Le conseiller d’Etat argovien Urs Hofmann a été testé positif au coronavirus. Le commandant de la police cantonale Michael Leupold est lui aussi infecté par le virus. Le chef du département de l’économie et de l’intérieur et le commandant de la police se portent bien, a indiqué mardi la chancellerie cantonale. Ils ont été placés en isolement à leur domicile. D’autres cas suspects dans l’environnement gouvernemental sont en cours de clarification. Des personnes travaillant avec le conseiller d’Etat et le commandant de la police cantonale se sont placées volontairement en quarantaine. Il s’agit notamment du président du gouvernement Markus Dieth et de la chancelière Vincenza Trivigno. Le conseiller d’Etat Urs Hofmann continue de travailler depuis son domicile.

Plusieurs cas de coronavirus dans un EMS lucernois

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Les secteurs gériatriques d’hôpitaux et EMS sont particulièrement menacés par le coronavirus. Les autorités lucernoises ont ainsi annoncé mardi plusieurs cas confirmés dans un home pour personnes âgées à Emmen. Une division de l’établissement a été isolée. Les pensionnaires infectés ont été hospitalisés, indique l’EMS « Emmenfeld ». Pour protéger les personnes travaillant et celles séjournant dans la maison de retraite, la division où séjournaient les pensionnaires infectés a été confinée. En outre, les visites à l’EMS sont interdites.

Feux interdits dans les Grisons

Le gouvernement des Grisons a prononcé mardi une interdiction générale de faire du feu sur l’ensemble du territoire cantonal en raison du coronavirus. L’objectif est de ne pas surcharger encore les pompiers, la police, la protection civile et les militaires. Les services de secours vont arriver ces prochains jours à la limite de leurs capacités en raison de la crise de coronavirus, a indiqué mardi l’exécutif grison. Jusqu’à nouvel ordre, les feux ne sont autorisés que dans les zones d’habitation pour autant qu’une distance d’au moins 50 mètres avec la forêt soit respectée.

L’ETH Zurich fournit des équipements de laboratoire pour les tests

L’ETH Zurich met à disposition du canton de Thurgovie des équipements de laboratoire pour produire des tests de dépistage pour le coronavirus. Ces équipements n’étaient pas utilisés en raison de recherches limitées à cause du coronavirus.  Le canton de Thurgovie va ainsi pouvoir disposer d’un « Lightcycler 480 » doté d’une infrastructure appropriée. L’appareil sera utilisé pour la production de bâtonnets de tests de dépistage. L’appareil se trouve normalement dans le Centre de la diversité génétique (CDG) du département des sciences des systèmes environnementaux de l’ETH Zurich. Depuis 2009, le CDG est à la disposition de toutes les institutions académiques de Suisse en tant que plateforme technologique et de services pour les projets de génétique et de génomique. Dans le génome se trouve le matériel génétique d’un être vivant ou d’un virus.

Un test de dépistage au coronavirus commence par un frottis, explique l’ETH Zurich. Un bâtonnet de test est utilisé pour prélever un échantillon dans la bouche, le nez ou la gorge. Les échantillons obtenus sont ensuite soumis à des analyses de biologie moléculaire dans des laboratoires ou des entreprises qualifiés. Une réaction en chaîne par polymérase quantitative (QPCR) est effectuée pour vérifier si le frottis contient le matériel génétique du coronavirus. Pour y parvenir, on utilise un appareil de laboratoire qui peut reproduire plusieurs copies du matériel génétique. Les copies dupliquées sont ensuite marquées avec des substances fluorescentes. Il est ainsi possible de voir si les échantillons contiennent des séquences de gènes du coronavirus ou non et donc de savoir si la personne testée est infectée ou non.

Réouverture d’une prison à Zurich pour des détenus infectés

Le canton de Zurich a décidé de rouvrir la prison de Horgen pour y installer des détenus infectés par le coronavirus. L’établissement était fermé depuis le mois de décembre. La prison de Horgen sera une sorte d’infirmerie pour les détenus infectés, a indiqué mardi le service d’application des peines du canton de Zurich. Il confirme ainsi une information de la radio alémanique SRF1.

En principe, les détenus infectés sont traités dans la prison dans laquelle ils purgent leur peine. La prison de Horgen accueillera des prisonniers qui ont besoin de soins plus intensifs. Actuellement, le projet est en phase de planification. On ne sait pas encore combien de prisonniers seront transférés à Horgen. Seuls des détenus de prisons zurichoises pourront y être soignés. La coopération avec d’autres cantons n’est pas prévue, ont précisé les autorités.

Test de détection d’anticorps de Covid-19 développé à Zurich

Des chercheurs suisses ont développé à Zurich un test expérimental de détection d’anticorps liés au coronavirus. Mis à l’essai pour l’instant sur les patients de l’Hôpital universitaire, il révèle aussi des cas de personnes porteuses ne souffrant d’aucun symptôme. Ce test est l’oeuvre d’un réseau entier de chercheurs, indique mardi à Keystone-ATS Adriano Aguzzi, directeur de l’institut de neuropathologie de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ). Le test en étant au stade expérimental, les patients ne sont pas informés de leur résultat, comme lors des tests de diagnostic classiques. Contrairement à ces derniers, le test nouvellement développé n’est pas basé sur un frottis de la gorge, mais sur une mini-prise de sang. Il détecte les éventuels anticorps et non pas les particules du virus, comme lors des frottis. Les anticorps sont produits par l’organisme pour guérir d’une infection au Sars-CoV-2. Ils restent détectables chez les personnes guéries et chez les personnes porteuses du virus, qui n’ont pas présenté de symptômes.

Les essais menés sur tous les patients de l’USZ révèlent d’importants enseignements. Les chercheurs peuvent ainsi mieux déterminer le degré d’avancement de l’épidémie, à travers le nombre de personnes porteuses du virus et celui des personnes guéries. Le test révèle aussi au final le chiffre aujourd’hui inconnu des personnes porteuses sans symptômes. L’étude de l’équipe d’Adriano Aguzzi permet aussi d’évaluer la palette de symptômes présentés par les patients hospitalisés de Covid-19. « Il existe encore beaucoup de zones d’ombre. Améliorer nos connaissances est donc fondamental », souligne le chercheur. Le haut débit du nouveau test constitue un autre avantage important: 1000 à 2000 personnes peuvent actuellement être testées par ce moyen chaque jour à Zurich.

Espagne: 514 morts en 24 heures

EPA/ISMAEL HERRERO

L’Espagne a enregistré un nouveau record de morts dus au coronavirus en 24 heures avec 514 décès supplémentaires entre lundi et mardi. Cela porte le bilan total à 2696, a annoncé le ministère de la Santé. Le nombre total de cas confirmés s’approche lui des 40’000 avec 39’673, alors que les autorités multiplient les tests dans le deuxième pays le plus touché en Europe derrière l’Italie. Ce nouveau bilan est publié alors que le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez va demander au parlement le prolongement jusqu’au 11 avril du confinement des Espagnols, décrété le 14 mars.

Les Espagnols ne sont autorisés à sortir de chez eux, individuellement et en gardant leurs distances, que pour acheter des produits de première nécessité, se rendre au travail quand le télétravail n’est pas possible ou encore sortir brièvement leur chien. Les autorités ont toutefois écarté jusqu’ici de prendre des mesures plus drastiques et espèrent atteindre le pic de l’épidémie dans les prochains jours.

La France en état d’urgence sanitaire

La France est officiellement en état d’urgence sanitaire mardi pour deux mois, éloignant ainsi la perspective de sortir fin mars du confinement imposé par la pandémie de coronavirus. La maladie, qui a tué 186 nouveaux malades lundi, soumet le système de santé du pays à très rude épreuve. Le Parlement a adopté dimanche ce texte « d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », à l’issue de quatre jours de travaux intensifs en comité restreint. Le Covid-19 a fait 860 morts en France depuis le début de l’épidémie, donc cinq médecins, et 2082 patients étaient lundi soir en réanimation, a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran.

Face à cette aggravation de la situation, le Premier ministre Edouard Philippe a averti lundi que « le temps du confinement peut durer encore quelques semaines », en annonçant un durcissement des mesures de confinement. Ainsi, il ne sera plus possible d’aller faire du sport loin de son domicile et pendant le temps que l’on veut. « Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, c’est dans un rayon de 1 km de chez soi, maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour », a précisé le chef du gouvernement. Les sanctions ont été durcies pour ceux ne respectant pas ces consignes. Les 135 euros d’amende forfaitaire doivent passer à 1500 euros en cas de récidive « dans les 15 jours », et « quatre violations dans les trente jours » pourront valoir jusqu’à « 3700 euros d’amende et six mois de prison ».

L’ancien président finlandais positif

L’ancien président finlandais et prix Nobel de la paix Martti Ahtisaari, 82 ans, est porteur du coronavirus, a annoncé la présidence finlandaise. Elle a précisé que le malade se portait bien étant donné les circonstances. Président de la Finlande de 1994 à 2000, Martti Ahtisaari a reçu en 2008 le prix Nobel de la paix. Il avait été récompensé pour ses efforts en faveur de la résolution des conflits et de ses talents de médiateur, notamment en Indonésie, en Namibie, en Irlande du Nord et dans les Balkans. Son épouse Eeva, 83 ans, a également été testée positive au virus. La semaine dernière, la Première ministre Sanna Marin avait déclaré l’état d’urgence en vertu duquel la frontière a été fermée aux non-résidents et les rassemblements de plus de 10 personnes ont été interdits.

Les Pays-Bas annulent les examens de fin d’études

Le gouvernement néerlandais a annulé les examens centraux de fin d’études. La décision a été prise en raison de la pandémie de coronavirus. Aux Pays-Bas, qui comptent plus de 4700 cas officiellement déclarés, les écoles sont fermées depuis le 16 mars afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. La validation ou non du diplôme de fin d’études sera ainsi déterminée uniquement sur la base des notes obtenues durant l’année scolaire.

« Je veux donner à tous les élèves la possibilité d’obtenir un diplôme complet et ainsi progresser sans délai vers l’enseignement supérieur en ces temps de crise », a déclaré le ministre néerlandais de l’Education Arie Slob dans un communiqué. Les établissements ont plus de temps – jusqu’à début juin – pour faire passer aux élèves le restant des examens encore prévus comptant pour les notes obtenues durant l’année scolaire. Le ministère encourage vivement les institutions scolaires à organiser la tenue de ces examens à distance, par exemple par visioconférence. Si les écoles ne sont pas en mesure d’effectuer les tests à distance, ces derniers peuvent se dérouler dans les bâtiments scolaires en respectant une distance de sécurité de 1,5 mètre.

Dans le reste du monde:

Le saxophoniste Manu Dibango est mort des suites du Covid-19

Manu Dibango, saxophoniste et légende de l’afro-jazz, est décédé des suites du Covid-19 à l’âge de 86 ans. La nouvelle a été confirmée par Thierry Durepaire, gérant des éditions musicales de l’artiste camerounais. L’auteur d’un des plus grands tubes planétaires de la musique world, « Soul Makossa » (1972), est la première célébrité mondiale à décéder des suites d’une contamination au coronavirus. « Il est décédé au petit matin, dans un hôpital de la région parisienne », a indiqué M. Durepaire à l’AFP.

Les restrictions aux déplacements vont être levées à Wuhan

La ville chinoise de Wuhan, berceau de l’épidémie du coronavirus, va lever le 8 avril ses restrictions aux déplacements après plus de deux mois de confinement. Le reste de la province du Hubei bénéficiera de cette mesure dès mercredi. Seuls les habitants considérés comme sains pourront dans un premier temps se déplacer librement, ont annoncé mardi les autorités.

Covid-19: sept nouveaux décès en Chine, les cas importés bondissent

La Chine a fait état mardi de 78 cas nouveaux cas de coronavirus. La grande majorité d’entre eux sont des contaminations importées de l’étranger, faisant craindre une nouvelle vague de contagion. Sept décès ont par ailleurs été enregistrés, à en croire le bilan officiel du ministère chinois de la santé. Tous sont survenus à Wuhan, berceau de l’épidémie, où un nouveau cas a été signalé après cinq jours sans contaminations supplémentaires. L’immense majorité des nouveaux cas en Chine concerne désormais des contaminations de personnes de retour de l’étranger, alors que l’épidémie semblait sous contrôle dans le pays. Sur les 78 nouvelles contaminations signalées mardi, 74 sont des cas dits importés, soit près du double de la veille.

De nombreuses villes ont adopté des règles strictes pour mettre en quarantaine les nouveaux arrivants. Depuis lundi, tous les vols internationaux à destination de Pékin doivent au préalable faire escale dans un autre aéroport chinois, où les passagers sont soumis à un dépistage du virus. Avec plus de 80’000 cas et 3277 décès officiellement recensés, la Chine est le second pays le plus touché au monde par le nouveau coronavirus après l’Italie. Au total, 427 contaminations importées ont été signalées.

l’Inde décrète trois semaines de confinement

Le Premier ministre indien Narendra Modi a ordonné mardi un confinement total de l’Inde, géant de 1,3 milliard d’habitants, pendant trois semaines pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Le Premier ministre a appelé les Indiens à respecter une distanciation sociale et à rester à la maison. « Il n’y a aucun autre moyen d’échapper au coronavirus », a-t-il prévenu. L’Inde dénombre 519 cas confirmés de coronavirus dans le pays, qui y a déjà causé la mort de 10 personnes, selon le dernier bilan officiel mardi soir. Les experts estiment que ce nombre est grandement sous-estimé en raison de la faible quantité de tests réalisés dans la deuxième nation la plus peuplée de la planète.

OMS: les Etats-Unis pourraient dépasser l’Europe en nombre de cas

L’OMS tire la sonnette d’alarme. Les Etats-Unis, où le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus explose, pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir l’épicentre de la pandémie du coronavirus. La pandémie de Covid-19 s’est déclarée en décembre en Chine avant de se propager en Europe, désormais continent le plus touché. La progression de la maladie aux Etats-Unis pourrait en faire bientôt le nouvel épicentre, a indiqué Margaret Harris, une porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé lors d’un point presse en visioconférence.

L’accélération de la maladie Covid-19 aux Etats-Unis peut s’expliquer par un meilleur dépistage. Elle reflète aussi le taux élevé de transmissions avant la mise en place des mesures de confinement plus strictes. « La contagion par chaque individu de deux ou trois personnes prend de trois à cinq jours. Nous, ce que nous voyons s’est produit il y a trois, quatre ou cinq jours, dans de nombreux pays », selon Margaret Harris. « Aux Etats-Unis, il y a une semaine, il y avait de nombreuses transmissions », a-t-elle souligné. Bien qu’il faille s’attendre dans les jours à venir à une hausse considérable du nombre des cas à l’échelle planétaire, l’OMS dit percevoir des « signes positifs très précoces dans certains pays européens qui ont réussi à convaincre leur population de respecter la distanciation physique, de ne pas se déplacer », a aussi indiqué la porte-parole de l’organisation.

Un test de détection rapide du Covid-19 autorisé en urgence aux USA

Le laboratoire français bioMerieux a obtenu, selon une procédure dérogatoire, le droit de commercialiser aux Etats-Unis un nouveau test rapide du Covid-19. L’autorisation sera valable pendant toute la durée de la crise sanitaire. Ce nouveau test, Biofire Covid-19, détecte le coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie en 45 minutes « à partir d’un prélèvement rhinopharyngé réalisé avec un écouvillon » (sorte de goupillon), a indiqué le groupe dans un communiqué. Il est très simple d’utilisation, a-t-il ajouté. Ce test a été développé avec le soutien du département américain de la Défense (DoD) qui en sera le premier destinataire. Il sera ensuite disponible sur le marché américain, puis à l’international « quand les autorités réglementaires le permettront ».

BioMérieux souligne que cette autorisation de commercialisation aux Etats-Unis est temporaire. Elle a été accordée selon une procédure d’urgence. Le groupe français indique être en train d’augmenter ses capacités de production dans la région de Salt Lake City (Utah, ouest des Etats-Unis), afin de parvenir à une capacité de production « maximale » de ce test « d’ici quelques semaines ». C’est le deuxième outil de test du Covid-19 mis au point par bioMérieux. Un test « en temps réel », le SARS Cov-2 R-Gene, a été validé en France par le Centre national de référence pour les virus des infections respiratoires qui en a salué, affirme le groupe, « les excellentes performances ». Cet outil, produit en France, devrait « rapidement » obtenir le marquage CE permettant sa commercialisation dans l’Union européenne.

Premier décès au Cap-Vert, un touriste britannique

Le Cap-Vert a annoncé mardi le premier décès dû au nouveau coronavirus, un touriste Britannique de 62 ans qui séjournait sur l’île de Boavista, haut lieu touristique de cet archipel situé au large du Sénégal. Il était arrivé le 9 mars à Boavista, l’une des neuf îles du pays, et a commencé à présenter des symptôme le 16 mars. Tout le personnel de l’hôtel où il séjournait a été placé en confinement, selon les autorités. Il s’agissait du premier cas détecté au Cap-Vert, l’un des premiers pays à avoir interdit les vols en provenance d’Italie, dès le 27 février, avant d’étendre cette interdiction aux pays affectés par le coronavirus tels que le Portugal, le Sénégal, le Brésil ou les Etats-Unis.

Deux autres cas ont été recensés, toujours à Boavista: une touriste néerlandaise de 60 ans dont l’état est jugé préoccupant et un ami du Britannique décédé lundi. Les liaisons aériennes et maritimes entre Boavista et le reste du pays ont été interrompues et quelque 150 personnes qui avaient pu quitter l’île juste avant ont été placées sous surveillance par les autorités capverdiennes.

Arabie – Coronavirus: Ryad annonce un premier décès et une hausse des cas

L’Arabie saoudite a annoncé mardi le premier décès lié au nouveau coronavirus, avec une hausse inédite du nombre de personnes contaminées, le pays comptant désormais 767 cas, selon le ministère de la Santé. Un ressortissant afghan, vivant à Médine (ouest), est mort de la maladie Covid-19, a indiqué le ministère, qui a enregistré 205 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, la plus forte hausse connue par le royaume en une seule journée.

L’Arabie saoudite, qui compte le plus important nombre de cas parmi les pays du Golfe, a instauré lundi un couvre-feu nocturne pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Le pays, plus riche économie du monde arabe, a également fermé cinémas, centres commerciaux et restaurants, et suspendu tous les vols, ainsi que le petit pèlerinage de la Omra, qui attire chaque année des millions de musulmans venus du monde entier.

ATS/MH

1 commentaire

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  1. Kathrein Humbel-Bolz

    24 mars 2020 à 22 h 26 min

    Les mesures de protection de la population en Suisse sont trop lâches ! En campagne, plein de groupes de personnes se promènent dans les chemins pédestre des vignes, à Lully par exemple.
    Les personnes ne devraient se promener que seul, et non pas en groupe.
    Les petites épiceries, bien que ne laissant entrer pas plus que 5 personnes sont des lieux propices à la propagation: les légumes sont présentés ouvertement, aux caisses pas de marquage de distance, les personnes se croisent près et touchent les fruits et légumes.
    La surveillance est trop lâche, les règles sont trop lâches.
    Les gens disent : « Oui mais je fais attention ». Ce n’est pas une protection ! Il faut encore beaucoup plus drastiquement limiter les sorties. Une personne seule , par exemple.

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Reprise de l’horaire normal pour les TPG dès samedi

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KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les transports publics genevois retrouvent un horaire normal à partir de samedi. La stabilisation du taux d’absence des chauffeurs des TPG permet à l’entreprise de planifier un retour à un horaire normal.

A partir du 5 décembre, les TPG augmentent leur offre « afin d’accompagner les mesures de déconfinement annoncées par le Conseil d’Etat genevois », indique un communiqué. Le réseau des TPG fonctionnera à nouveau à 100%.

Le service de nuit, dont les Noctambus, reste suspendu, conformément aux décisions de la branche suisse des transports et de l’Office fédéral des transports. La semaine dernière, la fréquentation des TPG se situait à 54% en comparaison à la même période l’année passée.

C’est le plus bas niveau atteint au cours de la deuxième vague de coronavirus. En avril, lors de la première vague, la baisse de fréquentation avait atteint 16% du niveau de l’année précédente. L’entreprise s’attend à une croissance de la fréquentation durant la période de fin d’année.

L’entreprise rappelle que le port du masque est obligatoire dès 12 ans, dans les transports publics tout comme aux arrêts. Et ajoutent qu’il est impératif de se désinfecter les mains en entrant et en sortant de chaque véhicule.

Source : ATS

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Genève: les jeunes des Grottes se battent pour un Skate et un Parkour park

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Le sport urbain a le vent en poupe. A Genève, si le Skatepark de Plainpalais permet aux jeunes de la rive gauche de s’adonner à leur sport favori, il n’existe pas d’équivalent rive droite. Un projet se dessine juste au-dessus de la poste de Montbrillant. Le détail avec Judith Monfrini

Ils sont jeunes et ils ont la passion des sports urbains. Depuis près de deux ans, ils réclament un skate parc, rive droite, dans le quartier des Grottes à Genève. L’initiative est née dans la tête d’une trentaine de jeunes Skaters lors du Forum social Grottes-Saint-Gervais organisé par la Ville de Genève, au printemps 2019. Pour mener à bien leur projet et aidés de leurs parents, ils ont créé l’association Espace Freestyle Montbrillant, EFM. La Ville leur a accordé une subvention pour réaliser un projet d’étude du futur Skate et Parkour park.

Océane Firman est à la fois traceuse, adepte des parkours, et skateuse…Elle a 16 ans.

Océane Firman Membre de EFM

La parcelle choisie par les jeunes se trouve rue de Montbrillant entre la poste et le cycle du même nom. Le financement du département de la cohésion sociale et de la solidarité a permis à l’association de réaliser un projet collaboratif avec un bureau d’architecte bâlois, Vertikal Technik. Océane nous livre sa vision du futur espace de vie.

Océane Firman Membre de EFM

La volonté des jeunes est également d’ouvrir le sport urbain aux filles, encore trop peu représentées dans ce domaine.

Océane Firman Membre de EFM

En mai, l’association a déposé une pétition au Conseil municipal de la Ville de Genève munie de 500 signatures. Les jeunes sont dans l’attente d’une décision. Selon la Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité, Christina Kitsos, le projet est inscrit au plan d’investissements financier de 2024. Mais il reste encore des obstacles à franchir.

Christina Kitsos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

La Magistrate salue néanmoins l’engagement des jeunes des Grottes et n’exclut pas de tenter de faire avancer le projet plus rapidement.

 

 

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Journée Mondiale de lutte contre le SIDA : « la peur est le pire ennemi de la prévention »

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Le 1er décembre a lieu la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Un temps fort qui a pour but de soutenir les personnes vivant avec le virus responsable, le VIH. A cette occasion, le Service des maladies infectieuses du CHUV organise des conférences en ligne ayant pour objectif de revenir sur les avancées médicales, en 2020 pour les malades.

Le virus a été découvert il y a presque 40 ans, et les traitements antirétroviraux ont progressé depuis. Malgré les années, la peur du VIH est toujours présente et le SIDA reste une maladie stigmatisante. Peur et stigmatisation, voilà les pires ennemis de la prévention selon la Professeure Alexandra Calmy, médecin-cheffe de l’unité VIH du service des maladies infectieuses des HUG, interrogée par Benjamin Smadja et Laurie Selli.

Précisons que les objectifs de lutte contre le VIH établis pour cette année ne seront pas atteints. En cause le Covid qui détériore la situation et pourrait provoquer jusqu’à plus de 150’000 décès supplémentaires en trois ans. ONUSIDA a lancé récemment à Genève trois nouvelles approches pour 2025.

Les infections au VIH en Suisse ont baissé d’un tiers par rapport à la même période l’an passé. 236 cas d’infection ont été signalés à la fin de l’année, selon les chiffres publiés récemment par l’Office fédéral de la santé publique. L’Aide suisse contre le sida avance deux explications pour comprendre cette baisse : « Soit les gens ont été moins testés pour le VIH pendant cette période de coronavirus, soit ils ont eu moins de relations sexuelles non protégées ».

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Deux genevois créent un supermarché avec zéro déchet plastique

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À Genève, Clarisse Pitton et Christophe Rolland lancent Organy, un supermarché sans déchet plastique, 100% bio et local au maximum. L’objectif: faire ses courses de la manière la plus écologique possible. La plateforme de course réutilise les bocaux ou bouteilles usagés et possède sa propre marque.

Générer zéro déchet plastique. C’est le concept du supermarché écologique Organy qui est 100% bio et maximum local. Crée par deux genevois, Clarisse Pitton et Christophe Rollandcette structure cherche une nouvelle façon de consommer bio, local et responsable. Leur concept se veut différent du vrac. Les consommateurs n’ont pas à se déplacer avec leur contenant puisque tout est emballé mais uniquement avec du biodégradable. Le supermarché dispose de toute une gamme de produits des denrées alimentaires aux produits cosmétiques en passant par les articles d’entretien. Pour l’instant les commandes se font uniquement en ligne et sont livrables en une heure en Ville de Genève. Le but: faire ses courses de la manière la plus écologique possible comme l’explique Clarisse Pitton, cofondatrice d’Organy.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Chez Organy, l’une des spécificité est de réutiliser les bocaux ou les bouteilles usagées. Pour ce faire les deux genevois se sont inspirés du système des consignes. Ecoutez Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Une seule marque

L’une des concepts de ce supermarché d’un nouveau type est qu’il n’existera qu’une seule sorte de chaque produit d’alimentation, d’entretien ou de cosmétique. L’objectif est de gagner de la place et du temps. Les détails avec Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

Organy ne se voit pas comme une épicerie fine et veut proposer des prix abordables. Leur objectif est d’être un supermarché de tous les jours comme l’explique Clarisse Pitton.

Clarisse Pitton Cofondatrice d'Organy

 

Crowfunding

Pour lancer leur entreprise, la jeune femme et son associé Christophe Rolland ont lancé un financement participatif le 26 octobre dernier au travers de la plateforme SIG impact pour récolter 20’000 francs. La campagne s’est achevée il y a deux jours et ils ont récolté 30’000 francs grâce à 280 contributeurs. Grâce à ce ce soutien ils pourront notamment concrétiser leur boutique qui devrait voir le jour dans le quartier de Rive et développer leur application.

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Genève: les patrons recourent contre le salaire minimum

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@keystone ATS

Cinq associations patronales, dont la Fédération des entreprises romandes ont déposé deux recours, à la Cour constitutionnelle de la Cour de justice et au Tribunal, contre le salaire minimum. Si elles ne contestent pas la légitimité de la loi, elles dénoncent son mode d’application. 

A Genève, la Fédération des entreprises romandes et quatre associations patronales ont déposé un recours contre le salaire minimum. Si elles ne dénoncent pas la loi qui l’instaure en tant que telle, elles regrettent son application immédiate. Pour la FER l’application de la loi au premier novembre n’est pas proportionnée et le Conseil d’Etat aurait dû prévoir des mesures transitoires. Les explications de Nathalie Bloch, Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la Fédération des entreprises romandes.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

Les associations patronales contestent également l’indexation au coût de la vie prévue par la législation, qui ne va que dans le sens de la hausse.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

Les syndicats, de leur côté également ont déposé recours contre la loi pour faire valoir une indexation des salaires cette année déjà. Ce qui exaspère les milieux patronaux.

Nathalie Bloch Directrice adjointe du département des associations professionnelles à la FER

La FER dénonce une position rigide des syndicats, presque dogmatique. Il vaudrait mieux songer à la survie de l’entreprise. qui dit survie dit emplois préservés.

Avec la crise économique qui se profile, les prix vont baisser et l’indexation des salaires ne va pas pouvoir se faire à la hausse, avertissent les patrons. Ils ont fait recours auprès de la Cour constitutionnelle de la cour de justice ainsi qu’auprès du Tribunal fédéral.

 

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