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Coronavirus: toutes les infos du 20 mars 2020

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KEYSTONE/Christian Beutler

Genève maintient le second tour des élections municipales

(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le Conseil d’Etat genevois a confirmé, vendredi, le maintien du second tour des élections municipales, le 5 avril. Le gouvernement va privilégier le vote par correspondance et l’élargir jusqu’à dimanche midi. Il ne sera en revanche pas possible de se rendre dans les locaux de vote, dimanche, car ils seront fermés. Des mesures ont aussi été prises pour garantir la sécurité des personnes qui participeront au dépouillement du scrutin. Le processus sera notamment étalé dans le temps. Les partis politiques ont été consultés à propos du maintien du second tour des élections municipales. La majorité a soutenu cette décision, estimant que le citoyen a déjà pu se former une opinion lors du premier tour. D’autres, comme l’UDC, le MCG et SolidaritéS s’y sont opposés. En revanche, les votations cantonales du 17 mai n’auront pas lieu et sont reportées, a fait savoir le Conseil d’Etat genevois.

Ce dernier a également pris des mesures pour soutenir l’économie. Il s’agit d’aider les plus vulnérables, notamment la catégorie des indépendants, a expliqué le conseiller d’Etat Pierre Maudet. Le gouvernement genevois va proposer au Conseil fédéral d’agir en utilisant le système d’allocations perte de gain. « Nous allons plaider pour une compensation immédiate », a ajouté M.Maudet. Le système, qui date de la Deuxième Guerre mondiale, fonctionne encore aujourd’hui pour les militaires. Par ailleurs, le Conseil d’Etat genevois a rappelé que la fermeture de tous les chantiers du canton était effective à partir de vendredi, midi. Un organisme tripartite pourra accorder des dérogations, au cas par cas, pour des raisons de sécurité ou un intérêt public prépondérant.

Genève: deux nouveaux décès et 197 nouveaux cas

Deux nouveaux décès dus au coronavirus ont été annoncés vendredi à Genève, ce qui porte à sept le nombre de victimes depuis le début de l’épidémie. Avec 197 personnes testées positives jeudi, le nombre total de diagnostics positifs passe à 873. Des jeunes sont aussi hospitalisés. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) comptent 22 patients aux soins intensifs, don 21 sous respirateur artificiel, a annoncé vendredi après-midi Aglaé Tardin, du service du médecin cantonal. L’épidémie est dans une phase ascendante, a fait savoir Adrien Bron, directeur général de la direction de la santé. Le canton dispose de suffisamment de respirateurs artificiels.

Les ressources du canton sont désormais fédérées pour assurer la prise en charge des patients qui doivent être hospitalisés. Les HUG centralisent les malades du coronavirus. Lorsque ses capacités d’admission seront dépassées, les cliniques privées prendront le relais. Elles participent déjà activement à la prise en charge ambulatoire et au dépistage, avec le Réseau d’urgence genevois. Aux HUG comme dans les cliniques privées, le programme opératoire va être fortement réduit. Toute intervention qui ne peut pas être repoussée de plus de trois mois sans risque vital ou fonctionnel sera effectuée dans le cadre de la collaboration entre les HUG et les cliniques. Les autres seront repoussées à plus tard. Les lits libérés accueilleront des patients COVID-19.

Mauro Poggia : « Le confinement strict est inévitable »

Le conseiller d’Etat genevois en charge de la santé en appelle au confinement total. Sur Facebook, le magistrat estime que « les règles posées ne sont pas respectées par tous. Le virus continue sa progression inexorablement et exponentiellement. Et le conseiller d’Etat de préciser chiffres à l’appui qu’à Genève, les cas positifs testés augmentent de jour en jour. Lundi 16 mars : 92 cas, mardi 17 mars 120 cas, mercredi 18 mars 134 cas. Statistiquement 20% seront hospitalisés dont 5% aux soins intensifs. Avant de conclure : « En d’autres termes, pour les seuls cas testés positifs mercredi, 27 finiront à l’hôpital et 7 aux soins intensifs. Ainsi de suite, jour après jour, jusqu’au moment où nos capacité sanitaires seront débordées. »

A Genève, les participants à un attroupement risquent l’amende

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Après la prévention, la police genevoise passe à la répression. Les personnes qui participent à des rassemblements s’exposent dorénavant à des amendes. Elles seront sanctionnées pour refus d’obtempérer, fait savoir vendredi le porte-parole de la police genevoise, Alexandre Brahier. La police s’était montrée, jusqu’à aujourd’hui, tolérante. Elle expliquait aux gens les raisons de la nécessité de se disperser pour le bien de tous. Mais « nous avons constaté un manque de civilité, notamment chez les plus jeunes », relève M.Brahier. Des attroupements ont été constatés en particulier dans les parcs et les préaux d’école.

La pandémie de coronavirus affecte le travail quotidien de la police. Les agents, lors des interventions, ne peuvent éviter les contacts. Des dispositions ont été prises pour minimiser les risques. Une personne peut être contrainte de porter un masque. Ces questions préoccupent le personnel, note M.Brahier.

Le Jet d’eau à l’arrêt jusqu’à nouvel avis

Emblème de Genève, le Jet d’eau a été arrêté à cause de la situation provoquée par la pandémie de coronavirus. Cette mesure vise à se conformer aux recommandations sanitaires des autorités, font savoir les Services industriels de Genève (SIG) vendredi. L’exploitation et la maintenance du Jet d’eau sont suspendues jusqu’à nouvel avis, poursuivent les SIG. D’autres grands monuments touristiques de Genève ont également fermé leurs portes. La mise à l’arrêt du Jet d’eau permet de protéger les employés des SIG qui s’en occupent et en prennent soin au quotidien. Les SIG espèrent pouvoir rallumer le Jet d’eau symboliquement pour marquer la fin de la crise liée au coronavirus.

A Genève, la prise en charge des victimes de violences domestiques continue

Le confinement partiel destiné à enrayer la pandémie de coronavirus augmente le risque de violences conjugales et intrafamiliales. A Genève, les prestations pour protéger les victimes sont maintenues malgré la situation sanitaire. Le confinement partiel accentue la promiscuité, renforce le stress et l’anxiété et limite les temps de répit pour les victimes, avertit vendredi le bureau de l’égalité et de prévention des violences (BPEV). Les informations sur la prise en charge sont disponibles sur le site de l’Etat ou via la ligne d’écoute cantonale.

En cas de crainte pour l’intégrité d’une personne ou de sa famille, il convient d’appeler la police au 117. La police peut, si besoin, prendre une mesure administrative afin d’éloigner l’auteur des violences et de maintenir les autres membres de la famille en sécurité à domicile. Selon la situation, les victimes peuvent aussi être accompagnées dans un foyer. Le rôle des témoins, notamment du voisinage, est essentiel. « La période que nous traversons met à l’épreuve notre capacité à nous montrer solidaires. Elle appelle aussi à la responsabilité et à la bienveillance de chacun pour prendre soin des personnes qui nous entourent », souligne le BPEV.

Pas de confinement en suisse et des amendes pour les groupes de plus de cinq personnes

Les Suisses échappent au confinement général. Le Conseil fédéral toutefois décidé vendredi de durcir les mesures: les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Ces groupes s’exposent à une amende. L’interdiction touche l’espace public, soit les places publiques, les promenades et les parcs. La distance sociale d’au moins deux mètres doit être respectée pour les groupes de moins de cinq personnes. La police pourra amender les contrevenants. Le Conseil fédéral demande instamment à la population de rester à la maison, en particulier les personnes vulnérables. Seules les sorties pour se rendre au travail, faire ses courses, aller chez le médecin ou aider quelqu’un sont autorisées.

Les domaines de la construction et de l’industrie sont tenus de respecter les recommandations en matière d’hygiène et d’éloignement social. Les employeurs doivent limiter le nombre de personnes sur les chantiers. Les entreprises qui ne peuvent pas mettre en oeuvre les règles d’hygiène devront fermer. Les opérations non urgentes sont par ailleurs interdites dans les hôpitaux. Les services postaux pourront quant à eux distribuer sept jours sur sept les denrées alimentaires et les biens de consommation courante commandés en ligne. Le but de ces mesures est d’éviter que les hôpitaux soient saturés avec des patients gravement malades. Le Conseil fédéral veut éviter un pas plus drastique.

Un contingent de la protection civile sera par ailleurs mis à disposition des cantons pour les aider dans leur lutte contre le coronavirus. Ils pourront notamment aider dans la mise en place et la gestion de structures d’accueil dans les hôpitaux ou de numéros d’urgence publics, ainsi que dans la prise en charge des personnes âgées, en distribuant des repas ou en effectuant des transports. Le service est limité à fin juin 2020. Les cantons restent compétents pour décider des mandats concrets, de la convocation de personnes astreintes sur le plan opérationnel et de l’exécution des interventions. La Confédération indemnisera les cantons à raison d’un montant forfaitaire de 27,50 francs par jour de service. Le coût total de l’opération ne devrait dès lors pas dépasser 23,4 millions de francs.

La Confédération libère 32 milliards de plus pour l’économie

La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga

Le Conseil fédéral a pris vendredi de nouvelles mesures pour parer à la crise du coronavirus. Attendu surtout par l’économie, il a libéré 32 milliards de francs supplémentaires pour le monde du travail. Cette enveloppe annoncée par le Département fédéral de l’économie s’ajoute aux 10 milliards déjà mis sur la table il y a une semaine. Ces mesures visent à sauvegarder les emplois, garantir les salaires et soutenir les indépendants.

Le nouveau paquet prévoit 20 milliards pour que les entreprises qui rencontrent des problèmes de liquidités obtiennent des crédits bancaires transitoires. Le Conseil fédéral va demander aux Chambres fédérales un crédit d’engagement urgent. Les entreprises frappées par la crise auront la possibilité de différer provisoirement et sans intérêt le versement des contributions aux assurances sociales (AVS, AI, APG, AC). Ces mesures s’appliquent également aux indépendants dont le chiffre d’affaires a chuté.

Le droit à l’indemnité en cas de réduction de travail sera étendu. Le chômage partiel pourra désormais être octroyé aux temporaires. La perte de travail sera également comptabilisée pour les personnes qui sont en apprentissage. Le délai de carence pour pouvoir bénéficier du chômage partiel est supprimé. Les parents qui doivent interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants peuvent prétendre à une indemnisation. Il en va de même en cas d’interruption de l’activité professionnelle en raison d’une mise en quarantaine ordonnée par un médecin.

L’OFSP recense désormais 4840 cas positifs au coronavirus

L’épidémie de coronavirus continue sa rapide propagation en Suisse. A la mi-journée vendredi, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) totalisait 4840 cas positifs. C’est environ 1000 de plus que la veille. Ce nombre comprend 4176 cas confirmés et 664 cas encore en cours d’analyse après un premier résultat positif. A l’heure actuelle, 43 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie, selon les chiffres de l’OFSP.

La RTS adapte ses programmes à la crise du coronavirus

La RTS adapte ses programmes à la situation exceptionnelle causée par l’épidémie de coronavirus. Elle a repensé sa grille dans le but de préserver ses équipes et d’offrir le plus d’émissions de service public possibles. Les programmes seront modifiés dès lundi, a fait savoir vendredi la RTS. Couleurs locales, à 19h00, est une des émissions à faire les frais de la crise liée au Covid-19. Le journal d’informations régionales est remplacé par un nouveau rendez-vous baptisé « AntiVirus ». Le talk sera animé par Alexis Favre, et ponctuellement par Catherine Sommer ou Darius Rochebin. L’émission donnera la parole aux Romands.

Côté informations, le téléjournal de 12h45 ne durera plus que 15 minutes. En revanche, l’édition du 19h30 se maintient dans un format prolongé à 45 minutes. Les magazines Mise au point et TTC se poursuivent, alors que Géopolitis et Pardonnez-moi seront en rediffusion. Les enfants ne sont pas oubliés. Les programmes ludiques et éducatifs seront plus nombreux le matin sur RTS 1, dès lundi. Davantage de séries et de films d’animation seront diffusés avant midi. RTS Découverte, pour sa part, se mobilise à partir de la semaine prochaine pour proposer des dossiers pédagogiques.

En Suisse, les réseaux sont saturés

(KEYSTONE/Steffen Schmidt)

L’épidémie de coronavirus pousse les infrastructures des télécommunications à leurs limites. Swisscom et Sunrise n’excluent pas des surcharges ponctuelles en raison de la situation hors norme que la Suisse et le monde traverse. Les clients passent de plus en plus d’appels, que ce soit sur le réseau fixe ou mobile. Swisscom surveille étroitement l’état du réseau et s’adapte en continu. En raison de la forte demande des clients commerciaux, Swisscom doit fixer des priorités. Les clients commerciaux qui offrent une prestation vitale pour la Suisse en ce moment comme les services d’urgence, les hôpitaux, les médecins et les autorités passent devant tous les autres.

Le réseau de télécommunications atteint actuellement ses limites. L’infrastructure est « plus chargée que jamais », a indiqué à Keystone-ATS l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT). Ces derniers jours, l’OFIT a augmenté les capacités existantes et continuera ces prochains jours de les améliorer dans la mesure du possible. L’Office fédéral de la communication (OFCOM) n’envisage actuellement aucune mesure particulière pour faire face à l’augmentation du travail à domicile. La hausse du trafic de données n’est pas significative par rapport au volume global qui transite et n’entraîne pas de surcharge. Le risque de panne majeure n’a pas non plus changé, selon l’OFCOM.

Applaudissements pour le personnel de santé sur les balcons suisses

En signe de solidarité, de nombreux Suisses sont sortis sur leurs balcons vendredi à la mi-journée pour applaudir le personnel soignant engagé dans la lutte contre le coronavirus. A travers ce geste, ils ont également remercié toutes les personnes qui travaillent pour que la vie continue: les équipe actives dans la vente, la logistique ou encore le domaine alimentaire. Sous le mot-dièse #laSuisseditMerci, décliné dans les quatre langues nationales, de nombreux partis, institutions et particuliers ont également exprimé leur gratitude aux « héros du quotidien ».

Obligation de faire la queue chez Migros et Coop

Les clients doivent désormais patienter avant de pouvoir faire leurs courses chez Migros et Coop. Les deux géants helvétiques de la grande distribution limitent désormais le nombre de clients pouvant accéder dans un magasin en même temps. Pour faire face aux nouvelles exigences sanitaires imposées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus – une personne par dix mètres carrés – Coop n’accueille plus que 100 à 600 clients, en fonction de la taille du magasin. La clientèle doit se munir d’une carte numérotée avant de pénétrer dans l’enseigne.

Les parties non-alimentaires, ainsi que les restaurant et cafés des supermarchés ont quant à eux été fermés au public. Parallèlement, la demande pour certains produits ne cesse de grandir, notamment les produits d’hygiène corporelle, les boîtes de conserves, la farine et le sucre, a indiqué vendredi à AWP un porte-parole du géant orange. Malgré des livraisons revues en hausse et des effectifs sur le pied de guerre, certains rayons sont régulièrement vides. Chez Coop aussi, des produits sont régulièrement dévalisés par des clients anxieux, notamment des aliments congelés, les liquides de nettoyage pour les mains et le papier toilettes, a précisé une porte-parole de l’enseigne.

Première condamnation prononcée en Valais

Un gérant de bar-restaurant du Valais central a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis et à 2000 francs d’amende pour violation de l’ordonnance destinée à lutter contre le coronavirus. Il s’agit de la première condamnation prononcée par le ministère public. Lors d’un contrôle effectué le 17 mars 2020, la police a constaté que vingt personnes consommaient sur la terrasse d’un bar-restaurant. Elles ont quitté les lieux dès l’arrivée de la police, a indiqué le ministère public du Valais vendredi dans un communiqué. Le gérant de l’établissement a été condamné par ordonnance pénale à une peine de 60 jours-amende avec sursis durant deux ans et à 2000 francs d’amende. Il a dix jours pour faire opposition.

Unia mène une action contre McDonald’s

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

Unia dénonce le maintien des activités de McDonald’s, coupable selon le syndicat de ne pas protéger ses employés face au coronavirus. Une action « escargot » a été menée jeudi à midi pour perturber le McDrive de Crissier (VD). Le syndicat estime que la santé des employés, de leurs proches et des clients est mise en danger. Les salariés travaillent en cuisine sans gants et suent avec la chaleur, affirme Unia dans son communiqué. Le syndicat relève que les produits vendus ont été touchés par cinq ou six personnes en moyenne avant d’être donnés au client. Selon Unia, il est également impossible de respecter les deux mètres de distance entre personnes dans les cuisines.

De son côté, McDonald’s Suisse réfute les accusations d’Unia. Dans une prise de position envoyée à Keystone-ATS, la chaîne de restauration dit « suivre à la lettre les directives du Conseil fédéral. » McDonald’s explique notamment qu’il a diminué le nombre de personnes en cuisine et posé des marquages au sol pour respecter les distances. Les personnes à risques ne sont plus planifiées dans les tournus. Des gants peuvent également être utilisés dans les cuisines « selon les besoins. »

L’école fribourgeoise veut éviter une année blanche

Le canton de Fribourg a tiré un bilan de la première semaine de l’interdiction de l’enseignement présentiel dans les écoles pour enrayer la propagation du coronavirus. Pour la Direction de l’instruction publique, il faut absolument éviter une année blanche pour les élèves. Malgré les conséquences de la pandémie, le canton de Fribourg a assuré vendredi que tout sera mis en oeuvre pour que le cursus des élèves puisse se poursuivre dans de « bonnes conditions ». Il entend s’engager pour que les titres de fin de formation soient délivrés comme prévu.

La procédure de passage du degré primaire au degré secondaire doit être modifiée, car les évaluations prévues les 24 et 25 mars ont été annulées dans la partie francophone du canton. Quelque 300 élèves sont concernés, soit environ 10% des élèves de 8H. Une solution est actuellement en préparation. Les examens d’admission à l’Ecole de commerce et à l’Ecole de culture générale prévus le 21 mars sont aussi annulés. Les élèves provenant d’une école privée seront convoqués à l’examen le 4 juillet. Au niveau de l’école obligatoire, chaque établissement a défini des modalités de contact afin de garder un lien régulier avec les familles et d’assurer le suivi des élèves. Durant cette période, il n’y aura pas d’évaluations et donc pas de notes. L’enseignement à distance a été introduit dès le premier jour de fermeture des classes dans toutes les écoles. Les contacts se font principalement par courrier électronique.

Les apprentis doivent pouvoir terminer leur formation jusqu’à la fin de l’été malgré la crise du coronavirus. Cette décision émane de la Confédération, des cantons et du secteur de l’économie. Concrètement, cela signifie que 70’000 apprentis achèvent leurs examens finaux jusqu’à la fin de l’été. Sont concernés les certificats fédéraux de capacités, les attestations fédérales de formation professionnelle et la maturité professionnelle. Pour l’heure, il n’est pas clair quand et comment se dérouleront les examens. Les autorités et partenaires sociaux sont en train d’élaborer des solutions. Un plan devrait être disponible en avril.

Paquet de 500 millions d’aide à l’économie en Argovie

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Le gouvernement argovien va élaborer un paquet de 500 millions de francs d’aide à l’économie cantonale touchée par la crise de coronavirus. Il va verser l’excédent de recettes de 228 millions de francs des comptes 2019 dans les réserves spéciales qui seront utilisées à cette fin. Les petites et moyennes entreprises (PME), les indépendants, les milieux culturels les plus touchés pourront en bénéficier. Le paquet d’aide sera présenté mercredi. Le gouvernement prévoit d’alimenter les réserves spéciales avec l’excédent des comptes 2019. Ces réserves avaient été initialement constituées pour permettre de réduire la dette du canton. Avec l’excédent de 2019, il y aura environ 500 millions de francs à disposition dans ces réserves qui serviront désormais à aider les entreprises touchées par la crise du coronavirus, a précisé le ministre des finances Markus Dieth.

Premier décès lié au coronavirus en Argovie

Le canton d’Argovie déplore son premier décès lié au coronavirus. Il s’agit d’un homme de 88 ans qui souffrait déjà de plusieurs autres maladies. L’octogénaire est décédé jeudi dans une clinique, indique vendredi le département cantonal de la santé. Selon un décompte de Keystone-ATS, le coronavirus a déjà fait au moins 48 victimes en Suisse.

L’Argovie compte actuellement 168 cas confirmés de coronavirus, soit 50 cas supplémentaires par rapport à la veille. Il s’agit d’une hausse d’environ 40% par rapport au nombre de cas recensés jeudi. Au total, 25 personnes infectées sont hospitalisées, dont quatre se trouve aux soins intensifs. Deux personnes sont placées sous respiration artificielle.

Sept nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures au Tessin

Le Tessin a enregistré sept nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures, portant à 22 le nombre total de personnes ayant perdu la vie dans le canton. Vendredi à la mi-journée, 834 personnes avaient été testées positives au Covid-19. Sur ce nombre, 169 se trouvaient à l’hôpital, dont 35 aux soins intensifs, a détaillé le médecin cantonal Giorgio Merlani vendredi après-midi devant les journalistes. Au cours des 24 dernières heures, 196 personnes ont été infectées par le coronavirus. Jeudi matin, le nombre de personnes positives étaient encore de 638. Samedi, cela fera exactement quatre semaines que le premier cas de coronavirus a été détecté au Tessin. Cette évolution montre la vitesse à laquelle le virus se propage, selon M. Merlani.

Vaud: deux décès de plus, 32 personnes aux soins intensifs

Le canton de Vaud enregistre deux nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à sept le nombre total. 140 personnes sont hospitalisées, dont 32 aux soins intensifs. Le nombre de personnes testées positives au virus s’élève désormais à plus de 1200 cas, a annoncé vendredi le médecin cantonal adjoint Eric Masserey. Les personnes hospitalisées sont réparties dans tous les établissements du canton, avec une majorité au CHUV à Lausanne. Le dispositif sanitaire est en train de monter en puissance dans tout le canton, avec l’appui de la Protection civile et de l’armée. Des centres ambulatoires renforcés, des équipes mobiles et des centres de dépistages sont en train d’être déployés.

Le secteur agroalimentaire demande des mesures au Conseil fédéral

Le secteur agroalimentaire demande au Conseil fédéral de prendre des mesures pour renforcer la production alimentaire suisse en cette période de crise du coronavirus. La branche doit être dotée de toutes les ressources nécessaires. A l’échelon de la production et de la transformation, il pourrait notamment être nécessaire d’alléger le cadre réglementaire et légal pour ne pas restreindre inutilement la production, écrivent vendredi l’Union suisse des paysans (USP), la Fédération des industries alimentaires suisses (Fial), l’Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort (ASSAF) et BauernUnternehmen. Les diverses organisations du secteur rappellent que la Suisse dispose d’une solide infrastructure de production, qui assure un haut niveau d’auto-approvisionnement. Il n’y a pas de justification à des achats de denrées alimentaires supérieurs aux réserves recommandées par le Conseil fédéral.

Parmelin négocie avec l’UE la livraison de matériel de protection

Guy Parmelin a annoncé vendredi une percée dans la livraison de matériel de protection pour la Suisse. La présidente de la Commission européenne avait déclaré dimanche que l’UE allait bloquer l’exportation de ce matériel en raison de la pandémie de coronavirus. Après plusieurs contacts avec le commissaire européen au commerce Phil Hogan, Bruxelles a donné pour instruction aux pays membres de l’Union européenne de ne plus bloquer les exportations de matériel de protection vers la Suisse et les autres pays de l’Association européenne de libre échange (AELE), a écrit vendredi le ministre de l’économie sur Twitter.

Quatrième décès en Valais

Le Valais a enregistré un quatrième décès dû au coronavirus. Il s’agit d’une personne âgée de 84 ans. Ce décès porte à 40 le nombre de personnes qui ont succombé au virus en Suisse, selon un décompte de Keystone-ATS. « Toutes les victimes en Valais faisaient partie de groupes à risque », indique l’Etat sur la page dédiée au COVID-19 de son site internet. Le canton compte actuellement 232 cas confirmés d’infection au coronavirus. Afin d’éviter une surcharge des hôpitaux publics, le Valais a prévu au besoin de faire appel à des établissements et institutions sanitaires privés et à leur personnel. Le premier cas d’infection au coronavirus a été détecté en Valais le 28 février 2020.

Zurich: un jeune homme arrêté pour revente de masques de protection

La police zurichoise a mis la main sur un homme de 18 ans qui revendait en ligne des masques de protection à des prix largement surévalués. Il réclamait 200 francs par lot de cinq masques, soit 40 francs la pièce, alors que leur valeur est estimée à 50 centimes la pièce. Une annonce en ligne a mis la police sur les traces du jeune Suisse en pleine crise du coronavirus. Afin de passer les menottes au jeune Suisse, un policier en civil lui a fixé un rendez-vous, indique vendredi la police cantonale zurichoise. En effectuant une perquisition à son domicile à Horgen (ZH), les policiers ont découvert des dizaines de masques de protection que le principal intéressé voulait revendre.

Zurich ferme plusieurs parcs et promenades à cause du coronavirus

La ville de Zurich ferme plusieurs parcs et promenades pour mieux lutter contre le coronavirus. Une partie de la population ne s’en tient pas aux règles de distance établies par le Conseil fédéral, invoque la municipalité. La mesure entre en vigueur avec effet immédiat. La police a constaté ces derniers jours que des groupes de personnes continuaient à se former en ville sans respecter de distance minimale. Tel était le cas principalement dans certains parcs ou sur certaines promenades, indique vendredi le Département municipal de la sécurité.

Zurich: 47% de cas de coronavirus en plus par rapport à jeudi

Le nombre de cas confirmés de coronavirus a augmenté de près de 50% entre jeudi et vendredi dans le canton de Zurich. Les autorités annoncent 773 cas soit 247 de plus que le total indiqué la veille. Il s’agit d’une augmentation de 47% en 24 heures. Canton le plus peuplé de Suisse, Zurich n’est toutefois pas celui qui compte le plus de cas de Covid-19 en chiffres absolus. Vaud et le Tessin en comptent davantage. Le nombre de décès zurichois en raison du coronavirus n’a pas évolué, précise le département de la santé. Ce dernier recense trois victimes.

L’Hôpital du Jura se prépare pour accueillir des cas lourds

 

Même si le canton du Jura a été jusqu’à présent relativement épargné par les effets du coronavirus, l’Hôpital du Jura (H-JU) se prépare à accueillir des cas lourds nécessitant des soins spécialisés. Pour l’instant, l’établissement affirme avoir la situation sous contrôle. Les prestations chirurgicales non essentielles ont été reportées pour libérer des forces de travail et des locaux. Certains soignants ont été réaffectés et formés pour épauler les services qui sont soumis à une forte pression comme les urgences et les soins intensifs, a annoncé vendredi l’H-JU.

Au niveau de l’infrastructure, des tentes ont été montées devant le bâtiment et des cloisons étanches ont été dressées dans les locaux pour séparer les zones propres des zones infectées. Du personnel extérieur a aussi été engagé pour renforcer les effectifs.

En Europe:

Google réduit ses débits en Europe pour éviter de bloquer internet

Après Netflix, Google a annoncé vendredi la réduction de ses débits sur YouTube pour utiliser moins de réseau afin d’alléger la pression sur l’internet en Europe. « Suite à un entretien entre le PDG de Google, Sundar Pichai, la PDG de YouTube, Susan Wojcicki, et le commissaire Thierry Breton, nous nous sommes engagés à basculer temporairement tout le trafic dans l’UE en définition standard par défaut », a déclaré un porte-parole de Google dans un communiqué.
Netflix avait annoncé jeudi avoir pris la décision de réduire les débits sur tous ses flux en Europe pendant 30 jours. Le responsable européen a appelé mercredi les plateformes de diffusion et les opérateurs à prendre des mesures pour alléger la pression sur l’internet, afin de faciliter le travail à distance et l’éducation en ligne durant la période de confinement imposée dans les pays d’Europe pour lutter contre la propagation du Covid-19.  Les obligations de confinement et le télétravail ont augmenté le trafic sur internet, avait souligné le commissaire mercredi.

L’Espagne a franchi la barre des 1000 morts

L’Espagne a dépassé la barre des 1000 décès dus au coronavirus. Le pays s’approche des 20’000 cas, a annoncé le directeur du centre d’alertes sanitaires Fernando Simon. Le pays compte « 1002 décès » et « au niveau national nous avons 19’980 cas, avec une hausse de 2833 cas par rapport à hier (jeudi), soit une hausse de 16,5% », a indiqué M. Simon lors d’une conférence de presse. Le nombre de morts a été multiplié par dix en sept jours. Mais 1585 personnes sont désormais guéries. Le rythme de progression du nombre de cas détectés a ralenti par rapport la veille, où il avait augmenté de 25%. Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées jeudi pour n’avoir pas respecté les mesures de confinement, un chiffre « en hausse », a expliqué le directeur opérationnel de la police nationale Jose Angel Gonzalez. Il a prévenu qu’il y aurait désormais une « tolérance zéro ». Les Espagnols n’ont pas le droit de sortir de chez eux sauf pour travailler, faire des courses alimentaires ou acheter des médicaments.

Allemagne: la Bavière ordonne le confinement

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Un premier Etat régional d’Allemagne a décrété le confinement de sa population. Il s’agit de la Bavière, qui a pris la décision pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.  Les 13 millions d’habitants de cet Etat du Sud de l’Allemagne, frontalier de l’Autriche, de la Suisse et de la République tchèque, ne pourront sortir de leur domicile que pour des motifs limités, notamment aller travailler, acheter à manger ou se rendre à la pharmacie ou chez le médecin.
Au niveau fédéral, l’Allemagne a déjà pris certaines mesures pour lutter contre le virus, en fermant les écoles, crèches et les lieux publics considérés comme non essentiels, et en interdisant les rassemblements. Mais les autorités n’ont pour le moment pas pris de mesures de confinement sur tout le territoire, comme la France, l’Espagne ou l’Italie. Mais la tentation de recourir à cette mesure sur tout le territoire grandit de jour en jour.

Un drone survole Nice pour ordonner de rester chez soi

C’est du jamais vu à Nice: un drone muni d’un haut-parleur a survolé le bord de mer et le centre-ville, ordonnant de rester chez soi. La Promenade des Anglais a été fermée. L’initiative prise par la préfecture des Alpes-Maritimes n’est pas complètement unique en France: un drone a été utilisé jeudi également sur l’Ile de Ré avec un message pré-enregistré de rappel des mesures de confinement. Dès mercredi, la police avait commencé à verbaliser de nombreux promeneurs ou joggeurs, venus s’aérer sur le front de mer en infraction avec les mesures de confinement en vigueur depuis mardi midi. Un cran supplémentaire a été franchi jeudi avec l’interdiction de l’accès aux plages de Méditerranée ainsi que sur la façade atlantique et du Nord et une partie de l’outre-mer. Et une nouvelle étape a été franchie vendredi avec un arrêté municipal qui a fermé aux piétons la Promenade, comme c’est le cas par temps de pluie importante et de houle.

Les écoles britanniques ferment leurs portes

(KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Les élèves britanniques se disent au revoir sans savoir quand ils se retrouveront. Le Royaume-Uni, qui a opté pour une stratégie moins radicale que ses voisins, ferme ses écoles pour tenter de ralentir la propagation du nouveau coronavirus. Les examens de fin d’année, comme les A levels (baccalauréat) ont été annulés. Une partie des 10 millions d’élèves que compte le pays seront néanmoins accueillis: ceux des personnels indispensables pour faire face à la crise, avec en première ligne les enfants des médecins et infirmières.Le gouvernement conservateur a précisé les professions et secteurs concernés, qui vont des travailleurs sociaux aux policiers et militaires, en passant par l’alimentation, les transports. Les enfants les plus vulnérables seront également accueillis. Vendredi matin, les services de santé ont appelé à la rescousse 65’000 médecins et personnels de santé récemment retraités. Il leur a été demandé de remettre la blouse « dès que possible », a précisé le ministre de la Santé sur Sky News.

Autriche: pas de levée du confinement avant le 13 avril

Les Autrichiens doivent prendre leur mal en patience. Les mesures de confinement prises depuis une semaine dans le pays, où les déplacements sont drastiquement limités, seront prolongées jusqu’au 13 avril afin de lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus. Ces restrictions, en vigueur depuis lundi, concernent notamment tous les déplacements jugés non indispensables, l’interdiction de se rassembler, la fermeture des écoles, des commerces, des bars et restaurants. L’augmentation journalière du nombre de cas est de 20%, en léger reflux, a expliqué le ministre de la Santé Rudolf Anschober, tout en précision que cette décélération n’était « pas suffisante ». Depuis lundi, quatre motifs sont tolérés pour quitter son domicile : nécessité professionnelle, ravitaillement, assistance à autrui et exercice physique. Il n’est toutefois pas nécessaire de présenter une attestation justifiant sa présence à l’extérieur, comme en France, et l’augmentation de la présence policière n’est pas significative.

Pologne: la vodka confisquée servira de désinfectant

En Pologne, près d’un demi-million de litres de vodka de contrebande et d’alcool pur produit illégalement ont trouvé une utilité. Ils pourront être utilisés comme désinfectant dans la lutte contre le coronavirus. Les services des douanes et du fisc gardent au moins 430’000 litres de vodka et d’alcool pur, frelaté ou non, qui ont été soit saisis pour servir de preuves dans des procédures judiciaires, soit confisqués à la suite de ces procédures. Au lieu d’être détruits, plusieurs milliers de litres ont d’ores et déjà été remis aux services intéressés pour servir à la désinfection de bâtiments, de locaux et de moyens de transport. Des distilleries clandestines, artisanales ou industrielles, sont fréquemment démantelées en Pologne, notamment dans le nord-est du pays. Elles produisent du « bimber », une vodka artisanale populaire dans les campagnes et nettement moins coûteuse que leur équivalent produit légalement.

Turquie: 64 arrestations pour « provocation » en ligne

En Turquie, 64 internautes ont été arrêtés par les autorités. Ils sont accusés d’avoir partagé des contenus « infondés » ou relevant de la « provocation » sur les réseaux sociaux, en lien avec le nouveau coronavirus. Les enquêteurs turcs sont en outre à la recherche de 178 autres suspects, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement turc appelle depuis plusieurs jours à ne pas relayer de fausses informations susceptibles de semer la panique autour de la pandémie de Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus. Le nouveau coronavirus a fait quatre morts et a infecté 359 personnes en Turquie, selon le dernier bilan officiel communiqué jeudi soir. Le pays a pris de nombreuses mesures ces derniers jours et annoncé vendredi l’interdiction de toute manifestation culturelle, artistique ou scientifique jusqu’à fin avril.

Dans le reste du monde:

Les Etats-Unis suspendent la délivrance des visas dans le monde

Les Etats-Unis ont suspendu la délivrance de tous les visas ordinaires dans tous les pays du monde face à la crise sanitaire due au Covid-19. Une annonce en ce sens a été faite par le département d’Etat américain. « Tous les rendez-vous pour des visas ordinaires de visite ou d’immigration sont annulés » à compter de ce vendredi, a-t-il déclaré sur Twitter. « Dans la limite du possible, les ambassades et consulats continueront à délivrer des visas d’urgence », a-t-il précisé, promettant de reprendre le reste des services « dès que possible » mais sans fournir de date.

Washington avait déjà annoncé deux jours plus tôt la suspension des visas ordinaires dans « de nombreux pays », sans dire lesquels ni combien. La mesure est donc désormais généralisée. Les Etats-Unis ont barré l’entrée sur leur territoire aux étrangers arrivant de la plupart des pays européens. Ils vont fermer vendredi soir la frontière avec le Canada et réfléchissent avec le Mexique à limiter les passages entre les deux pays. Dans le même temps, le département d’Etat a exhorté tous les Américains à ne pas se rendre à l’étranger.

Toute la Californie désormais confinée 

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a décidé jeudi soir de placer en confinement la totalité de l’Etat pour renforcer la lutte contre la pandémie de coronavirus. Cela concerne 40 millions de personnes. La directive, qui prend effet dès jeudi soir, est l’une des mesures les plus strictes annoncées aux Etats-Unis depuis le début de la crise sanitaire. Les seules exceptions concernent le ravitaillement en nourriture ou médicaments, des nécessités médicales, des soins aux enfants ou personnes âgées ou handicapées, de courtes promenades en restant à bonne distance d’autrui, détaille la mairie de Los Angeles. De nombreux commerces de détail non essentiels, comme les magasins de vêtements et centres commerciaux, doivent également cesser « toutes les opérations qui nécessitent la présence physique d’employés sur place ».

Le Brésil interdit l’entrée aux Européens et Asiatiques

Le Brésil a annoncé jeudi la fermeture à partir de lundi de ses frontières aux ressortissants venus d’Europe, d’Australie et de plusieurs pays asiatiques, pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Ces restrictions, valables un mois, concernent les passagers des vols provenant de l’Espace économique européen (Union européenne, Royaume-Uni, Islande, Norvège et Suisse), de la Chine, du Japon, de Corée du Sud, d’Australie et de la Malaisie, qui n’ont pas la résidence au Brésil ou une justification professionnelle ou familiale pour rentrer dans le pays, a précisé un décret ministériel.  Le ministère de la Justice, à l’origine de ce décret, n’a pas expliqué dans l’immédiat pourquoi cette restriction ne concerne pas les Etats-Unis, où plus de 10’000 cas et 153 morts ont pourtant été confirmés.

Les Brésiliens et les ressortissants étrangers résidant au Brésil peuvent en revanche entrer librement. Les personnes appartenant à des organismes internationaux effectuant une mission au Brésil ou les personnes dûment autorisées par le gouvernement de Brasilia seront également autorisées à pénétrer sur le territoire, selon ce texte. Le Brésil avait ordonné jeudi matin l’interdiction d’entrée sur son territoire par voie terrestre des ressortissants d’Argentine, de Bolivie, de Colombie, de la Guyane française, du Guyana, du Paraguay, du Pérou et du Surinam. L’Uruguay, autre pays frontalier, fera l’objet d’une décision ultérieure. Le président Jair Bolsonaro avait déjà ordonné mardi la fermeture de la frontière avec le Venezuela. Le Brésil, qui compte 210 millions d’habitants, a enregistré six morts et 621 cas de coronavirus.

ATS/MH

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Coronavirus

Le canton de Genève et la FER répondent à vos questions sur les mesures liées à l’épidémie de Covid-19

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Le canton de Genève et la FER, Fédération des Entreprises Romandes répondent aux questions de nos auditeurs concernant l’épidémie de Covid-19, les tests et les mesures en vigueur pour les déplacements à l’étranger.

Aujourd’hui sur Radio Lac, nous apportons des réponses aux questions que se posent nos auditeurs concernant la situation sanitaire actuelle, les conséquences dans leur quotidien, leurs déplacements à l’étranger et leur travail. La Fédération des Entreprises Romandes Genève ainsi que le Département genevois de la sécurité, de l’emploi et de la santé apportent des réponses concrètes.

Tests et aspects médicaux

Bérénice: Alors que je n’ai qu’un petit mal de gorge, mon employeur me demande de faire un test anti Covid. Je vais aller le faire mais qui paye? Mon employeur? Le canton ou mon assurance?

Réponse du Canton de Genève sur la prise en charge des coûts du test de dépistage: Depuis le 25 juin 2020, la Confédération prend en charge les frais liés aux analyses en lien avec le COVID-19 pour les personnes qui se rendent dans l’un des sites mentionnés ci-dessus. L’analyse doit être indiquée et la personne assurée en Suisse. La prise en charge est donc gratuite pour la personne qui répond à ces critères.

En revanche, le coût du dépistage pour des motifs de voyage et chez la plupart des personnes asymptomatiques reste à leur charge ou à charge de l’employeur si celui-ci demande l’analyse.

Si d’autres examens ou prélèvements sont nécessaires au vu de l’état clinique, le professionnel de la santé doit en informer la personne. Dans ce cas, les frais supplémentaires relèvent de l’assurance maladie, de l’assurance accident ou de l’assurance militaire selon les cas.

 

Raphaël: Je suis résident de Haute-Savoie, puis-je me faire tester en Suisse? Ou et à quelles conditions?

Réponse du Canton de Genève: Si le travailleur frontalier est assuré à la CMU, le test est facturé au/à la patient.e qui doit voir avec la CMU et/ou sa mutuelle pour la prise en charge. La situation est la même pour les résidents français, non frontaliers, qui viennent parfois se faire tester aux HUG.

 

Vincent: Quels sont les critères épidémiologiques pour le retrait des mesures imposées?

Réponse du canton de Genève: Vaste question… Il y a plusieurs indicateurs de pré-alertes et d’alertes. Pas forcément cumulatifs mais qui peuvent l’être. Il y a bien évidement le taux de contamination, la vitesse de propagation du virus, le taux de positivité par rapport au nombre de tests, la pyramide des âges et le nombre de personnes à risques contaminées, le nombre d’hospitalisations et le type de ces hospitalisations, (âge, soins intensifs, durée..etc ), le respect des gestes barrières par la population et partant leur impact sur la circulation du virus, les lieux de contamination, les clusters, etc…. J’en passe et certainement des meilleurs. C’est une analyse très fine qui est effectuée.

 

Déplacement dans les zones à risque

Axel: Ma mère genevoise est malade, de la famille veut venir de Marseille. A quelles conditions peuvent-ils venir et repartir?

Réponse du canton de Genève: Il n’y a pas d’interdiction de rentrer en Suisse pour les résidents de l’espace Schengen. Votre famille devra se mettre en quarantaine à son arrivée à Genève pendant 10 jours et sans symptôme alors elle pourra venir vous voir et avoir une activité ordinaire en Suisse.

Si votre famille veut pouvoir être dérogée de quarantaine, chaque membre doit individuellement demander une dérogation motivée au service de la médecin cantonale.

 

Tiago: Mon ex femme est dans une zone à risque, je suis à Genève. Mes enfants font l’aller-retour entre elle et moi, quel est le protocole pour eux?

Réponse du canton de Genève: Une quarantaine est obligatoire pour les enfants dès leur entrée ou retour en Suisse sauf si ils possèdent une dérogation accordée par le service de la médecin cantonale.

 

Isia: J’habite à Genève, mon chéri est en France et nous travaillons au même endroit à Genève. Si nous allons quelques jours à Paris, ou dans une zone à risque, je vais devoir faire une quarantaine et du télétravail, qu’en est-il pour mon homme?

Réponse de la FER: Les frontaliers ne sont pas soumis à l’obligation de quarantaine et il pourra venir travailler, bien que le télétravail devra être favorisé si possible. A teneur de l’ordonnance, la travailleuse suisse devra effectuer une quarantaine de 10 jours pendant laquelle elle devra faire du télétravail, à défaut de quoi elle ne sera pas payée car elle s’est rendue fautivement dans une zone à risque.

 

Charlène: Je possède une entreprise à Genève, mes fournisseurs sont partout en Europe, y compris dans des zones à risques. Est-ce que je peux voyager à titre professionnel?

Réponse de la FER & du canton de Genève: Oui, s’il s’agit d’une raison professionnelle impérieuse et que le voyage n’excède pas 5 jours.

Développement apporté par le canton de Genève : Il faut vous renseigner sur les conditions d’entrée et d’éventuelle quarantaine des pays dans lesquels vous entendez vous rendre. Genève, la Suisse, peut être placée comme zone à risque par certains pays d’Europe. Vous pourrez rentrer en Suisse après vous êtes rendu dans une zone à risque et être exempté de la quarantaine automatique si vous avez voyagé pour des motifs professionnels impérieux (par exemple ces activités ne pouvaient pas être assurées par téléconférences ou du télétravail, envoie de marchandises…) mais au maximum 5 jours et pour autant que vous ayez respecté un plan de protection pendant tout votre séjour. A défaut, vous devrez vous annoncer de retour de pays à risque au service de la médecin cantonale dans les deux jours et vous mettre immédiatement en quarantaine sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à CHF 10’000.-

 

Travail & école

Josselin: Je viens de poser une semaine de vacances en octobre, mon patron veut savoir où je vais, j’estime qu’il n’a pas à me le demander car le fait que je l’informe que je ne vais pas dans une zone à risque devrait suffire. Qui à raison?

Réponse de la FER: En principe, l’employeur n’a pas le droit de demander où le travailleur va passer ses vacances. Toutefois, dans le contexte de l’épidémie, l’employeur a le droit d’être informé, car il a un devoir de protéger ses autres collaborateurs. De plus, étant donné que la liste des zones à risque évolue régulièrement, il lui est donc nécessaire de connaître le pays de vacances de son collaborateur.

 

Edwina: Pourquoi l’obligation de porter un masque pour les enfants aux cycles et dans les écoles supérieures alors qu’ils sont en grande partie assis et pas dans les restaurants et les bars ?

C’est le canton qui répond: Dans les bars et restaurants, on le sait le risque de contamination est grand, mais les contacts sont tracés et la distance d’1 mètre 50 est plus facilement respectée avec des tables condamnées ou espacées. Alors qu’à l’école les enfants vont se lever et c’est très difficile pour les jeunes de respecter la distance d’1 mètre 50. C’est pourquoi ils doivent porter le masque.

 

Edwina: Pourquoi les prostituées peuvent encore travailler alors que les boîtes de nuits ferment ?

Réponse du canton qui reconnaît que là nous sommes à la limite du système: Oui, les risques de contamination sont très forts mais théoriquement la prostituée est censée connaître le nom du client, même si on le sait les clients ne sont pas nombreux à donner leur vrai nom. Il faut être conscient que ce n’est pas une activité sans risque.

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Une pétition réclame une revalorisation salariale du métier de nettoyeur

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@Judith Monfrini

A Genève, les nettoyeuses et les nettoyeurs réclament une revalorisation de leur salaire estimé trop bas dans une pétition. Signée par plus de 1100 personnes, le texte remis à l’Association genevoise des entrepreneurs du nettoyage réclame également une prime pour le travail effectué durant la crise du COVID. 

Les applaudissements pendant la crise c’est bien, mais la prise de risque mérite une prime. C’est en substance ce que dit la pétition déposée ce matin à Genève, par les nettoyeuses et nettoyeurs. Munie de 1187 signatures elle demande à l’AGENS, l’association des entrepreneurs du nettoyage, une revalorisation de leur salaire actuellement très bas de 19, 95 de l’heure ou une prime pour les risques encourus.

Le syndicat Unia a dénoncé ce jeudi les conditions parfois dangereuses dans lesquels les nettoyeuses travaillaient durant la crise du COVID-19. Sans gant et sans masque. Ils ont du intervenir de nombreuses fois auprès des patrons pour qu’ils respectent les normes de sécurité, provoquant l’angoisse des employés. Camilla Aros, du Syndicat Unia au micro de Judith Monfrini

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

En mai, l’AGENS a refusé toute négociation dans un courrier au syndicat.

Revaloriser le métier

Si avec la pandémie, la population a pris conscience de l’utilité des nettoyeurs, les conditions de travail, elles, ne sont ên revanche pas à la hauteur, selon UNIA. Camilla Aros

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Les nettoyeuses et nettoyeurs n’arrivent déjà pas en s’en sortir. Le travail doit être valorisé. Elles doivent recevoir une prime de risque et leur salaire doit être augmenté. A Genève avec 19 francs 95 de l’heure, c’est impossible de vivre. Ecoutez le témoignage de Maria Sena.

Maria Sena Nettoyeuse

Carmen, elle, a attrapé la Coivd le 19 mars, alors qu’elle travaillait comme nettoyeuses pour une entreprises à l’aéroport. Elle a fait quatre mois d’hôpital. Son patron l’a ensuite licenciée. Elle a 60 ans et se trouve au chômag

Compenser la perte des RHT

Les personnes au bénéfice du chômage partiel, aux RHT, ne recevaient que le 80% de leur 3700 francs brut. L’AGENS a refusé de payer la différence de salaire alors que la plupart des nettoyeurs sont des femmes, qui ne travaillent qu’à temps partiel, relève le syndicat. Durant la crise, les syndicats ont dû intervenir très souvent pour que les mesures d’hygiène et de protection soient respectés. Comme au Centre médical universitaire.

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Souvent les trajets ne sont pas rémunérés, les personnes cumulent de petite tranches horaires et changent d’employeurs.

Notez que ce week-end, les Genevois sont amenés à voter sur le salaire minimum à 23 francs de l’heure.

 

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Genève à la rescousse de ses clubs

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Peut-être une bouffée d’air frais pour les clubs genevois ! Un protocole d’accord a été signé entre l’Etat et les représentants des établissements, qui ont dû fermer leurs portes le 31 juillet pour freiner la propagation du coronavirus. Une aide d’urgence qui prévoit la participation financière des pouvoirs publics pour les charges qui ne peuvent pas être réduites par les enseignes, comme leurs loyers, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication mais aussi leurs factures SIG.

L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés.

Le montant maximum prévu par l’Etat? Deux millions de francs par mois, ce qui correspond à environ 30 000, 40 000 francs par mois par établissement. 

En contrepartie, les établissements  s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire.

Le Grand Conseil genevois devra se prononcer les 1er et 2 octobre prochains sur  ce projet de loi.

Pour Jean-Marc Humberset,  le propriétaire du Moulin Rouge et du Point Bar, cette aide d’urgence est une « belle lumière au bout du tunnel »

 

Jean-Marc Humberset  Gérant du Moulin Rouge et du Point Bar

 

 

 

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Une start-up sécurise les téléphones portables grâce à une puce quantique

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L’entreprise genevoise ID Quantique a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Samsung l’a utilisé dans son dernier téléphone qualifié par la presse de « plus sûr du monde ». La technologie pourrait à l’avenir se développer à d’autres objets que les téléphones. 

Une puce quantique qui rend votre téléphone inviolable. C’est le produit de l’entreprise genevoise ID Quantique. La start-up a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Ce système a été adopté par Samsung qui en a doté son dernier appareil sorti en mai dernier. Il a été baptisé par la presse de « téléphone le plus sûr du monde ». La puce utilise le cryptage quantique pour générer des nombres aléatoires qui servent de clés inviolables pour permettre notamment une communication sécurisée entre les appareils. Ce système peut être utilisé pour plusieurs applications comme les services bancaires. Les précisions de Grégoire Ribordy directeur et fondateur d’ID Quantique.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

 

Sécuriser les systèmes

De nos jours le piratage est devenu monnaie courante. On ne compte plus les milliers de personnes qui se sont fait pirater leur téléphone ou leur ordinateur. Si la digitalisation apporte de nombreuses choses positives à notre quotidien, elle comporte également de nombreux risques. Et bien souvent nos systèmes de sécurité ne sont pas au point. Les explications de Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

Selon Grégoire Ribordy, en matière de cybersécurité, la Suisse ne se démarque pas des autres pays. Elle prend assez peu d’initiatives pour améliorer la sécurité alors qu’il y aurait une carte à jouer pour les industries locales.

Objets connectés

Si pour le moment cette technologie se limite aux téléphones, à l’avenir elle pourrait se développer dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, quasiment tous les objets ou systèmes sont connectés. Un potentiel que la start-up basée à Genève entend exploiter. Le détail avec Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

La sécurité de nos systèmes connectés est un enjeu crucial de nos sociétés. Avec l’arrivée de la 5G, ce sont 46 milliards de téléphones qui devraient être connectés au réseau à l’horizon 2026.

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Le projet de budget 2021 de la Ville de Genève plombé par RFFA

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Conseil administratif ville GE@Judith Monfrini

La réforme de la fiscalité des entreprises, RFFA, affecte le résultat du projet de budget 2021 de la Ville de Genève. Un déficit de 49,3 millions de francs est prévu, le maximum que permet la Loi sur les communes genevoises. 

Sans surprise la réforme de la fiscalité des entreprises plombe le projet de budget 2021 de la ville de Genève. Le déficit prévu est de 49,3 millions de francs. La perte sur les impôts des personnes morales est de 27,3 millions. Et elle n’est pas compensée par les impôts sur les personnes physiques qui augmentent  pourtant de 17, 4 millions. Le conseil administratif maintient néanmoins ses priorités, notamment  la transition écologique. En assainissant son patrimoine administratif, musée, école et équipement sportif, ainsi que son patrimoine financier, comprenez ses immeubles locatifs. Les prestations à la population sont aussi maintenues. Ecoutez le Conseiller administratif chargé des finances, Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

L’assainissement des immeubles est nécessaire, non seulement c’est une obligation légale mais ils en ont bien besoin. Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

L’enveloppe pour le parascolaire augmente de 2,1 millions qui seront versés au GIAPP. 300’000 supplémentaires sont accordés au sport.  En octobre, des réajustements pourraient avoir lieu parce que ce budget ne tient pas compte de la crise sanitaire. Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

Quant aux charges, elles augmentent de 3, 8 millions pour un total de 504.7 millions. Une augmentation de 23,5 postes est prévue l’an prochain. En revanche, les annuités des fonctionnaires seront bloquées.

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