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Coronavirus: toutes les infos du 20 mars 2020

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KEYSTONE/Christian Beutler

Genève maintient le second tour des élections municipales

(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le Conseil d’Etat genevois a confirmé, vendredi, le maintien du second tour des élections municipales, le 5 avril. Le gouvernement va privilégier le vote par correspondance et l’élargir jusqu’à dimanche midi. Il ne sera en revanche pas possible de se rendre dans les locaux de vote, dimanche, car ils seront fermés. Des mesures ont aussi été prises pour garantir la sécurité des personnes qui participeront au dépouillement du scrutin. Le processus sera notamment étalé dans le temps. Les partis politiques ont été consultés à propos du maintien du second tour des élections municipales. La majorité a soutenu cette décision, estimant que le citoyen a déjà pu se former une opinion lors du premier tour. D’autres, comme l’UDC, le MCG et SolidaritéS s’y sont opposés. En revanche, les votations cantonales du 17 mai n’auront pas lieu et sont reportées, a fait savoir le Conseil d’Etat genevois.

Ce dernier a également pris des mesures pour soutenir l’économie. Il s’agit d’aider les plus vulnérables, notamment la catégorie des indépendants, a expliqué le conseiller d’Etat Pierre Maudet. Le gouvernement genevois va proposer au Conseil fédéral d’agir en utilisant le système d’allocations perte de gain. « Nous allons plaider pour une compensation immédiate », a ajouté M.Maudet. Le système, qui date de la Deuxième Guerre mondiale, fonctionne encore aujourd’hui pour les militaires. Par ailleurs, le Conseil d’Etat genevois a rappelé que la fermeture de tous les chantiers du canton était effective à partir de vendredi, midi. Un organisme tripartite pourra accorder des dérogations, au cas par cas, pour des raisons de sécurité ou un intérêt public prépondérant.

Genève: deux nouveaux décès et 197 nouveaux cas

Deux nouveaux décès dus au coronavirus ont été annoncés vendredi à Genève, ce qui porte à sept le nombre de victimes depuis le début de l’épidémie. Avec 197 personnes testées positives jeudi, le nombre total de diagnostics positifs passe à 873. Des jeunes sont aussi hospitalisés. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) comptent 22 patients aux soins intensifs, don 21 sous respirateur artificiel, a annoncé vendredi après-midi Aglaé Tardin, du service du médecin cantonal. L’épidémie est dans une phase ascendante, a fait savoir Adrien Bron, directeur général de la direction de la santé. Le canton dispose de suffisamment de respirateurs artificiels.

Les ressources du canton sont désormais fédérées pour assurer la prise en charge des patients qui doivent être hospitalisés. Les HUG centralisent les malades du coronavirus. Lorsque ses capacités d’admission seront dépassées, les cliniques privées prendront le relais. Elles participent déjà activement à la prise en charge ambulatoire et au dépistage, avec le Réseau d’urgence genevois. Aux HUG comme dans les cliniques privées, le programme opératoire va être fortement réduit. Toute intervention qui ne peut pas être repoussée de plus de trois mois sans risque vital ou fonctionnel sera effectuée dans le cadre de la collaboration entre les HUG et les cliniques. Les autres seront repoussées à plus tard. Les lits libérés accueilleront des patients COVID-19.

Mauro Poggia : « Le confinement strict est inévitable »

Le conseiller d’Etat genevois en charge de la santé en appelle au confinement total. Sur Facebook, le magistrat estime que « les règles posées ne sont pas respectées par tous. Le virus continue sa progression inexorablement et exponentiellement. Et le conseiller d’Etat de préciser chiffres à l’appui qu’à Genève, les cas positifs testés augmentent de jour en jour. Lundi 16 mars : 92 cas, mardi 17 mars 120 cas, mercredi 18 mars 134 cas. Statistiquement 20% seront hospitalisés dont 5% aux soins intensifs. Avant de conclure : « En d’autres termes, pour les seuls cas testés positifs mercredi, 27 finiront à l’hôpital et 7 aux soins intensifs. Ainsi de suite, jour après jour, jusqu’au moment où nos capacité sanitaires seront débordées. »

A Genève, les participants à un attroupement risquent l’amende

(KEYSTONE/Martial Trezzini)

Après la prévention, la police genevoise passe à la répression. Les personnes qui participent à des rassemblements s’exposent dorénavant à des amendes. Elles seront sanctionnées pour refus d’obtempérer, fait savoir vendredi le porte-parole de la police genevoise, Alexandre Brahier. La police s’était montrée, jusqu’à aujourd’hui, tolérante. Elle expliquait aux gens les raisons de la nécessité de se disperser pour le bien de tous. Mais « nous avons constaté un manque de civilité, notamment chez les plus jeunes », relève M.Brahier. Des attroupements ont été constatés en particulier dans les parcs et les préaux d’école.

La pandémie de coronavirus affecte le travail quotidien de la police. Les agents, lors des interventions, ne peuvent éviter les contacts. Des dispositions ont été prises pour minimiser les risques. Une personne peut être contrainte de porter un masque. Ces questions préoccupent le personnel, note M.Brahier.

Le Jet d’eau à l’arrêt jusqu’à nouvel avis

Emblème de Genève, le Jet d’eau a été arrêté à cause de la situation provoquée par la pandémie de coronavirus. Cette mesure vise à se conformer aux recommandations sanitaires des autorités, font savoir les Services industriels de Genève (SIG) vendredi. L’exploitation et la maintenance du Jet d’eau sont suspendues jusqu’à nouvel avis, poursuivent les SIG. D’autres grands monuments touristiques de Genève ont également fermé leurs portes. La mise à l’arrêt du Jet d’eau permet de protéger les employés des SIG qui s’en occupent et en prennent soin au quotidien. Les SIG espèrent pouvoir rallumer le Jet d’eau symboliquement pour marquer la fin de la crise liée au coronavirus.

A Genève, la prise en charge des victimes de violences domestiques continue

Le confinement partiel destiné à enrayer la pandémie de coronavirus augmente le risque de violences conjugales et intrafamiliales. A Genève, les prestations pour protéger les victimes sont maintenues malgré la situation sanitaire. Le confinement partiel accentue la promiscuité, renforce le stress et l’anxiété et limite les temps de répit pour les victimes, avertit vendredi le bureau de l’égalité et de prévention des violences (BPEV). Les informations sur la prise en charge sont disponibles sur le site de l’Etat ou via la ligne d’écoute cantonale.

En cas de crainte pour l’intégrité d’une personne ou de sa famille, il convient d’appeler la police au 117. La police peut, si besoin, prendre une mesure administrative afin d’éloigner l’auteur des violences et de maintenir les autres membres de la famille en sécurité à domicile. Selon la situation, les victimes peuvent aussi être accompagnées dans un foyer. Le rôle des témoins, notamment du voisinage, est essentiel. « La période que nous traversons met à l’épreuve notre capacité à nous montrer solidaires. Elle appelle aussi à la responsabilité et à la bienveillance de chacun pour prendre soin des personnes qui nous entourent », souligne le BPEV.

Pas de confinement en suisse et des amendes pour les groupes de plus de cinq personnes

Les Suisses échappent au confinement général. Le Conseil fédéral toutefois décidé vendredi de durcir les mesures: les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Ces groupes s’exposent à une amende. L’interdiction touche l’espace public, soit les places publiques, les promenades et les parcs. La distance sociale d’au moins deux mètres doit être respectée pour les groupes de moins de cinq personnes. La police pourra amender les contrevenants. Le Conseil fédéral demande instamment à la population de rester à la maison, en particulier les personnes vulnérables. Seules les sorties pour se rendre au travail, faire ses courses, aller chez le médecin ou aider quelqu’un sont autorisées.

Les domaines de la construction et de l’industrie sont tenus de respecter les recommandations en matière d’hygiène et d’éloignement social. Les employeurs doivent limiter le nombre de personnes sur les chantiers. Les entreprises qui ne peuvent pas mettre en oeuvre les règles d’hygiène devront fermer. Les opérations non urgentes sont par ailleurs interdites dans les hôpitaux. Les services postaux pourront quant à eux distribuer sept jours sur sept les denrées alimentaires et les biens de consommation courante commandés en ligne. Le but de ces mesures est d’éviter que les hôpitaux soient saturés avec des patients gravement malades. Le Conseil fédéral veut éviter un pas plus drastique.

Un contingent de la protection civile sera par ailleurs mis à disposition des cantons pour les aider dans leur lutte contre le coronavirus. Ils pourront notamment aider dans la mise en place et la gestion de structures d’accueil dans les hôpitaux ou de numéros d’urgence publics, ainsi que dans la prise en charge des personnes âgées, en distribuant des repas ou en effectuant des transports. Le service est limité à fin juin 2020. Les cantons restent compétents pour décider des mandats concrets, de la convocation de personnes astreintes sur le plan opérationnel et de l’exécution des interventions. La Confédération indemnisera les cantons à raison d’un montant forfaitaire de 27,50 francs par jour de service. Le coût total de l’opération ne devrait dès lors pas dépasser 23,4 millions de francs.

La Confédération libère 32 milliards de plus pour l’économie

La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga

Le Conseil fédéral a pris vendredi de nouvelles mesures pour parer à la crise du coronavirus. Attendu surtout par l’économie, il a libéré 32 milliards de francs supplémentaires pour le monde du travail. Cette enveloppe annoncée par le Département fédéral de l’économie s’ajoute aux 10 milliards déjà mis sur la table il y a une semaine. Ces mesures visent à sauvegarder les emplois, garantir les salaires et soutenir les indépendants.

Le nouveau paquet prévoit 20 milliards pour que les entreprises qui rencontrent des problèmes de liquidités obtiennent des crédits bancaires transitoires. Le Conseil fédéral va demander aux Chambres fédérales un crédit d’engagement urgent. Les entreprises frappées par la crise auront la possibilité de différer provisoirement et sans intérêt le versement des contributions aux assurances sociales (AVS, AI, APG, AC). Ces mesures s’appliquent également aux indépendants dont le chiffre d’affaires a chuté.

Le droit à l’indemnité en cas de réduction de travail sera étendu. Le chômage partiel pourra désormais être octroyé aux temporaires. La perte de travail sera également comptabilisée pour les personnes qui sont en apprentissage. Le délai de carence pour pouvoir bénéficier du chômage partiel est supprimé. Les parents qui doivent interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants peuvent prétendre à une indemnisation. Il en va de même en cas d’interruption de l’activité professionnelle en raison d’une mise en quarantaine ordonnée par un médecin.

L’OFSP recense désormais 4840 cas positifs au coronavirus

L’épidémie de coronavirus continue sa rapide propagation en Suisse. A la mi-journée vendredi, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) totalisait 4840 cas positifs. C’est environ 1000 de plus que la veille. Ce nombre comprend 4176 cas confirmés et 664 cas encore en cours d’analyse après un premier résultat positif. A l’heure actuelle, 43 personnes sont décédées en Suisse des suites de la maladie, selon les chiffres de l’OFSP.

La RTS adapte ses programmes à la crise du coronavirus

La RTS adapte ses programmes à la situation exceptionnelle causée par l’épidémie de coronavirus. Elle a repensé sa grille dans le but de préserver ses équipes et d’offrir le plus d’émissions de service public possibles. Les programmes seront modifiés dès lundi, a fait savoir vendredi la RTS. Couleurs locales, à 19h00, est une des émissions à faire les frais de la crise liée au Covid-19. Le journal d’informations régionales est remplacé par un nouveau rendez-vous baptisé « AntiVirus ». Le talk sera animé par Alexis Favre, et ponctuellement par Catherine Sommer ou Darius Rochebin. L’émission donnera la parole aux Romands.

Côté informations, le téléjournal de 12h45 ne durera plus que 15 minutes. En revanche, l’édition du 19h30 se maintient dans un format prolongé à 45 minutes. Les magazines Mise au point et TTC se poursuivent, alors que Géopolitis et Pardonnez-moi seront en rediffusion. Les enfants ne sont pas oubliés. Les programmes ludiques et éducatifs seront plus nombreux le matin sur RTS 1, dès lundi. Davantage de séries et de films d’animation seront diffusés avant midi. RTS Découverte, pour sa part, se mobilise à partir de la semaine prochaine pour proposer des dossiers pédagogiques.

En Suisse, les réseaux sont saturés

(KEYSTONE/Steffen Schmidt)

L’épidémie de coronavirus pousse les infrastructures des télécommunications à leurs limites. Swisscom et Sunrise n’excluent pas des surcharges ponctuelles en raison de la situation hors norme que la Suisse et le monde traverse. Les clients passent de plus en plus d’appels, que ce soit sur le réseau fixe ou mobile. Swisscom surveille étroitement l’état du réseau et s’adapte en continu. En raison de la forte demande des clients commerciaux, Swisscom doit fixer des priorités. Les clients commerciaux qui offrent une prestation vitale pour la Suisse en ce moment comme les services d’urgence, les hôpitaux, les médecins et les autorités passent devant tous les autres.

Le réseau de télécommunications atteint actuellement ses limites. L’infrastructure est « plus chargée que jamais », a indiqué à Keystone-ATS l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication (OFIT). Ces derniers jours, l’OFIT a augmenté les capacités existantes et continuera ces prochains jours de les améliorer dans la mesure du possible. L’Office fédéral de la communication (OFCOM) n’envisage actuellement aucune mesure particulière pour faire face à l’augmentation du travail à domicile. La hausse du trafic de données n’est pas significative par rapport au volume global qui transite et n’entraîne pas de surcharge. Le risque de panne majeure n’a pas non plus changé, selon l’OFCOM.

Applaudissements pour le personnel de santé sur les balcons suisses

En signe de solidarité, de nombreux Suisses sont sortis sur leurs balcons vendredi à la mi-journée pour applaudir le personnel soignant engagé dans la lutte contre le coronavirus. A travers ce geste, ils ont également remercié toutes les personnes qui travaillent pour que la vie continue: les équipe actives dans la vente, la logistique ou encore le domaine alimentaire. Sous le mot-dièse #laSuisseditMerci, décliné dans les quatre langues nationales, de nombreux partis, institutions et particuliers ont également exprimé leur gratitude aux « héros du quotidien ».

Obligation de faire la queue chez Migros et Coop

Les clients doivent désormais patienter avant de pouvoir faire leurs courses chez Migros et Coop. Les deux géants helvétiques de la grande distribution limitent désormais le nombre de clients pouvant accéder dans un magasin en même temps. Pour faire face aux nouvelles exigences sanitaires imposées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus – une personne par dix mètres carrés – Coop n’accueille plus que 100 à 600 clients, en fonction de la taille du magasin. La clientèle doit se munir d’une carte numérotée avant de pénétrer dans l’enseigne.

Les parties non-alimentaires, ainsi que les restaurant et cafés des supermarchés ont quant à eux été fermés au public. Parallèlement, la demande pour certains produits ne cesse de grandir, notamment les produits d’hygiène corporelle, les boîtes de conserves, la farine et le sucre, a indiqué vendredi à AWP un porte-parole du géant orange. Malgré des livraisons revues en hausse et des effectifs sur le pied de guerre, certains rayons sont régulièrement vides. Chez Coop aussi, des produits sont régulièrement dévalisés par des clients anxieux, notamment des aliments congelés, les liquides de nettoyage pour les mains et le papier toilettes, a précisé une porte-parole de l’enseigne.

Première condamnation prononcée en Valais

Un gérant de bar-restaurant du Valais central a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis et à 2000 francs d’amende pour violation de l’ordonnance destinée à lutter contre le coronavirus. Il s’agit de la première condamnation prononcée par le ministère public. Lors d’un contrôle effectué le 17 mars 2020, la police a constaté que vingt personnes consommaient sur la terrasse d’un bar-restaurant. Elles ont quitté les lieux dès l’arrivée de la police, a indiqué le ministère public du Valais vendredi dans un communiqué. Le gérant de l’établissement a été condamné par ordonnance pénale à une peine de 60 jours-amende avec sursis durant deux ans et à 2000 francs d’amende. Il a dix jours pour faire opposition.

Unia mène une action contre McDonald’s

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

Unia dénonce le maintien des activités de McDonald’s, coupable selon le syndicat de ne pas protéger ses employés face au coronavirus. Une action « escargot » a été menée jeudi à midi pour perturber le McDrive de Crissier (VD). Le syndicat estime que la santé des employés, de leurs proches et des clients est mise en danger. Les salariés travaillent en cuisine sans gants et suent avec la chaleur, affirme Unia dans son communiqué. Le syndicat relève que les produits vendus ont été touchés par cinq ou six personnes en moyenne avant d’être donnés au client. Selon Unia, il est également impossible de respecter les deux mètres de distance entre personnes dans les cuisines.

De son côté, McDonald’s Suisse réfute les accusations d’Unia. Dans une prise de position envoyée à Keystone-ATS, la chaîne de restauration dit « suivre à la lettre les directives du Conseil fédéral. » McDonald’s explique notamment qu’il a diminué le nombre de personnes en cuisine et posé des marquages au sol pour respecter les distances. Les personnes à risques ne sont plus planifiées dans les tournus. Des gants peuvent également être utilisés dans les cuisines « selon les besoins. »

L’école fribourgeoise veut éviter une année blanche

Le canton de Fribourg a tiré un bilan de la première semaine de l’interdiction de l’enseignement présentiel dans les écoles pour enrayer la propagation du coronavirus. Pour la Direction de l’instruction publique, il faut absolument éviter une année blanche pour les élèves. Malgré les conséquences de la pandémie, le canton de Fribourg a assuré vendredi que tout sera mis en oeuvre pour que le cursus des élèves puisse se poursuivre dans de « bonnes conditions ». Il entend s’engager pour que les titres de fin de formation soient délivrés comme prévu.

La procédure de passage du degré primaire au degré secondaire doit être modifiée, car les évaluations prévues les 24 et 25 mars ont été annulées dans la partie francophone du canton. Quelque 300 élèves sont concernés, soit environ 10% des élèves de 8H. Une solution est actuellement en préparation. Les examens d’admission à l’Ecole de commerce et à l’Ecole de culture générale prévus le 21 mars sont aussi annulés. Les élèves provenant d’une école privée seront convoqués à l’examen le 4 juillet. Au niveau de l’école obligatoire, chaque établissement a défini des modalités de contact afin de garder un lien régulier avec les familles et d’assurer le suivi des élèves. Durant cette période, il n’y aura pas d’évaluations et donc pas de notes. L’enseignement à distance a été introduit dès le premier jour de fermeture des classes dans toutes les écoles. Les contacts se font principalement par courrier électronique.

Les apprentis doivent pouvoir terminer leur formation jusqu’à la fin de l’été malgré la crise du coronavirus. Cette décision émane de la Confédération, des cantons et du secteur de l’économie. Concrètement, cela signifie que 70’000 apprentis achèvent leurs examens finaux jusqu’à la fin de l’été. Sont concernés les certificats fédéraux de capacités, les attestations fédérales de formation professionnelle et la maturité professionnelle. Pour l’heure, il n’est pas clair quand et comment se dérouleront les examens. Les autorités et partenaires sociaux sont en train d’élaborer des solutions. Un plan devrait être disponible en avril.

Paquet de 500 millions d’aide à l’économie en Argovie

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Le gouvernement argovien va élaborer un paquet de 500 millions de francs d’aide à l’économie cantonale touchée par la crise de coronavirus. Il va verser l’excédent de recettes de 228 millions de francs des comptes 2019 dans les réserves spéciales qui seront utilisées à cette fin. Les petites et moyennes entreprises (PME), les indépendants, les milieux culturels les plus touchés pourront en bénéficier. Le paquet d’aide sera présenté mercredi. Le gouvernement prévoit d’alimenter les réserves spéciales avec l’excédent des comptes 2019. Ces réserves avaient été initialement constituées pour permettre de réduire la dette du canton. Avec l’excédent de 2019, il y aura environ 500 millions de francs à disposition dans ces réserves qui serviront désormais à aider les entreprises touchées par la crise du coronavirus, a précisé le ministre des finances Markus Dieth.

Premier décès lié au coronavirus en Argovie

Le canton d’Argovie déplore son premier décès lié au coronavirus. Il s’agit d’un homme de 88 ans qui souffrait déjà de plusieurs autres maladies. L’octogénaire est décédé jeudi dans une clinique, indique vendredi le département cantonal de la santé. Selon un décompte de Keystone-ATS, le coronavirus a déjà fait au moins 48 victimes en Suisse.

L’Argovie compte actuellement 168 cas confirmés de coronavirus, soit 50 cas supplémentaires par rapport à la veille. Il s’agit d’une hausse d’environ 40% par rapport au nombre de cas recensés jeudi. Au total, 25 personnes infectées sont hospitalisées, dont quatre se trouve aux soins intensifs. Deux personnes sont placées sous respiration artificielle.

Sept nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures au Tessin

Le Tessin a enregistré sept nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures, portant à 22 le nombre total de personnes ayant perdu la vie dans le canton. Vendredi à la mi-journée, 834 personnes avaient été testées positives au Covid-19. Sur ce nombre, 169 se trouvaient à l’hôpital, dont 35 aux soins intensifs, a détaillé le médecin cantonal Giorgio Merlani vendredi après-midi devant les journalistes. Au cours des 24 dernières heures, 196 personnes ont été infectées par le coronavirus. Jeudi matin, le nombre de personnes positives étaient encore de 638. Samedi, cela fera exactement quatre semaines que le premier cas de coronavirus a été détecté au Tessin. Cette évolution montre la vitesse à laquelle le virus se propage, selon M. Merlani.

Vaud: deux décès de plus, 32 personnes aux soins intensifs

Le canton de Vaud enregistre deux nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à sept le nombre total. 140 personnes sont hospitalisées, dont 32 aux soins intensifs. Le nombre de personnes testées positives au virus s’élève désormais à plus de 1200 cas, a annoncé vendredi le médecin cantonal adjoint Eric Masserey. Les personnes hospitalisées sont réparties dans tous les établissements du canton, avec une majorité au CHUV à Lausanne. Le dispositif sanitaire est en train de monter en puissance dans tout le canton, avec l’appui de la Protection civile et de l’armée. Des centres ambulatoires renforcés, des équipes mobiles et des centres de dépistages sont en train d’être déployés.

Le secteur agroalimentaire demande des mesures au Conseil fédéral

Le secteur agroalimentaire demande au Conseil fédéral de prendre des mesures pour renforcer la production alimentaire suisse en cette période de crise du coronavirus. La branche doit être dotée de toutes les ressources nécessaires. A l’échelon de la production et de la transformation, il pourrait notamment être nécessaire d’alléger le cadre réglementaire et légal pour ne pas restreindre inutilement la production, écrivent vendredi l’Union suisse des paysans (USP), la Fédération des industries alimentaires suisses (Fial), l’Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort (ASSAF) et BauernUnternehmen. Les diverses organisations du secteur rappellent que la Suisse dispose d’une solide infrastructure de production, qui assure un haut niveau d’auto-approvisionnement. Il n’y a pas de justification à des achats de denrées alimentaires supérieurs aux réserves recommandées par le Conseil fédéral.

Parmelin négocie avec l’UE la livraison de matériel de protection

Guy Parmelin a annoncé vendredi une percée dans la livraison de matériel de protection pour la Suisse. La présidente de la Commission européenne avait déclaré dimanche que l’UE allait bloquer l’exportation de ce matériel en raison de la pandémie de coronavirus. Après plusieurs contacts avec le commissaire européen au commerce Phil Hogan, Bruxelles a donné pour instruction aux pays membres de l’Union européenne de ne plus bloquer les exportations de matériel de protection vers la Suisse et les autres pays de l’Association européenne de libre échange (AELE), a écrit vendredi le ministre de l’économie sur Twitter.

Quatrième décès en Valais

Le Valais a enregistré un quatrième décès dû au coronavirus. Il s’agit d’une personne âgée de 84 ans. Ce décès porte à 40 le nombre de personnes qui ont succombé au virus en Suisse, selon un décompte de Keystone-ATS. « Toutes les victimes en Valais faisaient partie de groupes à risque », indique l’Etat sur la page dédiée au COVID-19 de son site internet. Le canton compte actuellement 232 cas confirmés d’infection au coronavirus. Afin d’éviter une surcharge des hôpitaux publics, le Valais a prévu au besoin de faire appel à des établissements et institutions sanitaires privés et à leur personnel. Le premier cas d’infection au coronavirus a été détecté en Valais le 28 février 2020.

Zurich: un jeune homme arrêté pour revente de masques de protection

La police zurichoise a mis la main sur un homme de 18 ans qui revendait en ligne des masques de protection à des prix largement surévalués. Il réclamait 200 francs par lot de cinq masques, soit 40 francs la pièce, alors que leur valeur est estimée à 50 centimes la pièce. Une annonce en ligne a mis la police sur les traces du jeune Suisse en pleine crise du coronavirus. Afin de passer les menottes au jeune Suisse, un policier en civil lui a fixé un rendez-vous, indique vendredi la police cantonale zurichoise. En effectuant une perquisition à son domicile à Horgen (ZH), les policiers ont découvert des dizaines de masques de protection que le principal intéressé voulait revendre.

Zurich ferme plusieurs parcs et promenades à cause du coronavirus

La ville de Zurich ferme plusieurs parcs et promenades pour mieux lutter contre le coronavirus. Une partie de la population ne s’en tient pas aux règles de distance établies par le Conseil fédéral, invoque la municipalité. La mesure entre en vigueur avec effet immédiat. La police a constaté ces derniers jours que des groupes de personnes continuaient à se former en ville sans respecter de distance minimale. Tel était le cas principalement dans certains parcs ou sur certaines promenades, indique vendredi le Département municipal de la sécurité.

Zurich: 47% de cas de coronavirus en plus par rapport à jeudi

Le nombre de cas confirmés de coronavirus a augmenté de près de 50% entre jeudi et vendredi dans le canton de Zurich. Les autorités annoncent 773 cas soit 247 de plus que le total indiqué la veille. Il s’agit d’une augmentation de 47% en 24 heures. Canton le plus peuplé de Suisse, Zurich n’est toutefois pas celui qui compte le plus de cas de Covid-19 en chiffres absolus. Vaud et le Tessin en comptent davantage. Le nombre de décès zurichois en raison du coronavirus n’a pas évolué, précise le département de la santé. Ce dernier recense trois victimes.

L’Hôpital du Jura se prépare pour accueillir des cas lourds

 

Même si le canton du Jura a été jusqu’à présent relativement épargné par les effets du coronavirus, l’Hôpital du Jura (H-JU) se prépare à accueillir des cas lourds nécessitant des soins spécialisés. Pour l’instant, l’établissement affirme avoir la situation sous contrôle. Les prestations chirurgicales non essentielles ont été reportées pour libérer des forces de travail et des locaux. Certains soignants ont été réaffectés et formés pour épauler les services qui sont soumis à une forte pression comme les urgences et les soins intensifs, a annoncé vendredi l’H-JU.

Au niveau de l’infrastructure, des tentes ont été montées devant le bâtiment et des cloisons étanches ont été dressées dans les locaux pour séparer les zones propres des zones infectées. Du personnel extérieur a aussi été engagé pour renforcer les effectifs.

En Europe:

Google réduit ses débits en Europe pour éviter de bloquer internet

Après Netflix, Google a annoncé vendredi la réduction de ses débits sur YouTube pour utiliser moins de réseau afin d’alléger la pression sur l’internet en Europe. « Suite à un entretien entre le PDG de Google, Sundar Pichai, la PDG de YouTube, Susan Wojcicki, et le commissaire Thierry Breton, nous nous sommes engagés à basculer temporairement tout le trafic dans l’UE en définition standard par défaut », a déclaré un porte-parole de Google dans un communiqué.
Netflix avait annoncé jeudi avoir pris la décision de réduire les débits sur tous ses flux en Europe pendant 30 jours. Le responsable européen a appelé mercredi les plateformes de diffusion et les opérateurs à prendre des mesures pour alléger la pression sur l’internet, afin de faciliter le travail à distance et l’éducation en ligne durant la période de confinement imposée dans les pays d’Europe pour lutter contre la propagation du Covid-19.  Les obligations de confinement et le télétravail ont augmenté le trafic sur internet, avait souligné le commissaire mercredi.

L’Espagne a franchi la barre des 1000 morts

L’Espagne a dépassé la barre des 1000 décès dus au coronavirus. Le pays s’approche des 20’000 cas, a annoncé le directeur du centre d’alertes sanitaires Fernando Simon. Le pays compte « 1002 décès » et « au niveau national nous avons 19’980 cas, avec une hausse de 2833 cas par rapport à hier (jeudi), soit une hausse de 16,5% », a indiqué M. Simon lors d’une conférence de presse. Le nombre de morts a été multiplié par dix en sept jours. Mais 1585 personnes sont désormais guéries. Le rythme de progression du nombre de cas détectés a ralenti par rapport la veille, où il avait augmenté de 25%. Cinquante-cinq personnes ont été arrêtées jeudi pour n’avoir pas respecté les mesures de confinement, un chiffre « en hausse », a expliqué le directeur opérationnel de la police nationale Jose Angel Gonzalez. Il a prévenu qu’il y aurait désormais une « tolérance zéro ». Les Espagnols n’ont pas le droit de sortir de chez eux sauf pour travailler, faire des courses alimentaires ou acheter des médicaments.

Allemagne: la Bavière ordonne le confinement

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Un premier Etat régional d’Allemagne a décrété le confinement de sa population. Il s’agit de la Bavière, qui a pris la décision pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.  Les 13 millions d’habitants de cet Etat du Sud de l’Allemagne, frontalier de l’Autriche, de la Suisse et de la République tchèque, ne pourront sortir de leur domicile que pour des motifs limités, notamment aller travailler, acheter à manger ou se rendre à la pharmacie ou chez le médecin.
Au niveau fédéral, l’Allemagne a déjà pris certaines mesures pour lutter contre le virus, en fermant les écoles, crèches et les lieux publics considérés comme non essentiels, et en interdisant les rassemblements. Mais les autorités n’ont pour le moment pas pris de mesures de confinement sur tout le territoire, comme la France, l’Espagne ou l’Italie. Mais la tentation de recourir à cette mesure sur tout le territoire grandit de jour en jour.

Un drone survole Nice pour ordonner de rester chez soi

C’est du jamais vu à Nice: un drone muni d’un haut-parleur a survolé le bord de mer et le centre-ville, ordonnant de rester chez soi. La Promenade des Anglais a été fermée. L’initiative prise par la préfecture des Alpes-Maritimes n’est pas complètement unique en France: un drone a été utilisé jeudi également sur l’Ile de Ré avec un message pré-enregistré de rappel des mesures de confinement. Dès mercredi, la police avait commencé à verbaliser de nombreux promeneurs ou joggeurs, venus s’aérer sur le front de mer en infraction avec les mesures de confinement en vigueur depuis mardi midi. Un cran supplémentaire a été franchi jeudi avec l’interdiction de l’accès aux plages de Méditerranée ainsi que sur la façade atlantique et du Nord et une partie de l’outre-mer. Et une nouvelle étape a été franchie vendredi avec un arrêté municipal qui a fermé aux piétons la Promenade, comme c’est le cas par temps de pluie importante et de houle.

Les écoles britanniques ferment leurs portes

(KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Les élèves britanniques se disent au revoir sans savoir quand ils se retrouveront. Le Royaume-Uni, qui a opté pour une stratégie moins radicale que ses voisins, ferme ses écoles pour tenter de ralentir la propagation du nouveau coronavirus. Les examens de fin d’année, comme les A levels (baccalauréat) ont été annulés. Une partie des 10 millions d’élèves que compte le pays seront néanmoins accueillis: ceux des personnels indispensables pour faire face à la crise, avec en première ligne les enfants des médecins et infirmières.Le gouvernement conservateur a précisé les professions et secteurs concernés, qui vont des travailleurs sociaux aux policiers et militaires, en passant par l’alimentation, les transports. Les enfants les plus vulnérables seront également accueillis. Vendredi matin, les services de santé ont appelé à la rescousse 65’000 médecins et personnels de santé récemment retraités. Il leur a été demandé de remettre la blouse « dès que possible », a précisé le ministre de la Santé sur Sky News.

Autriche: pas de levée du confinement avant le 13 avril

Les Autrichiens doivent prendre leur mal en patience. Les mesures de confinement prises depuis une semaine dans le pays, où les déplacements sont drastiquement limités, seront prolongées jusqu’au 13 avril afin de lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus. Ces restrictions, en vigueur depuis lundi, concernent notamment tous les déplacements jugés non indispensables, l’interdiction de se rassembler, la fermeture des écoles, des commerces, des bars et restaurants. L’augmentation journalière du nombre de cas est de 20%, en léger reflux, a expliqué le ministre de la Santé Rudolf Anschober, tout en précision que cette décélération n’était « pas suffisante ». Depuis lundi, quatre motifs sont tolérés pour quitter son domicile : nécessité professionnelle, ravitaillement, assistance à autrui et exercice physique. Il n’est toutefois pas nécessaire de présenter une attestation justifiant sa présence à l’extérieur, comme en France, et l’augmentation de la présence policière n’est pas significative.

Pologne: la vodka confisquée servira de désinfectant

En Pologne, près d’un demi-million de litres de vodka de contrebande et d’alcool pur produit illégalement ont trouvé une utilité. Ils pourront être utilisés comme désinfectant dans la lutte contre le coronavirus. Les services des douanes et du fisc gardent au moins 430’000 litres de vodka et d’alcool pur, frelaté ou non, qui ont été soit saisis pour servir de preuves dans des procédures judiciaires, soit confisqués à la suite de ces procédures. Au lieu d’être détruits, plusieurs milliers de litres ont d’ores et déjà été remis aux services intéressés pour servir à la désinfection de bâtiments, de locaux et de moyens de transport. Des distilleries clandestines, artisanales ou industrielles, sont fréquemment démantelées en Pologne, notamment dans le nord-est du pays. Elles produisent du « bimber », une vodka artisanale populaire dans les campagnes et nettement moins coûteuse que leur équivalent produit légalement.

Turquie: 64 arrestations pour « provocation » en ligne

En Turquie, 64 internautes ont été arrêtés par les autorités. Ils sont accusés d’avoir partagé des contenus « infondés » ou relevant de la « provocation » sur les réseaux sociaux, en lien avec le nouveau coronavirus. Les enquêteurs turcs sont en outre à la recherche de 178 autres suspects, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement turc appelle depuis plusieurs jours à ne pas relayer de fausses informations susceptibles de semer la panique autour de la pandémie de Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus. Le nouveau coronavirus a fait quatre morts et a infecté 359 personnes en Turquie, selon le dernier bilan officiel communiqué jeudi soir. Le pays a pris de nombreuses mesures ces derniers jours et annoncé vendredi l’interdiction de toute manifestation culturelle, artistique ou scientifique jusqu’à fin avril.

Dans le reste du monde:

Les Etats-Unis suspendent la délivrance des visas dans le monde

Les Etats-Unis ont suspendu la délivrance de tous les visas ordinaires dans tous les pays du monde face à la crise sanitaire due au Covid-19. Une annonce en ce sens a été faite par le département d’Etat américain. « Tous les rendez-vous pour des visas ordinaires de visite ou d’immigration sont annulés » à compter de ce vendredi, a-t-il déclaré sur Twitter. « Dans la limite du possible, les ambassades et consulats continueront à délivrer des visas d’urgence », a-t-il précisé, promettant de reprendre le reste des services « dès que possible » mais sans fournir de date.

Washington avait déjà annoncé deux jours plus tôt la suspension des visas ordinaires dans « de nombreux pays », sans dire lesquels ni combien. La mesure est donc désormais généralisée. Les Etats-Unis ont barré l’entrée sur leur territoire aux étrangers arrivant de la plupart des pays européens. Ils vont fermer vendredi soir la frontière avec le Canada et réfléchissent avec le Mexique à limiter les passages entre les deux pays. Dans le même temps, le département d’Etat a exhorté tous les Américains à ne pas se rendre à l’étranger.

Toute la Californie désormais confinée 

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a décidé jeudi soir de placer en confinement la totalité de l’Etat pour renforcer la lutte contre la pandémie de coronavirus. Cela concerne 40 millions de personnes. La directive, qui prend effet dès jeudi soir, est l’une des mesures les plus strictes annoncées aux Etats-Unis depuis le début de la crise sanitaire. Les seules exceptions concernent le ravitaillement en nourriture ou médicaments, des nécessités médicales, des soins aux enfants ou personnes âgées ou handicapées, de courtes promenades en restant à bonne distance d’autrui, détaille la mairie de Los Angeles. De nombreux commerces de détail non essentiels, comme les magasins de vêtements et centres commerciaux, doivent également cesser « toutes les opérations qui nécessitent la présence physique d’employés sur place ».

Le Brésil interdit l’entrée aux Européens et Asiatiques

Le Brésil a annoncé jeudi la fermeture à partir de lundi de ses frontières aux ressortissants venus d’Europe, d’Australie et de plusieurs pays asiatiques, pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Ces restrictions, valables un mois, concernent les passagers des vols provenant de l’Espace économique européen (Union européenne, Royaume-Uni, Islande, Norvège et Suisse), de la Chine, du Japon, de Corée du Sud, d’Australie et de la Malaisie, qui n’ont pas la résidence au Brésil ou une justification professionnelle ou familiale pour rentrer dans le pays, a précisé un décret ministériel.  Le ministère de la Justice, à l’origine de ce décret, n’a pas expliqué dans l’immédiat pourquoi cette restriction ne concerne pas les Etats-Unis, où plus de 10’000 cas et 153 morts ont pourtant été confirmés.

Les Brésiliens et les ressortissants étrangers résidant au Brésil peuvent en revanche entrer librement. Les personnes appartenant à des organismes internationaux effectuant une mission au Brésil ou les personnes dûment autorisées par le gouvernement de Brasilia seront également autorisées à pénétrer sur le territoire, selon ce texte. Le Brésil avait ordonné jeudi matin l’interdiction d’entrée sur son territoire par voie terrestre des ressortissants d’Argentine, de Bolivie, de Colombie, de la Guyane française, du Guyana, du Paraguay, du Pérou et du Surinam. L’Uruguay, autre pays frontalier, fera l’objet d’une décision ultérieure. Le président Jair Bolsonaro avait déjà ordonné mardi la fermeture de la frontière avec le Venezuela. Le Brésil, qui compte 210 millions d’habitants, a enregistré six morts et 621 cas de coronavirus.

ATS/MH

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Votre revue de presse du dimanche

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La pandémie de Covid-19 s’est une nouvelle fois taillé la part du lion dans la presse dominicale. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS, qui s’étalent dans les pages des quatre journaux helvétiques du jour:

SONNTAGSZEITUNG: Une sortie rapide de la situation actuelle n’est pas réaliste, estime le ministre de la santé Alain Berset dans une interview avec la SonntagsZeitung. Le Conseil fédéral discutera mercredi des possibilités de sortir du confinement mais une décision sur le sujet n’est pas encore à l’ordre du jour. « Pour l’instant, il semble illusoire de penser que nous pourrons faire beaucoup de changements d’ici le 20 avril », indique le Fribourgeois. « Ce n’est que lorsque le nombre de personnes infectées et d’admissions à l’hôpital aura clairement diminué que nous pourrons envisager d’assouplir les règles », ajoute-il. L’expérience a montré que si l’assouplissement intervient trop tôt, cela prolonge la crise. Si la discipline de la population baisse, le conseiller fédéral n’exclut pas d’avoir recours à des mesures encore plus sévères, jusqu’à un couvre-feu à Pâques.

NZZ AM SONNTAG/SONNTAGSZEITUNG/SONNTAGSBLICK: La pression pour rouvrir progressivement l’économie augmente. Dans une interview avec la NZZ am Sonntag, la présidente du PLR Petra Gössi réclame la réouverture de tous les commerces qui peuvent respecter les mesures de sécurité de l’Office fédéral de la santé publique, à savoir la distance de deux mètres pour toutes les personnes dans le magasin et toutes les règles d’hygiène. « Si nous ne le faisons pas, nous risquons de compromettre inutilement la compréhension envers les mesures du Conseil fédéral », souligne-t-elle. Et le débat sur la façon de rouvrir progressivement l’économie bat son plein en coulisse, rapporte la SonntagsZeitung. En raison de l’explosion des chiffres du chômage, les présidents de l’Union patronale suisse, de Swissmem et de l’Union syndicale suisse (USS) demandent à l’unisson au Conseil fédéral de présenter des scénarios. « Le Conseil fédéral doit maintenant développer une stratégie dans laquelle les risques économiques et sociaux jouent également un rôle », indique le président de l’USS Pierre-Yves Maillard dans la SonntagsZeitung. Outre l’impact sur l’économie, Petra Gössi se préoccupe également de l’effet de la fermeture des écoles en matière d’égalité des chances pour les enfants et les jeunes. Elle demande que les écoles de la scolarité obligatoire, en particulier les niveaux inférieurs et moyens, reprennent leurs activités après les vacances de printemps. Le PS planche de son côté sur l’après-crise avec un papier de position qui devrait être publié après Pâques. Les grandes lignes sont déjà définies, confirme le président du groupe aux Chambres Roger Nordmann (VD) dans le SonntagsBlick: les primes d’assurance maladie doivent être plafonnées afin que les coûts engendrés par la crise ne grèvent pas le budget des ménages. Pour le PS, la Confédération devrait couvrir entièrement les coûts supplémentaires de cette année.

LE MATIN DIMANCHE/SONNTAGSZEITUNG: En Suisse romande, en moyenne un tiers des morts du Covid-19 sont des résidents d’établissements médico-sociaux (EMS), rapporte Le Matin Dimanche. Tous les cantons ne sont toutefois pas affectés de la même manière. Les pensionnaires d’EMS constituent près de la moitié des victimes dans les cantons de Vaud (60 sur 123 décès) et Neuchâtel (11 sur 23 décès) alors qu’à Genève ils représentent environ un cinquième des décès (19 sur 45). Environ un quart des décès fribourgeois (9 sur 35) et deux cinquièmes des décès valaisans (19 sur 45) sont survenus en EMS. Dans le canton de Berne, ce taux est d’environ 10% (3 décès sur 28). Seul le Jura ne déplorait aucun décès en EMS samedi en fin de journée, précise le journal. La tendance est similaire Outre-sarine.

SONNTAGSBLICK: Les experts mettent en garde contre une conséquence inattendue du confinement: l’ennui et l’isolement augmentent le risque d’addictions. « Nous nous attendons à une augmentation du nombre de personnes dépendantes », indique Markus Meury d’Addiction dans le SonntagsBlick. D’autres centres de conseil en addiction confriment cette tendance. La pandémie représente un grand danger pour les personnes dépendantes et solitaires, au-delà du risque de contracter le Covid-19. Lorsqu’il n’y a pas de contrôle social, la consommation est vue plus rapidement comme un moyen de remédier à ses problèmes », souligne M. Meury. Depuis le début de la crise, les ventes de tabac, d’alcool et de cannabis légal sont en hausse, selon un sondage effectué par le journal auprès des producteurs et des vendeurs. Difficile toutefois de dire dans quelle mesure ces produits sont effectivement plus consommés. A l’instar de ce que l’on a pu observer pour le papier toilette, il y a également des achats de stockage pour ces produits, selon M. Meury. Plus que ces substances, ce sont les addictions liées à internet (jeux d’argent, jeux vidéos, porno et achats) qui inquiètent le plus les spécialistes.

NZZ AM SONNTAG: L’aide pour les indépendants connaît un vif succès. En deux semaines, les caisses de compensation ont déjà reçu 95’000 demandes, indique dans la NZZ am Sonntag Andreas Dummermuth, président des caisses de compensation cantonales. La Confédération verse une indemnité journalière maximale de 196 francs. Peuvent en bénéficier les indépendants qui ont dû fermer leur entreprise, les travailleurs freelance dont l’engagement a été annulé ainsi que les actifs qui ne sont plus en mesure de travailler en raison d’une quarantaine ou parce qu’ils doivent garder leurs enfants.

Et pour changer un peu de sujet:

LE MATIN DIMANCHE: La réforme avortée du système d’évaluation et de rémunération du personnel de l’Etat de Genève a coûté environ 12 millions de francs, soit six fois plus que la somme avancée par le gouvernement, rapporte Le Matin Dimanche. Fin février, lors de l’annonce de l’abandon du projet, nommé SCORE, le gouvernement avait indiqué que la facture pour les Genevois s’élevait à 1,8 million de francs, dépensés en mandats externes. L’Etat a travaillé sur le sujet sans ressources supplémentaires, avait-il précisé. Or, en comptant les employés qui ont planché sur la réforme, la facture « s’élève effectivement à un montant de l’ordre de 12 millions de francs », reconnaît Philippe Dunant, porte-parole du Département des finances, cité dans l’article. La réforme a mobilisé 8,2 postes entre 2010 et 2011, puis six entre 2012 et 2019.

LE MATIN DIMANCHE: Le Matin Dimanche revient sur le meurtre qui a eu lieu cette semaine à Sorens (FR). Le journal rapporte que les deux Macédoniens s’étaient rendus chez l’agriculteur fribourgeois pour récupérer un accompte de 34’000 francs qu’ils lui avaient versé en vue de la vente de trois tracteurs. Or, le trentenaire n’était plus en mesure de rendre cette somme car il l’avait déjà dépensée. « On aimerait bien savoir pourquoi il n’y avait pas moyen pour lui de trouver une autre solution que de tuer les contractants et les immerger dans une fosse: c’est le coeur de l’enquête », souligne Marc Bugnon, procureur chargé de l’enquête, cité dans l’article.

NZZ AM SONNTAG: Après l’échec du rachat d’UPC, le patron de Sunrise, André Krause, veut investir massivement dans le réseau. « Nous voulons atteindre 60% de la population avec la fibre optique; aujourd’hui nous sommes à 35% », annonce-t-il dans une interview avec la NZZ am Sonntag. Jusqu’à présent, Sunrise louait les réseaux développés par les villes. L’entreprise souhaite désormais développer son propre réseau de fibre optique avec l’aide d’investisseurs. L’entreprise est en train de regarder avec quels partenaires elle pourrait s’engager d’ici 2025, précise M. Krause

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Les 5 conseils pour être bien dans son assiette

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La conseillère en nutrition, Géraldine Asselin dans son bureau rue de la Servette à Genève

Vous ne savez plus quoi cuisiner? Vous remarquez l’apparition de quelques rondeurs? C’est normal, après plus de deux semaines à la maison, nous bougeons moins et nous mangeons autant ou davantage qu’avant. Radio Lac a demandé un coaching express à Géraldine Asselin, thérapeute à Genève et conseillère en nutrition. Etape par étape, il est possible de conserver son poids de forme et préparer à sa silhouette aux sorties estivales. Naturellement optimiste, notre coach nous délivre ses 5 grands clés.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

L’équilibre alimentaire

L’alimentation apporte à notre corps tout ce qui lui est nécessaire pour vivre. 

Le principe général est simple. Ce que nous mangeons est utilisé par les organes de notre corps pour vivre. Si l’on mange plus que  la quantité nécessaire l’excédent est stocké dans notre organisme et forme des réserves. Si au contraire nous consommons moins que ce qui est utilisé, l’organisme va puiser dans ces réserves les calories nécessaires.

Pour rester en bonne santé et pour conserver un poids de forme stable, il est important de manger de tout avec plaisir et en petite quantité.
 De tout  pour couvrir nos besoins en calories, en protéines, en vitamines, en oligo-éléments etc. et en petite quantité pour éviter de faire des réserves trop « visibles »

Notre activité physique quotidienne a diminué depuis quelques jours. Il est bon de réduire aussi notre alimentation tout en mangeant varié.
C’est cela un bon équilibre alimentaire, adapter notre alimentation à nos besoins réels. 

Mais nos besoins varient avec l’âge. Les jeunes, qui sont en période de formation et de développement ont nécessairement des besoins supérieurs à ceux d’une personne âgée dont l’activité physique est bien moindre. Alors attention aux enfants et aux jeunes qui ont des besoins plus importants mais pensons aux  personnes âgées qui ont tendance à diminuer leur alimentation par perte de l’appétit.

Pensez bien à boire dans la journée même si vous n’en avez pas forcément envie.


Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le rythme de nos journées.

Il est important de conserver les 3 repas essentiels de la journée c’est-à-dire le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. Les enfants, en phase de croissance, doivent prendre un 4ème repas qui est le goûter.
A chaque repas vous devez manger de tout. Il est important de varier son alimentation en prenant beaucoup de plaisir à manger ce que vous aimez. Tout est bon pour vous du moment que vous en mangez en petite quantité.
Soyez rassuré, si vous mangez un peu de tout, vous resterez à votre poids et en bonne santé.


Attention l’inactivité entraine le grignotage. A la place, boire eau, thé, infusion mais sans sucre

Variez vos repas car manger de tout, évite bien des carences. Trouver cet équilibre est essentiel à votre bien-être.
Chaque aliment 
nous apporte des nutriments essentiels : par exemple l’ail est un aliment riche en vitamines A,B,C,E en calcium, en magnésium, en phosphore, le miel de thym, sera riche en cuivre, le saumon et les sardines nous amèneront de la vitamine D. 

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le déjeuner

Redécouvrez le plaisir de prendre son petit déjeuner en famille, discuter de vos nuits, de vos rêves ou de vos cauchemars.  Ne pas forcer notre sympathique ado aux paupières presque closes, à la langue lourde et pâteuse, n’arrivant pas à s’extraire de sa nuit trop brève. C’est le premier repas de la journée. Il est très important car il va nous apporter toute l’énergie nécessaire pour bien démarrer. 

Vous pouvez manger des céréales dans du lait, yaourt, fromage blanc, ou des biscuits, des gâteaux, des cakes réalisés la veille avec vos enfants ou bien des crêpes ou des pancakes (pâtes réalisée la veille), du pain beurré avec de la confiture accompagné d’un jus de fruits pressé. Dans nos cantons cosmopolites tenir compte des habitudes alimentaires familiales.Ne pas oublier de prendre une boisson chaude en abondance : thé, café léger, chocolat. Surtout prendre son temps et manger avec lenteur. En ce moment cela est possible.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

Le lunch

La pause repas de la mi-journée est nécessaire car elle permet une coupure du temps de travail.Lors du repas, privilégiez des protéines animales en petite quantité accompagnées de légumes et de quelques féculents ou légumineuses. Pour le dessert, je peux vous proposer de savourer un mousse au chocolat, une ile flottante, un flan, des oeufs au lait, une boule de glace, un morceau de fromage… La quantité maximale est le volume d’un pot de yaourt.
Il est mieux de manger régulièrement de bonne chose en petite quantité que trop d’un coup et rarement.


Varier les aliments quotidiennement par exemple ; un jour vous mangez du poulet au curry avec du riz et des courgettes, le lendemain du saumon avec des épinard et du blé,  le surlendemain des œufs dans une salade composée de tomate, concombre et croutons. Le repas est important car il nous apporte les calories nécessaires à travailler, s’occuper de nos enfants, de la maison pour la moitié de la journée. Là également les habitudes alimentaires familiales sont importantes. Il faut néanmoins conserver le principe général : Manger des aliments différents. La variété alimentaire permet d’éviter des carences en étant sûr d’un apport nécessaire.

Géraldine Asselin Conseillère en nutrition

La collation du soir

Mangez léger car notre corps commence à se mettre au ralenti voire au repos. Une partie de la digestion se passe durant notre sommeil. Plus la digestion sera facile et meilleur sera notre sommeil.
Mangez des légumes, des fruits, des céréales, des féculents et essayez d’éviter les protéines animales. 

Léger comme des légumes en soupe avec des croûtons ou des vermicelles, un wok de légume avec des pâtes ou du boulgour, de la ratatouille avec du riz ou des pommes de terre, une salade composée…
Terminer par des fruits ou une compote maison.

Chaque repas doit être composé de tous les aliments mais en proportions différents. Eviter les épices et les aliments acides qui provoquent des désagréments en phase d’endormissement. Au dîner on va plutôt éviter les protéines animales afin de soulager la digestion. Ne vous couchez pas de suite après le repas. Laissez au moins une heurs à l’estomac pour démarrer son travail de broyage et décomposition chimique.

 

Retrouvez davantage de recettes sur le site de Géraldine Asselin.

 

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Le garage des ambulances du CHUV transformé en hôpital

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Les urgences du CHUV ont été réaménagées pour accueillir les patients touchés par le Covid-19. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Porte d’entrée du dispositif hospitalier, le service des urgences du CHUV à Lausanne a dû être adapté. Objectif: être en mesure d’absorber une éventuelle vague de patients touchés par le Covid-19.

« Nous essayons d’avoir toujours deux coups d’avance, démarre le professeur Pierre-Nicolas Carron, chef du service. Ces derniers jours, nous nous sommes beaucoup étendus, en aménageant des espaces ou en créant complètement des infrastructures pour augmenter notre capacité d’accueil. » Celle-ci a doublé.

Derrière une porte battante, un couloir de transit est désormais garni d’une alignée de seize lits, chaque place étant pourvue d’oxygène et d’un ordinateur permettant de surveiller l’état du patient.

« C’est un couloir qui a été pensé pour être aménagé très rapidement lors d’épisodes spéciaux, mais c’est la première fois que nous y avons recours et qu’il est vraiment équipé », précise le professeur Carron. Plus loin, une ancienne salle de stockage et de réunion est occupée par douze lits, séparés par des paravents.

Finalement, c’est le garage des ambulances qui a été complètement métamorphosé. Vidé de ses véhicules, il accueille désormais une infrastructure complétée à l’extérieur par une grande tente, et dans laquelle a été aménagé un nouvel espace de prise en charge de dix-huit places.

« C’est une infrastructure digne d’un hôpital suisse, elle aussi équipée en chauffage, en informatique et en oxygène », précise le spécialiste.

Ces nouveaux espaces ne sont pas destinés à accueillir des malades ou des blessés sur une longue durée, ils doivent permettre de libérer d’autres secteurs des urgences.

Baisse d’activité

« Ce sont des endroits où les patients vont rester quelques heures, le temps de prendre une décision sur la prise en charge et le traitement. Même si nous avons reproduit les conditions d’une chambre classique, l’objectif n’est pas de garder des gens dans le couloir pendant la nuit par exemple », explique Pierre-Nicolas Carron.

Surtout, il insiste: « Nous ne faisons pas que du Covid-19. Tous les patients continuent à être pris en charge normalement ! »

Un rappel important alors que le service observe une baisse d’activité « de 30% à 50% en fonction des jours par rapport à la moyenne habituelle ». Soit 80 à 100 cas quotidiens contre environ 150 à 200 en temps normal.

Peur de déranger

« Nous imaginons plusieurs explications. Certains pensent que nous sommes débordés et ont peur de déranger, d’autres vont peut-être chez leur médecin traitant ou rechignent à venir en milieu hospitalier car ils craignent d’être contaminés. Il y a aussi nettement moins d’activités professionnelles ou sportives et d’événements festifs », envisage le chef des urgences.

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A Genève, 65 personnes aux soins intensifs

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

Vendredi, 65 personnes infectées par le Covid-19 se trouvaient aux soins intensifs à Genève. Ce chiffre représente le double de l’activité normale des soins intensifs, a rappelé le docteur Marc Niquille, chef de l’Etat-Major cantonal de conduite (EMCC) d’ORCA, un dispositif activé en cas de catastrophe.

A ce jour, 2941 personnes ont été testées positives au nouveau coronavirus. Genève comptait 72 victimes de la pandémie vendredi, contre 63 la veille. Certains décès qui n’ont pas lieu à l’hôpital mettent un peu plus de temps à être comptabilisés comme étant dus au Covid-19. Ce retard explique parfois les sauts constatés.

Actuellement, 424 personnes contaminées sont hospitalisées. Le médecin cantonal suppléant Aglaé Tardin a souligné que chaque jour une vingtaine de personnes sortaient de l’hôpital. Dans les EMS, 110 personnes ont été diagnostiquées positives. Parmi elles, 43 ont récupéré et sont considérées comme guéries.

Mme Tardin a par ailleurs lancé un appel aux malades chroniques qui ne souffrent pas du nouveau coronavirus, et qui doivent faire l’objet d’un suivi régulier. Elle a conseillé à ces personnes de prendre contact avec leur médecin. Les autres soins qui ne sont pas liées à la pandémie de Covid-19 doivent continuer.

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Coronavirus: toutes les infos du 03 avril 2020

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(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Avertissement et contrôles redoublés à Genève avant un week-end ensoleillé

Les autorités genevoises, qui entendent faire respecter à la lettre les mesures sanitaires de lutte contre l’épidémie de Covid-19, voient arriver le week-end avec une certaine appréhension, surtout que la fin de semaine s’annonce ensoleillée. Vendredi, elles ont mis en garde la population. Toute violation sera « fermement » sanctionnée. Grâce au renfort de sapeurs-pompiers volontaires, de Samaritains et de gardes de l’environnement, un déploiement très important de personnels en uniforme sera visible sur l’ensemble du canton, avec des rôles bien définis pour chacun des acteurs, écrit dans un communiqué le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé.

Le département indique qu’il est indispensable de poursuivre les efforts pour endiguer la propagation du virus, qui demeure « actif et virulent ». Le nombre de victimes de l’épidémie est toujours croissant dans le canton et la charge supportée par le système hospitalier genevois reste critique, souligne-t-il. Les autorités rappellent que les personnes qui forment un groupe de plus de 5 seront sanctionnées par la police genevoise et les polices municipales. Les personnes qui ne respectent pas une distance de deux mètres entre elles seront aussi punissables. L’interdiction de stationner autour de la rade reste, quant à elle, en vigueur.

Depuis le 19 avril, 413 amendes ont été infligées à des personnes qui ne respectaient pas les mesures, précise le conseiller d’Etat Mauro Poggia. Le responsable du département de la sécurité de l’emploi et de la santé ajoute que 7 établissements publics, qui continuaient leur activité, ont été fermés et une personne arrêtée.

La diplomatie suisse participe à la lutte contre le coronavirus

Le coronavirus ne connaît pas de frontière et la Suisse coopère étroitement avec ses voisins pour gérer au mieux la crise, a indiqué le ministre des affaires étrangère Ignazio Cassis. Un travail diplomatique intense a lieu « derrière les rideaux ». L’élément le plus visible de cette coopération sont les vols de rapatriment. Depuis le début de la crise et jusqu’à vendredi midi, 16 vols spéciaux suisses ont rapatriés plus de 3700 personnes, dont 2100 Suisses, a précisé devant la presse Ignazio Cassis. Les 1600 restantes viennent des pays voisins. Des Suisses ont eux aussi pu profiter de vols de rapatriment de pays voisins. Cinq autres vols sont prévu d’ici à dimanche. Le Département des affaires étrangères doit négocier des autorisation diplomatique pour ces vols avec les pays concernés. De nombreux Suisses sont rentrés par leur propres moyens, a rappelé le chef de la diplomatie suisse en les remerciant. Malgré les efforts, tous les voyageurs suisses ne peuvent pas ou ne veulent pas être rapatriés. Les demandes de protection consulaire devraient ainsi fortement augmenter auprès des 170 représentations de la Suisse à l’étranger, selon le DFAE.

Le DFAE s’efforce de maintenir de bons rapports diplomatiques durant ces temps de crises. La Suisse est en contact étroit avec ses voisins, notamment sur la question des frontaliers, afin qu’ils puissent continuer de venir. Ceux-ci sont essentiels au bon fontionnement de nombreux hopitaux suisses, a précisé M. Cassis. Il faut entre autre pouvoir garantir la protection de leur santé, alors que les mesures en Suisse sont moins restrictives que dans les pays voisins. Il est important de faire preuve de solidarité internationale et transfrontalière, a souligné M. Cassis. La Suisse a notamment admis une quarantaine de patients français et pourrait également accepter des patients italiens. La Suisse est aussi inquiète de la situation dans les pays en voie de développement, qui pourraient être très durement touché par le coronavirus. Ainsi, la DDC a débloqué 18 millions de francs. Cette argent ira aux organismes de l’ONU, dont l’OMS, au Mouvement international de la Croix-Rouge, ainsi qu’aux systèmes de santé locaux. A plus long terme, 40 millions seront également réaffecté pour aider les pays en voie de développement.

Le Conseil fédéral veut 20 milliards de plus pour le cautionnement

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

La demande pour l’octroi de crédits de transition Covid-19 est importante. Le Conseil fédéral demande donc au Parlement de relever à 40 milliards de francs au total le crédit d’engagement existant, soit 20 milliards de plus. Les crédits de transition répondent à un besoin considérable. Les premiers jours ont montré que leur octroi rapide et non bureaucratique par les banques et PostFinance fonctionne bien. Au 2 avril 2020, 76’034 conventions de crédit ont été conclues pour un montant total estimé à 14,3 milliards de francs. Le volume de cautionnements de 20 milliards de francs déjà garantis par la Confédération devrait être dépassé ces prochains jours. Le Conseil fédéral demande à la Délégation des finances, qui se réunit le 7 avril, de reconnaître le caractère urgent d’une tranche de 10 milliards de ce crédit.

De l’avis du Conseil fédéral, il n’y aura pas d’abus, même si la procédure non bureaucratique mise en place pour l’octroi des fonds fait courir un certain risque à cet égard. Pour lutter contre ce risque, les département compétents sont appelés à mettre en oeuvre rapidement un plan de contrôle. Le registre central des organisations de cautionnement vérifiera que toutes les conventions de crédit Covid-19 respectent des conditions de base et que les entreprises concernées n’ont pas déposé plusieurs demandes de crédit. Les crédits sollicités à tort ou à plusieurs reprises seront ainsi annulés rapidement. Les crédits COVID-19 sont vérifiés systématiquement sur la base d’une comparaison entre les données relatives à la TVA et d’autres données. Cette comparaison servira notamment à contrôler les données que les entreprises transmettent à propos de leur chiffre d’affaires et à identifier les anomalies. Le Département fédéral des finances a été chargé de soumettre immédiatement au Conseil fédéral des solutions permettant de durcir les dispositions pénales et les dispositions en matière de responsabilité prévues dans l’ordonnance sur les cautionnements solidaires liés au Covid-19. Les entreprises qui sollicitent un crédit ainsi que leurs organes responsables pourront faire l’objet de poursuites.

Les crédits accordés par les banques servent à couvrir les coûts fixes des entreprises malgré les pertes de chiffre d’affaires liées au coronavirus. La Confédération cautionne entièrement les crédits allant jusqu’à 500’000 francs. Elle supporte 85 % des risques de pertes liés aux crédits dont le montant varie de 500’000 francs à 20 millions de francs. Le Conseil fédéral souhaite ainsi aider les PME à surmonter cette période difficile sans contributions à fonds perdus de la Confédération. Les entreprises qui en ont besoin pourront obtenir des liquidités et rembourser le prêt dans un délai de cinq ans.

Mesures pour garantir l’approvisionnement en biens médicaux

L’approvisionnement en appareils respiratoires, tests de diagnostic, matériel de protection et autres biens médicaux importants servant à la lutte contre le coronavirus doit être garanti. Le Conseil fédéral a pris vendredi une série de mesures en ce sens. Les cantons devront notamment communiquer l’état de leurs stocks de biens médicaux importants. Il s’agit par exemple des appareils respiratoires, des tests de diagnostic, des masques chirurgicaux, des vêtements de protection ou des médicaments contenant certaines substances actives. La mesure permettra d’identifier et de combler à temps les goulots d’étranglement en matière d’approvisionnement. Le gouvernement a aussi réglementé le soutien aux cantons et aux organisations d’utilité publique, comme la Croix-Rouge suisses, si les canaux d’acquisition habituels ne permettent pas de couvrir leurs besoins. Le matériel sera attribué de manière centralisée. Les cantons nécessiteux devront déposer une demande d’attribution.

Si l’approvisionnement de ces biens médicaux ne peut pas être garanti, les cantons ou établissements de santé publics qui en disposent pourront être obligés à en livrer aux nécessiteux. Le Département fédéral de l’intérieur peut aussi confisquer ces biens médicaux, moyennant une indemnité à prix coûtant.Le Conseil fédéral peut en outre obliger des fabricants à produire ces biens médicaux, à changer ou augmenter les productions. Des contributions pourront être versées, si les fabricants subissent des préjudices financiers suite à ces changements. Les exportations de ces biens médicaux seront par ailleurs soumises à des conditions plus strictes. Une autorisation du secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) sera nécesssaire en plus de l’autorisation habituelle. Elle ne sera octroyée que si les besoins en Suisse sont suffisamment couverts.

Pour garantir un accès rapide aux nouvelles thérapies prometteuses et aux dispositifs médicaux, le gouvernement a aussi décidé d’exceptions à la loi sur les produits thérapeutiques. En attendant une décision de Swissmedic, les médicaments, fabriqués avec différentes substances, notamment de l’hydroxychloroquine, et destinés à traiter les patients atteints du Covid-19, peuvent être mis sur le marché sans autorisation. Les pharmaciens d’hôpitaux peuvent de leur côté importer des médicaments non autorisés contenant les mêmes substances. L’importation doit être annoncée à Swissmedic dans les dix jours suivant la réception de la marchandise. Des dérogations sont également prévues pour les dispositifs médicaux et les équipements de protection individuelle.

Anne Lévy prend la tête de l’OFSP

Anne Lévy est la nouvelle directrice de l’Office fédéral de la santé publique. Elle a été nommée vendredi par le Conseil fédéral. Elle succédera à Pascal Strupler le 1er octobre. La quadragénaire est à la tête des Cliniques psychiatrique universitaire de Bâle depuis mi-2015. Elle a dirigé durant six ans le service de protection de la santé au Département de la santé de Bâle-Ville. Après des études en sciences politiques à l’Université de Lausanne, Anne Lévy a notamment travaillé comme spécialiste Drogues à la Ville de Berne puis à l’Office fédéral de la santé publique, où elle a dirigé durant cinq ans la section Alcool et tabac. Pascal Strupler a annoncé son départ en octobre dernier. Le Valaisan de 60 ans était en poste depuis 2010 et souhaite se « consacrer à de nouveaux défis professionnels ».

La Suisse enregistre un millier de nouveaux cas de Covid-19

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Vendredi à 08h00, la Suisse comptait 19’303 cas testés positifs au coronavirus, soit 1036 de plus que la veille. A l’heure actuelle, 484 personnes sont décédées des suites de la maladie Covid-19, selon le site de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le pays a enregistré 52 nouveaux décès en 24 heures. La Suisse a désormais l’une des incidences les plus élevées (225 cas pour 100’000 habitants) en Europe, précise vendredi l’OFSP dans son rapport. Près de deux tiers des décès (63%) sont enregistrés chez des hommes, les 37% chez des femmes. L’âge des personnes décédées va de 32 à 101 ans, avec un âge médian de 83 ans.

Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire le 24 février, le nombre de cas n’a cessé d’augmenter. A ce jour, 145’780 tests ont été effectués, dont 15% étaient positifs. L’âge des cas confirmés en laboratoire va de 0 à 102 ans, avec un âge médian de 53 ans (50% des cas sont plus jeunes et 50% plus âgés que cet âge). Au total, 48% des cas sont des hommes, 52% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. Par rapport à leur taille, les cantons du Tessin, de Vaud, de Genève et de Bâle-Ville restent les plus marqués par l’épidémie. Le taux d’incidence pour 100’000 personnes est de 668,2 au Tessin, 530 à Genève, 498,4 dans le canton de Vaud et 433,3 à Bâle-Ville. Le rapport de l’OFSP est basé sur les informations fournies par les laboratoires et les médecins dans le cadre de la déclaration obligatoire. Les chiffres du jour se basent sur les déclarations que l’OFSP a reçues jusqu’à vendredi matin. C’est pourquoi ils peuvent diverger de ceux communiqués par les cantons.

Google publie ses données sur les déplacements des Suisses

Google a publié vendredi des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans 131 pays, dont la Suisse. Ces données doivent aider les pouvoirs publics à évaluer l’efficacité des mesures de distanciation sociale contre le Covid-19. Téléchargeables sur un site dédié pour plus de 131 pays, ces rapports utilisent les données « agrégées et anonymisées » des utilisateurs Google ayant activé « l’historique des positions », qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte. Dans le monde entier, les gens ont réduit leurs déplacements de manière significative, ce qui est considéré comme essentiel pour ralentir la pandémie. Google a publié des chiffres au niveau des pays, ainsi que sur différents segments, tels que les restaurants, les centres commerciaux et les musées, les détaillants et les pharmacies, les parcs, les gares, les lieux de travail et les zones résidentielles.

En Suisse, l’activité a diminué partout, à l’exception des zones résidentielles. Les mouvements dans les restaurants, les centres commerciaux ou les musées ont diminué de 81%. Les magasins et les pharmacies encore ouverts sont 51% moins fréquentés. Il y avait 41% de personnes en moins sur les rives et dans les parcs, 68 % de personnes en moins dans les transports publics et 46% de personnes en moins au travail. D’autre part, 15% de personnes en plus sont restées à la maison. Google a comparé les données pour les cinq semaines du 3 janvier au 6 février avec celles de la période du 16 février au 29 mars. À ce jour, plus d’un million de personnes ont été infectées par le coronavirus dans le monde, et plus de 53’000 personnes sont mortes de la maladie pulmonaire qu’il provoque.

Quatorze nouveaux décès en 24 heures au Tessin

Le pic de la pandémie de Covid-19 n’est pas encore atteint au Tessin. Ces dernières 24 heures, quatorze personnes ont perdu la vie dans le canton le plus touché de Suisse. Un nombre supérieur à celui des derniers jours. Selon les informations du canton, 106 personnes ont en outre été testées positives dans le même intervalle. Ce qui porte à 2377 le nombre de tests positifs au Covid-19 dans ce canton, tandis que le bilan humain est de 155 décès.

La Poste veut des quotas de colis pour les gros clients

(KEYSTONE/Laurent Gillieron)

La Poste veut attribuer des quotas de colis aux 100 plus importants expéditeurs, car elle craint d’être submergée par l’augmentation du trafic des paquets. Le secteur de la vente à distance est alarmé par la situation et veut trouver des solutions avec le géant jaune. La Poste a informé jeudi ses 100 plus gros clients de colis qu’elle souhaitait introduire avec effet immédiat un quota par jour ouvrable du nombre de colis standard. Cela en tant que mesure d’urgence visant à protéger ses employés et maintenir l’approvisionnement en colis en Suisse, a expliqué Oliver Flüeler, porte-parole de La Poste à Keystone-ATS. Ces mesures ne seront toutefois pas mises en œuvre immédiatement comme prévu, a précisé M. Flüeler. La Poste continue vendredi le dialogue avec les clients et les autres acteurs de la logistique afin de trouver des solutions communes. Elle va également soumettre une demande au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Depuis le début de la crise du coronavirus, la Poste fait face à une énorme augmentation du nombre de colis. Malgré les nombreuses mesures déjà prises, le service de base est remis en question. « Nous ne pouvons plus faire face au volume », a regretté M. Flüeler. Le simple déploiement de personnel supplémentaire ne suffit pas, car « nous devons nous conformer aux exigences de la distanciation sociale ».

« Les pires craintes se sont réalisées », a regretté vendredi dans un communiqué l’Association suisse de vente à distance (ASVAD). Sans mesures, la distribution des colis risque de s’effondrer. L’ASVAD veut trouver rapidement des solutions avec le géant jaune afin de maintenir la livraison de colis. Elle propose plusieurs mesures en ce sens. Elle veut notamment suspendre les envois de petites marchandises en provenance de l’étranger. Cela représente plus de 100’000 envois chaque jour. L’ASVAD estime que ces capacités devraient être libérées pour le commerce national. Oliver Flüeler souligne qu’il est urgent de trouver une solution « si nous ne voulons pas risquer un effondrement de la distribution des colis en Suisse ». Cela ne sera possible que si tous les acteurs concernés travaillent ensemble pour s’assurer que « les quantités ne submergent pas le système ».

Les assureurs maladie ont des réserves pour faire face à la crise

Les assureurs maladie disposent de réserves « suffisantes » pour garantir le financement des coûts subis par les hôpitaux, les médecins et les patients durant la crise du coronavirus. Ils ont des fonds suffisants pour couvrir les dépenses de trois à quatre mois. Début 2019, les assureurs maladie disposaient d’un peu plus de huit milliards de francs de réserves, précise vendredi santésuisse, l’une de leurs faîtières dans un communiqué. Ils disposent pour la plupart de réserves supérieures à ce qui est exigé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’ampleur des coûts supplémentaires lié au coronavirus n’est pas encore connue. Ce sont les assureurs maladie qui supporteront une grande partie de la charge financière. La gestion de la crise dans les prochaines semaines révélera si leurs réserves sont suffisantes, souligne santésuisse.

Un décès et plusieurs infections au coronavirus dans un EMS zougois

Le coronavirus sévit dans un EMS zougois. Un pensionnaire de 96 ans a succombé à la maladie et six autres ont été testés positifs, de même qu’une employée. Une partie du foyer pour personnes âgées, sis dans le chef-lieu, a été transformée en station d’isolement pour les personnes infectées, indique vendredi le département cantonal de la santé. Le canton de Zoug a recensé jusqu’à présent 138 cas de coronavirus et deux décès liés à la maladie. 44 personnes ont été enregistrées comme guéries.

Lausanne fait les courses pour ses aînés

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Comme plusieurs autres villes du pays, Lausanne propose de faire les courses de ses citoyens de plus de 65 ans en cette période de coronavirus. La prestation, qui démarre lundi, est effectuée par des collaborateurs de la ville qui se sont portés volontaires. Ce service « complète les systèmes de livraisons ou d’aides privés ou publics », écrit vendredi la capitale vaudoise dans un communiqué. Les bénéficiaires ne paieront pas de frais de livraison. La commande doit être passée auprès de la permanence téléphonique déjà existante pour les plus de 65 ans (021 315 35 08). La livraison se fera dans les trois jours. Quant aux articles, ils seront achetés auprès des commerçants locaux « dans la mesure du possible », poursuit le communiqué.

Vaud: plus de 100 décès mais hospitalisations en baisse

Le canton de Vaud a franchi la barre des 100 décès liés au Covid-19. Selon les dernières données publiées vendredi, 107 personnes sont mortes du virus, soit 15 de plus que la veille. Bonne nouvelle en revanche, le nombre d’hospitalisations diminue. Vaud est le deuxième canton à atteindre les 100 décès après le Tessin. Parmi les 107 victimes enregistrées en terre vaudoise, 94 d’entre elles avaient 75 ans ou plus.

En matière d’hospitalisations en cours, 386 personnes se trouvent dans les établissements du canton (dont 83 aux soins intensifs), soit 15 de moins en un jour. C’est la première fois depuis le début de la crise que le nombre d’hospitalisations recule dans le canton de Vaud. Le nombre de cas confirmés positifs continue sa progression, à désormais 3796.

Visiter le canton de Vaud depuis son canapé

L’Office du tourisme vaudois (OTV) propose des visites virtuelles des sites les plus emblématiques du canton. Des vidéos permettent de s’immerger dans ces lieux en attendant la fin de la crise du coronavirus. L’OTV a développé des vidéos utilisant la technologie 3D à 360°, visionnables depuis un ordinateur ou à l’aide d’un casque de réalité virtuelle. « Grâce à ce nouveau portail interactif, le tour du canton est accessible en un clic », annonce-t-il vendredi.

Vignobles de Lavaux, château de Chillon, arènes d’Avenches, glacier des Diablerets, Grande Cariçaie ou cathédrale de Lausanne sont notamment proposés aux visiteurs virtuels. « Ce type de vidéos et d’équipements technologiques offrent une expérience ultra-immersive », commente Andreas Banholzer, directeur de l’OTV, cité dans le communiqué. L’OTV répertorie aussi sur son site tous les bons plans mis en place dans le canton. On y retrouve notamment des expositions virtuelles, des plateformes éducatives, des concerts en streaming, des challenges sportifs ou des services de livraisons à domicile.

www.region-du-leman.ch et https://360.myvaud.ch

En Europe:

Espagne: deuxième jour consécutif avec plus de 900 morts

(AP Photo/Emilio Morenatti)

Pour le deuxième jour de suite, l’Espagne a enregistré plus de 900 morts du Covid-19 vendredi. Le nombre de décès et de nouveaux cas continue par contre de ralentir, ont annoncé les autorités. Au total, la maladie a emporté 10’935 vies dans le pays, qui est le deuxième le plus endeuillé au monde par la pandémie derrière l’Italie. En Espagne, 932 morts ont été notifiées en 24 heures, soit un léger repli par rapport au record de 950 morts annoncé jeudi. En dépit de la lourdeur du bilan humain, le rythme de progression des nouveaux cas ralentit jour après jour depuis le milieu de la semaine dernière. Près de 47 millions d’Espagnols sont soumis à un confinement des plus stricts depuis le 14 mars. Le gouvernement a encore renforcé ses mesures en décrétant dimanche pour deux semaines l’arrêt des activités économiques non-essentielles.

Le gouvernement britannique vient au secours des lignes de bus

Le gouvernement britannique va verser 167 millions de livres (environ 201 mio de francs) aux compagnies de bus en Angleterre. Il veut ainsi éviter des faillites et assurer la continuité du service en pleine pandémie. Le ministre des Transports Grant Shapps a expliqué dans un communiqué qu’il était essentiel que des lignes de bus continuent de fonctionner pour transporter les personnes qui ne peuvent pas travailler de la maison. « Nos bus sont vitaux pour les gens qui ont besoin d’aller travailler ou d’acheter de la nourriture, en particulier nos services d’urgence et le personne du NHS », le service public de santé, a-t-il déclaré. Ce plan de soutien au secteur, conclu avec les professionnels, mobilise 167 millions de livres qui seront versés au cours des 12 prochaines semaines, à condition que les compagnies de bus maintiennent un service suffisant, jusqu’à 50% de la normale, pour répondre à une demande en baisse. Les passagers doivent aussi être espacés pour éviter les contaminations. Le ministère maintient par ailleurs les versements d’un fonds de 200 millions de livres, annoncé avant l’épidémie, qui doit aider les compagnies à payer leur carburant.

Un immense hôpital de campagne ouvre à Londres

Un immense hôpital de campagne a ouvert dans un centre de conférence londonien. Il a été mis en place en moins de dix jours pour faire face à l’afflux croissant de malades contaminés par le nouveau coronavirus. Construit avec le concours de l’armée, l’hôpital de Nightingale, d’une capacité initiale de 500 lits, pourra atteindre 4000 lits, soit l’équivalent de dix hôpitaux classiques. Inauguré par le prince Charles en vidéoconférence et par le ministre de la Santé Matt Hancock sur place, il s’agit du premier d’une série d’établissements provisoires prévus au Royaume-Uni, où le Covid-19 a fait près de 3000 morts.

Allemagne: la chancelière Angela Merkel sort de sa quarantaine

(KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler)

Angela Merkel est sortie de sa quarantaine de 14 jours à son domicile berlinois. Elle a regagné la chancellerie après trois tests négatifs au nouveau coronavirus, a déclaré le porte-parole du gouvernement. « La chancelière retourne aujourd’hui (vendredi) à son lieu de travail », mais continuera à diriger l’Allemagne par audio et visio-conférence, a précisé Steffen Seibert lors d’une conférence de presse. Le 22 mars, la chancelière âgée de 65 ans avait décidé de se mettre en quarantaine, après avoir été en contact deux jours plus tôt avec un médecin testé positif.

Depuis, Angela Merkel a effectué trois tests de détection du nouveau coronavirus, qui se sont tous avérés négatifs. Elle s’est isolée à son domicile jusqu’au terme de sa quarantaine de quatorze jours. Dans un enregistrement audio, la chancelière, au pouvoir depuis 2005, avait confié vivre difficilement ce confinement, et l’absence de contact avec ses ministres et conseillers. La chancelière connaît un regain de popularité depuis le début de l’épidémie auprès des Allemands, satisfaits de sa bonne gestion de la crise, dans un pays où le taux de mortalité est inférieur à ses voisins européens. Vendredi, l’institut Robert Koch, chargé de la veille épidémiologique, a annoncé que les mesures de restrictions mises en place en Allemagne au moins jusqu’au 19 avril commençaient à faire effet en ralentissant la propagation du nouveau coronavirus.

Dans le reste du monde:

1169 morts aux Etats-Unis en 24h, pire bilan quotidien dans un pays

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Les Etats-Unis ont recensé près de 1200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus entre mercredi et jeudi soir, selon le comptage de l’université Johns Hopkins qui fait référence. Il s’agit du pire bilan sur 24h jamais enregistré dans un pays. Avec 1169 décès dénombrés entre 20h30 locales mercredi et la même heure jeudi, selon les chiffres de l’université actualisés en continu, le nombre total de personnes décédées depuis le début de la pandémie aux Etats-Unis est désormais de 5926. Le précédent record du nombre de morts du nouveau coronavirus en 24 heures dans un pays avait été observé le 27 mars en Italie (969 décès). Le nombre total de morts est toujours plus élevé en Italie (13.915) et en Espagne (10.003) qu’aux Etats-Unis. Entre mercredi et jeudi, les Etats-Unis ont également recensé plus de 30’000 cas de Covid-19 supplémentaires, portant le nombre total de cas officiellement déclarés dans le pays à plus de 243’000, toujours selon l’université Johns Hopkins. Les Etats-Unis sont, de loin, le pays répertoriant le plus grand nombre de cas confirmés, avec un quart des cas enregistrés mondialement.

L’épicentre de l’épidémie américaine est situé à New York. La ville a enregistré à elle seule plus de 1500 morts et approche des 50’000 cas positifs, selon des chiffres publiés jeudi en fin de journée par les autorités sanitaires de la ville. Plus de 1,3 million de tests au Covid-19 ont été réalisés dans le pays, a déclaré jeudi le vice-président Mike Pence lors de la conférence de presse quotidienne de la cellule de crise de la Maison Blanche sur le nouveau coronavirus. Selon les projections de la Maison Blanche, le Covid-19 devrait faire entre 100’000 et 240’000 morts aux Etats-Unis.

L’Opep+ va se réunir lundi par vidéoconférence

L’Opep et ses alliés vont se réunir lundi par vidéoconférence. Ils vont tenter de trouver une réponse à l’effondrement des cours du pétrole lié au coronavirus, a affirmé une source proche de l’organisation basée à Vienne. L’Arabie saoudite, principal producteur du cartel, avait appelé jeudi « à la demande des États-Unis » à une réunion « urgente » de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres pays, dont la Russie. L’objectif est de parvenir à un « accord équitable qui rétablira l’équilibre des marchés pétroliers », selon l’agence officielle saoudienne SPA. « L’Azerbaïdjan a été invité à une réunion des ministres de l’Opep et des pays non membres par vidéoconférence le 6 avril afin de stabiliser le marché pétrolier », a par ailleurs indiqué dans un communiqué le ministère de l’Énergie de ce pays du Caucase. Selon Bakou, cette réunion se tiendra « à l’invitation de l’Arabie saoudite après les pourparlers avec le président américain Donald Trump ».

Une source russe citée par l’agence publique Ria Novosti a également évoqué la date du 6 avril, ajoutant que la réunion viserait à discuter d’une réduction de la production à hauteur de 10 millions de barils par jour. Selon une autre source russe citée par l’agence TASS, le régulateur américain a été invité à prendre part à la réunion. Le président Trump a évoqué jeudi un possible accord entre l’Arabie saoudite et la Russie, engagés dans une guerre des prix du pétrole, sur une baisse de dix millions de barils. La Russie – deuxième producteur mondial mais non membre de l’Opep – a refusé le mois dernier une réduction de la production mondiale de brut afin de compenser une baisse de la demande provoquée par la pandémie due au nouveau coronavirus.

Singapour va fermer écoles et entreprises

Singapour, qui avait réussi à contenir l’épidémie de coronavirus en traçant les cas, doit se résoudre à fermer écoles et entreprises. Les habitants devront rester chez eux, a annoncé Lee Hsien Loong, le Premier ministre de la ville-Etat confrontée à une résurgence des cas d’infection. « En observant la tendance, je suis inquiet qu’à moins de prendre des mesures supplémentaires, la situation ne se détériore et que d’autres foyers d’infection puissent faire basculer les choses », a déclaré le Premier ministre. Singapour, l’un des premiers pays touchés par le coronavirus après la Chine, a maintenu l’épidémie sous contrôle en effectuant un grand nombre de tests et en retraçant méthodiquement tous les contacts des personnes infectées et en les isolant.

Les autorités ont renforcé progressivement les restrictions, notamment en fermant les bars et les boîtes de nuit, sans imposer de confinement strict jusqu’ici. Singapour a aussi interdit son territoire aux non-résidents. Mais devant une hausse des cas d’infections ces derniers jours, le Premier ministre a dit vouloir « court-circuiter » la propagation du virus. Les entreprises seront fermées à partir de mardi, à l’exception de celles qui fournissent des services essentiels comme les supermarchés et les hôpitaux et celles des secteurs économiques clés. Les écoles seront fermées, sauf pour les enfants dont les parents doivent continuer à travailler et n’ont pas d’alternative. Les habitants devront rester chez eux, sauf en cas de nécessité, comme se ravitailler ou faire du sport.

ATS/MH

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