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Carnage dans un bâtiment municipal américain

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La fusillade a eu lieu à Virginia Beach. (©KEYSTONE/AP The Virginian-Pilot/KAITLIN MCKEOWN)

Un employé des services municipaux de Virginia Beach, une station balnéaire de la côte est des Etats-Unis, a ouvert le feu vendredi dans un bâtiment de la ville, faisant au moins douze morts. Il a été abattu par la police. Ses motivations ne sont pas encore connues.

« Nous avons maintenant douze » victimes décédées, a déclaré lors d’une deuxième conférence de presse le chef de la police de Virginia Beach. Le premier bilan de onze morts a été revu à la hausse après le décès d’une victime qui « a succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital ».

Quatre autres personnes blessées sont soignées dans les hôpitaux de la région et d’autres auraient pu s’y rendre par leurs propres moyens, a précisé le responsable policier.

Il était peu après 16h00 vendredi (22h00 en Suisse), quand le suspect, « un employé de longue date », est entré dans le bâtiment et a commencé « immédiatement à tirer à l’aveugle sur toutes les victimes », a raconté le responsable..

La police est ensuite intervenue. « Le suspect a tiré sur un policier. Les policiers ont ouvert le feu en retour. Le suspect est décédé », a précisé le chef de la police de Virginia Beach. « C’était un long échange de coups de feu entre ces quatre policiers et le suspect. »

« Une zone de guerre »

Touché, le tireur a succombé à ses blessures. Le responsable a précisé qu’un policier avait été « sauvé » par son gilet pare-balles. Sur place, les policiers ont retrouvé un pistolet avec de nombreux chargeurs vidés. Les lieux de la fusillade s’apparentent à une « zone de guerre », a estimé le chef de la police.

Informé de la tragédie, le président Donald Trump « continue à suivre la situation », a fait savoir la Maison-Blanche.

Megan Banton, 30 ans, était dans le bâtiment quand le tireur a ouvert le feu. « Cela m’a semblé une éternité », a-t-elle témoigné au journal local The Virginian-Pilot.

Arthur Felton est parvenu à s’échapper de l’immeuble après le début de la fusillade. « Je n’aurais jamais pensé que cela arrive dans mon bâtiment », a confié cet employé de la ville, cité également par le quotidien. « Les gens qui ont été touchés… je suis sûr que je connais la plupart d’entre eux », a-t-il précisé.

« C’est simplement un jour atroce (…) Nos pensées vont aux victimes et les familles », a indiqué aux journalistes le gouverneur de l’Etat de Virginie, Ralph Northam, qui s’est rendu sur place.

Bobby Dyer, le maire de cette station balnéaire qui abrite également une importante base de la marine militaire américaine, a parlé devant les journalistes « du jour le plus catastrophique de l’histoire de Virginia Beach ».

« Je suis effondré », a réagi sur Twitter le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine. « Mon coeur est avec tous ceux qui ont perdu un être cher », a poursuivi l’ancien colistier d’Hillary Clinton à la présidentielle 2016.

150 fusillades en 2019

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par des fusillades de ce type. Le droit de détenir une arme est garanti dans le pays par le deuxième amendement à la constitution.

Il y a eu 150 fusillades ayant fait plus de quatre victimes – blessées ou décédées – depuis le début de l’année 2019, selon Gun Violence Archive, une ONG spécialisée.

La question des violences armées prend une dimension particulière en Virginie, car c’est dans cet Etat que siège la National Rifle Association (NRA), le plus important groupe de pression des armes aux Etats-Unis.

Cet Etat traditionnellement conservateur, mais qui se colore démocrate à mesure qu’il s’urbanise et se diversifie, a été le théâtre en 2007 d’une fusillade particulièrement meurtrière. Un étudiant instable mentalement avait abattu 32 personnes sur le campus de l’université Virginia Tech.

Chaque fusillade meurtrière relance un débat sur la régulation des armes à feu, mais celui-ci tourne fréquemment à vide. « C’est inacceptable que l’Amérique reste l’unique pays développé où ceci est habituel. Nous devons agir », a estimé, sur Twitter, le candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle 2020 Pete Buttigieg.

Malgré la répétition de ces fusillades et de nombreux appels au changement, la législation fédérale n’a pratiquement pas évolué ces dernières années.

Source : ATS

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Des citoyens demandent l’arrêt du chantier des Allières

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Ils étaient venus en nombre ce matin pour dire STOP au chantier du quartier des Allières qui prévoit la construction de plus de 600 logements dans le quartier des Eaux-Vives. L’abattage d’une vingtaine d’arbres centenaires, débuté lundi, fait bondir deux associations « Non à l’enlaidissement de Genève » et Sauvegarde Genève ».

Depuis l’élaboration du Plan localisé de quartier et son adoption en 2013, elles se sont fortement mobilisées pour empêcher la démolition de la Maison du Jeu de l’Arc et le parc centenaire, sans succès. Malgré une pétition de 1500 signature et 4 recours. Ce matin, ils étaient venus en nombre pour dire leur colère. Ils demandent un moratoire sur le chantier. Le président de Sauvegarde Genève, Jean Hertzchuch.

Jean Hertzschuch Président Sauvegarde de Genève

Le président du Conseil d’Etat Antonio Hodgers dit comprendre la tristesse des citoyens mais indique que le PLQ a été approuvé avant son arrivée. Et pour lui il est impératif des logements. Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Les deux associations ont relevés le nombre importants de bureaux vacants à Genève. Des bureaux qui pourraient être transformés en logement, comme l’avait exigé le peuple dans une votation en 2015. Pas si simple répond le Président du Conseil d’Etat Antonio Hodgers.

Antonio Hodgers Président du Conseil d'Etat genevois

Le MCG va déposer lundi une résolution au Grand Conseil pour réclamer un moratoire. Notez qu’aux Allières, plusieurs immeubles sont prévus ainsi qu’une tour de 11 étages.

 

 

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Le Festi’terroir pour faire découvrir les producteurs genevois

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Vous connaissez le tofu genevois ? Eh bien vous pourrez le découvrir ce week-end à Genève à Festiterroir au parc des Bastions.  

Organisé par la Ville de Genève en collaboration avec l’office de promotion de l’agriculture genevoise, l’OPAGE et l’association BioGenève, Festi’terroir est dédié entièrement à l’agriculture de proximité.

Ce nouveau rendez-vous se concentre sur la vente directe et la production biologique. L’idée de Festiterroir : que la population rencontre les producteurs et les productrices genevois. Et justement, ce sera l’occasion de goûter un tofu entièrement bio fait à Jussy.  Grégoire Stocky, agriculteur à la ferme du Monniati.

Grégoire Stocky Agriculteur

L’agriculteur s’est lancé dans le tofu au printemps 2018. Il cultive également des légumes bio et des céréales, selon le label bio bourgeon, un label très exigeant qui n’autorise aucun pesticide dans les champs. Au parc des Bastions ce week-end, le public pourra profiter d’une restauration éclectique, déguster des bières artisanales et différentes sortes de pain. Un grand brunch est prévu le dimanche, sur inscription. Pour les plus jeunes, des ateliers ludiques sont prévus, autour des petits déjeuners et des goûters.

L’événement Festiterroir s’insère dans un programme plus large de la Ville appelé « L’Automne du Goût » qui vise à valoriser le patrimoine culinaire genevois et à sensibiliser les consommateurs à la qualité des aliments.  

Retrouvez toutes les info sur festiterroir

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Sport

Football: à Thoune, Servette devra faire front dans le jeu aérien

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Cinq semaines après leur match nul à Berne, les Servettiens veulent faire au moins aussi bien à Thoune.

Dimanche à Thoune, Servette affronte son voisin au classement, avec la ferme intention de ramener un résultat positif de ce déplacement. Les coups de pied arrêtés pourraient être décisifs.  

Deux jours après l’arrivée de l’attaquant qu’ils cherchaient, Grejohn Kyei, (24 ans, 187 cm, 84 kg), les Servettiens affrontent les joueurs de l’Oberland dimanche (16h) sur leur gazon synthétique. Un match-charnière, (comme celui contre Neuchâtel Xamax le samedi 31 août à la Praille) contre une équipe redoutable, mais à leur portée, qui est sortie la tête haute de l’Europa League après avoir été battue par Spartak Moscou à deux reprises par la marge la plus étroite (2-3, 1-2). A la recherche de leur première victoire à l’extérieur de la saison, les joueurs d’Alain Geiger entendent bien ramener un résultat positif de leur troisième déplacement de la saison en championnat. Mais rien ne sera facile face à un adversaire qui ne manque pas d’atouts notamment sur les balles arrêtées avec leurs spécialistes du jeu de tête que sont l’attaquant tessinois Simone Rapp (193 cm) et le défenseur central japonais d’origine néerlandaise Nikki Havenaar (200cm).

Alain Geiger Entraîneur du Servette FC

 

A signaler que l’infirmerie ne désemplit pas du côté de la Praille. Koro Kone, Gaël Ondoua, Dennis Iapichino, Steven Lang, Robin Busset et Christopher MFuyi (même si ce dernier a repris l’entraînement) sont toujours indisponibles.

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Actualité

L’école fribourgeoise s’inquiète du recrutement des enseignants

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Le conseiller d'Etat Jean-Pierre Siggen, au centre, a présenté les enjeux de la rentrée scolaire 2019 dans le canton de Fribourg, en compagnie des chefs de la scolarité obligatoire francophone Hugo Stern, à gauche, et germanophone Andreas Maag. (©Philippe Lebet - Keystone-ATS)

L’école fribourgeoise accueillera 46’600 élèves la semaine prochaine pour la rentrée scolaire 2019, un effectif stable (+79). Mais le conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen s’inquiète de la pénurie d’enseignants, même si à court terme tous les postes ont été repourvus.

Le directeur de l’instruction publique n’a pas encore tiré la sonnette d’alarme vendredi devant la presse à Fribourg. Il anticipe toutefois une situation qui ira en s’aggravant. « Les difficultés de recrutement persistent aux cycles 1 et 2 et dans une moindre mesure au cycle 3 », a expliqué le magistrat démocrate-chrétien, chef de la DICS.

Facteurs structurels

Plusieurs facteurs structurels sont en cause: l’introduction de la 2e année d’école enfantine, la généralisation des responsables d’établissement, la démographie du canton et l’arrivée à la retraite de la génération du baby-boom. Pour ce dernier point, les conditions de retraite du personnel de l’Etat à venir seront déterminantes.

Aux yeux de Jean-Pierre Siggen, l’attrait du métier n’est donc pas nécessairement en question. Reste que par rapport à la rentrée 2018, le canton doit affronter un tiers de départs supplémentaires, ce qui représente environ 20 postes à temps complet de plus. Le corps enseignant se monte à 3311 postes en équivalent plein temps (+98 sur un an).

22% de germanophones

Sur les 46’600 élèves de la rentrée 2019, 39’329 émargent à l’école obligatoire, dont un peu plus de 22% pour la partie germanophone du canton. Au total, l’équivalent de 10,9 classes a été ouvert pour répondre aux besoins de l’école enfantine et des écoles du post-obligatoire, avec globalement 2481 classes.

Dans leur grande majorité, les élèves prendront le chemin de l’école jeudi, à l’exception des quelques communes germanophones proches du canton de Berne, comme Chiètres, qui commenceront lundi. Une fois n’est pas coutume, ceux du post-obligatoire (collèges, écoles de commerce, école de culture générale et Gymnase intercantonal de la Broye) débuteront avant, soit lundi.

Lehrplan 21

Au-delà, les autres dominantes de la rentrée 2019 sont constituées en premier lieu par le déploiement du « Lehrplan 21 » dans toutes les écoles germanophones du canton. Ce « grand bouleversement » est l’aboutissement d’un processus de sept ans, a relevé Andreas Maag, chef du Service de l’enseignement obligatoire germanophone.

Les élèves de la minorité linguistique cantonale devront se familiariser avec de nouvelles disciplines, de nouveaux moyens d’enseignement, une nouvelle grille horaire et un nouveau bulletin scolaire. « Les enseignants et les directions des écoles ont préparé le LP 21 depuis plus de trois ans », a précisé Andreas Maag.

Nouveautés

La rentrée scolaire fribourgeoise marque aussi une nouvelle répartition du financement des activités culturelles et sportives ainsi que des fournitures scolaires entre les communes et l’Etat ou encore la mise à disposition d’une plate-forme électronique pour faciliter le recrutement des enseignants remplaçants.

L’informatique en tant que science devient par ailleurs une branche obligatoire dans les collèges, alors que l’Ecole de commerce généralise l’approche AVEC dans ses classes de première année. La formation des adultes n’est pas en reste avec le programme « promotion des compétences de base sur le lieu de travail ».

Source: ATS

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Les CFF doivent réviser les portes

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Les CFF devront changer la commande des portes défectueuses (archives). (©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Confédération intervient auprès des CFF après l’accident qui a coûté la vie à un contrôleur début août. L’Office fédéral des transports exige de l’entreprise ferroviaire qu’elle prenne des mesures pour assurer la sécurité de la fermeture des portes.

Mercredi, le service suisse d’enquête de sécurité (SESE) avait constaté que le système actuel d’affichage de fermeture des portes peut indiquer au conducteur qu’elles sont fermées alors que ce n’est pas le cas. Les CFF devront adapter ce système d’ici fin octobre afin qu’il indique la position réelle des portes au conducteur, indique vendredi l’OFT.

A moyen terme, ils devront aussi remplacer la commande des portes. La protection contre le coincement ne fonctionne pas de manière fiable, selon le SESE. Les CFF ont deux mois pour présenter un plan pour substituer ce système.

300 défauts

Suite à l’accident, l’ex-régie fédérale a mené un contrôle spécial sur environ 1000 portes des voitures VU IV. Elle a constaté plus de 300 défauts. Les portes défectueuses sont soit remises en état immédiatement, soit condamnées et signalées comme défectueuses. Dans ce cas, la voiture est remise en service en attendant que la porte condamnée puisse être réparée.

« Si nous constatons que malgré les contrôles il y a autant de problèmes, nous devons nous demander d’où cela vient », a dit le vice-directeur de l’OFT, Rudolf Sperlich lors d’un point de presse. L’office ordonne donc un audit externe exhaustif.

Il veut savoir pourquoi les CFF n’ont pas constaté ces défauts dans le cadre de la maintenance ordinaire et des contrôles. Les CFF devront aussi vérifier si des risques similaires existent sur des flottes de voitures comparables.

La compagnie prendra position dans l’après-midi. « Les CFF font tout pour qu’un tel drame ne se reproduise pas. Mais il est trop tôt pour en dire plus », avait déclaré jeudi leur présidente Monika Ribar lors d’une conférence de presse sur le trafic grandes lignes.

Sur les rails

L’OFT ne voit pas la nécessité de retirer certains wagons ou l’ensemble de la flotte du service. Les mesures ordonnées sont suffisantes pour assurer une activité sécurisée, estime M. Sperlich. Cela vaut autant pour les passagers que pour le personnel. « Voyager avec des trains VU IV est sûr. »

Le responsable fait confiance au contrôle de l’OFT. L’office examine les processus jusque dans les ateliers. De petits incidents ne sont pas annoncés à l’autorité de surveillance.

Connexion desserrée

La force de fermeture de la porte est restée enclenchée, constatait mercredi le Service d’enquête (SESE) dans un rapport intermédiaire, après avoir examiné les lieux du drame. L’accident, qui s’est produit au moment du départ du train, concerne un véhicule de type VU IV, des voitures à un étage sans plancher surbaissé.

Une connexion desserrée des interrupteurs à pression de la porte est la cause du maintien de sa force de fermeture alors qu’elle était confrontée à un obstacle. Normalement, un senseur doit désactiver cette force de fermeture dans un tel cas. Le SESE doit préciser le lien exact entre le défaut constaté et l’accident dans son rapport final.

Les CFF s’activent

Mercredi, les CFF disaient élaborer déjà des mesures concrètes selon les recommandations du SESE. Ils affirmaient pouvoir continuer d’exploiter les voitures VU IV impliquées dans le drame en toute sécurité après ces recommandations. Ils assuraient enfin intégrer ces dernières dans leurs propres enquêtes sur les systèmes de fermeture des portes.

Source : ATS

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