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Budget 2020: les cantons s’en sortent sauf Genève…

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La majorité des cantons ne manqueront pas de moyens en 2020. (©KEYSTONE/ALESSANDRO CRINARI)

Quinze cantons tablent sur des chiffres noirs en 2020 tandis que dix autres s’attendent à boucler l’exercice dans le rouge. En additionnant tous les budgets cantonaux, le résultat est dans le rouge.

L’important déficit d’environ 600 millions de francs prévu dans le canton de Genève fait basculer l’ensemble de l’exercice sous la barre du zéro, comme le montre une analyse de l’agence d’information Keystone-ATS.

Le budget genevois est marqué par les effets attendus de trois projets majeurs acceptés en votation: la réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), le contre-projet à l’initiative pour plafonner les primes d’assurance maladie et de la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève. Le canton peut toutefois couvrir les pertes grâce à des réserves de 710 millions de francs.

Pour les autres cantons au budget 2020 dans le rouge, les déficits sont moins forts. Seuls les Grisons et Zurich s’attendent à un manque à gagner qui dépasse la barre des 10 millions de francs, avec respectivement 33,1 millions et 12 millions. Avec des charges de 16,4 milliards de francs, cela équivaut presque à un bilan équilibré pour le plus grand canton de Suisse. Uri suit avec un déficit d’un peu moins de 9 millions de francs, en raison d’investissements importants.

Bénéfices à Berne et à Zoug

Du bon côté de la barrière, les cantons de Berne et de Zoug se distinguent en escomptant des bénéfices en centaines de millions de francs l’an prochain. Berne espère dégager 217 millions de francs et peut investir près de 450 millions de francs grâce à ses fonds propres.

Zoug s’apprête à sortir des chiffres rouges après une année 2019 probablement déficitaire. Son gouvernement prévoit un excédent de recettes de près de 149 millions de francs au budget 2020. Le canton à basse fiscalité avait envisagé une hausse d’impôts, après avoir déjà réduit son train de vie, mais il y renonce.

En Suisse romande, Neuchâtel propose un budget 2020 dans le noir pour la première fois depuis 1957. Le canton a connu des comptes positifs. Il s’attend à un excédent de revenus de 6,5 millions de francs.

A l’inverse, son voisin jurassien devrait terminer dans les chiffres rouges, avec un déficit attendu de 3,15 millions de francs. Le canton juge que la situation va se détériorer ces prochaines années si rien n’est entrepris.

Les autres cantons romands prévoient des budgets équilibrés. A ce jeu, le canton de Vaud sort vainqueur pour la 14e année consécutive en prévoyant un excédent de revenus de 76’100 francs, sans oublier un geste en faveur du climat.

L’Etat du Valais prévoit également un budget à l’équilibre (100’000 francs de bénéfice). Des investissements en hausse et un sévère coup de frein à l’emploi caractérisent ces prévisions 2020. De son côté, l’Etat de Fribourg dégage un petit bénéfice de 400’000 francs. Et même s’ils sont inférieurs au budget 2019, les investissements prévus en 2020 sont nettement plus élevés que la moyenne de ces dernières années.

Dans la Suisse italophone, le budget du canton du Tessin s’annonce bénéficiaire pour la troisième année consécutive. Mais 2020 devrait être la dernière année dans les chiffres noirs. Dès 2021, le plan financier prévoit à nouveau des déficits, dus notamment à des baisses d’impôts consécutives à la réforme de la fiscalité des entreprises.

Comptes meilleurs que les budgets

De meilleures rentrées fiscales et des contributions plus élevées liées à la péréquation financière expliquent les bons résultats des cantons. On observe cette année une amélioration des comptes cantonaux par rapport au budget. Bâle-Campagne s’attend par exemple à un excédent d’environ 100 millions de francs au lieu des 60 millions prévus au budget 2019.

Le canton de Lucerne table désormais sur un bénéfice de 15 millions de francs au lieu d’un déficit de 26 millions de francs. Quant à Saint-Gall, il devrait boucler les comptes de l’année en cours avec 120 millions de mieux que prévu.

Ces tendances collent aux prévisions du printemps dernier. Les cantons disposaient d’une somme de 2,3 milliards de francs de plus que prévu, selon des chiffres de l’agence de presse Keystone-ATS, qui s’est basée sur les données de 24 cantons en 2018.

Source ATS

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Valentine Mallet: entre photographie et document historique

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copyright Bibliothèque de Genève

Elle était Genevoise, femme et photographe. Valentine Mallet est née au 19ème siècle à Lancy. Elle a laissé près de 300 photographies de Genève prises entre 1895 et 1915. Entre document et art, cette pionnière du photoreportage fait l’objet d’une publication.

L’ouvrage a été co-édité par l’association Lancy d’Autrefois et la Bibliothèque de Genève et il a été réalisé grâce au travail de master d’une jeune chercheuse en histoire de l’art, Sarah Merlini. L’originalité de ces photos: elles ont été prises à une période charnière pour la Ville de Genève en termes de changements urbains. Sarah Merlini

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les changements sont aussi sociétaux dans ce Genève qui s’industrialise. Sarah Merlini.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les photos de Valentine Mallet sont à la frontière entre photo et documentaire. Elles se retrouvent dans les journaux et les publications de l’époque.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Valentine Mallet venait d’une famille lancéenne assez aisée. Son père était peintre. Elle arpentait les chantiers pour photographier les mutations des différents quartiers de la Ville de Genève.

Sarah Merlini Historienne de l'art

Le sujet de la photographie amateur à Genève est loin d’être complètement exploré selon la chercheuse:

Sarah Merlini Historienne de l'art

Les photos de Valentine Mallet seront exposées dès le 3 février 2020 au couloir des Coups d’œil de la Bibliothèque de Genève et à l’arcade du vieux Lancy en mai.

L’ouvrage, co-édité par la Bibliothèque de Genève et l’Association Lancy d’Autrefois aux Éditions des Communes réunies, est disponible à l’arcade du vieux Lancy, à la Mairie et au centre commercial de la Praille mais aussi à la Librairie du Boulevard et au Parnasse au prix de CHF 15.-.

 

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Information et soutien dans des nouveaux locaux à la Jonction

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L’Espace Ville de Genève a inauguré ses nouveaux locaux mardi au Boulevard Carl-Vogt. Il offre informations et soutien social dans des bureaux mieux adaptés et plus confidentiels.

La Ville de Genève a inauguré des nouveaux locaux ce mardi. Au 2, Boulevard Carl-Vogt, l’Espace Ville de Genève offre des renseignements d’ordre culturel, touristique ou sportif, mais également social, notamment pour les personnes fragilisées. L’Espace d’information a ainsi quitté ses anciens locaux situés sur le Pont de la Machine pour s’installer dans un nouveau lieu, rafraîchi et adapté aux besoins de sa mission.

A l’étage, la population pourra bénéficier des conseils et de l’aide de l’Unité de logement temporaire. Un nouvel espace qui offre davantage de confidentialité que dans les anciens locaux situés à la rue Dancet et qui se veut le plus accessible possible. La conseillère administrative en charge de la cohésion sociale, Esther Alder.

Esther Alder Conseillère administrative - cohésion sociale et solidarité

La Ville appelle les personnes concernées à ne pas hésiter à demander de l’aide. Souvent ces personnes se découragent devant « le labyrinthe administratif » que représentent les démarches à entreprendre, explique Esther Alder.

Esther Alder Conseillère administrative - cohésion sociale et solidarité

Les locaux sont ouverts le lundi, de 11h30 à 17h30, du mardi au vendredi, de 8h30 à 17h30, et le samedi, de 10h à 17h.

 

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La hausse des coûts de la santé s’accentue

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Le vieillissement de la population - et les soins de longue durée qui lui sont lié - fait partie des causes principales de l'accélération de la hausse des coûts de la santé (photo symbolique). (©KEYSTONE/AP/THOMAS KIENZLE)

La hausse des coûts de la santé devrait davantage progresser en 2019 que lors des deux années précédentes. Elle devrait atteindre 3,6%. La faute à une légère hausse des salaires nominaux, au vieillissement de la population et à la réduction d’arriérés de facturation.

A titre comparatif, les coûts de la santé avaient augmenté de 2,9% en 2017 et les chiffres définitifs pour 2018 devraient se situer à +2,7%, indique mardi le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’EPF de Zurich dans ses provisions semestrielles. En juin dernier, le KOF prévoyait une hausse de 3,7% pour l’année en cours. Il a rectifié ce chiffre légèrement à la baisse (-0,1 point).

Malgré la progression des dépenses de santé, les mesures politiques prises pour les endiguer devraient s’avérer efficaces, souligne le KOF. Sans elles, la facture estimée pour 2019 serait donc plus lourde encore.

Léger recul passager en 2020

La hausse des coûts devrait légèrement s’atténuer en 2020 (+3,3%), puis remonter à 3,6% en 2021. Par tête d’habitant, les dépenses se situeraient à 10’502 francs l’an prochain et à 10’774 francs dans deux ans.

La progression plus marquée en 2021 est liée en partie au fait que le produit intérieur brut (PIB) devrait alors augmenter à nouveau, selon le KOF. En outre, l’accroissement du nombre de personnes âgées s’accélérera une nouvelle fois.

Assurance maladie mise au défi

Ces prochaines années, les coûts devraient croître davantage dans le domaine ambulatoire que dans les secteurs hospitaliers stationnaires. En raison du vieillissement de la population, les soins de longue durée devraient, eux, poursuivre leur expansion. Les dépenses en matière de services auxiliaires (soins à domicile notamment) devraient aussi maintenir leur forte hausse.

Au final, l’assurance maladie obligatoire devrait donc faire face à une hausse relativement soutenue dans les années à venir.

Source ATS

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Déverrouiller son natel grâce aux sons des os

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Le monde de demain : Une nouvelle technique pour déverrouiller son natel…   

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

On connaissait déjà la reconnaissance faciale ou les capteurs d’empreintes digitales pour déverrouiller son smartphone, demain vous pourriez être identifié grâce à vos os…

C’est très sérieux : des chercheurs de l’Institut de recherche en électronique et télécommunications en Corée du Sud planchent sur une nouvelle technologie qui authentifie les personnes au son de leurs os. On l’ignore mais notre squelette est en fait un instrument de musique aux notes uniques…  Le son des os varie en fonction de votre taille, votre poids ou de la rigidité de vos articulations.

Comment fonctionne cette technologie des chercheurs coréens?

Le principe c’est donc de faire vibrer une partie votre corps, la main par exemple, pour entendre le son qui se propage. Et les micro vibrations enregistrées livrent une signature bioacoustique unique pour chaque personne.

Les chercheurs cherchent encore à affiner le procédé mais ils expliquent avoir déjà mis au point un système qui capte la fréquence bioacoustique des doigts. Le dispositif permet ainsi d’obtenir des informations sur l’anatomie, la biomécanique et les propriétés biomatérielles des tissus. Les scientifiques assurent d’ailleurs que leur technologie permet d’identifier une personne avec un taux de précision de 97%.

C’est un peu moins performant que la reconnaissance d’iris ou d’empreintes digitales. Mais la signature bioacoustique des doigts serait plus difficile à pirater.

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Annemasse: un goût d’inachevé

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Gare d'Annemasse, lundi 18 novembre 2019

J-25 pour le Léman Express. Quelques jours après l’inauguration officielle de la nouvelle gare d’Annemasse, Radio Lac a décidé de rendre, hier soir, une visite surprise à la station clé du CEVA: Annemasse.

Annemasse, c’est bien le A du CEVA. La ville frontière sera bientôt à une vingtaine de minutes du centre de Genève. Bien que le nouveau réseau de transports régional nourrisse une grande ambition, le résultat est loin d’être probant. A moins d’un mois du lancement du RER Genevois, la gare française reste inachevée. Si le quai, l’espace de réservation et la signalétique sont prêts, les abords restent dans une quasi obscurité. Du centre ville, il faut parcourir des centaines de mètres sans aucun éclairage public au milieu de barrières et palissades pour aborder une gare fantomatique. Cyclistes et piétons s’y croisent dans le noir de manière anarchique. L’esplanade, (ancienne place de la Gare où stationnaient les taxis) est peu rassurante dès la tombée de la nuit. Découvrez notre reportage photo qui retrace le chemin du centre-ville vers la gare.

Avenue de la Gare, plus on approche de la station, moins l’éclairage public est présent.

 

L’ancienne place de la Gare, loin d’être prête, pour son grand rendez-vous avec le Léman Express.

 

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