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Au moins 1234 morts en Indonésie après le tsunami

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Même si l'aide humanitaire commence à arriver, les survivants doivent toujours affronter la faim et la soif. Vivres et eau potable sont rares. (©KEYSTONE/EPA/ADI WEDA)

Le bilan du séisme suivi d’un tsunami qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes est passé à au moins 1234 morts, a annoncé mardi l’agence de gestion des catastrophes. Un précédent bilan faisait état de 844 morts.

« A 13h00 le dernier bilan disponible est de 1234 morts », a indiqué Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes au cours d’un point presse. La catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu, où vivent 350’000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes, a aussi fait 61’867 déplacés.

Alors que les autorités avaient toléré ces derniers jours que la population se serve dans les magasins devant le manque d’approvisionnement et l’aide qui tardait à venir, la police a arrêté mardi 35 personnes pour avoir volé des ordinateurs et de l’argent et s’est engagée à arrêter les pillages.

Même si l’aide humanitaire commence à arriver, les survivants doivent toujours affronter la faim et la soif. Vivres et eau potable sont rares. Et les hôpitaux sont submergés par le nombre de blessés.

Les secours manquent d’équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et de l’ampleur même des dégâts.

Accès difficile

L’armée indonésienne dirige les secours mais, à la suite d’un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain.

La Croix-Rouge a annoncé mardi avoir fait une découverte macabre dans une église du centre des Célèbes balayée par une coulée de boue: « Trente-quatre corps au total ont été retrouvés », a déclaré à l’AFP Aulia Arriani, une porte-parole. L’âge exact des victimes n’a pas été précisé dans l’immédiat.

Initialement, 86 jeunes participaient à un camp d’étude de la Bible dans le Centre de formation de l’Eglise de Jonooge avaient été portés disparus. Le sort de ceux dont les corps n’ont pas été récupérés était non précisé dans l’immédiat.

Le district montagneux de Siri Biromaru, au sud-est de Palu, est difficile d’accès et les secouristes sont confrontés à une marche exténuante pour récupérer les victimes.

L’Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde mais compte des minorités religieuses, y compris chrétiennes parmi ses 260 millions d’habitants.

Décomposition accélérée

Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191’000 le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 46’000 enfants et 14’000 personnes âgées. Les morts pris au piège dans les décombres des bâtiments dévastés par le séisme de magnitude 7,5, sont également un motif d’inquiétude pour les autorités. Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

A Poboya, dans les collines surplombant Palu, les volontaires ont commencé à enterrer les victimes dans une vaste fosse commune, d’une capacité pouvant aller jusqu’à 1300 corps. Les camions transportant les dépouilles enveloppées dans des sacs orange, jaune et noir font la navette jusqu’au site. Les corps sont déposés jusqu’à la fosse et ensevelis par des pelleteuses.

A Balaroa, un quartier périphérique de Palu qui abritait un complexe résidentiel, les dégâts sont énormes. La zone est rasée, parsemée d’arbres arrachés, de morceaux de béton, de tôles ondulées tordues, de cadres de portes arrachés et de meubles en miettes.

A la recherche des proches

Les équipes mènent une course contre la montre pour sortir des survivants. Dans le seul hôtel Roa Roa, les secouristes estiment que 50 à 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l’instant deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle. Bon nombre d’habitants ont passé les derniers jours à la rechercher leurs proches disparus. D’autres font la tournée des morgues en plein air, où les morts sont allongés en plein soleil.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a expliqué qu’il s’efforçait de réunir les familles séparées et fournissait une « aide médico-légale » pour aider à l’identification des victimes.

L’archipel de 17’000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indopacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique. Mardi, le pays a subi mardi une nouvelle série de secousses, qui se sont produites toutefois à des centaines de kilomètres de Palu.

Source ATS

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Tourisme: Genève mise sur l’expérience et l’authenticité

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(Photo: kjo)

Avec la crise sanitaire se pose la question des vacances d’été: faut-il partir ou non? Si certains espèrent pouvoir maintenir leurs projets, d’autres préfèreront passer leurs vacances en Suisse. Avec sa campagne « Geneva moments », la fondation Genève Tourisme & Congrès mise sur l’expérience et l’authenticité.

Les vacances d’été approchent et pour certains, les projets ont déjà été bouleversés en raison de la crise liée au coronavirus. De nombreux Suisses passeront leurs vacances au pays. La fondation Genève Tourisme & Congrès n’a pas attendu la fin de la crise pour débuter sa campagne de promotion. Depuis la mi-avril, elle a mis en avant les « moments genevois », principalement sur les réseaux sociaux. Car ils sont nombreux, ces moments, qui ont manqué à la population durant la période de semi-confinement. Adrien Genier, directeur général de Genève Tourisme & Congrès.

Adrien Genier Directeur général de la fondation Genève Tourisme & Congrès

Ce qui a particulièrement marqué Adrien Genier, c’est la passion des professionnels dans cette crise.

Adrien Genier Directeur général de la fondation Genève Tourisme & Congrès

Pour attirer les touristes, la fondation Genève Tourisme & Congrès mise sur l’expérience et l’authenticité. Il s’agit là d’une tendance qui se dessine depuis plusieurs années déjà, selon Adrien Genier.

Adrien Genier Directeur général de la fondation Genève Tourisme & Congrès

Cette campagne s’adresse également aux touristes suisses et locaux, qui, par le biais de ces offres, pourront découvrir ou redécouvrir la région. Là aussi, la fondation mise sur l’expérience et la valeur ajoutée.

Adrien Genier Directeur général de la fondation Genève Tourisme & Congrès

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Lire le journal au bistrot est à nouveau permis

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KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Il sera à nouveau possible de lire un journal dans un établissement public dès vendredi. Le nouveau plan de protection pour l’hôtellerie et la restauration édicté par GastroSuisse vendredi dernier met fin à cette restriction.

Sept.ch SA, la société éditrice de Sept mook, a relayé cette information mardi dans un communiqué. Elle considère la levée de l’interdiction comme réjouissante et espère que la prise de position « raisonnable » de GastroSuisse inspirera les associations de médecins, dentistes ou encore de coiffeurs à aller dans la même direction, ajoute-t-elle. L’interdiction des journaux et magazines dans leurs salles d’attente a des « conséquences graves » pour les médias helvétiques.

Médias Suisses se réjouit dans un communiqué de cette évolution qui permettra à nouveau à la clientèle de lire ses journaux et magazines préférés dans les établissements publics. L’association des médias privés romands encourage les autres branches économiques à procéder à une adaptation similaire de leur propre plan de protection.

La décision d’interdire de lire les journaux dans les établissements publics avait été prise en mai, avant la réouverture des restaurants et des cafés. Elle visait à prévenir la transmission du Covid-19. De rares établissements avaient trouvé le moyen de permettre la lecture du journal, notamment en l’équipant à chaque page d’une pincette, lavée entre chaque client.

En raison d’un effondrement des recettes publicitaires, la presse écrite souffre depuis le début de la crise due au coronavirus. Le journal vaudois Le Regional et l’hebdomadaire Micro ont jeté l’éponge. La rédaction du magazine L’Illustré a coupé près d’un quart de ses effectifs.

Face à cette situation, le Conseil fédéral a accepté fin mai de fournir une aide immédiate de près de 60 millions de francs aux radios, télévisions et à la presse écrite.

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Palexpo a réalisé un chiffre d’affaires de 94 millions l’an dernier

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KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Palexpo SA, à Genève, a réalisé un chiffre d’affaires de 94 millions de francs en 2019, stable par rapport à l’année précédente. La société a abrité 91 manifestations lors de l’exercice écoulé (99 en 2018), qui ont généré des retombées directes et indirectes de 588 millions de francs pour le canton, indique-t-elle mardi.

Palexpo a accueilli 1,28 million de visiteurs l’année dernière, contre 1,46 million en 2018. Palexpo SA est confronté aux défis posés par la numérisation et les nouveaux modes de consommation. Récemment, la crise sanitaire liée au Covid-19 a touché de plein fouet la société, qui a subi l’annulation en mars du salon de l’auto.

Palexpo SA a par ailleurs changé de président. Après avoir été douze ans à ce poste, Robert Hensler a passé la main. L’ancien président du Conseil d’Etat genevois François Longchamp lui succède.

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La Suisse juge prématuré de rouvrir sa frontière avec l’Italie

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La Suisse maintiendra ses contrôles à la frontière avec l’Italie après le 3 juin, malgré la décision de son voisin de lever ses restrictions d’entrée mercredi. Elle estime qu’il est encore trop tôt pour lever ces contrôles avec son voisin.

En contact étroit avec les autorités italiennes ainsi qu’avec celles de l’Allemagne, de l’Autriche et de la France, la Suisse souhaite coordonner le régime frontalier avec ses pays voisins et, dans la mesure du possible, le réglementer conjointement, indique le Secrétariat d’Etat aux migrations mardi dans un communiqué.

L’entrée en Suisse depuis l’Italie ne reste autorisée que pour les citoyens suisses, les titulaires de permis de séjour ou d’autorisations de travailler en Suisse et les personnes qui ont des motifs impérieux en raison de crise due au coronavirus. Les contrôles aux points de passage de la frontière avec l’Italie restent en place. Ils seront même intensifiés, poursuit le SEM. Le tourisme d’achat entre les deux pays reste interdit.

Pression économique

L’Italie a annoncé la mi-mai vouloir rouvrir ses frontières aux touristes de l’Union européenne et de la Suisse à partir du 3 juin. La quarantaine obligatoire serait annulée.

« C’est une décision unilatérale de l’Italie, dont je prends connaissance », avait réagi la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter sur les ondes de la radio alémanique SRF. Selon elle, les autorités italiennes ont pris cette décision sous la pression économique.

Les frontières de la Suisse avec la France, l’Allemagne et l’Autriche rouvriront le 15 juin. Le SEM précise que la Suisse souhaite rouvrir ses frontières le plus rapidement possible.

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Développement prometteur d’un vaccin genevois contre le Covid-19

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

Un vaccin contre le Covid-19 développé à Genève sera testé sur des souris dans les semaines à venir. Si les résultats sont positifs, des essais cliniques pourraient alors être rapidement menés, ont fait savoir mardi les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Le vaccin utilise la technique d’encapsulation cellulaire. Cette méthode fait déjà l’objet de tests cliniques de phase II menés par les HUG en collaboration avec la société genevoise de biotechnologies MaxiVAX dans le domaine de l’immunothérapie des cancers.

L’encapsulation cellulaire sert à envelopper des cellules dans une membrane semi-perméable, puis d’injecter le tout chez des patients afin de diffuser en continu une substance désirée. La fonction de la membrane est de protéger les cellules implantées contre l’immunité cellulaire de l’hôte.

Selon les HUG, cette technique est parfaitement adaptée à l’administration chronique ou localisée de protéines recombinantes telles que les immunostimulateurs. Le potentiel vaccin combinerait un immunostimulateur et une cible spécifique du coronavirus, dans le cas présent, la protéine de surface Spike.

Immunisation prolongée

La méthode de l’encapsulation cellulaire présente l’avantage de permettre une immunisation prolongée, alors qu’une immunisation classique ne dure que quelques heures après l’injection. Ce délai donne au système immunitaire du patient le temps de stimuler une réaction immunologique contre le pathogène ou la maladie.

La technique d’encapsulation est déjà utilisée pour traiter des personnes atteintes de cancers avec métastases réfractaires aux traitements classiques. L’objectif est d’appliquer ces connaissances à la mise au point d’un vaccin contre le SARS-Cov-2, font savoir les HUG.

Si les essais précliniques puis cliniques se montrent concluants, ce procédé représente une piste de développement d’un vaccin. Le traitement pourrait alors être destiné en priorité aux personnes âgées et à celles qui présentent des comorbidités, les populations les plus à risque face au Covid-19.

Le projet de vaccin contre le SARS-Cov-2 est le fruit d’une collaboration entre les HUG, la société MaxiVAX, la Faculté de Médecine de l’Université de Genève (UNIGE) et le Centre de Recherche en Infectiologie de l’Université Laval de Québec, au Canada.

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