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Asile: des mineurs de moins de 15 ans ont été emprisonnés

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Des mineurs de moins de 15 ans ont été détenus en vue de leur renvoi. Le Conseil fédéral veut y mettre fin (archives). (©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Des mineurs de moins de 15 ans ont été placés en détention administrative pour assurer leur renvoi à l'étranger. Critiqué par une commission du National, le Conseil fédéral reconnaît mardi, tout en la minimisant, la pratique. Et promet que cela ne se reproduira pas.

Une détention administrative peut être ordonnée si l'on craint qu'une personne tente de se soustraire à un renvoi susceptible d'être exécuté dans un délai prévisible. Les mineurs de plus de 15 ans peuvent être concernés, mais pas les moins âgés.

Dans un rapport, la commission de gestion s'était étranglée en constatant qu'un certain nombre de mineurs de moins de 15 ans avaient été détenus avec leurs proches. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) avait alors fait valoir des problèmes de saisie des données.

Cas avérés

Le Conseil fédéral y revient. Une nouvelle enquête a entre-temps été réalisée auprès des cantons. Entre 2015 et 2017, 83 mineurs se sont vu ordonner une détention administrative. La durée moyenne pour les plus de 15 ans était de 22 jours.

Deux cantons ont indiqué avoir hébergé, dans des cas individuels, des moins de 15 ans avec leurs parents dans des établissements servant à la détention administrative. En 2016, cinq mineurs, dont quatre de la même famille, ont été mis en détention pour une nuit, la veille de leur retour par vol spécial et dans la même cellule familiale que leurs parents.

D'une manière générale, le Conseil fédéral considère le nombre de cas relativement faible. Il s'agit d'un dernier recours. Des moins de 15 ans ont été détenus avec au moins l’un de leurs parents parce que la séparation semblait difficilement justifiable au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Trouver des alternatives

Il n'en reste pas moins que la loi ne le permet pas. Le SEM demandera donc aux cantons d’étudier d’autres possibilités d’exécution du renvoi des familles. Une personne frappée d’une décision de renvoi peut être obligée de se présenter régulièrement à une autorité, de fournir des sûretés financières appropriées ou de déposer ses documents de voyage.

Une personne tenue de quitter la Suisse peut aussi se voir enjoindre de ne pas quitter le territoire qui lui est assigné ou de ne pas pénétrer dans une région déterminée. Le SEM envisage en outre d’évaluer, de concert avec les cantons, la pertinence d'une surveillance électronique. Berne suit par ailleurs les discussions en cours au niveau européen sur les solutions alternatives à la détention administrative.

L'affaire des cantons...

Pour le reste, le Conseil fédéral estime que les bases légales de l'examen de la détention administrative sont opportunes et assurent une protection suffisante des droits fondamentaux.

L’hébergement des mineurs de plus de 15 ans relève quant à lui de la compétence des cantons, qui le gèrent au cas par cas. Selon l’enquête du SEM, la majorité des cantons prévoient des allègements concernant, par exemple, l’encadrement, les heures de visite ou les possibilités de se mouvoir.

La surveillance par la Confédération se veut générale. L'examen des cas particuliers relève des tribunaux. Le gouvernement apporte en substance la même réponse lorsqu'il lui est demandé de veiller à une plus grande harmonisation des pratiques en matière de recours à la détention administrative.

Traitement des données

La commission de gestion du National avait par ailleurs dénoncé par ailleurs une grande gabegie dans le traitement des données. Il n'est ainsi pas possible de savoir combien de personnes à renvoyer sont passées dans la clandestinité. Selon le Conseil fédéral, rien n'indique que la majorité reste en Suisse. Ce serait plutôt l'exception.

La mise en oeuvre dès mars 2019 de la révision de la loi sur l’asile visant à accélérer les procédures d’asile devrait permettre d'y voir plus clair, estime le gouvernement. Le SEM comparera en outre tous les six mois les données sur l’aide d’urgence issues du suivi des suppressions de l’aide sociale à celles du système d’information central sur la migration concernant les départs non contrôlés.

La qualité des données pourra enfin être améliorée par un nouveau système d’information qui sera progressivement mis en place à partir de 2019. Le suivi de l’exécution des renvois sera alors revu et réajusté.

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Suisse

Un Suisse sacré pour la première fois meilleur pâtissier au monde

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David Schmid "est considéré comme un phare" dans le secteur de la boulangerie-confiserie suisse. (© SBC)

L'Argovien David Schmid a été sacré mardi meilleur pâtissier du monde de l'année. Il est le premier Suisse à décrocher ce titre, a annoncé l'association suisse des patrons boulangers-confiseurs (SBC).

David Schmid "est considéré comme un phare" dans le secteur de la boulangerie-confiserie suisse, indique la SBC dans un communiqué. "Il avance avec détermination et convainc par son esprit d'innovation et sa créativité et n'hésite pas à partager ses connaissances et à transmettre ses idées."

Lauréat de nombreux prix depuis la fin de sa formation en 2001, David Schmid a ouvert avec son épouse l'an dernier une pâtisserie qui porte son nom à Zofingue (AG). Avec une gamme réduite mais de qualité, il a créé "un petit morceau de France" au c½ur de la cité argovienne, écrit la SBC. Le couple a reçu en juin dernier la "couronne boulangère".

Il faut remplir différents critères pour devenir le meilleur pâtissier au monde. Les candidats doivent notamment être au bénéfice d'une formation de pâtissier, exploiter de manière active et indépendante un café-boulangerie-pâtisserie, avoir publié un ouvrage et avoir participé avec succès à des concours. Ils doivent aussi avoir à leur actif des activités de marketing et des activités innovantes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Contraception: l'influence du statut migratoire, mais pas seulement

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Le préservatif est le moyen de contraception le plus fréquemment utilisé en Suisse, suivi des méthodes hormonales combinées (pilule). Les femmes font plus attention que les hommes (photo d'illustration). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le statut migratoire influence la pratique de la contraception: les femmes issues de groupes de migrants se protègent moins que les Suissesses. Mais d'autres facteurs entrent en jeu comme le revenu, la formation ou le style de vie.

Dans l’ensemble, 78% des hommes et des femmes de 15 à 49 ans sexuellement actifs ont eu recours à la contraception. Le préservatif est la méthode la plus fréquemment utilisée (35%). Suivent les méthodes hormonales combinées, à savoir la pilule (30%).

Neuf pour cent des personnes interrogées recourent à des méthodes hormonales purement progestatives (stérilets hormonaux ou piqûres); 8%, hommes ou femmes, se font stériliser; 4% utilisent le stérilet en cuivre; enfin, 3% font appel à des méthodes de contraception naturelles. En cas de pépin, 1% se rabat sur la pilule du lendemain.

C'est ce qui ressort d'une enquête de l'Observatoire suisse de la santé se basant sur des données de 2017. L'utilisation de méthodes contraceptives varie d'un groupe de population à l’autre, en fonction du pays d’origine des migrants de première et de deuxième génération.

Les plus prudents

Les personnes d’origine suisse indiquent le plus souvent contrôler leur fécondité, tous types de moyens contraceptifs confondus (84% des femmes et 82% des hommes). Les personnes originaires du Portugal, d’Espagne ainsi que d’Amérique du Sud et du Nord affichent des taux semblables.

Les personnes issues de tous les autres pays prennent nettement moins souvent des mesures pour éviter les grossesses. Les prévalences les plus faibles sont enregistrées chez les ressortissants d'Europe du Sud-Est (68% des femmes et 62% des hommes), et chez ceux provenant de l'est de la Méditerranée et d'Afrique (67% des femmes et 55% des hommes).

Le statut migratoire joue aussi un rôle dans les pratiques contraceptives: les femmes déjà citoyennes suisses à la naissance, dont les parents sont d’une autre nationalité, ont plus ou moins autant recours aux contraceptifs que les Suissesses de parents suisses. Par contre, les femmes nées en Suisse, mais ayant une autre nationalité à la naissance contrôlent nettement moins souvent leur fécondité, selon le rapport de l'Obsan.

Des choix individuels

Les personnes provenant du Portugal et d’Espagne sont celles qui ont le plus recours aux méthodes hormonales combinées (46%). Ce moyen est utilisé par un peu moins d'un tiers des Suissesses et Suisses. En revanche, la pilule est le moins apprécié des ressortissant-e-s de l'Est de la Méditerranée et d'Afrique.

Des facteurs socio-économiques entrent en jeu. D'autres liés au style de vie influencent aussi les habitudes: les femmes faisant plus de 150 minutes de sport par semaine ont plus souvent recours à la contraception que les autres. Mais elles optent plus rarement pour les méthodes hormonales combinées.

Les végétariennes ont aussi moins tendance à contrôler leur fécondité. Les personnes qui mangent chaque jour cinq portions au moins de fruits et légumes, évitent viande et boissons sucrées et ne fument pas prennent nettement plus rarement des contraceptifs hormonaux combinés. Parmi elles, les femmes mentionnent plus souvent la stérilisation comme moyen de contraception.

Les femmes présentant une consommation d’alcool à risque recourent plus fréquemment à la stérilisation et au stérilet hormonal. En revanche, en ce qui concerne le stérilet en cuivre, les méthodes naturelles, le préservatif et les autres méthodes, on ne relève pas de différence en fonction de facteurs liés au style de vie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La Suisse est devenue plus chaude et le Plateau plus ensoleillé

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La durée de l'ensoleillement a augmenté de 5 à 10% sur le Plateau (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BALK)

La Suisse est devenue plus chaude et le Plateau plus ensoleillé, selon une comparaison portant sur les 30 dernières années. En revanche, aucun changement majeur n'est visible pour les précipitations.

La température annuelle moyenne varie aujourd'hui de 9 à 10°C sur le Plateau à 13°C au sud du Tessin, indique mardi Météosuisse. Dans les régions situées au-dessus de 3000 mètres d'altitude, elle est bien inférieure à -5°C.

Concernant l'ensoleillement, on observe également de nettes différences dans le pays, avec une durée relative de 40% environ dans le nord-est du Plateau et jusqu'à 60% en Valais.

La durée de l'ensoleillement a augmenté de 5 à 10% sur le Plateau, souligne Météosuisse, parlant d'une hausse "frappante". Ce changement tend à se produire sur l'ensemble de l'année. En outre, les mois de printemps sont devenus légèrement plus ensoleillés dans toute la Suisse.

Différences de précipitations

En raison d'une topographie complexe, les précipitations varient elles aussi beaucoup selon les régions. Dans les grandes vallées des Alpes comme le Valais ou l'Engadine, elles sont parfois nettement inférieures à 1000 mm par an, tandis que sur le versant nord des Alpes et au Tessin, on peut s'attendre à 2000 mm et plus.

Au Tessin, les précipitations sont réparties sur une bonne centaine de jours, alors que sur le versant nord des Alpes, il pleut ou neige 150 jours ou plus par an.

MétéoSuisse utilise une période de référence de 30 ans pour classer les événements météorologiques, comme les températures, les précipitations ou l'ensoleillement. Le choix de cette période dite de référence est basé sur les spécifications de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Nouvelles évaluations

Les nouvelles valeurs portent désormais sur la période courant de 1991 à 2020. Leur utilisation de référence conduit à classer certains mois, saisons ou années différemment par rapport à l'ancienne période de référence, notamment en ce qui concerne la température.

Par exemple, l'été 2021 (juin à août), frais et pluvieux, s'est révélé environ 0,5°C plus chaud par rapport à la norme 1981-2010, alors qu'il a été 0,1°C plus frais par rapport à la nouvelle période de référence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

La Suisse compte 1491 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

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Swissmedic autorise un booster contre le coronavirus pour les personnes à risques. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Suisse compte mardi 1491 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore neuf décès supplémentaires et 26 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 22'145 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,73%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 15'088, soit 173,24 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,24. Les patients Covid-19 occupent 11,6% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,7%.

Au total 11'043'045 doses de vaccin ont été administrées et 63,01% des personnes ont déjà reçu deux doses. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 71,69%. La Suisse a reçu jusqu'à présent 13'297'425 doses de vaccins. Des certificats ont déjà été émis pour 6'985'505 personnes vaccinées.

Depuis le début de la pandémie, 867'197 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 11'566'572 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 10'836 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 33'494.

Le pays dénombre par ailleurs 7967 personnes en isolement et 5411 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Participation numérique à la politique: Genève leader en Suisse

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Le Centre pour la démocratie a évalué les outils numériques de participation aux scrutins, les outils électroniques d'éducation civique et les échanges entre l'Etat et la société civile. La facilité d'utilisation et le nombre d'utilisateurs ont fait partie des critères (photo symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Aucun autre canton que Genève ne permet aussi largement à ses citoyens de participer à la vie politique par le biais numérique. Un nouveau classement du Centre pour la démocratie le révèle. Tous les cantons peuvent cependant encore beaucoup progresser dans ce domaine.

Sur une échelle allant de 0 à 100 points possibles, le canton de Genève est crédité de 55 unités par le Centre pour la démocratie à Aarau (ZDA) et son partenaire, le laboratoire d'idées du groupe technologique Procivis. St-Gall (51 points) et Bâle-Ville (50) complètent le podium, talonnés par Zurich (49).

Autres Romands en milieu de classement

Outre Genève, les cantons romands se trouvent en milieu de classement. Fribourg, Neuchâtel, Vaud et le Valais se situent entre 29 et 30 points, alors que le Jura en obtient 25.

Les deux Appenzell font figure de cancres numériques. Les Rhodes-Intérieures se trouvent en avant-dernière position du classement avec dix points alors que les Rhodes-Extérieures ferment la marche avec six points.

Education civique et interaction avec l'Etat

De manière générale, les premiers rangs sont occupés plutôt par des cantons riches et urbains. Selon les auteurs de l'étude publiée mardi, le potentiel économique des cantons peut avoir un impact indirect sur ce classement. En effet, la mise à disposition d'outils numériques pour permettre à la population de participer au processus politique nécessite des investissements importants et du personnel.

Le classement se base sur sept indicateurs témoignant de domaines liés à la formation de l'opinion, à la participation et à la décision. Les chercheurs se sont penchés sur les outils électroniques utilisés dans l'éducation civique, sur l'échange entre les services de l'Etat et la société civile ainsi que sur les outils disponibles pour voter et élire les autorités. La facilité d'utilisation et le nombre d'utilisateurs font partie des critères.

Demande de plus en plus forte

Au final, le premier du classement obtient à peine plus que la moitié du nombre de points possibles. Même les cantons leaders peuvent donc encore largement s'améliorer dans tous les domaines observés, soulignent les concepteurs du "Digipartindex Suisse". Ce dernier sera désormais mis à jour chaque année et servira de base pour d'autres études scientifiques.

La participation numérique au processus politique complète de plus en plus sa forme analogue, expliquent les chercheurs. La pandémie a même renforcé la présence dans l'espace numérique d'éléments du processus politique, tels que le dialogue, la consultation, la participation, les votations et les élections. Ces derniers y jouent un rôle de plus en plus important, car ils correspondent au vécu d'une part de plus en plus grande de la population.

http://digipartindex.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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