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Appel de Berne et Genève entendu

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Le possible transfert de Genève à Lausanne d'une partie de la production télévisuelle de la RTS soulève des inquiétudes au bout du lac. Le National a tapé du poing sur la table (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le National a tapé du poing sur table mardi face aux velléités centralistes de la SSR. Par 120 voix contre 54, il a donné suite à cinq initiatives parlementaires visant à ancrer la répartition des sites de production entre Genève, Lausanne, Berne et Zurich.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. Les sénateurs avaient longuement débattu de la question sans toutefois pouvoir trancher car Beat Vonlanthen (PDC/FR) avait retiré au dernier moment sa proposition.

La Chambre du peuple s’est prononcée sur des textes déposés par Regula Rytz (Verts/BE), Albert Rösti (UDC/BE), Gerhard Pfister (PDC/SZ), Martin Landolt (PBD/GL) et Beat Jans (PS/BS). Leurs initiatives visaient à garantir une production décentralisée de programme.

Elles répondaient à la décision de la SSR de centraliser à Zurich les rédactions radio de la SRF, actuellement basée à Berne. Des craintes ont aussi été émises face à un transfert de Genève à Lausanne d’une partie de la production télévisuelle de la RTS. Il y a deux semaines, des représentants des gouvernements des cantons de Genève et Berne sont d’ailleurs montés au créneau.

Les initiants voulaient préciser dans la loi qu’en Suisse romande, la majeure partie des offres audiovisuelles devrait être développée à Genève et l’offre audio à Lausanne. Dans le domaine de l’information en Suisse alémanique, la SSR devrait produire la majeure partie de ses offres audiovisuelles à Zurich et la majeure partie de ses offres audio à Berne.

Cohésion nationale et diversité

La SSR a eu une attitude particulièrement arrogante face aux autorités politiques, selon Albert Rösti. Si l’on tape du poing sur la table, elle pourrait reculer. L’argument de la cohésion nationale et d’une offre diversifiée a largement été utilisé pour combattre l’initative No Billag, a rappelé Martin Landolt.

La raison d’être de la SSR est de se démarquer des offres commerciales. C’est d’ailleurs pour cela que cette entreprise perçoit une large partie de la redevance, a noté Gerhard Pfister. Les journalistes doivent avoir un ancrage régional, selon Thomas Egger (PDC/VS).

Toute l’information de la SSR ne doit pas être concentrée dans deux villes, a lancé Beat Jans. Il n’y a pas lieu de suivre un mouvement qui s’est déjà fortement développé du côté des éditeurs privés. Le point de vue change que l’on habite dans une région ou une autre.

A Bâle, on a ainsi un regard différent sur les frontaliers, a fait valoir le socialiste. Quant à la politique agricole, elle n’a pas la même importance dans les régions périphériques qu’en ville.

Pas nécessaire

Il n’y a pas besoin pour autant fixer les sites de production dans la loi, a plaidé en vain Martin Candinas (PDC/GR) au nom de la commission préparatoire. Cela pourrait même être contre-productif et entraîner une centralisation dans ces endroits. Or, la SSR, en plus de ses studios de Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano et Zurich, exploite des plus petits studios dans toutes les régions du pays.

Le lieu de production d’une émission n’est pas aussi important qu’on veut bien le dire. Et si l’on parle beaucoup des Bernois appelés à travailler à Zurich, on évoque bien moins les Zurichois qui ont leur nouveau bureau à Bâle, a lancé le Grison.

Assurances de la SSR

Pour la SSR, les déménagements prévus doivent préserver l’emploi et les programmes, tout en diminuant les coûts. Ces opérations font partie du plan d’économies de 100 millions de francs. L’entreprise promet malgré tout de rester fortement présente à Berne. Au total, 550 collaborateurs de l’entreprise publique, dont plus de 150 journalistes, resteront basés dans la ville fédérale.

Notamment les journalistes qui suivent la politique nationale depuis le centre des médias du Palais fédéral. La SSR a assuré qu’elle concentrait ses efforts d’économie sur les infrastructures et les aspects administratifs et non sur l’offre journalistique et les collaborateurs. Les synergies réalisées grâce au déménagement partiel permettront en outre de disposer de ressources supplémentaires pour le travail dans les régions.

Source: ATS

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Elections fédérales: derrière les résultats, le dépouillement

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A 25 ans, Miguel Hernandez s'est déjà porté volontaire pour le dépouillement de plusieurs élections. (Photo: kjo)

Dimanche, les Suisses renouvellent le parlement fédéral pour quatre ans. Tous les regards seront tournés vers les résultats. Et pour donner ces résultats, des citoyens appelés à dépouiller tous les bulletins, à l’image de Miguel Hernandez, 25 ans.

Les Suisses sont appelés aux urnes ce dimanche à l’occasion des élections fédérales. Le Conseil national et le Conseil des Etats seront renouvelés pour une durée de quatre ans. Tous les regards seront donc tournés vers les résultats qui commenceront à tomber dès la mi-journée.

En coulisse, de nombreux citoyens seront mobilisés pour le dépouillement. Un travail de fourmi, dans les coulisses, pour éplucher toutes les enveloppes les unes après les autres. Miguel Hernandez a 25 ans. Il fait actuellement son service civil aux Bibliothèques de Genève. Il s’est porté volontaire et a été recruté pour le dépouillement en tant que juré. Miguel Hernandez.

Miguel Hernandez

Plusieurs facteurs l’ont poussé à se porter volontaire et ce, depuis plusieurs années maintenant. Miguel Hernandez.

Miguel Hernandez

A Genève, ce sont 176 candidats qui se présentent au Conseil national, sur 28 listes. Pour l’élection au Conseil des Etats, 10 listes regroupent 15 candidats.

 

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La littérature ouverte à tous à l’occasion de Fureur de lire

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Du 21 au 24 novembre aura lieu le festival Fureur de lire à Genève. Un événement littéraire qui se veut accessible à tous, avec la possibilité de rencontrer les auteurs et les artistes dans de nombreux lieux à travers toute la ville.

Rencontre, lectures, performances ou encore séances de dédicaces : du 21 au 24 novembre aura lieu le festival Fureur de lire à Genève, organisé par la Maison de Rousseau et de la Littérature. A l’affiche, des auteurs d’ici, mais également des grands noms de la littérature et des artistes internationaux qui mélangeront les genres. Parmi eux, les auteurs Karine Tuille et Sylvain Prudhomme, mais également l’actrice franco-argentine Bérénice Bejo ou le comédien et humoriste Vincent Kucholl, pour ne citer qu’eux.

Le programme se déclinera à travers 70 événements programmés dans des librairies, des maisons d’édition ou des bibliothèques, avec comme salle centrale : le Théâtre Pitoëff. Et avec une programmation qui s’adresse à tous. Aurélia Cochet, directrice de la Maison de Rousseau et de la Littérature et organisatrice du festival Fureur de lire.

Aurélia Cochet Organisatrice du festival Fureur de lire

Plus petit que des grands événements tels que le Salon du Livre, le festival Fureur de lire se veut plus accessible et propose une plus grande proximité avec les auteurs et artistes. Aurélia Cochet.

Aurélia Cochet Organisatrice du festival Fureur de lire

L’entrée est libre. La programmation complète est à découvrir ici: https://fureurdelire.ch/

 

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Le vice-président d’Exit condamné

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Le vice-président d'Exit Suisse romande Pierre Beck est condamné à 120 jours-amende avec sursis. Le Tribunal de police de Genève a confirmé l'ordonnance de condamnation du Ministère public. Le médecin retraité avait aidé une octogénaire à mourir avec (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le vice-président d’Exit Suisse romande Pierre Beck est condamné à 120 jours-amende avec sursis. Le Tribunal de police de Genève a confirmé l’ordonnance du Ministère public. Le médecin retraité avait aidé une octogénaire à mourir avec son mari.

Dans son verdict rendu jeudi, le Tribunal de police estime, lui aussi, que le prévenu a violé la loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux en prescrivant du pentobarbital de sodium à cette dame. Agée de 86 ans et en pleine santé, elle avait fait le choix de mourir en même temps que son mari, gravement malade. Les époux sont décédés ensemble, le 18 avril 2017.

Pour les juges, Pierre Beck a cédé à la demande de la défunte par altruisme mais aussi par conviction personnelle. Il a fauté par manque de recul, voire par manque d’humilité. Il aurait dû recueillir l’avis d’autres médecins. Même si sa collaboration à l’instruction était bonne, il n’a pas pris conscience d’avoir commis une quelconque faute.

A l’issue de l’audience, Yves Grandjean, avocat de M. Beck, a annoncé qu’un recours est probable. « Ce jugement remet en exergue le flou qui existe en la matière », a-t-il déclaré.

Source: ATS

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Les étourneaux quitteront Genève dans quelques jours

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Une nuée d'étourneaux photographiée à la frontière entre l'Allemagne et le Danemark [Keystone/DPA/Carsten Rehder]

Ils ne vous sont pas passés inaperçus ces derniers temps à Genève, les étourneaux sansonnets sont légion. Faites connaissance avec ces occupants temporaires de nos arbres.

Sur la plaine de Plainpalais, sur le pont des Bergues, sur l’île Rousseau ou encore aux cimetière des Rois, les étourneaux sansonnets font passablement de bruits et ne laissent pas indifférents. Présent en nombre, les oiseaux migrateurs sont de retour comme chaque année pour une bonne raison.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

 

Si d’année en année les individus peuvent changer d’emplacement, durant la période de la même année ils resteront toujours sur le même arbre.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

 

Se reposer avant la grand traversée voilà ce que viennent donc faire ces oiseaux à Genève. Mais avec un tel nombre une question se pose:  Sont-ils nuisibles ? La réponse est non, sauf peut-être pour les vignerons.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

A noter que les étourneaux étaient totalement intégré aux spectacles de la Fête des vignerons 2019.

Quelques prédateurs

Mais il ne faut pas croire que les étourneaux sansonnets sont à Genève en tout tranquillité. Ils sont en effet chassés par d’autres oiseaux ornithophage comme les faucons et notamment les faucons pèlerins.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

Le faucon pèlerin étant l’un des oiseaux les plus rapides du monde, si ce n’est le plus rapide, cela donne des chasses spectaculaire.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

 

Départ imminent

Mais ces étourneaux sansonnets ne sont pas là ad vitam eternam puisqu’ils ne font qu’une halte avant de migrer vers le sud. Le tout avec une date de départ qui est plus ou moins définie et elle est imminente.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

 

Le problème de réchauffement climatique amène progressivement des bouleversements. Même si l’étourneau ne restera à priori jamais toute l’année sous nos latitudes, les dates de départ et d’arrivée pourraient être chamboulées.

Patrick Jacot Ornithologue genevois

Patrick Jacot qui est également le président fondateur du Centre ornithologique de réadaptation de Genthod.

 

Article web: Sébastien Telley

Propos recueillis par Manon Christen

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Un accord sur le Brexit annoncé

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont annoncé jeudi à la mi-journée un nouvel accord sur le Brexit. (©KEYSTONE/AP Pool/FRANCISCO SECO)

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont annoncé jeudi à la mi-journée un accord sur le Brexit sur leurs comptes Twitter respectifs. M. Johnson a même fait état d’un « excellent nouvel accord ».

Source ATS

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