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Ancien leader de l’ETA libéré

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Josu Ternera avait été arrêté mi-mai en France (archives). (©KEYSTONE/EPA EFE/ALFREDO ALDAI)

La justice française a remis mercredi en liberté, sous contrôle judiciaire, l’ancien chef de l’aile politique de l’organisation séparatiste basque ETA, Josu Ternera. Il avait été arrêté à la mi-mai en France, où il a été condamné deux fois par contumace.

Le leader indépendantiste, également réclamé par la justice espagnole, devra remettre son passeport et ne pourra pas quitter le territoire français. Il devra pointer une fois par semaine dans un commissariat, a indiqué la cour d’appel de Paris.

Ses avocats Laure Heinich-Luijer et Laurent Pasquet Marinacce ont argué que le maintien en détention provisoire de M. Ternera, en attente de nouveaux jugements, était « incompatible avec son état de santé ».

Selon les médias espagnols, l’ancien « etarra » de 68 ans souffrirait d’un cancer. Il avait été arrêté le 16 mai, après plus de 16 ans de cavale, sur le parking d’un hôpital français où il se rendait pour être soigné.

« La détention doit constituer une exception quand il y a des éléments permettant d’affirmer que le prévenu se présentera au tribunal », a déclaré à l’AFP Me Marinacce, évoquant une « victoire pour la justice ».

Interrogée, Consuelo Ordóñez, présidente du Collectif des victimes du terrorisme du Pays basque (Covite), a exigé que M. Ternera soit extradé vers l’Espagne. « Nous le réclamons depuis 17 ans », a-t-elle rappelé.

Attentat contre une caserne

M. Ternera est notamment recherché pour son rôle présumé dans un attentat commis en 1987 contre une caserne de la garde civile à Saragosse, dans le nord de l’Espagne, qui avait fait 11 morts, dont cinq enfants.

Dans cette affaire, la justice espagnole a demandé récemment à la France de lui remettre l’indépendantiste. Il est également recherché pour son implication présumée dans l’assassinat, en 1980, d’un cadre du groupe Michelin en Espagne, selon des médias hispaniques.

Présents à l’audience, le fils et la fille de Josu Ternera, Egoitz et Irati Urrutikoetxea, ont plongé dans les bras l’un de l’autre en apprenant la remise en liberté de leur père. Cette décision « ouvre de nouvelles perspectives sur la voie de la réconciliation », a assuré Egoitz.

La cour a par ailleurs reporté sine die l’étude du recours formé par M. Ternera contre sa condamnation à sept ans de prison, prononcée le 1er décembre 2010 en France en son absence, pour « association de malfaiteurs terroriste ».

L’indépendantiste basque conteste également une autre condamnation, à huit ans de prison, pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste », le 1er mai 2017 par le tribunal correctionnel de Paris. Cette peine lui avait également été infligée alors qu’il était en fuite. Ce même tribunal doit se prononcer sur ce recours le 28 juin.

Josu Antonio Urrutikoetxea Bengoetxea, de son vrai nom, a été à partir de la fin des années 70 le chef de l’appareil politique de l’ETA.

« Abuelo »

« Ternera, c’était l »abuelo’ (grand-père) de l’organisation (…) respecté pour sa trajectoire », selon Gorka Landaburu, directeur du magazine Cambio16 et rescapé d’un attentat de l’ETA.

« Il a pris rapidement le pouvoir à la fin des années 1970 et a été un des chefs d’ETA au moment des attentats les plus meurtriers dans les années 1980 », ajoute-t-il.

Il est alors considéré comme l’instigateur de la stratégie d’attentats à la voiture piégée. Et celui qui a mis sur pied le commando « itinérant » d’ETA, formé de militants français, le plus meurtrier de l’organisation.

Il avait été interpellé une première fois en France en 1989, à Bayonne (Pays basque français), une grenade à la main et muni de faux papiers, puis condamné à 10 ans de prison et expulsé vers l’Espagne après sa remise en liberté en 1996.

Il s’était alors petit à petit fait le promoteur de négociations de paix avec l’État espagnol, avant d’être écarté de la direction du groupe en 2006.

Elu en 1998 au Parlement autonome basque espagnol, il avait été désigné en 1999 comme l’un des trois négociateurs de l’ETA dans le processus de paix finalement avorté. L’indépendantiste s’était évanoui dans la nature en 2002.

Fondée en 1959, l’ETA a tué au moins 853 personnes durant quatre décennies de violence pour l’indépendance du Pays Basque, avant de décréter un cessez-le-feu en 2011. C’est Josu Ternera qui, le 3 mai 2018, avait annoncé sa dissolution.

Source: ATS

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Premier enfant décédé du coronavirus en Suisse

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Peter Kneffel/dpa

La Suisse a enregistré 32 cas supplémentaires de coronavirus et deux décès liés à la maladie en 24 heures, a annoncé vendredi Stefan Kuster de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Pour la première fois, un enfant fait partie des victimes.

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Tribunal fédéral: conditions de détention illégales à Champ-Dollon

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Le Tribunal fédéral admet le recours d’un détenu incarcéré durant plus de 22 mois à Champ-Dollon. Il constate que l’homme a passé 234 jours dans des conditions illicites, essentiellement en raison de la surface insuffisante de sa cellule.

Libéré à mi-mai 2016, le détenu avait saisi les autorités genevoises afin que l’illicéité de ses conditions de détention entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015 soit constatée et qu’une indemnité pour tort moral lui soit versée. Ses démarchés étaient restées vaines jusqu’à ce que le Tribunal fédéral ordonne en février 2019 à la Cour de justice d’entrer en matière.

En décembre 2019, la Cour de justice avait admis l’illicéité pour la période de détention précédant le jugement, soit durant 89 jours. Elle estimait en revanche que les conditions de détention après le jugement avaient été difficiles mais pas illicites.

Surface insuffisante

Certes, le recourant s’était retrouvé avec deux codétenus dans une cellule prévue pour deux personnes et ne disposait donc pas de la surface minimale de 4 mètres carrés recommandée par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT). Mais ses compagnons étaient occupés plusieurs heures par jour au-dehors. Lui-même avait droit à une promenade quotidienne d’une heure et de trois à quatre heures hebdomadaires de sport.

Saisi d’un nouveau recours, le Tribunal fédéral a estimé, dans un arrêt publié vendredi, que le raisonnement des juges genevois, qui ont opéré une distinction « artificielle » entre la détention avant et après jugement, est indéfendable. En effet, les conditions – surface et occupation de la cellule – étaient les mêmes durant ces deux périodes. Cette distinction permettait juste de considérer que la durée maximale de trois mois, considérée comme tolérable en cas de surpopulation carcérale, n’était pas atteinte.

Confiné durant 8 mois

Pour le Tribunal fédéral, le recourant a passé près de 8 mois confiné durant 22 à 23 heures par jour dans une cellule qui lui offrait une surface individuelle inférieure à 3,7 mètres carrés. Les activités hors cellule proposées apparaissent très marginales. Dans ces conditions, la durée tolérable de trois mois au maximum est largement dépassée.

En conclusion, la Cour de droit pénal conclut que les conditions de détention du recourant n’ont pas été conformes aux standards minimaux durant 234 jours , entre le 23 juin 2014 et le 15 février 2015. Le Tribunal fédéral n’a pas été saisi d’une demande d’indemnisation et ne s’est donc pas prononcé sur ce point qui devra être tranché par la justice genevoise. (arrêt 6B_169/2020 du 18 mai 2020)

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Genève

Votre week-end à Genève

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Sorties entre amis, festivals, concerts ? Oui, mais pas tout à fait comme avant! La vie reprend doucement son cours, nous vous accompagnons encore pour ce week-end à Genève!

Welcome Back! Quartier des Bains

C’est avec grand plaisir que le Quartier des Bains marquera la réouverture commune de la plupart de ses galeries, musées et espaces culturels le 28 mai pour quatre jours d’ouverture en continu, du jeudi 28 au dimanche 31 mai – exceptionnellement inclus – de 11h à 18h. Ce sera l’occasion pour certains membres d’ouvrir enfin leurs nouvelles expositions, et pour d’autres de prolonger des accrochages bien écourtés.

Les différents lieux tiendront compte des mesures sanitaires en vigueur et seront organisés pour vous recevoir avec toutes les précautions nécessaires d’hygiène et de distanciation sociale.

Radio Vostok diffusera en direct de la Fondation Fluxum jeudi 28 mai de 16h à 18h.

Welcome Back! Quartier des Bains

Philosophie en résistance

Ne serait-il pas temps de nous poser les bonnes questions? En tout cas, c’est l’heure du café philo, pour discuter, échanger et réfléchir.

Un échange avec Marie-Claude Sawerschel présenté par Éric Vanoncini. Ensemble, nous nous poserons la question suivante: qu’est-ce que la philosophie morale peut nous apprendre sur la crise du coronavirus?
Vous pourrez poser vos questions en direct à Marie-Claude et Eric sera le médiateur de la discussion. Organisé par les Bains des Paquis, cet événement se déroule le dimanche 31 à 11h00, les billets sont à réserver sur www.sig-impact.ch
Club Zoom, une soirée déjanté à la maison
Encore un peu de patience avant l’autorisation de se rassembler en grand groupes! En attendant, on vous propose de suivre encore une fois une soirée Zoom avec Kalvin Station.
Lien Zoom de la soirée (accès GRATUIT et ILLIMITE): https://zoom.us/j/6685023515
Kalvin Station t’invite dans son club virtuel sur Zoom, pour un de ces derniers beaux moments plein de nouveauté que le confinement aura généré.
Livraison de bières, goodies et friandises seront à gagner, comme si vous y étiez!
Pour gagner il suffira de participer aux battles de danse qu’on annoncera au micro tout au long de la soirée !
Le Klub Zoom aura également l’honneur de recevoir toutes sortes de performances à découvrir en vedette durant le set des Dj.ette.s.

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La hotline genevoise dédiée au COVID-19 va être progressivement désactivée

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Mis en place le 28 février dernier pour répondre aux questions des Genevoises et des Genevois sur la maladie COVID-19, le numéro 0800 909 400 de la ligne d’information gratuite cantonale sera progressivement désactivée à compter du vendredi 5 juin.
En raison de la baisse du nombre d’appels et du changement de leur nature, les responsables du dispositif ORCA-GE (organisation en cas de catastrophe et de situation exceptionnelle) ont décidé de suspendre l’activité de la hotline genevoise. En trois mois, les opérateurs ont répondu à un peu plus de 20’000 appels (un appelant sur 8 a été dévié sur le 144 pour une prise en charge médicale).

La ligne d’information a été organisée, dans un premier temps, pour désengorger les lignes téléphoniques des urgences et des hôpitaux, mais aussi pour apporter un complément d’information relatif à la situation épidémiologique à Genève et rappeler les mesures à prendre individuellement et collectivement pour se protéger du virus. La réponse pour les personnes présentant des symptômes a été assurée par du personnel de santé. Dès le 28 mars, des spécialistes sont également venus en renfort afin de répondre aux personnes souhaitant obtenir un soutien psychologique.

Un nouveau numéro

Aujourd’hui, la situation épidémiologique conjuguée à une information régulière de la population sur le virus ne nécessite plus le maintien d’une ligne dédiée aux seuls renseignements relatifs au COVID-19. Dès le 5 juin, les répondants (actuellement des astreints de la Protection civile) seront démobilisés et un répondeur prendra le relais jusqu’au 26 juin, date ou la ligne sera définitivement fermée.

Dès lors, il est recommandé aux personnes présentant des symptômes ou souhaitant obtenir des informations médicales sur le coronavirus de contacter sans délai le nouveau numéro +41 22 427 88 00. Ce numéro répond à tous les appels médicaux non urgents 7 jours sur 7 et 24h sur 24. Le personnel de santé qui répond à cette ligne, dédiée aux urgences non vitales, évaluera la situation et orientera ces personnes vers les structures de prélèvements ou de consultations adéquates. Cette nouvelle ligne médicale décharge le 144, qui continue à traiter les urgences médicales.

Le standard téléphonique de l’Etat traite, durant les heures ouvrables, toute autre question au numéro +41 22 327 41 11, et redirige les demandeurs auprès des services concernés. Pour les personnes souhaitant bénéficier d’un soutien psychologique et/ou émotionnel, il est recommandé d’appeler directement le 143. L’Infoline coronavirus gérée par l’office fédéral de la santé publique (OFSP) reste opérationnelle et répond tous les jours, de 6h00 à 23h00 au +41 58 463 00 00.

ATS avec MH

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Voile

Alan Roura: « si le départ du Vendée Globe était dans 1 mois, on serait prêts »

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Alan Roura et La Fabrique lors de la mise à l'eau, le 28 mai 2020 © Christophe Breschi / La Fabrique Sailing Team

Après deux mois de confinement strict imposé en France, le skipper genevois Alan Roura a pu mettre à l’eau son bateau La Fabrique jeudi à Lorient (F). Un bateau monté en configuration solitaire puisque l’objectif de 2020 reste le Vendée Globe en novembre.

« C’est un IMOCA prêt à affronter les mers du Sud pour la quatrième fois qui a été remis à l’eau en cette fin de mois de mai 2020. Après trois mois de chantier – auxquels s’ajoutent huit semaines, confiné dans son hangar de Lorient La Base – le monocoque d’Alan Roura a enfin retrouvé son élément, arborant par la même occasion ses toutes nouvelles couleurs », annonce le communiqué de presse transmis par l’équipe du navigateur genevois.

Tout fut ainsi démonté, analysé, réparé ou remplacé au besoin sur un chantier qui a duré 5 mois, dont 2 totalement à l’arrêt à cause du confinement strict imposé en France. Mais c’est bon, la Fabrique est à l’eau depuis hier et c’est un premier cap de franchi.

Alan Roura Navigateur genevois

 

Un confinement qui n’a pas épargné les marins privés de navigation, même si pour Alan Roura, le plus dur dans ce confinement étaient les tâches liées à son rôle de chef d’entreprise.

Alan Roura Navigateur genevois

 

Dans le calendrier initial, la Fabrique, le bateau du navigateur genevois, aurait dû être mis à l’eau mi-mars, quelques jours après le début du confinement en France, la grue pour mettre le bateau à l’eau était déjà réservée.

 

Première course en juillet

Reste que plusieurs courses ont été annulées à cause de la crise sanitaire et Alan Roura va donc s’entraîner seul quelque temps avant la première course prévue en juillet, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Mais si l’entraînement seul a des avantages, le Genevois a toutefois besoin de naviguer face à d’autres concurrents pour peaufiner ses réglages.

Alan Roura Navigateur genevois

 

Quant à La Fabrique configuration 2020, la première navigation dans la nouvelle configuration est prévue mardi, avant un programme intense qui emmènera Alan Roura au départ du Vendée Globe.

Alan Roura Navigateur genevois

Alan Roura et La Fabrique lors de la mise à l’eau, le 28 mai 2020 © Christophe Breschi / La Fabrique Sailing Team

 

Neuf « transats » avant le Vendée Globe

Départ le 8 novembre pour cette grande course en solitaire à travers le monde. Comme en 2016, Alan Roura sera le benjamin de la course mais il vient avec l’expérience amassée il y a 4 ans et surtout durant ces 4 ans. Alan Roura qui a une certitude: ce confinement n’a pas du tout retardé sa préparation pour le Vendée Globe.

Alan Roura Navigateur genevois

 

Le programme est dense puisque le skipper sera mobilisé dès le mois d’octobre aux Sables d’Olonne pour le village du Vendée Globe

Alan Roura Navigateur genevois

 

Les images de la mise à l’eau:

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