Le Parti Vert'libéral (PVL) a décidé samedi de recommander un double "non" pour les votations fédérales du 14 juin. Il a rejeté sans opposition l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions !", alors que quelques voix ont défendu la réforme du service civil.
Devant l'assemblée des délégués réunie à Zoug, le président du parti Jürg Grossen a mis en garde contre l'acception de "l'initiative de durabilité" de l'UDC. Sans main-d'oeuvre étrangère, des domaines centraux, comme celui de la santé, ne fonctionneront plus. En acceptant cette "initiative du chaos", "nous aurons vraiment un sérieux problème", a insisté le conseiller national bernois.
L'initiative demande un contrôle strict de l'immigration afin que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas 10 millions d'ici 2050. Conseil fédéral et Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions. Ils rejettent le texte.
Une initiative à ne pas sous-estimer
La conseillère aux Etats Tiana Moser (PVL/ZH) a elle aussi souligné la dépendance de la Suisse à l'immigration qualifiée. Elle a dénoncé une initiative néfaste pour l'économie et qui ne résout aucun des problèmes existants.
Plusieurs intervenants ont toutefois mis en garde contre le risque de sous-estimer cette initiative. Le texte soumis au vote fait appel à des émotions auxquelles il est souvent difficile de répondre par des chiffres. Les inquiétudes doivent être prises au sérieux, il faut y apporter des réponses convaincantes, ont-ils plaidé.
Au final, les délégués ont décidé sans opposition, mais avec deux abstentions, de recommander un "non".
Des règles plus strictes
Le résultat a également été clair pour la réforme du service civil, second objet soumis en votation le 14 juin. Les délégués ont décidé par 116 voix contre 25 et 17 abstentions de recommander son rejet. Le projet vise à rendre plus difficile le passage de l'armée au service civil et de réduire les admissions.
Un projet qualifié d'inutile et contreproductif par le conseiller national Beat Flach (PVL/AG). Ceux qui s’opposent à l’armée choisiront la "voie bleue" et se feront déclarer inaptes, a-t-il souligné. En regrettant que la réforme oppose le service civil et l’armée.
Durant le débat, des voix se sont élevées pour soutenir des règles plus strictes. Elles ont salué une réforme ciblée et pragmatique visant à éviter les abus et à renforcer l'armée. Un des intervenants a souligné que les arguments pour le "non" proviennent principalement de milieux critiques à l'égard de l'armée.
Oui à la loi sur le matériel de guerre
Les délégués ont encore débattu de l'assouplissement de la loi sur le matériel de guerre. Le projet, approuvé en décembre par les Chambres fédérales, autorise a priori les demandes d'exportation d'Etats dont le régime d'exportation est similaire à celui de la Suisse, même si ces pays sont impliqués dans un conflit armé.
Une alliance composée du PS, des Vert-e-s, du PEV et d'ONG a déposé vendredi un référendum muni de plus de 75'000 signatures contre cette réforme. Le peuple devrait se prononcer le 27 septembre ou le 29 novembre. Le PVL a décidé de soutenir la réforme par 121 voix contre 14 et 19 abstentions.
Budget fédéral
A la fin de leur assemblée, les Vert'libéraux ont encore longuement débattu des moyens de financer les dépenses supplémentaires de la Confédération. Deux conseillers nationaux zurichois ont croisé le fer sur la création d'un impôt fédéral sur la fortune.
Patrick Hässig, élu samedi à la vice-présidence du parti, a défendu une telle mesure, Martin Bäumle a plaidé contre. Ils sont repartis dos à dos, avec 73 oui contre 73 non. "Nous rediscuterons de ce sujet", a conclu Jürg Grossen, opposé à la proposition mais qui n'a pas voulu faire prévaloir sa voix de président.
Dans son discours de bienvenue, le Bernois avait déjà affirmé haut et fort que le PVL rejette l'intervention du Conseil fédéral en matière de TVA et de charges salariales. Il mise plutôt sur "l’efficience, des solutions intelligentes et des économies ciblées". "Avant d’augmenter massivement la TVA et de renchérir les salaires suisses, il faut passer au crible le budget fédéral à la recherche de dépenses superflues", a-t-il dit.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Courvoisier Jean-Claude
28 août 2017 à 8 h 54 min
Fait plaisir de retrouver Radio-Lac. Que de souvenir et le plaisir d'entendre Gérard. Y ai travaillé au début de 1986 à 1991.... Bravo encore...