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500 millions pour aider le sport à surmonter la crise

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KEYSTONE/Martial Trezzini

Le Conseil fédéral veut soutenir le sport touché par le Covid-19 par 500 millions de francs. Les ligues professionnelles de football et de hockey devraient pouvoir emprunter jusqu’à 350 millions. Le reste irait à fonds perdu au sport populaire ou d’élite.

L’expérience des anciennes crises montre que le sport est généralement plus touché que l’économie, et de façon plus durable, justifie le Conseil fédéral. Cela s’explique par des mécanismes de financement propres et une forte dépendance aux sponsors, aux revenus générés par les événements, aux médias, aux droits de télévision, aux loteries et aux fonds des collectivités publiques.

Les conséquences des restrictions liées à la pandémie sont particulièrement lourdes pour le football et le hockey sur glace professionnel. Elles menacent d’engendrer des conséquences radicales sur la formation de la relève.

Jusqu’à la fin de la saison 2020/2021

Les prêts d’un montant total de 350 millions prévus pour les ligues professionnelles de football et de hockey devraient permettre de garantir l’activité jusqu’à la fin de la saison 2020/2021. La première moitié devrait compenser les pertes de recettes à partir du 1er juin et pour les six prochains mois.

Si les compétitions ne sont possibles que de manière réduite pendant un an, l’autre moitié sera rajoutée au budget 2021 de la Confédération. Dans chacune de ces deux parties, 100 millions seront versés à la ligue de football et 75 millions à celle de hockey sur glace.

Les prêts seront soumis à des conditions. Un fonds de garantie solidaire devra être mis en place pour faire face à de futurs risques, et les prêts accordés par la Confédération ne devront pas être utilisés pour couvrir les salaires de certains joueurs. La formation de la relève devra être poursuivie au moins dans les mêmes conditions qu’avant la pandémie.

200 millions

Le sport populaire et les autres sports d’élite sont aussi fortement touchés par les restrictions décidées par la Confédération en lien avec la pandémie. Le Conseil fédéral a déjà approuvé une aide de 50 millions qui peut être versée à fonds perdu en faveur des associations et organisations sportives en cas d’urgence financière.

Mais le gouvernement estime que cela ne suffira pas. Dans le cas du sport populaire, la crise ne se fera sentir réellement que plus tard et le besoin d’aide augmentera considérablement, prévoit-il.

Le Conseil fédéral prévoit donc de mettre à disposition 50 millions supplémentaires pour 2020 et 100 millions pour 2021. L’objectif est de prévenir des pertes durables pour les structures sportives suisses, qui fonctionnent en grande partie grâce au bénévolat. Le gouvernement a chargé le Département des sports (DDPS) de préparer l’adaptation requise de l’ordonnance Covid-19.

Organisations internationales

Le DDPS devra encore vérifier l’octroi de prêts remboursables aux organisations sportives internationales. La FIFA, le CIO et l’UEFA ne sont pas concernées en raison de leur forte capacité financière.

Mais environ 60 fédérations sportives internationales ont leur siège en Suisse et certaines sont menacées d’insolvabilité, par exemple en raison de l’annulation de grandes manifestations sportives. Le CIO prendrait en charge la moitié des subventions, les cantons concernés et la Confédération se chargeant ensemble du reste.

Enfin, le Conseil fédéral a pris note de l’intention du Département des sports de verser tout de même les subventions annulées aux associations et organisations qui n’ont pas pu organiser leurs activités J+S en raison de la pandémie. Cette décision a été prise dans le cadre des crédits alloués au mouvement J+S et correspond à la volonté des commissions parlementaires compétentes.

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Les citadins disent « non » à la Loi sur la chasse

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Loup – Loi sur la chasse: les villes font pencher la balance.

Le loup ne pourra pas être abattu plus facilement. La révision de la loi sur la chasse a été refusée dimanche du bout des lèvres (51,9% des votants). Elle a été surtout plébiscitée dans l’espace alpin et les petits cantons, mais les centres urbains se sont imposés.

Le suspense a duré tout l’après-midi. L’institut gfs.ch a donné un moment l’avantage à l’acceptation du projet par 51% avant de replacer les deux camps sur un pied d’égalité, puis de donner une courte avance aux opposants.

Les soutiens les plus forts sont venus comme prévu d’Appenzell Rhodes-Intérieures (70,8%), d’Uri (69,6%), du Valais (68,6%) et des Grisons (67,3%). Parmi les cantons qui se sont rangés derrière la révision de la loi figure aussi Fribourg, de justesse (50,7%). Au total, quinze cantons ont dit « oui ».

Le poids des villes

Mais les zones urbaines ont fait pencher la balance. Comme dans le canton de Berne (53% de non), où les régions de plaine ont eu le dernier mot. Le rejet le plus net vient de Bâle-Ville (63,9%), suivi de Schaffhouse (63,3%), de Genève (63,1%), où la chasse est interdite depuis 1974, et de Vaud (59,8%). Neuchâtel et Zurich ont également rejeté le texte, alors que le Jura a exprimé un petit « non » (51,8%).

Devant la presse, Simonetta Sommaruga a dit comprendre la déception des régions alpines, où la population est concernée par la propagation du loup. « Ce non ne se dirige pas contre eux. Il ne vise pas les éleveurs de moutons et les exploitants d’alpages ».

Selon la présidente de la Confédération, villes et campagnes doivent se comprendre. Un équilibre doit être trouvé. « Aucune région ne doit être laissée de côté ». Et la Bernoise de citer les efforts faits en matière de service public et d’infrastructures envers les régions périphériques.

Retour du loup

La loi actuelle date de 1986. A l’époque, Ysengrin ne vivait pas sur le territoire helvétique. Mais depuis la formation de la première meute en 2012, les effectifs se sont multipliés et comptent actuellement 80 loups. Depuis 2009, ils tuent chaque année plusieurs centaines de moutons et de chèvres, créant des conflits avec les éleveurs.

La loi révisée devait notamment adapter les règles de cohabitation entre le loup et l’être humain aux réalités actuelles. Les cantons auraient pu autoriser les tirs avant que les loups n’aient fait des dégâts afin qu’ils conservent leur crainte de l’homme et des zones habitées. Mais les tirs auraient été liés à plusieurs conditions préalables.

Les cantons n’auraient pas pu s’attaquer à des meutes qui restent éloignées des troupeaux et des villages. Ils auraient également dû justifier le tir auprès de la Confédération. Les organisations de protection de la nature auraient toujours pu faire recours contre la décision du canton.

Les cantons auraient aussi pu autoriser le tir d’un loup isolé s’il s’attaque aux cheptels malgré les mesures de protection ou s’il rôde autour des étables et des villages.

« Tout sacrifier »

« Les opposants ont décidé de tout sacrifier aux dépens du tir de quelques loups », a déploré le président de la Diana romande Pascal Pittet, citant notamment le soutien financier qui était prévu dans la loi pour les réserves pour les oiseaux d’eau ou les couloirs fauniques.

Interrogé par Keystone-ATS, il a regretté qu’une majorité « éloignée des réalités du terrain » ait fait pencher la balance, alors qu’on assiste à une augmentation exponentielle de la présence du canidé. Le loup a une place dans nos écosystèmes et les tirs ne régleront pas le problème, a rétorqué sur les ondes de la RTS le biologiste Raphael Arlettaz.

Retour au Parlement

Partisans et opposants partagent en revanche la conviction que les Chambres fédérales vont devoir remettre l’ouvrage sur le métier, tout en divergeant sur les réponses à apporter. Pour le conseiller national Christophe Clivaz (Verts/VS), il s’agit maintenant de revenir devant le Parlement sans les lignes rouges du texte rejeté comme les compétences excessives laissées aux cantons.

Plus de moyens doivent être consacrés à la protection des troupeaux contre les prédateurs, qui ne doit pas passer essentiellement par des tirs, a-t-il dit à Keystone-ATS. Il faut profiter de remettre à l’ordre du jour les espèces menacées qui ne sont toujours pas protégées, comme le tétras-lyre, le lagopède, la bécasse des bois ou le lièvre. Enfin, un débat doit être mené sur la manière de soutenir l’agriculture de montagne.

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Votation fédérale: Un petit « oui » pour les avions de combat

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Avions de combat – Les Suisses disent « oui » de justesse aux nouveaux avions de combat.

L’armée pourra acquérir de nouveaux avions de combat. Sur le fil, à 50,1%, les Suisses ont accepté dimanche l’enveloppe maximale de 6 milliards de francs pour cet achat. A l’exception du Valais, tous les cantons romands et le Jura bernois ont dit non.

Le verdict a mis du temps à tomber, les projections faisant état d’un score à 50-50 jusqu’en fin d’après-midi. Une situation inattendue, dans les sondages du début du mois, l’objet recueillait encore plus de 55% des voix.

Pas un « chèque en blanc »

Pas question ainsi d’attendre une éventuelle initiative contre cet achat, a souligné la ministre de la défense Viola Amherd dimanche à Berne devant la presse. Heureuse du résultat, elle a assuré que l’analyse sera effectuée en toute transparence. Le choix de l’avion reviendra ensuite au gouvernement. Elle a encore relevé que les six milliards étaient un « plafond », et dans tous les cas pas un « chèque en blanc ».

La gauche et les milieux antimilitaristes, qui ont lancé le référendum, ont longtemps espéré que le peuple balaierait la dépense qu’ils jugeaient luxueuse. Mais par une différence de 8670 voix, les efforts du Conseil fédéral après l’échec du Gripen en 2014 ont payé. Quelque 1,605 million de Suisses ont donné leur feu vert à l’achat et 1,597 million l’ont refusé. La participation s’est montée à près de 59%.

A l’exception du Valais, d’où est originaire la ministre de la défense Viola Amherd, tous les cantons latins ont dit « non » à l’acquisition des nouveaux avions. Comme avec le Gripen, le plus grand refus est venu du Jura avec 68,6%.

Genève vient ensuite avec 62,8% de « non », puis Neuchâtel avec 61,6%, Vaud 58,9%, Fribourg 54,3%, le Tessin 52,8%. Les Valaisans ont en revanche accepté l’arrêté par 52% des voix.

Oui en Suisse alémanique

En Suisse alémanique, seuls Bâle-Ville (63,34%) et Bâle-Campagne (50,3%) ont refusé l’enveloppe comme ils l’avaient fait lors de la votation de 2014. Berne a dit oui à 51,4%. Le Jura bernois a néanmoins voté comme la majorité des Romands en refusant à raison de 60,1%. A Zurich, les avions ont obtenu tout juste 50,3%. Ils recueillent près de 57% en Argovie.

La palme du « oui » revient à Nidwald avec 65,7%, suivi de Schwyz (62,7) et d’Obwald (62,3%). St-Gall acquiesce du bout des lèvres (50,7%), Schaffhouse réalise 51,2%.

La somme maximale de 6 milliards doit permettre d’acheter les avions de combat qui remplaceront les 26 F-5 Tiger et les 30 F/A-18 de l’armée. Le financement proviendra du budget ordinaire de l’armée, qui devrait augmenter de 1,4% par an ces prochaines années.

Début du combat pour le GSsA

Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), qui a lancé le référendum avec le PS et les Verts, se dit déjà prêt à lancer une initiative contre un type concret d’avion de combat. Selon les antimilitaristes, c’est le début du combat dimanche et non la fin.

Pour Roger Nordmann, le chef du groupe socialiste aux Chambres fédérales, même avec ce oui, « il est exclu d’acheter les F-35 américains, qui sont les plus chers », a-t-il dit à la RTS. Les Verts se montreront également vigilants, a promis Fabien Fivaz (Verts/NE).

Du côté du camp du « oui », qui rassemble des membres du PLR, de l’UDC, du PDC, du PBD, des Vert’libéraux, du PEV et de nombreuses organisations militaires, « ce vote est à prendre avec reconnaissance », a déclaré la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD), en référence à la situation économique fragile résultant de la pandémie.

Ce oui aux avions est réjouissant pour la Suisse romande, a-t-elle ajouté. La région bénéficiera d’un milliard de francs d’affaires compensatoires, « une bouffée d’oxygène bienvenue ».

SSO: Un oui tout de même

La longue attente du résultat dimanche et le score serré ont un goût « amer » pour Gianni Bernasconi, vice-président de la Société suisse des officiers. Soulagé, il relève que le « oui signifie une sécurité aérienne pour la population; cela n’est pas seulement un signal fort pour l’armée ». Même s’il s’agit d’un oui du bout des lèvres, « c’est un oui tout de même ».

Ce dimanche de votation a été qualifié de « surprenant » par le nouveau président de l’UDC, le Tessinois Marco Chiesa. « Sans avion de combat on ne pourrait pas défendre notre espace aérien, ni mettre toutes les pièces du puzzle ensemble. Cela aurait voulu dire que l’on perdait de notre souveraineté. »

Les présidents du PLR et du PDC estiment que l’engagement de Viola Amherd a joué un rôle crucial dans l’issue positive de ce scrutin. Ils demandent toutefois que le Conseil fédéral tienne compte du vote serré des Suisses en ne dépensant pas obligatoirement le total des 6 milliards de francs.

Mesures en faveur de l’industrie

L’arrêté accepté par le peuple inclut des conditions visant à renforcer l’industrie helvétique, ce que saluent l’usam et swissmem. Le constructeur qui remportera l’appel d’offres devra investir 60% du montant du contrat dans l’économie suisse (65% en Suisse alémanique, 30% en Suisse romande et 5% en Suisse italienne). L’achat sera coordonné avec la modernisation du système de défense sol-air.

Quatre jets sont en lice: le Rafale du français Dassault, l’Eurofighter de l’européen Airbus et les deux avions américains, le Super Hornet de Boeing et le F-35A de Lockheed-Martin.

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Résumé des votations cantonales genevoises

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L’initiative « Zéro pertes! » passe la rampe de justesse mais reste sans effet

A Genève, l’initiative zéro pertes a passé de justesse avec 70 voix supplémentaires en faveur du oui. Selon le Conseil d’Etat cette victoire ne change rien à la situation actuelle puisque l’initiative n’a pas d’effet rétroactif. Elle s’appliquera dans le cas d’une prochaine réforme fédérale de la fiscalité. Pour rappel, la gauche avait lancé ce texte lors du premier projet de réforme de la fiscalité des entreprises RIE III. Depuis le peuple a accepté RFFA, la deuxième réforme. La Conseillère d’Etat chargée des finances, Nathalie Fontanet répond à Judith Monfrini.

Nathalie Fontanet  Conseillère d'Etat chargée des finances

Le taux de participation a atteint 54,16%. Une participation exceptionnelle comme le rappelle la Chancelière, Michèle Righetti au micro de Judith Monfrini

Michèle Righetti Chancelière genevoise

« Oui » à la garantie du financement de l’IMAD

Les Genevois soutiennent le financement de l’Institution de maintien, d’aide et de soins à domicile (IMAD). Ils ont accepté dimanche par 72,76% de « oui » de subventionner les pertes d’exploitation. Le taux de participation s’est élevé à 54,16%. La garantie de couverture de déficit de l’établissement de droit public autonome sera donc inscrite dans la constitution cantonale. Cette modification de la charte fondamentale, acceptée par le Grand Conseil sur proposition du MCG et soutenue par la gauche, était obligatoirement soumise au souverain.

A l’instar des Hôpitaux universitaires de Genève, l’IMAD est soumise à une obligation de prise en charge. Le nouvel article constitutionnel prévoit que tout déficit d’exploitation est couvert par une subvention portée chaque année au budget de l’Etat de Genève. La droite était opposée à cette couverture automatique, déplorant la perte de contrôle parlementaire qu’elle engendre. De son côté, le Conseil d’Etat n’a pas émis de recommandation de vote, s’en remettant à la décision du Grand Conseil.

Les Genevois pour une présidence tournante du Conseil d’Etat

Les Genevois font disparaître la présidence unique du Conseil d’Etat moins de deux législatures après son introduction dans la constitution de 2013. Ils ont accepté dimanche par 87,87% de « oui » de revenir au système de tournus annuel. L’exécutif cantonal est à l’origine de cette demande de modification constitutionnelle, adoptée par le Grand Conseil en 2019 et obligatoirement soumise au souverain. Conséquence du plébiscite de dimanche, le Département présidentiel est supprimé, et Antonio Hodgers pourra céder sa place en octobre. Le taux de participation s’est élevé à 54,16%.

Le Vert avait pris la présidence en septembre 2018, à la suite des problèmes judiciaires de Pierre Maudet. Doyen en fonction du collège, le magistrat PLR avait naturellement été désigné président au début de la nouvelle législature. Alors que son prédécesseur François Longchamp s’était limité à cette fonction, Pierre Maudet avait assumé un gros département en plus. Les différentes manières d’incarner une des rares nouveautés de la constitution de 2013 n’ont pas convaincu au bout du lac, alors que le canton de Vaud – où la présidence est unique durant la législature – a vraisemblablement trouvé la bonne formule. Si le PS a laissé la liberté de vote, tous les autres partis ont soutenu le retour à une présidence annuelle. Seuls d’anciens membres de l’Assemblée constituante s’y opposaient.

Anne Emery-Torracinta sera la prochaine Présidente. Elle prendra ses fonctions dès la fin du délai référendaire des votations, soit le 17 octobre. Serge Dal Busco va lui succéder le 1er juin 2021 puis Mauro Poggia pour la dernière année de la législature.

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Mobilité à Genève: oui à la suppression de places de stationnement

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KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI
A Genève, l’assouplissement des règles relatives à la suppression de 4000 places de stationnement a largement passée la rampe. Destinée à créer des voies de bus et pistes cyclables, la mesure a été acceptée ce dimanche par 58,35% de «oui». La réforme faisait l’objet d’un référendum lancé par le TCS.

La révision de la modification de la loi genevoise d’application de la législation fédérale sur la circulation routière a été acceptée par 58% des voix. Le but de cette loi est d’assouplir le principe de compensation des places supprimées dans l’espace public. Pour rappel, il est inscrit dans la loi genevoise que selon ce principe toute place de stationnement sur la voirie doit être remplacée, à certaines conditions, par une place dans un parking public. Désormais, la loi d’assouplissement permettra grâce à l’espace gagné de débloquer de nombreux projets pour favoriser la mobilité douce. Pour Caroline Marti, vice-présidente de l’Association Transport Environnement (ATE-Genève) c’est une belle victoire qui montre la tendance de la population à vouloir privilégier les modes de transports doux.

Caroline Marti Vice-présidente de l'ATE

L’un des éléments qui a pu faire basculer la votation est la composition du comité unitaire en faveur de la réforme de la compensation du stationnement. Celui-ci a réunit la gauche, le PDC, le PLR et des associations pour la mobilité douce et de quartier. Une alliance qui a porté ses fruits selon Caroline Marti.

Caroline Marti Vice-présidente de l'ATE

 

Dal Busco vainqueur

Très décrié pour sa politique de mobilité, le Conseiller d’Etat en charge des infrastructures vient de remporter une victoire très importante. Concrètement, cela va permettre la mise en oeuvre plus rapide de ce que le peuple à voulu en 2016 avec la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée. Différentes mesures vont être appliquées. Les précisions de Serge Dal Busco, Conseiller d’Etat en charge des infrastructures.

Serge Dal Busco Conseiller d'Etat en charge des infrastructures

 

Le TCS appelle à la concertation

Du côté des référendaires c’est la déception. Désormais, le TCS en appelle aux autorités pour agir de manière modérée et en concertation lorsqu’ils vont supprimer des places. Le détail avec François Membrez, président du TCS Genève.

François Membrez Président du TCS Genève

Suite à la votation, le TCS a le regard déjà tourné vers l’avenir. Il souhaite appuyer le passage à la mobilité électrique. L’institution pointe également le prochain scrutin concernant le parking des Clés-de-Rive au mois de novembre comme déterminant pour disposer d’un aménagement piéton digne de ce nom.

François Membrez Président du TCS Genève

La participation au scrutin est exceptionnelle, elle a grimpé jusqu’à 54%.

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Genève dit « oui » à un salaire minimum à 23 francs

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@judith monfrini

C’est un « oui » qui surprend par sa netteté. Près de 58% des Genevois ont accepté l’initiative de la gauche et des syndicats instaurant un salaire minimum. Il sera désormais fixé à CHF 23.- pour tous les employés du canton. 

23 francs c’est un minimum, l’initiative lancée par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et la gauche a été acceptée par 57, 93% des voix. Un résultat qui réjouit les initiants. Genève devient ainsi le troisième canton après le Jura et Neuchâtel qui accepte un minimum salarial qui s’applique dans toutes les branches. Les nettoyeuses et nettoyeurs, qui sont actuellement à 19,95 verront ainsi leur salaire augmenter, ainsi que certains employés dans l’hôtellerie-restauration. Davide de Filippo, secrétaire syndical à la CGAS, ne cache pas sa satisfaction.

Davide de Filippo Secrétaire syndical à CGAS

Du côté des patrons, on prend acte. Mais on craint que l’instauration d’un salaire minimum ne tire les salaires vers le bas. Stéphanie Ruegsegger, Secrétaire permanente de l’Union des associations patronales genevoises, l’UAPG.

Sabine Ruegsegger Secrétaire permanente à l'UAPG

Le salaire à 23 francs de l’heure met les salariés qualifiés et non qualifiés sur un pied d’égalité. Les Syndicats veulent se remettre à la table des négociations pour récupérer ce différentiel. Davide de Filippo.

Davide de Filippo Secrétaire syndical à CGAS

Le Conseiller d’Etat chargé de l’emploi, Mauro Poggia, craint que l’acceptation de l’initiative ne provoque une mise au chômage des personnes les moins qualifiées.

Mauro Poggia Conseiller d'Etat chargé de l'emploi

Pour le Directeur de la chambre de commerce et d’industrie, Vincent Subilia, cette acceptation met à mal la tradition suisse de partenariat social, qui se traduit par la signature de Convention collective de travail entre patrons et employés. La crise du Covid a influencé le résultat. Vincent Subilia.

Vincent Subilia Directeur de la chambre de commerce et d'industrie

La participation au scrutin est exceptionnelle, elle est de 54%. La dernière participation qui dépassait le 50% remonte à 2016, où elle était de 56%.

 

 

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