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Mort du sultan d'Oman

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Le sultan Qabous, ici en janvier 2019 lors d'une rencontre avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, était à la tête d'Oman depuis 1970 (archives). (©KEYSTONE/AP)

Le sultan Qabous d'Oman est mort à l'âge de 79 ans après un demi-siècle de règne à la tête de ce petit pays stable et neutre dans un Golfe sous tension. L'un de ses cousins, Haitham ben Tarek, lui a succédé samedi.

Qabous, qui avait pris le pouvoir à son père lors d'un coup d'Etat en juillet 1970, souffrait depuis un certain temps d'une maladie qui pourrait selon des diplomates être un cancer du côlon.

"C'est avec tristesse (...) que le sultanat d'Oman pleure notre sultan Qabous ben Saïd qui a été rappelé à Dieu vendredi soir", a indiqué sur Twitter le ministère de l'Information citant un communiqué du cabinet royal.

Le 31 décembre, les médias d'Etat avait annoncé que le sultan se trouvait dans un "état stable" après plusieurs semaines de rumeurs sur sa santé. Ses multiples hospitalisations en Allemagne avaient déjà suscité des inquiétudes sur sa succession et la stabilité de ce pays du Golfe.

Il avait désigné un successeur

Le ministre du Patrimoine et de la Culture, et cousin du défunt sultan, a été désigné pour le remplacer. "Haitham ben Tarek a prêté serment comme nouveau souverain (...) après une réunion de la famille royale qui a validé le choix (d'un successeur fait par le défunt) sultan", a écrit le gouvernement dans un tweet.

Le commentateur de la télévision publique d'Oman a précisé que la famille royale avait décidé d'ouvrir la lettre dans laquelle le sultan Qabous avait désigné son successeur. Selon la constitution omanaise, la famille royale pouvait aussi, dans les trois jours suivant la vacance du trône, choisir elle-même un successeur.

Haitham ben Tarek, un passionné de sport de 65 ans, a occupé le poste de sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères pour les affaires politiques, avant de devenir ministre du Patrimoine et de la Culture au milieu des années 1990. Il a également été le premier dirigeant de la Fédération de football d'Oman au début des années 1980.

Médiateur avec l'Iran

Né le 18 novembre 1940 à Salalah, dans la province du Dhofar (sud), où il a été à l'école, Qabous ben Saïd entre à 20 ans à la Royal Military Academy de Sandhurst, en Grande-Bretagne.

Il accède au trône en juillet 1970 après avoir renversé son père et entreprend de moderniser ce qui est alors le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, mais qui commence à exporter du pétrole.

Sur la scène internationale, le sultanat, neutre, joue régulièrement les bons offices pour ses alliés occidentaux, notamment dans leurs relations tendues avec l'Iran voisin.

Sous le règne du sultan Qabous, Oman a consolidé son rôle de pays modéré et neutre dans un Golfe secoué de tensions politiques, notamment avec l'inimitié entre les Etats-Unis, alliés des Etats arabes du Golfe, et l'Iran.

"Allié important des Etats-Unis"

L'ancien président des Etats-Unis George W. Bush a rendu hommage au sultan, saluant "une force stable au Moyen-Orient et un allié important des Etats-Unis", ajoutant que "sa majesté avait une vision pour un Oman moderne, prospère, et pacifique, et il a fait de cette vision une réalité".

Le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed al-Nahyane, a lui affirmé qu'Oman et les pays arabes avaient perdu "un dirigeant sage et une figure d'une grande stature historique".

Depuis l'assassinat par les forces US du général iranien Qassem Soleimani en Irak la semaine dernière, la crise régionale est montée d'un cran. Vendredi, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a annoncé de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Ces sanctions n'ont cessé de se multiplier depuis que l'administration Trump a décidé de se retirer de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, dossier sur lequel Mascate avait été sollicité. Oman est également intervenu dans des affaires de libérations d'otages, notamment au Yémen voisin en guerre.

"Direction éclairée"

"Il est quasiment impossible d'imaginer Oman sans le sultan Qabous à sa tête", estime Kristian Ulrichsen, expert à la Rice University's Baker Institute aux Etats-Unis. "Sa direction éclairée et sa stature de personnage d'Etat dans la région sont plus que jamais nécessaires", a-t-il ajouté sur Twitter.

Source: ATS

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Economie

Le négociant de matières premières Gunvor perquisitionné à Genève

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Une perquisition a eu lieu dans les locaux de Gunvor à Genève en lien avec une procédure pénale ouverte contre inconnu pour soupçons de corruption d’agents publics étrangers (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le siège genevois du négociant de matières premières Gunvor a été perquisitionné sur mandat du Ministère public de la Confédération. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une procédure pénale contre inconnu pour soupçons de corruption d'agents publics étrangers.

Révélée mardi par l'ONG Public Eye, cette information a été confirmée à Keystone-ATS par le porte-parole du Ministère public de la Confédération (MPC). La perquisition a été effectuée par l’Office fédéral de la police "dans le courant du mois de mai". La procédure étant en cours, le MPC ne donne pas plus de précisions et rappelle la présomption d'innocence.

Dans son enquête, Public Eye met en cause un contrat pétrolier "conclu au Gabon en 2024 dans des conditions opaques". L'ONG dévoile un système de paiement parallèle qui aurait été mis en place pour rémunérer des intermédiaires en Afrique.

Contacté par Keystone-ATS, Gunvor précise que "comme à son habitude, Public Eye exagère et déforme les informations". "Gunvor n'a jamais vu ni, ni eu connaissance d'un tel contrat". Les poursuites engagées par le MPC en Suisse visent des personnes inconnues et Gunvor n'est pas visée elle-même, souligne l'entreprise. Elle s'engage à coopérer pleinement avec les autorités chargées de l'enquête.

Gunvor a déjà été condamné deux fois en Suisse dans des affaires liées à la corruption. En 2024, l'entreprise a été condamnée par le MPC pour sa responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption au congo et en Côte d'Ivoire. En 2019, il s'agissait de sa responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption en Equateur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Parlement soutient la construction de logements abordables

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Les logements d'utilité publique que la Confédération soutient indirectement depuis 20 ans ne représentent que 4% du parc immobilier (photo d'illustration). (© KEYSTONE/PETRA OROSZ)

Le Parlement soutient l'encouragement à la construction de logements abordables. Après le National, le Conseil des Etats a accepté mardi deux propositions du Conseil fédéral. L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions!" a pesé en filigrane sur les débats.

Depuis plusieurs années, la pénurie de logements touche de plus en plus le secteur des appartements à loyers modérés. Pour répondre aux défis de l'immigration et de la croissance démographique, des défis soulevés par l'initiative de l'UDC, le gouvernement propose deux mesures.

Il demande d'une part d'augmenter de 150 millions de francs le fonds de roulement pour les années 2030 à 2034. Ce fonds permet d'octroyer des prêts à des taux d'intérêt avantageux pour les projets de construction et de rénovation des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.

Le Conseil fédéral prévoit d'autre part de renouveler le crédit d'engagement destiné à cautionner les emprunts de la Centrale d'émission pour la construction de logements (CCL) dans la construction de logements d’utilité publique. Il demande 1,92 milliard de francs pour 2027-2033.

Le Conseil national a déjà accepté en mars ces deux instruments d'aide indirecte. Mardi, les sénateurs ont dit oui par trois contre un sur les deux objets. Mais les avis étaient partagés, plusieurs élus de la droite dure souhaitant ne pas entrer en matière. Une proposition finalement largement rejetée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un véhicule sur trois roule trop vite en Suisse

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Près de trois quarts des conducteurs (73%) respectent les limitations à 80 km/h. Un taux qui tombe à 62% dans les zones à 50 km/h (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANDREE-NOELLE POT)

Un tiers des véhicules roulent trop vite sur les routes suisses, selon le Bureau de prévention des accidents (bpa). L'organisation met en garde contre la tentation de vouloir relever les limites de vitesse. Une telle décision aurait un impact "désastreux".

Les limites à 80 km/h sont les mieux respectées, avec un quart (27%) de véhicules en excès de vitesse, indique le bpa dans une analyse publiée mardi. Ils n'étaient que 21% lors du premier relevé effectué en 2019. On dénombre 29% de conducteurs dépassant les vitesses autorisées dans les zones limitées à 120 km/h, 35% dans les zones à 30/km et 38% dans celles à 50 km/h.

Le bpa s'inquiète de la volonté de certains élus fédéraux de relever les limites de vitesses à 100 km/h hors localité et 130 km/h sur les autoroutes, comme le préconise une intervention parlementaire. Un accident grave sur huit est dû à une vitesse excessive, et même un sur quatre hors localité. "C'est une revendication dangereuse", estime le directeur du bpa Stefan Siegrist.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le National dit oui à 58,3 millions en plus pour les programmes UE

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Le supplément doit permettre de financer la participation de la Suisse aux programmes de recherche européens (archives/image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le National a accepté mardi de débloquer 58,3 millions de francs pour les programmes de recherche de l'UE. L'enveloppe s'inscrit dans le supplément au budget 2026 de près de 90 millions.

Le Conseil fédéral demandait initialement 67,3 millions pour les programmes de recherche. Les députés l'ont réduit de 9 millions, supprimant une réserve devenue caduque.

Le supplément doit servir à verser la contribution obligatoire pour participer aux programmes européens tels que Horizon Europe et Euratom. La Suisse est à nouveau associée à ces programmes depuis 2025, après plusieurs années de froid.

Pas question qu'elle se retrouve à nouveau exclue de cette infrastructure de recherche la plus grande au monde, ont plaidé les députés.

Seuls l'UDC était contre. Elle accuse l'UE de se jouer de la Suisse en augmentant les budgets nécessaires pour participer à ses programmes. Cet argument a été balayé: les conditions de l'UE sont les mêmes pour tout le monde.

Supplément pour CFF Cargo

Le Conseil fédéral a déjà annoncé envisager une coupe de 40 millions dans le budget 2027 pour compenser ce supplément au vu de la situation tendue des finances fédérales. Il doit se décider cet été.

Pas moins de 7,6 millions supplémentaires sont aussi prévus pour l'Agence spatiale européenne. Près de 20 millions en plus doivent aller à CFF Cargo SA pour le transport par wagons complets isolés et 3,16 millions pour le chargement des automobiles au tunnel de la Furka.

La branche connaît des difficultés financières depuis quelque temps. Elle subit des transformations d'ampleur. Le National a adopté le supplément de près de 90 millions au total par 123 voix contre 64.

Il a dans la foulée validé le compte d'Etat 2025. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Frelon asiatique: postulat vaudois pour un soutien financier

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Le Conseil d'Etat vaudois devra évaluer si un soutien financier aux propriétaires se justifie pour détruire les nids de frelons asiatiques (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les députés vaudois s'inquiètent de la gestion du frelon asiatique dans le canton. Ils demandent au Conseil d'Etat d'évaluer si l'information au public est suffisante et s'il est possible de mieux soutenir financièrement les personnes concernées.

Ces demandes sont regroupées dans un postulat du PLR Pierre-André Romanens, transmis mardi au Conseil d'Etat. Le texte a été soutenu à l'unanimité, les députés préférant également une prise en considération immédiate, donc sans le passage par une commission.

Pierre-André Romanens a rappelé que le frelon asiatique constituait "une menace importante" pour la biodiversité, notamment pour les abeilles, mais aussi pour l'agriculture, les cultures fruitières et, de manière générale, l'ensemble de la population. "La situation est grave et il est urgent d'agir", a-t-il affirmé.

Le député a aussi mentionné les interventions "complexes et coûteuses" pour se débarrasser de cette espèce invasive, notamment pour la destruction des nids. Il demande ainsi au Conseil d'Etat de présenter un rapport, lequel devra évaluer un éventuel renforcement du soutien financier aux propriétaires privés et apiculteurs.

Le Conseil d'Etat est aussi prié de regarder si les mesures d'information actuelles sont suffisantes ou s'il faut mettre en oeuvre "des dispositifs cantonaux complémentaires en matière de coordination et de stratégie".

Compétence communale

Le ministre en charge de l'environnement, Vassilis Venizelos, a dit partager les "préoccupations et enjeux" liés à la prolifération du frelon asiatique. Il a toutefois rappelé que le Canton intervenait de manière subsidiaire, la lutte contre cette espèce étant de compétence des communes. Le Conseil d'Etat ne reste pourtant pas "inactif" au vu du "caractère exceptionnel de la situation", a-t-il ajouté.

M. Venizelos a rappelé que le Conseil d'Etat avait publié un arrêté ce printemps, lequel mentionne notamment une obligation de signalement et de destruction des nids. Le Canton apporte aussi déjà une aide financière de 400 francs pour la destruction de certains nids secondaires, par exemple à proximité d'une école. Des formations aux communes sont aussi dispensées, ainsi qu'un soutien à la Fédération vaudoise des sociétés d'apiculture.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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