Lausanne a repris l'avantage de la glace en dominant Genève 3-2 lors du 5e acte aux Vernets. Mais les Vaudois ne fanfaronnent pas.
Comme depuis le début de cette série, la première équipe qui a marqué l'a emporté. Sauf que dimanche, ce scénario fut pour le moins étrange. Mené 1-0 contre le cours du jeu, le GSHC a pris l'avantage en 91 secondes lors du deuxième tiers. Et c'est comme si ce moment avait coûté le match aux Aigles. Le LHC a su réagir et à reprendre le fil du match pour s'imposer.
A l'heure de l'interview, Damien Riat semblait particulièrement calme. Forcément que la victoire a aidé, mais l'expérience des deux dernières finales aussi. "C'est les play-off, on sait qu'un jeu peut tourner un match, glisse-t-il. C'était un bon match de play-off et on est juste déjà concentré sur le prochain match."
Les fameux détails
A la question de savoir quel a été le tournant de ce match, le capitaine des Lions a préféré le mutisme. "Je vais faire une Geoff Ward", a-t-il lancé en rigolant. Sous-entendu, il ne va rien dévoiler. On imagine quand même volontiers que le 2-1 genevois après un slew footing d'Ignatavicius non sanctionné a pu secouer des Vaudois qui ont été meilleurs dès ce moment du match. Est-ce un sentiment d'injustice qui a permis ce renversement de situation, sachant que la victime, Fabian Heldner en l'occurrence, n'a pu terminer le match? "Ce sont plein de détails, commente Riat. Si tu n'es pas dans la ligne, tu peux prendre le goal si tu ne bloques pas le shoot. Cela peut être une mauvaise sortie de zone où tu commets un turnover et ça rentre dans ton goal. Cela peut être une pénalité ou le 2-1."
Interrogé sur cette scène, Geoff Ward n'a pas souhaité se montrer très précis. "J'ai vu de nombreuses choses à tous les niveaux, a lancé le Canadien. Il y a des étincelles qui changent le momentum. Je peux dire qu'on a su trouver un moyen de gagner et c'est tout ce qui compte ce soir."
Jouer pour ne pas perdre
Dans le camp des vaincus, Dave Sutter a essayé de mettre des mots sur cette défaite: "En menant 2-1, on devait avoir le match en mains. Seulement on n'était pas trop à l'aise à la relance et je pense que ça s'est vu. Ils ont réussi à jouer un bloc assez haut et à nous gêner. C'est ça qu'il va falloir corriger parce que maintenant, on n'a plus le temps. On est dos au mur et on va devoir tout donner."
L'imposant défenseur genevois a aussi rappelé une vérité pas si banale que ça: "Il faut jouer pour gagner et non pour ne pas perdre. Je pense que ça fait quand même une grande différence. Et là, ça s'est vu. On était beaucoup plus tendu et un peu plus nerveux. Alors sur des play-offs face à une équipe comme Lausanne qui tactiquement joue bien, ça peut être difficile."
Quoi qu'il en soit, la partie de mardi à Malley vaudra le déplacement, car Genève se rendra à Lausanne avec l'énergie du désespoir.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats