Il contrôle l’eau genevoise, les restaurants, les denrées alimentaires et les affaires vétérinaires. Le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) a publié son rapport 2025. Tour d'horizon de ses missions et ses trouvailles.
"Nous avons quatre laboratoires qui ont chacun une thématique particulière. Le premier fait des analyses de microbiologie", explique Didier Ortelli, chimiste cantonal adjoint, c'est-à-dire la recherche de bactéries pour évaluer notamment l'hygiène des denrées alimentaires.
"Les trois autres laboratoires sont dans le domaine de la chimie." Contrôles d'étiquetage, analyse de jouets pour enfants ou encore présence de métaux lourds dans des objets du quotidien se tiennent dans ces derniers.
Non-conformité
De nombreuses denrées alimentaires et objets usuels sont contrôlés : près de 6000 en 2025. Parmi les faits marquants, plus de 10 % des currys et mélanges d’épices dépassaient les limites de sel, constituant une tromperie.
Quand on apporte des allégations de santé à une denrée alimentaire, on passe dans le domaine des médicaments.
La tromperie se cache aussi dans les promesses d'un meilleur sommeil, d'une meilleure digestion : "Quand on apporte des allégations de santé à une denrée alimentaire, on passe dans le domaine des médicaments. Certaines allégations sont autorisées mais elles sont extrêmement limitées. [...] Si vous avez suffisamment de vitamine C dans un produit alimentaire, vous avez droit à trois phrases maximum", détaille Didier Ortelli.
Parmi les grosses affaires traitées cette année : les laits à toxine céréulide, mais aussi la présence de PFAS, polluants éternels, dans plus de 900 produits d'origine animale.
Vaisselle ancienne
On va simuler un aliment en contact avec la vaisselle.
La dernière campagne en date s'est achevée mardi 16 juin. Depuis avril, la population était invitée à faire tester sa vaisselle au SCAV afin de déceler la présence de métaux lourds tels que le plomb et le cadmium dans les assiettes artisanales ou anciennes.
"On va simuler un aliment en contact avec la vaisselle. [...] Afin de voir si la vaisselle, quand elle est utilisée, peut être nocive pour la santé", explique le chimiste cantonal adjoint. Une exposition qui présente en effet des risques pour les enfants et les femmes enceintes.
Sur plus de 500 assiettes amenées par la population genevoise au SCAV depuis avril, une moitié a nécessité des analyses plus poussées. Les chiffres finaux de la campagne seront communiqués à l'été.