En Ville de Genève, les nettoyeurs des WC publics ont obtenu une victoire. Hier, peu avant 23h, le Conseil municipal de la Ville de Genève a accepté l'enveloppe de 158 000 francs demandée par l'exécutif. Par 48 oui, 8 non (soit l'UDC) et 8 abstentions. De quoi concrétiser la solution négociée au début du mois par le maire Sami Kanaan.
Cet argent doit servir à augmenter le nombre de passages et du coup le temps de travail de la dizaine d'employés de l'entreprise Onet, société elle-même mandatée par la Ville. De quoi donner le sourire aux nettoyeurs venus assister aux débats. A l'instar d'Angel qui rappelle les raisons de la grève entamée le 18 février et suspendue il y a quinze jours dans l'attente de ce vote:
A leurs côtés, Camille Layat, du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs se réjouit des conséquences de l'adoption de ce crédit pour les onze grévistes:
"Permettre à ces employés de vivre décemment à Genève", tel était le vœu du conseiller municipal PS Pascal Holenweg. "Il n'est pas acceptable qu'en Ville de Genève, des gens touchent 3200 francs par mois pour nettoyer nos toilettes publiques." Le chef de groupe PLR Simon Brandt a renchéri: "Il est de notre responsabilité de trouver une solution."
Boite de Pandore
Le chef de groupe MCG, Daniel Sormanni est plus réticent: "On ouvre la boite de Pandore. La lutte des travailleurs est légitime mais si, à chaque fois qu'on se retrouve face à des problématiques de ce type, on augmente le temps de travail. Demain, dans d'autres secteurs, on va revoir apparaître ces problématiques."
Au nom de l'UDC, Vincent Schaller est, lui, catégorique. L'ex-PLR estime qu'il n'est pas du ressort de la Ville de pallier les manquements d'une société privée. Ses explications:
Au contraire, aux yeux de Camille Layat, la Ville a sa part de responsabilité:
Pour la conseillère municipale d'Ensemble à Gauche, Maria Pérez, la Ville aurait même du aller plus loin en engageant directement les nettoyeurs plutôt que de mandater une entreprise. Un objectif pour lequel le SIT entend continuer à se battre, indique Camille Layat:
@marie_prieur