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Vie professionnelle et privée : les premiers motifs de démission

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Ne pas pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée de manière satisfaisante. C’est le premier motif de démission actuellement dans les entreprises. Ça vous étonne ?

Non, pas du tout. Le work life balance, comme l’on dit, c’est une tendance lourde. Et l’on ne voudrait pas qu’il en soit autrement. A fortiori en Suisse. L’économie va bien, mieux que partout ailleurs ou à peu près.

C’est aussi l’emploi qui va bien, avec des chiffres de chômage historiquement bas.

Oui, l’emploi est au top, et c’est une incitation à en changer. Les taux de renouvellement sont particulièrement élevés dans les entreprises suisses depuis trois ans. C’est Robert Half qui fait ressortir cela dans une enquête. Une agence de recrutement américaine implantée à Zurich et à Genève. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est évoqué en premier lieu dans 34 % des démissions.

Surtout dans les grandes entreprises apparemment.

Oui, et là ça m’étonne un peu. Parce que les grandes entreprises sont réputées plus attentives à cet aspect. C’est en tout cas l’image qu’elles donnent par rapport aux moins grandes. Dans lesquelles la polyvalence est souvent une contrainte absorbante. Alors ça évolue peut-être. A moins que ce ne soit un effet de retour : les gens s’attendaient à trouver plus de flexibilité qu’il y en a en réalité. Ils sont déçu et vont voir ailleurs.

Il faut dire aussi que les autres motifs de démission ne viennent pas loin derrière.

Absolument. Il n’y a qu’un ou deux pourcents de différence. Un tiers des démissionnaires s’en vont parce qu’ils jugent leur rémunération insuffisante. Encore une fois dans les grandes entreprises en particulier, et là ça ne m’étonne pas : on sait que le différentiel entre grands et petits employeurs se réduit depuis dix ans sur ce plan. Et la convergence n’a lieu clairement ni vers le haut ni vers le bas. Quelque part entre les deux.

Vient ensuite le manque de perspectives d'évolution de carrière. Puis le manque de reconnaissance de la part de sa hiérarchie.

Oui, à 32 et 31%. Vous voyez que les écarts sont faibles. Et j’espère que les auditeurs ne m’en voudront pas trop de suggérer que le manque de perspective de carrière est plutôt une frustration masculine. Et le manque de reconnaissance plutôt une frustration féminine. Ça évolue certainement, mais c’est encore un réalité bien perceptible. Il suffit d’entendre certaines conversations peu discrètes dans les transports publics en fin de journée pour s’en convaincre.

Le dernier motif répertorié, c’est le manque de liberté.

Oui, c’est-à-dire la possibilité de prendre des initiatives. Ce motif vient en tête dans près de 30% des démissions. Que ce soit dans les grandes ou dans les moins grandes structures. Vous voyez que les écarts sont peu parlants.

Il y a pourtant un motif qui ne figure pas dans la liste : c’est juste l’envie de changer d’air. Parce que les raisons évoquées sont souvent des prétextes bien rationnels que l’on se donne à soi-même. Et un dernier message à laisser à la direction avant de s’en aller. De la part des collègues aussi.

François SchallerVie professionnelle et privée : les premiers motifs de démission

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Vaud: gros coup de sac dans la répartition des départements

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La répartition des Départements au sein du nouveau Conseil d'Etat vaudois a réservé quelques surprises (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois a procédé à une vaste redistribution de ses départements, après les élections cantonales du printemps. Sans surprise, Christelle Luisier devient la nouvelle présidente. Dès juillet, Frédéric Borloz reprend l'école, Valérie Dittli les finances.

A l'issue de deux séances de travail, le Conseil d'Etat s'est réparti les départements pour la législature 2022-2027 qui s'ouvre le 1er juillet. Il a entériné à l'unanimité une nouvelle organisation, qui amène plusieurs modifications, parfois inattendues.

Un changement était certain: avec le passage à une majorité de droite, Nuria Gorrite (PS) allait devoir abandonner la présidence qui revient désormais à Christelle Luisier (PLR), seule élue dès le premier tour le 20 mars dernier. Celle-ci conserve l'épineux dossier des relations avec les communes, le logement et reprend le sport, ainsi que les affaires extérieures et la chancellerie qui sont rattachées administrativement à la fonction présidentielle.

Ecole et finances

Surprise en ce qui concerne l'école et les finances: le département de la formation - la dénomination exacte sera annoncée courant juin - revient au PLR Frédéric Borloz. Après la non-réélection de Cesla Amarelle (PS), la gauche avait demandé que la droite reprenne ce département exposé qui a déjà par le passé fait tomber plusieurs têtes à gauche.

Le PLR "assume" ses engagements électoraux, écrit le parti dans un communiqué. A ce poste, il entend "restaurer des priorités dans la formation professionnelle et apaiser un climat scolaire tendu".

Dittli après Broulis

La jeune élue du Centre (ex-PDC) Valérie Dittli, qui est peu expérimentée et ne pourra s'appuyer sur aucun élu de son parti au Grand Conseil, reprend la fiscalité et l'analyse financière - aujourd'hui entre les mains du grand argentier Pascal Broulis, qui ne s'est pas représenté - ainsi que l'agriculture.

Isabelle Moret (PLR) sera en charge de l'emploi et de la promotion économique, de l'asile, ainsi des immeubles et du patrimoine. Pas de bouleversement pour Rebecca Ruiz, qui reste à la tête de la santé et de l'action sociale. Elle sera la vice-présidente du Conseil d'Etat du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023, poste attribué par tournus.

Culture chez Gorrite

Nuria Gorrite garde la mobilité, le service du personnel, l'accueil de jour des enfants et s'adjoint la culture - un domaine autrefois couplé à l'école - et le service des autos. Enfin, le Vert Vassilis Venizelos dirigera le Département en charge de l'environnement, de l'enfance et de la jeunesse, de même que les curatelles, la police et les prisons.

Le plan climat fera l'objet d'une co-présidence entre Christelle Luisier et Vassilis Venizelos. A terme et après sa fusion avec le Bureau de la durabilité, la nouvelle entité redéfinie fera l'objet d'un rattachement au département en charge de l'agriculture, précise le communiqué du gouvernement.

Assermentation le 28 juin

La cérémonie d'assermentation des nouvelles autorités se déroulera le 28 juin prochain, avant l'entrée en fonction du 1er juillet. Le Conseil d'Etat s'attellera ensuite à l'élaboration de son programme de législature, pour lequel la Constitution impose un délai de réalisation de quatre mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Vaud: gros coup de sac dans la répartition des départements

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La répartition des départements vaudois a suscité quelques surprises (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le gouvernement vaudois a procédé à une vaste redistribution de ses départements, après les élections cantonales du printemps. Sans surprise, Christelle Luisier devient la nouvelle présidente. Dès juillet, Frédéric Borloz reprend l'école, Valérie Dittli les finances.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Les livreurs de Smood obtiennent de meilleures conditions

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(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

L'entreprise de livraison Smood et le syndicat syndicom ont trouvé un terrain d'entente sur les conditions de travail des livreurs dénoncées depuis plusieurs mois en Suisse romande. Le salaire minimum de 23 francs sera notamment garanti et une prime de 5% versée pour les services le dimanche.

Cet accord intervient alors que les livreurs de l'entreprise ont investi les rues à plusieurs reprises pour réclamer de meilleures conditions de travail. La nouvelle Convention collective de travail (CCT) reprend les exigences formulées par les employés ces derniers mois, précisent syndicom et Smood jeudi dans un communiqué commun.

En plus du salaire, les nouvelles conditions encadrent le temps de travail des livreurs. Smood doit désormais proposer au moins quatre heures de travail par semaine et des affectations d'au moins deux heures. Elle doit en outre participer de manière équitable aux frais de transport induits par les courses et les livreurs doivent être intégrés dans les décisions.

Ce partenariat, qualifié de "solide et équitable", doit encore être validé par les employés dans les prochains jours. Le cas échéant, il sera appliqué dès octobre.

Vers une CCT pour tout le secteur

L'accord ouvre la voie pour combler le retard que la Suisse a pris dans ce domaine par rapport à ses voisins européens, écrivent les deux entités. Tout n'est donc pas encore réglé. Des négociations sont actuellement en cours pour une CCT qui régirait l'ensemble du secteur de la livraison.

Le personnel de Smood s'était mis en grève, en Suisse romande, durant cinq semaines à la fin de l'année 2021 pour exiger "des conditions de travail correctes et la fin de l'exploitation". Les syndicats ont depuis maintenu la pression sur l'entreprise. Celle-ci avait notamment annoncé en février des améliorations, jugées insuffisantes par Unia.

Ce dernier a d'ailleurs réagi le même jour et s'étonne de cette conclusion. Selon lui, le droit de consultation des salariés n'est pas respecté. "Les dispositions de cette CCT sont loin des recommandations qu'avait émis la Chambre des relations collectives de travail (CRCT) du canton de Genève. De plus, l'entreprise ne garantit pas un processus de consultation en bonne et due forme", écrit Unia dans un communiqué.

"A première vue, la CCT Smood ne garantit pas les minima de la CCT de la restauration déclarée de force obligatoire par le Conseil fédéral, comme les cinq semaines de vacances ou le 13e salaire", s'inquiète Unia. Ses membres, dont 80 ont fait grève pendant 36 jours pour améliorer leur situation, "n'ont pas été impliqués dans le processus et n'ont pas été informés du contenu de la nouvelle CCT conclue par la direction de Smood avec syndicom".

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Economie

Année record pour la promotion économique vaudoise

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Philippe Leuba a vanté jeudi le dynamisme de l'économie vaudoise (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le dynamisme économique vaudois ne faiblit pas. C'est ce qui ressort des résultats 2021 de la promotion économique dévoilés jeudi sur le site de Station R, incubateur de start-ups basé à Renens.

L'an dernier, le Service de la promotion de l'innovation et de l'économie (SPEI) a soutenu 237 entreprises vaudoises, représentant 3400 emplois. Ces sociétés ont bénéficié d'aides directes de 6,03 millions de francs, un montant record.

A cela s'ajoutent des aides indirectes de près de 8 millions, versées notamment pour financer des infrastructures ou les implantations d'entreprises via Innovaud.

Signe de l'efficacité de la promotion économique vaudoise, l'effet de levier, soit le rapport entre l'argent versé par le canton et celui investi par les entreprises soutenues, a fortement progressé. Il s'est élevé à 3,41 (1 franc versé par l'Etat a généré pour 3,41 francs d'investissements privés), contre 2,77 en 2020 et 3,07 en 2019.

Pour le conseiller d'Etat Philippe Leuba, il s'agit du "meilleur baromètre", du "facteur clef" pour évaluer la promotion économique. Cet indicateur montre que l'argent public n'est pas destiné à "arroser" les entreprises, mais à "déclencher des investissements privés."

Cheffe du SPEI, Andreane Jordan Meier a renchéri en expliquant que la "nette" hausse de l'effet de levier constituait "la preuve" du dynamisme économique vaudois, "un signe très fort que les entreprises croient en leur avenir."

"Champion du monde" des brevets

Parmi les autres indicateurs favorables, Mme Jordan Meier a remarqué que Vaud était "le champion du monde" du dépôt de brevets. Une affirmation étayée par des chiffres européens, dans lesquels la Suisse caracole en tête avec Vaud comme meilleur contributeur parmi les cantons.

Proportionnellement à la population, "Vaud est plus innovant que la Silicon Valley", a déclaré Philippe Leuba. "C'est une réalité dont les gens n'ont souvent pas conscience", a-t-il ajouté, vantant le "maillage étroit" entre hautes écoles, entreprises privées et impulsions de l'Etat.

Autre record enregistré en 2021, les start-ups vaudoises ont levé 1,02 milliard de francs, dépassant pour la première fois la barre du milliard. "C'est colossal", a commenté Philippe Leuba.

Sociétés étrangères séduites

En matière d'implantations d'entreprises, 29 sociétés étrangères provenant de 13 pays, et dont les perspectives dépassent les 500 emplois créés à cinq ans, se sont installées en 2021 sur sol vaudois.

Après un tassement dû à la pandémie, ces chiffres sont repartis à la hausse. Et ils ne devraient pas faiblir ces prochaines années, en dépit des troubles à l'international, à commencer par la guerre en Ukraine.

"Avec sa stabilité, la Suisse demeure un pays refuge en matière économique et d'innovation", a souligné Patrick Barbey, directeur d'Innovaud. Les compétences des travailleurs helvétiques sont aussi de plus en plus recherchées. "Les entreprises savent qu'elles vont trouver ici les talents nécessaires", a-t-il ajouté.

Renforcer l'industrie

Ces prochaines années, Vaud continuera de miser sur ses secteurs de prédilection: santé, alimentation, économie numérique, sport ou encore robotique.

Le canton veillera aussi à ne pas miser uniquement sur le tertiaire, mais à se diversifier. Il s'agira alors de "renforcer le pôle industriel qui est le secteur qui crée le plus d'emplois", a souligné Andreane Jordan Meier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois en feu

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Crédits photos Anne-Laure Bordet

Épaisse fumée à la frontière: la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois a pris feu ce matin.

Vous avez peut-être vu une épaisse fumée aux alentours de Perly et de la frontière franco-genevoise: Un incendie s’est déclaré ce matin vers 8h40 dans le bâtiment historique de la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois, en France voisine.

Les flammes se sont rapidement propagées aux 2e et 3e étages. La toiture du bâtiment a été très endommagée.

73 pompiers français, une trentaine de véhicules et les forces de l'ordre ont été dépêchés sur place. Un périmètre de sécurité a été mis en place jusqu’à la fin des opérations. 3 camions des pompiers genevois ont également été envoyés en renfort. 

Le feu est désormais maitrisé. Aucune victime n’est à déplorer. Le ministre français de l’intérieur Gerald Darmanin est attendu sur place dans l’après-midi.

Crédits Photos Anne-Laure Bordet.

 

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