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Corruption dans la police genevoise: "On ne négocie pas avec l’honnêteté!"

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Réagissant à l'affaire de corruption qui secoue les forces de l'ordre genevoises, le conseiller d’État chargé de la sécurité, Mauro Poggia a écrit aux quelques 3000 policiers. Il témoigne de sa "pleine confiance envers toutes celles et ceux qui accomplissent leurs missions, au quotidien, avec dévouement et honnêteté, et qui doivent se sentir blessés par la mise en lumière de comportements, qui, s’ils étaient avérés, seraient indignes de ce que l’on est en droit d’attendre d’un policier assermenté, et dont l’opprobre pourrait indûment rejaillir sur l’ensemble du corps de police".

Mauro Poggia poursuit: "On ne négocie pas avec l’honnêteté. Autant j’exprimerai toujours ma gratitude envers celles et ceux qui accomplissent leur devoir avec honneur, autant je veillerai à ce que la faiblesse coupable de caractère n’ait pas sa place dans notre police."

Réactions dans le milieu de la prostitution

Ce qui surprend le plus dans cette affaire, c'est son ampleur. Révélée par le GHI puis détaillée par la RTS, l'enquête menée par l'Inspection générale des services (IGS) concerne au moins vingt policiers genevois.

Pour rappel, l'enquête prend sa source en Valais. Là, un Genevois, patron d'un sex center situé au Pâquis, souhaite investir dans un projet immobilier. Il est prêt à payer un demi-million cash. Une pratique qui entraîne sa dénonciation au fisc genevois. Dans le milieu de la prostitution, l'homme est connu. "Cela fait deux mois qu'il a disparu de la circulation", entend-on. Ce qui correspondrait à la date de son arrestation et de son incarcération.

En fouillant dans son téléphone, les enquêteurs tombent sur des échanges compromettants avec des membres de forces de l'ordre. Résultat: au moins vingt policiers se retrouvent dans le collimateur de la justice pour corruption, acceptation d'un avantage et violation du secret de fonction. Ils auraient, selon la RTS, participé financièrement à la location d'appartements à des prostituées ou encore joué le rôle de rabatteurs. La gravité des faits évoqués choquent les patrons de bars à champagne et de salons érotiques.

Mais, ce qui les surprend encore plus, c'est le nombre de policiers impliqués. "Que fait la hiérarchie de la police genevoise?", s'interroge un gérant d’établissement.

L'analyse d'Yves-Patrick Delachaux

Un étonnement que partage Yves-Patrick Delachaux, écrivain et ex policier, notamment aux Pâquis:

Yves-Patrick DelachauxRomancier et ex-policier

(DR)

@marie_prieur

International

Carolina égalise à 2-2 face à Vegas

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Jordan Staal (11) inscrit sur cette action le 4-3 décisif pour les Canes, (© KEYSTONE/AP/John Locher)

Carolina a récupéré l'avantage de la glace face à Las Vegas en finale de la Coupe Stanley. Les Hurricanes sont allés s'imposer 5-3 mardi dans le Nevada pour égaliser à 2-2 dans la série.

La franchise de Raleigh a forcé la décision dans le troisième tiers, entamé sur le score de 3-3. C'est son capitaine Jordan Staal qui a inscrit le "game winning goal", le 4-3, à la 47e minute, en tombant, signant sa cinquième réussite dans cette finale des play-off de NHL.

L'attaquant canadien de 37 ans avait déjà marqué le 3-1 (13e) pour les Canes, qui avaient mené 2-0 après seulement 3'28 et ont vu les Vegas Golden Knights recoller à 3-3 à la 38e. Il a été désigné première étoile de cette rencontre.

La deuxième étoile est revenue à l'ancien joueur du HC Bienne Nikolaj Ehlers. Le Danois a scellé le score dans une cage vide à 55'' de la fin, après avoir réussi deux assists dont la passe décisive sur le 4-3 de Jordan Staal.

Pas moins de 33 buts ont déjà été marqués dans cette finale, qui s'avère passionnante. Lors de chaque match, l'une des deux équipes est parvenue à prendre un avantage de deux buts, sans jamais parvenir à le conserver.

Le match 5 jeudi à Raleigh

Carolina, qui vise la deuxième Coupe Stanley de son histoire après celle glanée en 2006, retrouvera son public jeudi soir pour l'acte V. Les Canes devraient à nouveau aligner leur gardien no 2 Brandon Bussi (18 arrêts mardi), préféré à Frederik Andersen lequel a été laissé au repos dans ce match 4.

Portier no 3 des Golden Knights, le Bernois Akira Schmid s'est lui contenté de suivre cette partie depuis les tribunes, comme c'est le cas depuis le début des play-off. Le gardien titulaire de Vegas, Carter Hart, a fait face à 27 tirs cadrés contre 21 seulement pour son vis-à-vis Brandon Bussi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La fourmi, pur produit des changements environnementaux passés

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Les fourmis sont apparues il y a 140 millions d'années (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRANK RUMPENHORST)

Elles sont 20 millions de milliards, réparties en 15'000 espèces, et pèsent ensemble plus que tous les oiseaux et les mammifères sauvages: les fourmis doivent leur évolution aux variations climatiques du passé.

"Les fourmis font partie de ces petits organismes qu'on ne voit pas forcément parce qu'elles sont souvent très petites et aussi parce qu'on les prend souvent seulement pour des ouvrières", avance Julie Campana, première auteure de l'étude publiée mercredi dans Royal Society Open Science. Les fourmis sont apparues il y a 140 millions d'années et ne cessent depuis lors de jouer un rôle essentiel dans l'écosystème.

"Elles ont des rôles écologiques très diversifiés, qui vont de la dispersion des graines dans les forêts - ce qui permet de renouveler les plantes, les arbres - à l'aération des sols via les galeries que certaines espèces vont creuser pour construire leurs fourmilières", explique la chercheuse française du muséum national d'histoire naturelle et pour le CNRS au sein de l'institut des sciences de l'évolution de Montpellier (sud).

De manière globale, la spéciation des espèces - le processus d'évolution amenant à l'apparition de nouvelles espèces - est influencée par les facteurs environnementaux, c'est-à-dire l'ensemble des éléments d'un milieu. Ces facteurs peuvent être de deux natures: biotiques et abiotiques.

Les facteurs biotiques sont constitués des êtres vivants, comme les plantes, les animaux, les champignons et les bactéries. Les facteurs abiotiques sont les éléments non vivants, comme la lumière, l'eau, la température, le sol et l'air.

Trente groupes

"On a voulu savoir comment autant d'espèces ont pu apparaître au cours de ces 140 millions d'années. On a donc cherché à comprendre quels facteurs environnementaux ont pu favoriser l'apparition ou, au contraire, la disparition de certaines espèces", résume la chercheuse.

Le consensus scientifique a longtemps postulé que la diversification des fourmis était principalement la conséquence du développement des plantes à fleurs (angiospermes). "Effectivement, les plantes à fleurs restent un facteur environnemental déterminant dans la dynamique de diversification des fourmis, mais ce n'est pas le seul", explique la chercheuse.

Pour mener leur enquête, les scientifiques ont d'abord classé les 15'000 espèces de fourmis en 30 groupes, aux propriétés proches. Puis ils ont soumis ces groupes à divers scénarios possibles de diversification, combinant quatre variables environnementales: deux pour les facteurs biotiques (plantes à fleurs et plantes à graines nues) et deux pour les facteurs abiotiques (température et niveau marin).

"C'est un peu comme les scénarios du GIEC, les scénarios d'évolution du climat. On a testé différents scénarios de diversification avec les quatre variables séparées. Grâce à des méthodes probabilistes, on a déterminé quels scénarios pouvaient expliquer le mieux ce qu'on observait aujourd'hui en termes de diversité chez les fourmis", résume la chercheuse.

Il apparaît en particulier que les variations climatiques, c'est-à-dire celles du niveau des mers et des températures, ont joué un rôle plus important que ce qui était admis jusqu'à présent. "On avait jusqu'à présent un peu sous-estimé l'influence de ces facteurs environnementaux plutôt physiques. Mais notre article met surtout en avant le fait que l'environnement est multiple", souligne la chercheuse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

Alan Roura en quête d'un nouveau défi

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Alan Roura croit en son projet suisse pour l'Ocean Race, mais le temps presse et l'argent manque (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Alan Roura veut fédérer les talents de la voile suisse grâce à un tour du monde par étapes et en équipage, l'Ocean Race 2027. Mais le temps presse, et les moyens manquent.

Le triple participant au Vendée Globe arbore un large sourire, en ce début de mois de juin à Genève. En compagnie de ses équipiers, le Genevois de 33 ans a convié la presse à déjeuner.

Dans ce café branché des Eaux-Vives, l'ambiance se veut décontractée à l'heure de présenter l'avancée de son nouveau projet qui ambitionne de succéder à "Merit Cup", nom de l'embarcation menée par le skipper Pierre Fehlmann en 1994. Il s'agit à ce jour du dernier équipage suisse à avoir participé à l'Ocean Race.

Après un dernier Vendée Globe en deçà de ses attentes en termes du résultat (18e place), Roura a ressenti le besoin de faire autre chose, près de dix ans après sa première participation à ce tour du monde en solitaire et sans assistance. "C'est quand même bien d'être à plusieurs", souffle-t-il.

Un défi sportif et logistique

"En 2024, nous avons mis sur pied la Swiss Offshore Team avec Elodie Mettraux et Simon Koster afin de réunir tous les athlètes suisses sous la même bannière. L'année d'après, nous avons participé à l'Ocean Race Europe, une expérience fondatrice qui nous a permis de tester différents équipages et de nous éclater", s'enthousiasme-t-il à propos de ce périple entre la Mer Baltique et le Monténégro achevé à la 7e place sur autant d'engagés.

Le nouveau défi s'articule en deux phases. La première est la participation en septembre prochain à l'Ocean Race Atlantic en guise de mise en jambe avant l'Ocean Race proprement dite, dont le départ sera donné le 1er janvier 2027 à Alicante. Cette dernière s'étalera sur six mois et autant d'étapes autour du globe, avec une arrivée prévue en juillet en Arabie saoudite.

La durée de la course donne le vertige, tant du point de vue sportif que logistique. Si le voilier de classe Imoca navigué par le Suisse lors du dernier Vendée peut être utilisé moyennant quelques transformations en vue de la transatlantique, la taille du cockpit paraît trop restreinte pour y travailler à plusieurs pendant l'ensemble de l'Ocean Race l'an prochain.

"Faut s'activer"

Roura ne pouvant pas se reposer sur ses précédents sponsors, la recherche de fonds occupe toutes ses journées. "Il nous faudrait environ quatre millions d'euros pour acheter un voilier Imoca adapté d'occasion", avance le skipper. "Nous devons obtenir une garantie financière d'ici fin juin pour la traversée de l'Atlantique entre Lorient et New York, et fin septembre pour l'Ocean Race 2027 afin de commencer l'acheminement du matériel vers les différents ports-étapes. Faut s'activer", sourit-il sans se départir de son optimisme.

Pour convaincre les sponsors et les mécènes, le Suisse établi à Lorient mise sur la transmission de la science de la course au large à une nouvelle génération de marins. Il a réuni autour de lui le Neuchâtelois Yann Burkhalter, le Vaudois Mathis Bourgnon, vainqueur de la Mini-Transat en 2025, l'Argovien Felix Oberle, marin suisse de l'année 2024 ou encore la Genevoise Lucie de Gennes, qui vise une médaille en dériveur mixte aux Jeux olympiques de Los Angeles.

Malgré ce casting de choix, le Genevois n'est pas en mesure d'assurer que son embarcation sera au départ en septembre prochain, au contraire du Zurichois Oliver Heer, qui y participera en tant que skipper sur "Embrace the challenge". "Je suis positif, car l'Ocean Race suscite beaucoup d'émotions, ce que les sponsors apprécient", argumente-il.

Sur le plan personnel, le père de deux enfants n'a pas encore tranché sur une éventuelle participation au prochain Vendée Globe en 2028. "Si j'y retourne, c'est avec un bateau me permettant d'envisager les premiers rôles", assume Roura.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le fils Reiner réclame des fonds familiaux pour sa défense

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Nick Reiner a souffert de problèmes de santé mentale et a des antécédents de toxicomanie (archives). (© KEYSTONE/AP/Chris Torres)

Nick Reiner, fils du réalisateur américain Rob Reiner, réclame l'accès à un fonds fiduciaire de 1,5 million de dollars, constitué par ses parents, qu'il est accusé d'avoir assassinés, selon des documents judiciaires. Il risque la prison à vie, voire la peine de mort.

La requête, déposée lundi, affirme que Nick Reiner, 32 ans, aurait dû commencer à recevoir ces fonds il y a deux ans, avant le meurtre de ses parents, et que cela l'a empêché de payer l'avocat qui l'avait initialement représenté après son arrestation en décembre.

Rob Reiner, cinéaste de renom à qui l'on doit notamment "Quand Harry rencontre Sally" et "Des hommes d'honneur", et sa femme Michele Singer Reiner, ont été poignardés à mort le 14 décembre dans leur villa du quartier huppé de Brentwood, à Los Angeles.

Leur fils cadet, Nick, qui a souffert de problèmes de santé mentale et a des antécédents de toxicomanie, est poursuivi pour assassinat après ce double homicide qui a choqué Hollywood.

"Nick aimait ses parents et leur mort l'a dévasté", peut-on lire dans ce document judiciaire. "Mais ce qui leur est arrivé, ou pas, n'est pas en cause dans ce litige relatif au fonds fiduciaire", poursuit la requête.

Selon ce document, le fonds est l'un des trois fonds créés pour les trois enfants Reiner. Nick aurait dû recevoir la moitié de la somme à l'âge de 30 ans et l'autre moitié cinq ans plus tard. "Il s'agissait d'un engagement pris par les parents de Nick", affirme la même source.

Son premier avocat, Alan Jackson, avait renoncé à le représenter et n'avait pas communiqué sur les raisons de sa décision. A la place, un tribunal de Los Angeles avait désigné un avocat commis d'office pour défendre le meurtrier présumé.

L'examen des accusations contre lui a été reporté au mois de septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Climat: les conditions extrêmes deviennent "la norme"

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Le mois de mai a engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, selon Copernicus (archives). (© KEYSTONE/AP/ANNA SZILAGYI)

Les phénomènes extrêmes deviennent "la norme" en Europe, s'alarme l'observatoire climatique européen Copernicus dans un rapport publié mercredi. Le mois de mai se classe deuxième après le record de chaleur de mai 2024.

"En Europe, une vague de chaleur inhabituellement précoce et intense montre à quelle vitesse les phénomènes climatiques extrêmes sont en train de devenir la norme plutôt que l'exception", a affirmé Samantha Burgess, climatologue de Copernicus, citée dans un communiqué.

Le mois de mai a établi de nombreux nouveaux records mensuels sur le continent et engendré des situations "particulièrement difficiles" en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal, rappelle Copernicus.

"Bien que remarquable, ce phénomène s'inscrit dans le cadre du réchauffement rapide de l'Europe et de la tendance à long terme à des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et survenant plus tôt dans la saison", explique l'institut européen dans son bilan mensuel du climat mondial.

A l'échelle mondiale, mai 2026 reste toutefois derrière mai 2024 en terme de températures. Terres et mers confondues, la température moyenne a été de 15,81 degrés Celsius, soit 1,42 degré au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat, montre ce rapport.

El Niño redouté

Le climat a été mis sous pression par des températures "exceptionnellement élevées" de l'eau dans le Pacifique tropical, alors que le Pacifique équatorial "poursuit sa transition vers des conditions El Niño, attendues dans les mois à venir", explique Copernicus.

El Niño est l'une des phases d'un cycle naturel dans l'océan Pacifique, qui se manifeste certaines années et démarre habituellement au printemps, affectant progressivement dans les mois suivants les températures, les vents et le climat dans le reste du globe.

Pour certaines régions, cela se traduit par des sécheresses, comme en Australie ou en Indonésie. D'autres, comme le Pérou, devront se préparer à des pluies diluviennes.

Le dernier épisode date de 2023/2024. Sa survenance est probable à 80% entre juin et août, a alerté début juin l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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