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International

L'UE refuse le statut de réfugié aux Ukrainiens en âge de combattre

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Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient du statut de réfugiés dans l'UE. En photo, une femme retrouve son chat après un bombardement russe le 20 juin sur Kharkiv. (archives) (© KEYSTONE/AP/Andrii Marienko)

Bruxelles a proposé vendredi de prolonger d'un an, jusqu'en mars 2028, la protection accordée aux réfugiés ukrainiens dans l'UE, mais veut dorénavant en exclure les hommes en âge de combattre.

Plus de 4,4 millions d'Ukrainiens fuyant le conflit avec la Russie bénéficient aujourd'hui de ce statut unique, qui leur permet de séjourner, de travailler et d'accéder à des aides dans l'Union européenne.

Ils vivent principalement en Allemagne, Pologne et République tchèque.

Ce statut, lancé pour la première fois en mars 2022, doit être reconduit chaque année - ce que Bruxelles propose de faire pour la cinquième fois, puisque la guerre est toujours en cours.

"A mesure que la guerre se poursuit, notre soutien doit lui aussi se poursuivre", a plaidé le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner.

Reste que des pays de l'Union européenne commencent à montrer des signes d'impatience face à ce conflit sans issue évidente.

L'an dernier, Bruxelles avait ainsi engagé une réflexion sur l'avenir de ce statut, encourageant les Etats membres à pérenniser le statut de ceux restant en Europe et préparer de premiers retours vers l'Ukraine.

La proposition dévoilée vendredi va un peu plus loin.

Ce statut unique sera bientôt refusé aux hommes en âge de combattre, déposant leur toute première demande.

S'agit-il de discrimination à leur égard? Certainement pas, a défendu le commissaire Magnus Brunner. "C'est quelque chose que les Ukrainiens nous ont demandé de faire", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Restrictions en Suisse aussi

En Suisse, le Conseil fédéral a présenté la semaine dernière une proposition visant à prolonger le statut de protection S, qui prévoit la même restriction que l'UE. Il se concerte avec Bruxelles afin d'empêcher les mouvements secondaires entre les pays européens, a-t-il indiqué. La proposition fait l'objet d'une consultation.

Par ailleurs, la Suisse établit également une distinction en fonction de la région d'origine pour l'octroi de la protection provisoire. Ainsi, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) classe l'Ukraine en différentes régions, selon que le retour y est considéré comme raisonnablement exigible ou non.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Bank of America dépasse les attentes au 2e trimestre

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La banque américaine Bank of America (BofA) a annoncé des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre. (archive) (© KEYSTONE/AP/MICHAEL DWYER)

Bank of America (BofA) a annoncé mardi des résultats supérieurs aux attentes au 2e trimestre. L'établissement a lui aussi tiré profit de la hausse dans les activités de marché, dans la gestion d'actifs et, surtout, dans la banque de financement et d'investissement.

"L'équipe a réalisé l'un des trimestres les plus solides de notre histoire, avec un bénéfice net par action en hausse de 34% sur un an", a commenté Brian Moynihan, patron de la banque américaine, cité dans un communiqué. Selon lui, les consommateurs et les entreprises ont été "résilients" dans un "environnement économique sain".

Au deuxième trimestre, la banque a engrangé un chiffre d'affaires de 31,56 milliards de dollars (+15% sur un an) et dégagé un bénéfice net de 8,75 milliards de dollars, contre 6,88 milliards un an plus tôt. Les analystes consultés pour le consensus de Factset attendaient respectivement 30,78 et 8,20 milliards de dollars.

Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 1,21 dollar contre 0,90 dollar un an plus tôt et un consensus de 1,12 dollar. La banque a expliqué ces performances trimestrielles par un regain des revenus nets d'intérêts (NII) - différence entre les intérêts perçus sur les opérations des clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers - et par un essor des commissions que ce soit dans le courtage, la gestion d'actifs ou le conseil dans la banque d'investissement.

En banque de détail, BofA a relevé que le niveau moyen des dépôts - qui atteint 957 milliards de dollars - dépassait de 33% celui du quatrième trimestre 2019, soit juste avant la pandémie. Dans la gestion de fortune et la gestion d'actifs, le chiffre d'affaires a augmenté de 16% sous l'effet d'un bond de 19%, à 4,4 milliards de dollars, des commissions perçues dans la seule gestion d'actifs.

L'évolution des marchés a en effet attiré davantage d'investisseurs et généré une hausse des transactions des clients et, donc, des commissions perçues. A l'instar de ses concurrentes, la banque a profité des levées de fonds par les entreprises sur les marchés (augmentations de capital, cotations, etc). Son chiffre d'affaires a progressé de 50% à 2,1 milliards de dollars. Le trimestre a notamment vu la plus importante introduction en Bourse jamais réalisée dans le monde: SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars le 12 juin. Bank of America faisait partie des conseils.

Les activités de marchés n'ont pas été en reste avec un chiffre d'affaires qui a bondi de 33% sur un an à 7,1 milliards de dollars, stimulées par les opérations sur actions (+70%). Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Bank of America reculait de 0,39%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Pétrole et SpaceX font bondir les résultats de Goldman Sachs

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Goldman Sachs a dépassé les attentes au deuxième trimestre. Ici, le siège de la banque d'affaires à New York. (archive) (© KEYSTONE/AP/PETER MORGAN)

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a publié mardi des résultats nettement supérieurs aux attentes au deuxième trimestre. L'établissement a profité de la volatilité des marchés avec la guerre au Moyen-Orient et de l'introduction en Bourse record de SpaceX.

"Les clients font appel à nous pour mener à bien leurs transactions les plus stratégiques et les plus importantes", s'est félicité David Solomon, le directeur général du groupe, cité dans le communiqué. "Et à en juger par ce que nous observons dans les carnets de commande, cette dynamique d'activité devrait se poursuivre", a-t-il ajouté. La branche Global Banking and Markets (GBM) a vu son chiffre d'affaires bondir de 53% sur un an, à 15,52 milliards de dollars.

Elle contribue à elle-seule aux trois-quarts du chiffre d'affaires global, qui a culminé à 20,34 milliards de dollars sur le trimestre. Le consensus de FactSet attendait seulement 16,23 milliards. Le bénéfice net bondit de 84% d'une année à l'autre, à 6,40 milliards de dollars. Dilué par action, il ressort à 20,98 dollars, là où le consensus tablait sur un peu plus de 14 dollars.

Dans son communiqué, Goldman Sachs met en avant "une hausse significative du chiffre d'affaires net dans les produits liés aux taux d'intérêt et aux matières premières". Avec le conflit au Moyen-Orient, les cours du pétrole ont connu de brusques variations au deuxième trimestre. Le baril de Brent, la référence internationale, a tutoyé les 120 dollars fin avril avant de plonger jusqu'à près de 72 dollars en juin.

Dans son sillage, les taux d'intérêt de l'Etat américain ont aussi fait les montagnes russes. Les investisseurs s'attendent notamment à un resserrement monétaire de la Réserve fédérale face à l'accélération de l'inflation. Le trimestre a aussi été animé par l'entrée historique à Wall Street du géant de l'aérospatial SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars à cette occasion.

Goldman Sachs a été l'une des deux principales banques choisies pour mener à bien cette opération et a pu en tirer d'importants profits. Les commissions perçues par l'établissement sur les émissions d'actions ont été multipliées par plus de deux d'une année à l'autre, passant à 985 millions de dollars. La branche Gestion d'actifs et de fortune (AWS) a vu son chiffre d'affaires gonfler de 20%, à 4,60 milliards de dollars.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York vers 14h20, l'action Goldman Sachs prenait 3%. Le titre a connu une vive progression depuis le début d'année (+19%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Etats-Unis: l'inflation ralentit en juin à 3,5% sur un an

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L'inflation a ralenti aux Etats-Unis en juin, à 3,5%. (archive) (© KEYSTONE/AP/Carolyn Kaster)

L'inflation a ralenti aux Etats-Unis en juin, à 3,5% sur un an contre 4,2% en mai, grâce au reflux du coût de l'essence, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié mardi.

L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a aussi ralenti à 2,6% sur un an, contre 2,9% le mois précédent.

Ces données sont nettement meilleures que ce qui était attendu par les investisseurs. Le rythme reste toutefois bien au-dessus de l'objectif de la Réserve fédérale américaine (Fed). Surtout, ce reflux est largement dû au recul du prix de l'essence (-9,7% sur un mois) qui avait suivi la détente diplomatique entre Washington et Téhéran.

Mais les hostilités ont depuis repris dans le Golfe. Les cours mondiaux du pétrole sont repartis à la hausse, augurant une prochaine remontée des prix à la pompe. La guerre, impopulaire aux Etats-Unis, a mis sous pression l'exécutif américain à quelques mois d'élections nationales.

Le président Donald Trump avait fait de l'amélioration du pouvoir d'achat une de ses priorités lors de sa campagne victorieuse de 2024. Le mois dernier, il ne s'était pas ému de l'inflation, au plus haut depuis trois ans, livrant même une réaction inattendue: "Les chiffres étaient super (...) j'aime l'inflation", avait-il lancé, avant d'assurer que l'inflation allait "tomber comme une pierre" une fois le conflit terminé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Accord levant les restrictions entre Gibraltar et l'Espagne

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Des milliers de travailleurs espagnols et britanniques vont voir leur vie quotidienne simplifiée avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation à Gibraltar (archives). (© KEYSTONE/EPA/A. CARRASCO RAGEL)

Un accord levant les restrictions de circulation entre l'enclave britannique de Gibraltar et l'Espagne a été signé mardi à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne, six ans après que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE.

Des milliers de travailleurs espagnols et britanniques vont voir leur vie quotidienne simplifiée avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation.

Au siège de l'exécutif européen à Bruxelles, l'accord a été paraphé par le commissaire européen Maros Sefcovic et le ministre britannique chargé de l'Europe Stephen Doughty, en présence notamment du chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

JPMorgan Chase surpasse les attentes au second trimestre

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La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé des résultats pour le deuxième trimestre ayant largement dépassé les attentes. (archive) (© KEYSTONE/DPA/JULIAN DEGLER)

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé mardi des résultats pour le deuxième trimestre ayant largement dépassé les attentes, marqués par des records "dans toutes les branches", en particulier la banque d'affaires et les activités de marché.

"Ces résultats sont le produit d'un environnement particulièrement favorable avec un niveau élevé d'activité sur les marchés", a notamment expliqué Jamie Dimon, PDG du groupe, cité dans un communiqué, signalant que la banque d'affaires et d'investissement (+27%) avait eu des "performances bien supérieures à nos prévisions".

Les commissions perçues dans la seule banque d'investissements ont bondi de 30%, pour atteindre un record depuis 2021.

Le trimestre a notamment vu la plus importante introduction en Bourse de l'histoire planétaire - SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars le 12 juin -, pour laquelle JPMorgan a joué un rôle de premier plan.

Les produits de marché (+35%) ont profité d'une activité élevée de la part de la clientèle, d'une bonne performance du courtage et d'une demande pérenne dans les émissions d'actions, a expliqué la banque.

Elle a également engrangé un gain net exceptionnel de 4,6 milliards, lié à la vente d'actions de l'émetteur de cartes de crédit Visa.

Entre avril et juin, l'établissement a réalisé un chiffre d'affaires de 57,35 milliards (+28% sur un an) et un bénéfice net de 21,55 milliards (+41%).

Le consensus des analystes de Factset attendait respectivement 51,09 et 16,16 milliards.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés -, le bénéfice net ressort à 6,14 dollars contre 4,98 dollars un an plus tôt. Les analystes avaient anticipé 5,49 dollars.

"Les performances ont été solides à travers l'ensemble du groupe et le chiffre d'affaires a battu des records dans toutes les branches", a souligné M. Dimon.

A noter dans la gestion de fortune un record de près de 44'000 primo-investisseurs.

Les actifs sous gestion ont bénéficié de l'environnement favorable avec un flux net de 50 milliards de dollars sur le trimestre, permettant à la banque de dépasser le seuil de 5.000 milliards de dollars au total.

Concernant le contexte général, M. Dimon a relevé que l'économie américaine "faisait preuve d'une résilience notable cette année, avec des investissements d'entreprises et des recrutements supérieurs".

"Cette force est soutenue par plusieurs facteurs positifs, y compris le capital-investissement stimulé par l'intelligence artificielle, des incitations fiscales et l'avantage d'une réglementation plus efficace", a poursuivi celui qui est considéré comme l'un des dirigeants les plus influents au monde.

Il a néanmoins prévenu de "plusieurs risques évoluant sous la surface tels des plaques tectoniques", faisant référence "aux tensions géopolitiques et aux guerres, à une inflation tenace, aux importants déficits budgétaires dans le monde et au niveau élevé des prix des actifs".

"Nous ne pouvons prédire leur évolution (...) mais elles pourraient provoquer des perturbations importantes si elles devaient bouger ou se percuter", a-t-il poursuivi dans sa métaphore géologique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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