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International

Feuille de route et mécanismes sur le Liban et Ormuz au Bürgenstock

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Les Etats-Unis et l'Iran se sont mis d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, au terme de la première séance de négociations, au Bürgenstock. (© KEYSTONE/EPA/URS FLUEELER / POOL)

Les rebondissements de dimanche n'auront pas fait capoter la première session "historique" entre Etats-Unis et Iran au Bürgenstock (NW). Tôt lundi, les médiateurs ont annoncé une feuille de route de 60 jours et des mécanismes sur les points chauds, le Liban et Ormuz.

Vers 03h00, le Qatar et le Pakistan ont annoncé dans une déclaration conjointe les premiers résultats de la réunion qui avait démarré à quatre dimanche vers 15h00 après une matinée de bilatérales et même d'une trilatérale. Les discussions vont se poursuivre toute la semaine dans l'hôtel nidwaldien au niveau technique. Ce format a débuté dès lundi, a expliqué à l'agence IRNA la porte-parole de la diplomatie iranienne, alors que la délégation de haut niveau est repartie pour l'Iran.

Première indication après les pourparlers entre la délégation américaine du vice-président JD Vance et celle du nouvel homme fort du régime iranien, le président du Parlement Mohammad Ghalibaf, le politique va continuer de suivre étroitement le dispositif. Dans l'après-midi, le premier a estimé que les 60 jours de négociations prévus dans le protocole d'accord signé mercredi dernier démarraient ce lundi.

"Hier a été une très bonne journée", a dit M. Vance, parlant de "bases solides" pour un accord final. Le vice-président américain est parti du Bürgenstock peu après 19h00, a indiqué à Keystone-ATS une source proche des discussions.

Un "comité de haut niveau" est désormais lancé. Des groupes de travail ont eux été constitués sur le nucléaire iranien, question la plus ardue à résoudre, les sanctions et la vérification de l'application de l'arrangement d'il y a quelques jours.

Les Etats-Unis et l'Iran ont surtout décidé d'établir des "cellules" pour tenter de retomber les tensions sur les blocages des derniers jours. Les frappes israéliennes de jeudi au Liban avaient provoqué un report vendredi de la réunion du Bürgenstock.

"Premier test" au Liban

Comme cette question fait partie du premier point du protocole, Téhéran souhaitait des garanties. A défaut de pouvoir contrôler totalement l'attitude israélienne, Washington, Téhéran et Beyrouth constitueront ces cellules qui seront facilitées par les deux médiateurs.

"Le premier test", a affirmé lundi matin sur les réseaux sociaux le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors que le protocole d'accord entre Washington et Téhéran avait été largement critiqué dans son pays, affirme que l'armée israélienne restera dans le sud du Liban tant qu'il le faudra.

Autre sujet de division, le passage d'Ormuz pour le trafic maritime fait lui l'objet d'une structure de pilotage commune. Après une amélioration jeudi, l'Iran avait laissé entendre qu'il le fermait à nouveau, provoquant des diatribes de part et d'autre avec le président américain Donald Trump.

Dimanche soir, les menaces de bombardement lancées par le chef de la Maison Blanche avaient failli tout faire dérailler. M. Ghalibaf avait conseillé aux Etats-Unis "de surveiller leur langage" et l'Iran avait laissé planer le doute sur une poursuite des discussions. Mais le pays n'a jamais quitté le Bürgenstock et est resté engagé.

Après une première session d'une heure 20 à quatre et l'annonce avec fracas des médias iraniens que la délégation "quittait le lieu des pourparlers", le dialogue s'était poursuivi via les médiateurs. "Une ligne de communication" sera désormais active entre les Etats-Unis et l'Iran pour éviter tout problème de communication sur Ormuz.

Ardu sur le nucléaire

Reprenant les codes diplomatiques dans ces circonstances, les médiateurs qatari et pakistanais ont parlé de discussions "positives" et "constructives" ayant abouti à des "avancées encourageantes". Dimanche, M. Vance n'avait pas hésité à parler d'une rencontre "historique", presque inédite depuis près de 50 ans alors qu'il a fait face ensuite à quatre mètres de distance de M. Ghalibaf et du chef de la diplomatie Abbas Araghchi pendant les pourparlers.

Mais les Etats-Unis maintiennent la pression sur la thématique fondamentale pour eux, le nucléaire. Dimanche encore, Téhéran a répété ne pas vouloir d'arme nucléaire et revendiquer toujours la possibilité d'enrichir de l'uranium à des fins civiles. Selon la plupart des observateurs, deux mois ne suffiront pas pour régler ce problème.

Plusieurs scénarios sont sur la table comme un transfert d'uranium enrichi à 60% vers un autre pays ou une dilution à environ 5% sous supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Lundi, M. Vance a ajouté que l'Iran avait accepté le retour des inspecteurs de cette agence onusienne.

Salué par la Suisse

M. Araghchi préfère mentionner les autres questions. "Les exportations de pétrole et pétrochimiques ne sont plus entravées, le blocus est levé, des fonds gelés ont été restitués et un plan important de reconstruction et de développement de l'Iran a été lancé", a-t-il salué. Comme prévu dans le protocole de mercredi dernier, les Etats-Unis ont expliqué lundi avoir officiellement suspendu les sanctions sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août.

De son côté, la Suisse a pu ouvrir une nouvelle fenêtre de bons offices. Elle revendique être la seule plateforme européenne capable de garantir la confiance requise auprès des parties.

Lundi, le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau a lui salué des "avancées constructives", notamment le lancement du comité de haut niveau, "étape positive", et la feuille de route.

Dimanche, le conseiller fédéral Ignazio Cassis avait eu des réunions bilatérales avec M. Araghchi, M. Vance et d'autres acteurs sur ce dossier américano-iranien. Jusqu'à 2000 militaires et la police ont sécurisé le site nidwaldien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

EasyJet annonce un "accord de principe" sur un rachat par un fonds

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"Il n'existe aucune certitude qu'une offre ferme sera déposée", souligne EasyJet dans son communiqué. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé dimanche avoir conclu un "accord de principe" sur les principaux termes d'une offre de rachat par la société d'investissement américaine Castlelake, qui valoriserait l'entreprise à plus de 5 milliards de livres.

Le conseil d'administration d'EasyJet se dit "disposé à recommander aux actionnaires" d'accepter cette proposition à 6,90 livres par action "si une intention ferme" était déposée d'ici le 3 août, nouvelle date limite fixée pour l'opération.

"Il n'existe aucune certitude qu'une offre ferme sera déposée", souligne la compagnie aérienne dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Dans le sud de l'Europe, les pompiers luttent contre des incendies

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En Espagne, un incendie a débuté vendredi en Espagne près de la touristique Costa Brava, brûlant 2200 hectares. (© KEYSTONE/EPA/DAVID BORRAT)

Un feu de plus de 1500 hectares qui progresse dimanche dans le sud de la France et deux autres en train d'être maîtrisés en Espagne et au Portugal. Une saison précoce des incendies a débuté dans le sud de l'Europe, favorisée par une nouvelle vague de chaleur.

En France, quelque 1500 hectares ont déjà été parcourus par l'incendie qui s'est déclaré samedi soir dans un massif difficile d'accès près du Mont Canigou (sud-ouest) et menace la troisième étape du Tour de France. Une décision sur son maintien ou non doit être prise dimanche soir.

Le feu, contre lequel luttent 700 sapeurs-pompiers, 200 véhicules terrestres et près d'une dizaine de moyens aériens, se situe à quelque 70 kilomètres des Angles, où est prévue l'arrivée lundi vers 17h00 de cette troisième étape cycliste (195,9 km), qui doit partir de Granollers, en Espagne.

Pour l'instant, le scénario le plus redouté ne s'est pas produit et l'incendie n'a pas atteint le massif des Aspres, très difficile d'accès.

Origine humaine

Ce brusque départ de feu est intervenu alors que le département des Pyrénées-Orientales, comme six autres en France, est repassé en vigilance orange canicule avec des températures qui pourraient monter à certains endroits jusqu'à 40°C, une semaine après une canicule historique.

La plupart des départs de feu sont d'origine humaine, selon les pompiers, mais leur développement est favorisé par la multiplication des vagues de chaleur et de la sécheresse sous l'effet du changement climatique.

En Espagne, la piste d'une "négligence"

De l'autre côté de la frontière, un incendie a débuté vendredi en Espagne près de la touristique Costa Brava, brûlant 2200 hectares. Il est "stabilisé" dimanche selon les pompiers. Dans un communiqué, ces derniers ont dit cependant s'attendre à "une journée compliquée en raison des fortes températures et des nombreuses fumeroles".

A la mi-journée, les autorités ont toutefois levé le confinement imposé à une dizaine de communes autour de La Bisbal d'Empordà, près de Gérone, à une vingtaine de kilomètres de la côte méditerranéenne, autorisant les habitants à regagner leurs domiciles.

Le foyer est probablement dû à une "négligence" et une personne a été placée en garde à vue, selon les autorités. Selon les médias espagnols, il pourrait s'agir d'un ouvrier qui aurait utilisé une disqueuse dans une zone interdite. L'homme, qui avait été arrêté, a été placé en liberté provisoire, mais reste poursuivi dans l'enquête sur cet incendie de forêt.

Feu de forêt au Portugal

Dans le nord du Portugal, un important feu de forêt brûle depuis trois jours à Vouzela, dans le district de Viseu. Il a ravagé au moins 13'000 hectares de végétation, mais "la situation évolue favorablement" dimanche, selon les autorités qui estiment qu'environ 80% de l'incendie est fixé.

Frappé par une intense vague de chaleur depuis mercredi, le Portugal a connu ces derniers jours ses premiers feux de forêt majeurs de l'été, faisant au moins neuf blessés dont deux civils, gravement touchés, et activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir des renforts.

En Grèce, où les autorités ont prévenu d'un risque "très élevé" d'incendies dimanche en raison des températures élevées et de vents forts, les pompiers luttent toujours contre les flammes dans deux usines de la grande ville de Thessalonique (nord-est), après un feu de forêt entre-temps maîtrisé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Novak Djokovic bat le record de Federer et file en quarts

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Novak Djokovic s'est imposé en quatre sets face au qualifié Roman Safiullin. (© KEYSTONE/AP/Brian Inganga)

Novak Djokovic s'est sorti du piège Roman Safiullin (ATP 132) pour atteindre les quarts de finale à Wimbledon. Il a battu le Russe 7-6 (8-6) 6-3 3-6 6-3 dimanche.

Le Serbe dépasse ainsi le record de 105 victoires sur le gazon londonien, qu'il co-détenait avec Roger Federer. Tout n'a pourtant pas été simple pour le no 8 mondial, qui était mené 5-2 dans la première manche et a perdu le troisième set avant de conclure.

Si aucun joueur masculin n'avait jusqu'à présent gagné autant de matches que Djokovic sur le gazon de l'All England Club, le Serbe de 39 ans reste toutefois à bonne distance de la nonuple lauréate du tournoi Martina Navratilova (120 victoires à Wimbledon).

Issu des qualifications, Safiullin était venu à bout de l'Argovien Jérôme Kym au troisième et dernier tour de celles-ci, après avoir sauvé une balle de match. Djokovic affrontera pour sa part le vainqueur du match entre Auger-Aliassime et Davidovich-Fokina en quarts.

Pegula attend Bencic ou Gauff

Chez les dames, la 4e joueuse mondiale Jessica Pegula a remporté un duel 100% américain contre sa cadette Iva Jovic (WTA 16, 18 ans seulement) 4-6 6-3 6-1.

En atteignant les quarts de finale à l'All England Club, Pegula (32 ans) égale sa meilleure performance à Wimbledon, trois ans après s'être déjà hissée au même stade du tournoi. Elle jouera une place dans le dernier carré contre la Saint-Galloise Belinda Bencic (WTA 11) ou sa compatriote Coco Gauff (WTA 7), qui n'a encore jamais dépassé les huitièmes sur le gazon londonien.

Le deuxième billet pour les quarts de finale a été décroché par Karolina Muchova (WTA 9), qui a battu 7-5, 5-7, 6-3 sa compatriote tchèque Barbora Krejcikova (WTA 38), sacrée à Wimbledon en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Isaac Del Toro remporte la 2e étape

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Isaac del Toro. à droite, l'a emporté devant son chef Tadej Pogacar, à gauche (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Isaac Del Toro a enlevé la deuxième étape du Tour de France dimanche entre Tarragone et Barcelone sur 168,5 km. Tadej Pogacar a fini 2e, alors que Jonas Vingegaard a conservé le maillot jaune.

Démonstration de force de l'équipe UAE dans cette deuxième étape catalane. Tadej Pogacar avait les moyens de l'emporter, mais il s'est montré magnanime en offrant la victoire à son lieutenant mexicain.

La formation UAE a contrôlé les derniers kilomètres et on imaginait volontiers une attaque du patron dans la troisième et dernière montée vers le château de Montjuic, mais cela ne s'est pas passé ainsi et UAE a attendu la toute dernière ascension sur 700 mètres pour démontrer sa puissance.

Pogacar a donc laissé gagner son coéquipier et derrière le Slovène on retrouve Remco Evenepoel puis Jonas Vingegaard qui conserve le maillot jaune. Mais grâce aux bonifications, Pogacar est revenu à 6'' du Danois. Evenepoel est 3e à 15'' et Del Toro 4e à 16''.

Avant cet emballage final passionnant, une échappée a tenté de se faire la belle, mais le peloton ne l'a jamais laissée vraiment se développer.

Le peloton va quitter l'Espagne lundi pour rentrer en France sur une étape de 195,9 km entre Granollers et Les Angles dans les Pyrénées-Orientales. Quatre ascensions sont au programme, trois de 3e catégorie et une de première. La montée vers Les Angles est de 3e catégorie avec les 1700 derniers mètres à 6,7%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

A Téhéran, grande prière pour les funérailles de Khamenei

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Plusieurs hauts responsables iraniens ont participé à la prière en l'honneur d'Ali Khamenei dimanche. (© KEYSTONE/EPA/IRANIAN SUPREME LEADER OFFICE HANDOUT)

Des hauts responsables iraniens étaient réunis dimanche à Téhéran pour la grande prière organisée en hommage à l'ayatollah Ali Khamenei au deuxième jour d'obsèques nationales, sauf son fils, invisible en public depuis sa nomination à la fonction de guide suprême.

La prière a duré une dizaine de minutes, et a été dirigée par Ja'far Sobhani, un ayatollah de 97 ans qui enseigne dans la ville sainte de Qom.

Aux premiers rangs devant le cercueil, aux côtés des milliers de fidèles continuant à affluer dans l'immense complexe de la Grande Mosalla où se déroulent les funérailles, se trouvaient notamment le président Massoud Pezeshkian, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de l'équipe de négociation iranienne, ou encore le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.

Le chef des Gardiens Ahmad Vahidi, discret depuis le début de la guerre, est arrivé au milieu d'une foule compacte se pressant pour le saluer.

Trois fils d'Ali Khamenei - Massoud, Mostafa et Meysam, selon des images de la télévision d'Etat, étaient également présents. Mais pas Mojtaba.

Le dirigeant de 56 ans, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, avait été lui-même blessé dans les bombardements israélo-américains qui ont tué Ali Khamenei au premier jour de la guerre le 28 février. Il n'est depuis pas apparu en public, et ne s'exprime que via des communiqués qui lui sont attribués.

Sur X, M. Ghalibaf a salué l'hommage rendu par "la fière et invincible nation de l'Iran islamique", qui s'est selon lui recueillie "à l'unisson" devant son "martyr".

Le cercueil d'Ali Khamenei, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir a été posé, est exposé sur place jusqu'à dimanche, avant une procession organisée lundi à Téhéran.

Les funérailles se poursuivront ensuite dans d'autres villes d'Iran et de l'Irak voisin.

Canicule et jours fériés

Le site des obsèques est noir de monde dimanche matin, comme toutes les rues aux alentours, selon un journaliste de l'AFP sur place.

De la foule émergent des drapeaux iraniens et des drapeaux rouges, symbolisant la vengeance et la justice. Certains fidèles portent des portraits du défunt guide. En chemin, ils reçoivent des rafraîchissements, alors que les températures vont de nouveau dépasser les 35°C dans la journée.

Dimanche et lundi ont été déclarés jours fériés pour permettre aux Iraniens de venir. Les autorités affirment attendre au total entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.

Samedi, les journalistes ont vu des fidèles se frapper la poitrine en signe de deuil, d'autres scander "mort à l'Amérique". Il "était un père pour nous tous. Avec sa disparition, nous nous retrouvons tous orphelins. Notre chagrin est immense", a dit Mohammad Mirsalehi, un religieux chiite de 38 ans.

De nombreuses familles passent une partie de la journée assises sur des tapis, écoutant des chants religieux et les hommages rendus à l'ayatollah.

D'imposants blocs de béton séparent le public du cercueil, couverts de messages laissés par les fidèles à la mémoire du "héros Khamenei", dont certains appellent à "tuer Trump" ou dénoncent les négociations en cours avec les Etats-Unis.

Devant le dôme de la Grande Mosalla, des fidèles se prennent en photo devant des portraits de l'ayatollah, tandis qu'un enfant, vêtu d'un uniforme des Gardiens, pose aux côtés de ses parents.

Anniversaire des Etats-Unis

Ces funérailles se veulent une démonstration de cohésion et de force, en pleines négociations avec les Etats-Unis après la signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit.

Dans un contraste saisissant, le premier jour des obsèques a d'ailleurs coïncidé avec le faste des célébrations liées au 250e anniversaire des Etats-Unis.

Après la procession de lundi à Téhéran, le cercueil de Khamenei doit faire escale à Qom puis en Irak, pays voisin où vit une importante communauté chiite. L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Ali Khamenei était originaire.

Ali Khamenei, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, a présidé aux destinées de l'Iran pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans.

Ses funérailles, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre.

Aux côtés de son cercueil sont exposés ceux de ses proches tués avec lui: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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