Rejoignez-nous

Economie

Japon: répit pour l'inflation, remontée attendue de l'énergie

Publié

,

le

Au Japon, les prix à la consommation (hors produits frais) ont augmenté de 1,4% sur un an en mai. (archives) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

L'inflation s'est stabilisée en mai au Japon, des subventions continuant de compenser la flambée des cours du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient, mais ce répit devrait être éphémère, incitant la banque centrale à relever ses taux cette semaine.

Les prix à la consommation (hors produits frais) ont augmenté de 1,4% sur un an en mai, selon des chiffres officiels publiés vendredi, au même niveau que le mois précédent et en ligne avec les anticipations des économistes sondés par Bloomberg.

Cette stabilisation, après un ralentissement en avril, s'explique en partie par une baisse des prix des carburants sous l'effet de mesures d'urgence décidées par le gouvernement, s'ajoutant à des subventions énergétiques instaurées en décembre.

Face à l'embardée de l'inflation avant même la guerre au Moyen-Orient, la Première ministre Sanae Takaichi avait adopté fin 2025 un plan de relance de 117 milliards d'euros pour aider ménages et entreprises, avec des subventions et rabais fiscaux sur l'énergie.

Des mesures renforcées par un plafonnement des prix du carburant à partir de mars.

Conséquence: les prix du gaz de ville et de l'électricité s'affichent en repli sur un an en mai. En intégrant les produits frais, l'inflation s'élève à 1,5%.

Enfin, en excluant produits frais et énergie, l'inflation a légèrement ralenti à 1,8%, au plus bas depuis quatre ans, sous l'effet notamment d'une baisse sur un an de 5,4% des prix du riz, leur premier repli depuis novembre 2022.

De nouvelles mesures sont attendues: le Parlement a adopté début juin une rallonge budgétaire de 19 milliards de dollars pour soutenir encore davantage les ménages confrontés à l'envolée des prix liée à la guerre en Iran.

Le gouvernement planche notamment sur un projet de suppression temporaire des taxes à la consommation sur l'alimentaire.

L'économie nippone est très dépendante des importations en hydrocarbures du Moyen-Orient, dont elle importait l'essentiel de son pétrole avant la guerre.

"Question de temps"

L'archipel, longtemps guetté par la déflation, est confronté depuis le printemps 2022 à une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%. Pour l'endiguer, la Banque du Japon (BoJ) a entamé en mars 2024 un resserrement de ses taux, après 10 ans de politique monétaire ultra-accommodante.

La BoJ a fortement relevé ses prévisions d'inflation lors de sa dernière réunion fin avril, face aux pressions liées à la guerre au Moyen-Orient. Pour les endiguer, la banque centrale a relevé mardi son taux directeur à 1%, au plus haut depuis 1995.

Une façon aussi de contrer le net affaiblissement du yen, qui renchérit le prix des produits importés.

Certes, Washington et Téhéran ont signé mercredi un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz: mais le retour à la normale de la circulation dans ce passage stratégique et de la production d'hydrocarbures dans la région devrait prendre du temps.

Surtout, "si le plafonnement des prix des carburants a jusqu'ici permis de contenir les prix à la consommation, la répercussion de la hausse des coûts de l'énergie sur les tarifs des services publics et autres biens devrait porter l'inflation aux alentours de 3,5 % d'ici début 2027 (hors produits frais et énergie)", estime Marcel Thieliant, analyste de Capital Economics.

Soit bien au-delà de la cible de 2% fixée par la BoJ.

"Aucun signe manifeste n'indique pour l'instant que la hausse des coûts de l'énergie entraîne une augmentation des prix des autres biens et services. Toutefois, ce n'est qu'une question de temps", insiste M. Thieliant.

"En mai, les prix à la production des biens manufacturés ont augmenté de 4,5% sur un an", et cette accélération ne devrait se répercuter sur les prix à la consommation "pleinement qu'à la fin de l'année", avertit-il.

"La répercussion de la hausse des prix du pétrole brut s'opère à un rythme relativement soutenu dans les transactions entre entreprises, ce qui pourrait entraîner une augmentation des prix pour un large éventail de produits", a d'ailleurs souligné mardi la banque centrale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Présence du scarabée japonais: appel à la vigilance en Valais

Publié

le

La présence de scarabées japonais inquiète le Service valaisan de l'agriculture qui appelle à la vigilance de la population (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le Service de l'agriculture du canton du Valais lance un appel à la vigilance au sujet du scarabée japonais. L'insecte originaire d'Asie est présent dans le Chablais et le Haut-Valais.

Ce scarabée peut voyager en tant que passager clandestin sur de longues distances, dans les voitures ou les trains. "Afin de contenir la propagation du nuisible, les voyageurs en provenance de zones à risques (Simplon, Tessin et nord de l’Italie) sont appelés à inspecter leurs bagages et véhicules pour y déceler la présence éventuelle dudit insecte", rappelle le Service valaisan de l'agriculture, dans un communiqué diffusé lundi.

Concrètement, toute personne qui trouve un insecte suspect doit l’attraper, le mettre dans un sachet fermé et le signaler au Service de l'agriculture. Cette année, les premiers individus ont été capturés dans la région de Viège entre le 8 et le 15 juin. La période de vol du scarabée japonais s’étend jusqu'en septembre.

Présent depuis 2023

Ce hanneton, originaire du Japon, menace fortement les cultures agricoles, les forêts et les espaces verts. Arrivé d’Italie du Nord, où il est présent depuis 2014, il a été observé en Valais, pour la première fois, en 2023, dans les communes de Simplon et Zwischbergen, puis, en 2024, dans la plaine du Rhône, entre Rarogne et Termen.

"Cet insecte se nourrit de plus de 400 espèces végétales", précise l'Etat du Valais. "Les adultes causent des dommages importants aux cultures en mangeant les feuilles, les fleurs et les fruits de différentes plantes, notamment des pommiers, des arbres fruitiers à noyau et de la vigne. Les larves se nourrissent de racines de diverses graminées".

Surveillé de près

Constituant une grave menace pour l’agriculture et l’environnement, le scarabée japonais est considéré comme un organisme de quarantaine prioritaire. "Il est par conséquent surveillé et combattu en Suisse, comme dans l’Union Européenne", rappelle le Service cantonal de l'agriculture.

Le Valais compte actuellement trois régions qui font l’objet d’un suivi. Du côté du Simplon, l’insecte ne peut probablement plus être éradiqué, mais sa propagation doit être limitée; entre Rarogne et Termen, le scarabée doit être éradiqué. Enfin, dans le Chablais, un foyer d'infestation a été découvert à Yvorne (VD). Une zone tampon a vu le jour. Pour l'instant, aucun individu n’y a été observé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Le loup pourrait être repoussé par des odeurs (étude de l'UniNE)

Publié

le

Les louves et loups reproducteurs, qui élèvent des petits, s’intéressent nettement plus aux marques olfactives étrangères (image symbolique). (© KEYSTONE/FABRICE COFFRINI)

La mise en place de barrières olfactives pour repousser le loup est à l'étude. L'Université de Neuchâtel s'est intéressée à la communication urinaire entre canidés et aux réactions d'une meute face au marquage d'un intrus.

"Les marques urinaires qu’un loup dépose le long de son territoire sont autant d’informations qu’il transmet sur son identité, son statut social, sa condition reproductive. Or, ce mode de communication, pourtant fondamental chez les canidés, reste très peu étudié scientifiquement", a indiqué l’équipe du Laboratoire de cognition comparée de l’Université de Neuchâtel (UniNE).

L'étude, soutenue par le Fonds national suisse (FNS), a été publiée dans la revue "Frontiers in Ethology". Entre avril et juin 2024, l’équipe de chercheurs a exposé cinq meutes réparties dans quatre parcs animaliers suisses à des stations olfactives placées à l’extérieur le long de leurs enclos.

"Ces stations consistaient en une plaque en aluminium fixée à 30 cm du sol, afin d’imiter la hauteur naturelle d’une miction en position surélevée. Les scientifiques ont déposé sur ces plaques trois millilitres d’urine de loup pour simuler la présence d’un congénère externe à la meute. Afin de distinguer une réaction spécifique d’une simple réponse à la nouveauté" de l'urine humaine a aussi été utilisée", a précisé le FNS dans un communiqué.

Les réactions de treize loups, dont six reproducteurs et sept non-reproducteurs, ont été enregistrées en continu par des caméras-pièges et analysées. Le résultat est clair: par rapport aux individus subordonnés ou juvéniles, les louves et loups reproducteurs, qui élèvent des petits, s’intéressent nettement plus aux marques olfactives étrangères.

Approche, reniflement, marquage urinaire ou fécal en retour: les comportements observés étaient essentiellement exploratoires. L’analyse des réactions montre que l’urine de loup a déclenché environ treize fois plus de ces comportements d’investigation que l’urine humaine chez les reproducteurs.

Encore plusieurs années de recherche

"Pour savoir quel type d’odeur utiliser, à quelle concentration, à quelle distance ou à quelle fréquence la renouveler pour maintenir une barrière efficace, nous devons d’abord étudier et comprendre ce qui se joue au niveau cognitif chez le loup au moment où il sent cette odeur. Ce n’est qu’ainsi qu’il deviendra ensuite envisageable de manipuler le signal et le rendre, par exemple, dissuasif", explique Gwendolyn Wirobski, spécialisée en comportement animal et cognition sociale chez les canidés, citée dans le communiqué.

Une collaboration avec un biochimiste est en cours. Elle vise à créer des profils olfactifs selon le sexe, l’âge et le statut social de l’animal, puis de tester l’effet de ces "fragrances" sur le comportement des loups dans des parcs animaliers, et à terme dans la nature.

"La testostérone, les ½strogènes, le cortisol: tous ces facteurs – et bien d’autres encore – jouent très probablement un rôle dans le message transmis. À nous de le décrypter", précise la chercheuse. Mais elle estime qu’il faudra encore plusieurs années de recherche avant que les scientifiques ne puissent proposer un outil fiable à déployer sur le terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Le taux de chômage s'affaisse sous les 3% en juin

Publié

le

Si le chômage a eu tendance à reculer en juin, le nombre de demandeurs d'emplois a suivi une courbe inverse. (archive) (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le marché de l'emploi s'est quelque peu détendu en juin, le taux de chômage reculant de 0,1 point pour s'établir à 2,9%. Le nombre de chômeurs a diminué de 1,8% ou 2524 personnes en glissement mensuel, mais augmenté de 8,6% sur un an.

Corrigé des variations saisonnières, le taux de chômage s'est maintenu à 3,1% d'un mois à l'autre, soulignent lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans son point de situation régulier.

Le nombre de jeunes de 15 à 24 ans au chômage a marginalement progressé, de moins de 40 personnes ou 0,3%, sans incidence sur un taux de désoccupation de 2,7%. Ce taux chez les 50-64 ans s'est amenuisé de 0,1 point de pourcentage à 2,6%.

Contrairement au nombre de chômeurs, celui des demandeurs d'emploi a progressé de 316 personnes, pour un taux maintenu à 4,8%.

Les dernières données disponibles indiquent que le nombre de personnes ayant épuisé leur droit aux indemnités de chômage en avril a reculé de 68 personnes sur un mois à 2569.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Culture

Sky rachète l'activité médias d'ITV

Publié

le

Le géant de l'audiovisuel britannique compte ainsi renforcer son positionnement dans le domaine de la vidéo à la demande. (archive) (© KEYSTONE/DPA/TOBIAS HASE)

Le groupe de médias britannique Sky a convenu de racheter les chaînes de télévision et la plateforme de vidéos en ligne ITVX de son compatriote ITV pour un montant pouvant atteindre 1,6 milliard de livres (1,7 milliard de francs),.

"La nouvelle entreprise disposera des ressources et des capacités technologiques nécessaires pour rivaliser plus efficacement avec les entreprises mondiales des médias et de la technologie présentes au Royaume-Uni", est-il souligné dans le communiqué.

Le montant de l'opération, qui concerne la branche Media & Entertainment (M&E) du groupe ITV, pourrait atteindre 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d'euros), dont 1,2 milliard en numéraire.

Sky s'est également engagé à investir 2,1 milliards de livres sur cinq ans dans les contenus d'ITV Studios, la branche de production audiovisuelle d'ITV, qui n'est pas concernée par le rachat.

"Il s'agit d'un moment décisif pour les médias britanniques et d'une opportunité de construire un avenir plus solide pour deux des marques les plus appréciées et les plus fiables du Royaume-Uni", a déclaré Dana Strong, directrice générale du groupe Sky, dans le communiqué.

L'opération devrait permettre de réaliser environ 200 millions de livres d'économies par an d'ici trois ans, selon le communiqué.

Les deux entreprises avaient annoncé en novembre 2025 être entrées en discussions préliminaires en vue de cette opération.

"La taille est plus cruciale que jamais pour rivaliser, au Royaume-Uni, avec les géants mondiaux du streaming et YouTube", souligne Sky, relevant que la nouvelle entreprise représentera "environ 20% de l'ensemble de la consommation télévisuelle à domicile au Royaume-Uni, se plaçant derrière la BBC et devant YouTube".

Sky est aujourd'hui la propriété du câblo-opérateur américain Comcast, qui a cependant annoncé le 29 juin la séparation de ses activités médias, incluant aussi sa filiale NBCUniversal.

Sky et NBCUniversal seront placés dans un nouveau véhicule coté, qui prendra le nom de NBCUniversal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

IA: le chef de l'ONU propose un Pacte pour la sécurité des enfants

Publié

le

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres estime que cette génération pourrait être la dernière à pouvoir réguler l'intelligence artificielle. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le secrétaire général de l'ONU veut un Pacte pour une IA sûre pour les enfants. En ouvrant le premier Dialogue mondial sur la gouvernance de cette technologie lundi à Genève, Antonio Guterres a estimé que cette génération pourrait être la dernière à pouvoir la réguler.

"Aucun enfant ne devrait être un cobaye d'une IA non régulée", a expliqué le secrétaire général devant des milliers de représentants des Etats - dont le conseiller fédéral Albert Rösti - du secteur privé et de la société civile. Selon lui, aucune entreprise ne devrait déployer un système d'intelligence artificielle (IA) accessible aux jeunes sans avoir testé la sécurité et sans surveillance indépendante.

Ces acteurs devraient retirer toute image pédopornographique fabriquée par l'IA. En cas de signes de détresse, le système devrait s'interrompre et connecter les enfants à un soutien humain réel.

Selon M. Guterres, les pays en développement devraient être aidés pour accéder à l'IA. Il va relayer à l'Assemblée générale de l'ONU ses recommandations pour un Fonds mondial sur cette question.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 18 minutes

Cambriolage d'Alain Prost à Nyon: cinq personnes mises en examen

Cinq personnes ont été mises en examen pour vol en bande organisée et séquestration après leur interpellation en France pour...

EconomieIl y a 28 minutes

Présence du scarabée japonais: appel à la vigilance en Valais

Le Service de l'agriculture du canton du Valais lance un appel à la vigilance au...

InternationalIl y a 30 minutes

Le centre de Téhéran bondé pour la procession funèbre de Khamenei

Une marée humaine est descendue lundi dans les rues de Téhéran pour saluer le cortège...

EconomieIl y a 37 minutes

Le loup pourrait être repoussé par des odeurs (étude de l'UniNE)

La mise en place de barrières olfactives pour repousser le loup est à l'étude. L'Université...

InternationalIl y a 44 minutes

"Où vas-tu, FIFA?", s'interroge Blatter après l'affaire Balogun

Sepp Blatter s'est étonné lundi de la suspension par l'instance du carton rouge infligé à...

SortiesIl y a 1 heure

Genève accueillera le retour d'Indochine en décembre 2026

Le groupe Indochine fera son retour en Suisse romande avec trois concerts exceptionnels à l'Arena...

EconomieIl y a 1 heure

Le taux de chômage s'affaisse sous les 3% en juin

Le marché de l'emploi s'est quelque peu détendu en juin, le taux de chômage reculant...

CultureIl y a 1 heure

Sky rachète l'activité médias d'ITV

Le groupe de médias britannique Sky a convenu de racheter les chaînes de télévision et...

InternationalIl y a 1 heure

Une investigation urgente sur El-Obeid mandatée à l'ONU à Genève

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a mandaté les enquêteurs indépendants internationaux pour...

SuisseIl y a 2 heures

EBS: "Je ne veux pas être conseillère fédérale jusqu'à 70 ans"

Le financement de la 13e rente AVS, la numérisation qui piétine ainsi que la hausse...