Découvrez les chimères cachées dans les rues de Genève
De mystérieuses créatures, les chimères, se cachent dans les rues de Genève. Explorez ces trésors cachés grâce à la plateforme HyperCity.
Découvrez les chimères cachées dans les rues de Genève
De mystérieuses créatures, les chimères, se cachent dans les rues de Genève. Explorez ces trésors cachés grâce à la plateforme HyperCity.
Le saviez-vous ? De mystérieuses créatures, les chimères, se cachent dans les rues de Genève. Ces êtres légendaires, au corps de lion, de chèvre et de serpent, ne sont pas seulement mythologiques. Ils ornent certains monuments et édifices de la ville, comme près du monument aux Français ou à l'entrée du métro-shopping de la gare Cornavin. Grâce à la plateforme HyperCity, les curieux peuvent explorer ces trésors cachés à l'aide de cartes en ligne et de récits audio. Cette initiative permet de découvrir une facette méconnue de la cité de Calvin, soulignant les liens historiques et culturels profonds entre l'Orient et l'Occident. Une invitation à redécouvrir le patrimoine genevois sous un nouvel angle.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Bonjour Anne. Bonjour Fred. Vous savez qu'il y a une chimère tout près de nous. Vous voulez dire ces animaux fabuleux avec le corps d'un lion, d'une chèvre et de serpent, c'est ça ? Ce sont des créatures ailées aussi, parfois, oui. Et sachez qu'on en compte une quarantaine à Genève. Il y en a, par exemple, tout près là, sur le monument aux Français de Genève et aux volontaires morts pour la France. Il y a aussi les sphinx femelles que l'on trouve à l'entrée du métro shopping sous la gare Cornavin, et vous pouvez aller les repérer, les chercher, essayer de les dénicher dans Genève grâce à HyperCity.
Ça, c'est le projet qui permet de découvrir Genève avec des cartes en ligne. Exactement. La plateforme propose soit de lire les récits, soit de les écouter en podcast. Pour cette édition sur les créatures fascinantes, deux parcours sont proposés. Et d'où viennent les chimères ? Alors, leur origine remonte à il y a près de 5 000 ans en arrière, en Égypte. Notre collègue Solène Revillard a rencontré Nick Olmi. Il est coordinateur de la médiation culturelle numérique aux bibliothèques municipales et coordinateur de la plateforme HyperCity.
En Égypte, le sphinx était masculin. Il alliait à la fois quelque chose de l'ordre de la férocité animale, mais aussi de l'ordre de la raison et de la sagesse humaine. Il avait une fonction relativement tranquille, c'était un gardien de tombeau. Puis via tout le commerce avec les peuples du Moyen-Orient, 2 000 ou 3 000 ans plus tard, les Grecs quelque part s'en emparent et ils réinventent ce personnage, ils lui mettent des ailes, ils le féminisent, lui font pousser des seins. Donc ça devient un sphinx femelle et ils lui changent de nature, ce n'est plus un gardien tranquille de tombeau, ça devient une créature énigmatique qui incarne tout ce qu'on n'arrive pas à comprendre, et ce qu'on n'arrive pas à comprendre d'une manière assez menaçante.
Et ces créatures apparaissent à la fin du Moyen Âge à Genève. Oui, et d'ailleurs, elles occupent souvent une place assez importante en ville. C'est vrai que leur place, elle est beaucoup apparue juste au moment où je faisais allusion à Genève à basse fortification. Donc c'est là que Genève se dote de toute cette ceinture de boulevards, ce qu'on appelle la ceinture phasiste. Alors ceinture parce que ça fait le tour autour de la Genève ancienne, phasiste parce que c'était James Fazy qui était le grand promoteur de tout ça. Et donc dans ces espaces qui à la fois sont très larges, assez vides, assez mises en avant, donc ça devient une sorte de nouvelle vitrine aussi de la Genève moderne. C'est beaucoup là que ces êtres apparaissent.
Elles sont placées en hauteur pour protéger contre les forces du mal. Oui, exactement, mais aussi pour nous rappeler nos liens avec l'histoire et aussi les cultures orientales. D'ailleurs, écoutez ce qu'en pensent les utilisateurs. Ah oui, je vois. Je Genève différemment. Je ne me rendais pas compte qu'il y avait tout ça. Je ne me rendais pas compte qu'il y avait des racines qui partent si loin, si loin dans le temps, mais si loin dans des dans des lieux éloignés aussi de cette cette interconnexion des cultures aussi, là typiquement avec les chimères, cette interconnexion Orient-Occident qui est tellement forte dans notre culture et qu'on a un peu tendance à à oublier en se disant, ben, on vient, notre culture vient de la Grèce antique et puis la Renaissance qui la redécouvre, donc à être très occidentale centrée, alors qu'en fait, notre culture quotidienne a tellement de racines orientales aussi. Donc, enfin, à revoir un peu tout ce que l'on croit devenu banal et devenu sans surprise.
En tout cas, rendez-vous sur la plateforme HyperCity pour en savoir plus ainsi que sur Radiolac.ch, si vous voulez plus d'infos. Et moi, je pars à la chasse aux chimères ! Merci Yann.
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