Rejoignez-nous

Suisse

Parlement valaisan: les comptes 2025 du Canton sous la loupe

Publié

,

le

Conseillère d'Etat en charge des finances et de l'énergie, Franziska Biner devra défendre les comptes 2025 de l'Etat du Valais durant toute la semaine, au Grand Conseil (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil valaisan va vivre une semaine au rythme de l'étude des comptes 2025 de ses cinq départements. Ceux-ci ont bouclé, l'an dernier, sur un léger bénéfice (+ 0,08%). Une situation qui réjouit et inquiète à la fois le Parlement.

L'exercice affiche un excédent de revenus de 3,9 millions pour des charges records de 4,76 milliards de francs et un excédent de financement de 6,4 millons de francs.

Contrairement aux prévisions budgétaires, aucun prélèvement n'a dû être effectué dans le fonds de compensation des fluctuations de recettes, ni dans la réserve de politique budgétaire qui a même pu être augmentée de 25 millions de francs.

Recettes fiscales en hausse

Le fonds dédié aux grands projets d'infrastructures du XXIe a vu sa dotation être alimentée à hauteur de 35,5 millions de francs. A fin 2025, ces trois fonds possédaient des réserves pour 733 millions de francs.

En ce qui concerne les recettes, la fiscalité a permis d'engranger 106,3 millions de francs de plus que budgétisé pour atteindre 1,74 milliard de francs. Concernant les charges, les événements de Blatten auront coûté 16,5 millions de francs à l'Etat du Valais, l'an dernier. En 2025, les charges liées au personnel de l’Etat ont augmenté de 62,7 millions (+5,4%) et les subventions versées par l’Etat ont affiché une hausse de 121,5 millions (+7%).

Une année exceptionnelle mais...

Lors du débat d'entrée en matière, lundi, les divers chefs de groupe ont pris la parole. Sonia Tauss-Cornut (PLR) a salué "un résultat qui repose principalement sur des recettes exceptionnelles ou difficilement reproductibles" avec une hausse de la manne fiscale de 106 millions de francs, 81 millions provenant de la BNS et 20 millions liés aux billets de banque non échangés de la sixième série. Une analyse partagée par Romano Amacker (UDC du Haut-Valais): "Un petit excédent ne doit pas masquer la réalité."

"Ne confondons pas une année exceptionnelle avec une tendance durable", a encore souligné Sonia Tauss-Cornut. Un avis partagé par Aron Pfammatter (Le Centre du Haut-Valais). Ce dernier a plaidé pour un allégement annuel du budget cantonal de 200 millions de francs.

"La bonne santé de notre économie"

Grégory Logean (UDC du Valais romand) a rappelé que les charges avaient tendance à progresser plus rapidement que les recettes, depuis plusieurs années.

Pour Nathan Bender (Le Centre du Valais romand), "l'élément le plus marquant de ces comptes concerne les revenus, avec plus de 100 millions de francs de recettes supplémentaires. C'est (ndlr: ainsi) avant tout la bonne santé de notre économie qui soutient les finances cantonales." Le Centriste s'est dit préoccupé par le faible niveau d'investissements de Canton du Valais. Pour Martin Kalbermatter (NEO), "les recettes fiscales ont été sous-estimées."

Critiques écologistes

A gauche, selon Emmanuel Revaz (Les Vert-e-s), l'Etat du Valais présente une nouvelle fois en 2025 une situation financière solide, pierre angulaire de la bonne marche de notre canton. L'écologiste s'est également montré critique, notamment par rapport aux écarts entre le budget et les comptes, au niveau le plus bas depuis une quinzaine d'années des investissements, le nombre élevé de mandats assumés par des tiers et la lenteur de déploiement du dossier Rhône 3.

Enfin, Emilie Teixeira - la nouvelle cheffe du groupe PS - a souligné que le Canton bouclait pour la 10e année consécutive dans les chiffres noirs, mais faisait aussi preuve de prudence excessive entre l'établissement du budget et la réalité des comptes. Par ailleurs, "les catastrophes naturelles ne sont plus des surprises, elles doivent pouvoir être prise en compte de manière anticipée."

Les comptes seront étudiés toute la semaine, département par département, avant un vote final agendé à vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Festi'neuch: 60'000 personnes en fête sur les Jeunes-Rives

Publié

le

Festi'neuch a bénéficié d'une météo très favorable pour cette 25e édition (archivs). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La 25e édition de Festi'neuch s'est déroulée sans problème sécuritaire ou sanitaire majeur. Les 60'000 festivaliers étaient heureux de retrouver des icônes et des artistes en ascension sur les Jeunes-Rives de Neuchâtel.

"On a tourné la page et le public a vu que l'on avait encore augmenté notre sécurité", a déclaré dimanche Antonin Rousseau, directeur, en faisant référence à l'évacuation de l'an dernier, en lien avec une tempête. "Notre sécurité est au service de la fête. Elle permet que l'émotion augmente, mais que rien ne déborde", a-t-il ajouté.

Cela a été le cas, même lors de concerts avec des artistes assez énergétiques le vendredi soir et avec un public assez jeune. "Nous n'avons eu aucune personne à l'infirmerie pour alcoolisation", a ajouté Antonin Rousseau.

Le public a pu aussi bien savourer des concerts d'artistes en ascension et que ceux de figures emblématiques, comme Vanessa Paradis ou Jean-Louis Aubert. La 26e édition de Festi’neuch aura lieu du 10 au 13 juin 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

Publié

le

Les syndicats et la gauche, ici avec Arnaud Bouverat, co-président du comité unitaire, ont réussi à faire passer l'une des deux initiatives sur le salaire minimum. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.

Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec environ 49% des suffrages, contre 46% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.

Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, là aussi avec un nombre significatif de bulletins blancs (plus de 12'000).

Reste désormais à savoir ce qu'il adviendra de ce salaire minimum vaudois, sachant que l'initiative législative et son contre-projet ont été refusés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Refuser l'uniforme en 1989: récit d'un réfractaire à l'armée

Publié

le

"Lioba", la mascotte de l'équipe suisse de football, en campagne pour l'initiative "Pour une Suisse sans armée" en 1989 (archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Jusqu'en 1996, tout homme suisse était soumis à un service militaire obligatoire. Marcel*, "grande gueule anarcho-gauchiste", s'y est refusé. Son insoumission le conduira en prison. Il nous raconte son combat avant tout politique.

Marcel se politise très jeune, explique-t-il dans un entretien accordé à Keystone-ATS. Pour lui, avoir une armée en Suisse est ridicule. "La Suisse doit uniquement promouvoir la paix, et non préparer la guerre." Les seules fois où l'armée a tiré, c'était contre son propre peuple, en 1932 à Genève lors d'une manifestation antifasciste, se souvient-il.

Toutefois, Marcel entre dans l'armée à 20 ans "pour ne pas avoir d'emmerdes". De plus, il vient de terminer son CFC en électronique. Dans ce domaine, la plupart des entreprises sont alors liées à la Confédération ou à l'armée. Et refuser de faire l'armée entraîne des conséquences sur l'emploi.

Déserteur

Il déserte après 33 jours d'école de recrues. "Trop débile", raconte-t-il. Il voudrait plutôt s'engager au service de la société. Il rêve déjà d'un service civil pour la cohésion nationale, et serait encore prêt aujourd'hui à y retourner. Il écrit alors une lettre au Département militaire, maintenant Département fédéral de la défense, expliquant son refus de servir.

Il retourne à la vie civile et travaille pour des entreprises de construction ou encore au CHUV. Un an et demi plus tard, il est convoqué au tribunal militaire de Rolle (VD).

Ce jour-là, au lieu de laisser parler son avocat commis d'office, il se lève et s'explique au juge. Il n'a pas de conflit de conscience et peut porter une arme. "Je suis là pour des raisons politiques", dit-il devant les juges.

"Je voulais faire de la prison. Sinon rien n'aurait bougé", confie-t-il quarante ans plus tard. Le président, un lieutenant-colonel, le condamne à dix mois de prison. Il n'en fera que six.

Obtenir ce qu'on veut

"J'étais content pour lui", témoigne un ami. "Il a obtenu ce qu'il voulait et était vraiment prêt à aller en prison pour ses convictions."

A l'époque, se souvient cet ami, l'armée n'acceptait pas facilement un refus de servir. Il fallait le motiver, le prouver et tenir sur le long terme face à la pression de l'armée.

Au final, une condamnation était une victoire pour un objecteur de conscience. Elle lui donnait raison.

Dans de rares cas, surtout au début des années 1990, les objecteurs échappaient à une peine de prison. Certains étaient déclarés inaptes au service par la justice militaire. D'autres restaient toutefois dans une situation incertaine et pouvaient être rappelés à leurs obligations, ou risquer une nouvelle procédure.

Une "grande gueule" qui se tait

Le 6 novembre 1989, Marcel entre en prison. "Pas tranquille." Faute de prison militaire, il se retrouve dans une prison civile à côtoyer tout type de criminels de droit commun.

"J'étais jeune, j'avais 21 ans, je ne connaissais rien à la vie de prison. Je me suis dit 'il va falloir fermer sa gueule' pour n'énerver personne."

Et c'est ce qu'il fait les premiers jours. Puis, il apprend vite qu'il n'y a aucun souci à discuter avec les autres prisonniers, mais qu'il faut rester neutre sur ses avis.

Quelques détenus lui expliquent la hiérarchie de la prison: le petit fretin tombé pour de l'herbe; les gens qui sont là pour des choses sérieuses comme un meurtre; et au sommet le "big boss", un transporteur de drogue.

Mais "nous, les gars de l'armée, nous n'étions pas dans cette hiérarchie. Pour les autres détenus, nous n'avions rien à faire là".

1989: vote sur l'armée et mur de Berlin

1989, c'est aussi l'année de la chute du mur de Berlin. Et du vote sur l'initiative populaire "Pour une Suisse sans armée et pour une politique globale de paix". Marcel s'en souvient bien: "J'étais en tôle."

Son père, pourtant favorable à l'armée, vote pour l'initiative. Comme plein de connaissances. "Il fallait que les choses bougent, que les gens se sentent impliqués." 35,6% des votants disent oui. Un chiffre qui reste ancré dans la mémoire de Marcel.

"Ce vote a tout changé. Je n'étais plus un débile qui pense pouvoir changer les choses. Ça a été une claque des deux côtés. On n'avait jamais imaginé faire un tel score." Cela a aussi légitimé le Groupement pour une Suisse sans armée (GsSA).

Tout change

Et le camp bourgeois bouge immédiatement ensuite. Ce vote lui force la main sur le service civil. Ces événements politiques donnent également à Marcel "un moral de dingue" pour être en prison. Il a le sentiment d'avoir "fait juste".

Après deux rejets du service civil, en 1977 et en 1984, l'opinion publique change. Les sanctions contre les objecteurs de conscience sont de plus en plus mal perçues par la société. La Suisse, pourtant attachée aux droits humains, est également critiquée à l'international. Plusieurs pays en Europe ont alors déjà introduit un service civil.

En 1992, les Suisses acceptent finalement par 82,5% l'introduction d'un service civil pour les objecteurs de conscience. Cette année-là, 207 hommes débutent une peine de prison. Entre 1984 et 1991, ce chiffre variait entre 471 et 323, selon les chiffres transmis par l'Office fédéral de la statistique.

Le service de remplacement est finalement introduit le 1er octobre 1996. 66 sont encore emprisonnés pour refus de servir, désertion, insoumission ou inobservation d'une convocation au service militaire.

Devant des portes fermées

En sortant de prison, Marcel se retrouve devant des portes fermées. Plusieurs emplois lui passent sous le nez, notamment chez le prédécesseur de Swisscom. "Je suis sorti premier du concours d'entrée, mais j'ai été recalé, parce que j'avais refusé de faire l'armée. Il y avait un blocage net par les entreprises."

"Je ne regrette pas. Mais je ne le referais pas comme ça. C'est six mois de perdus, où tu peux faire des choses utiles pour la société." Marcel repense de temps en temps à cette période de sa vie et en parle avec plaisir.

* prénom d'emprunt

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Bâle-Ville introduit une part quasi généralisée d'impôt à la source

Publié

le

Pour les salariés bâlois, l'impôt à la source sur le revenu deviendra une généralité. Seuls les employés des entreprises de moins de 50 collaborateurs seront exemptés de ce forfait (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Bâle-Ville devrait introduire un forfait quasi généralisé d'impôts retenus à la source. Seules les plus petites entreprises en seront exemptées. Les citoyens bâlois ont approuvé dimanche en première suisse une modification de la loi fiscale en ce sens.

Les votants ont adopté le texte proposé par leurs autorités à une majorité de 53,4%, selon les résultats du vote par correspondance. Désormais, 10% du salaire devrait être ponctionné directement à Bâle. Dans les deux communes indépendantes du canton-ville, Riehen et Bettingen, le forfait directement déduit du salaire sera de 5%.

Bâle-Ville fait aussi oeuvre de pionnier dans la gestion des pigeons. Ses citoyens ont approuvé à 67,7% un contre-projet prévoyant l'installation de cinq pigeonniers pendant quatre ans pour réduire la population de ces oiseaux dans les zones les plus fréquentées. Ils ont rejeté à 63,8% une initiative exigeant des mesures plus contraignantes pour réduire cette population de moitié

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Reconnaissance des aînés dans la Constitution neuchâteloise

Publié

le

Le nouvel article donne mandat à l'Etat et aux communes neuchâteloises de prendre en compte les aînés dans leurs besoins, en particulier en les consultant sur les sujets qui les concernent (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La population neuchâteloise a accepté très largement dimanche l'introduction d'une disposition sur le droit des aînés dans la Constitution cantonale. Une partie de la droite s'opposait à cet objet, mais n'a pas fait campagne sur le sujet.

Les citoyens neuchâtelois acceptent ce nouvel article constitutionnel à 82,65%. Le taux de participation s'élève à 41,46%.

La Constitution neuchâteloise aura à l'avenir un nouvel article qui précise que l'Etat et les communes veillent à favoriser la participation, l’autonomie, la qualité de vie et le respect de la personnalité des aînées et des aînés. Le projet s'inspire d'articles existants dans les Constitutions genevoise et fribourgeoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

CultureIl y a 6 minutes

Festi'neuch: 60'000 personnes en fête sur les Jeunes-Rives

La 25e édition de Festi'neuch s'est déroulée sans problème sécuritaire ou sanitaire majeur. Les 60'000 festivaliers étaient heureux de retrouver...

EconomieIl y a 44 minutes

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum....

InternationalIl y a 55 minutes

Cdm: Alessandra Keller 3e à Leogang

La Suissesse Alessandra Keller s'est hissée au 3e rang dimanche lors de la troisième manche...

SuisseIl y a 1 heure

Refuser l'uniforme en 1989: récit d'un réfractaire à l'armée

Jusqu'en 1996, tout homme suisse était soumis à un service militaire obligatoire. Marcel*, "grande gueule...

Suisse RomandeIl y a 1 heure

[ITW] Action sur le Léman: «Le but était de dénoncer la complicité de la Suisse»

Une vingtaine d’embarcations ont navigué sur le Léman en marge du sommet du G7 à...

GenèveIl y a 2 heures

Genève: suspens pour l'interdiction les signes religieux aux élus

Le suspens est entier à Genève au sujet de l'interdiction pour les élus d'arborer des...

SuisseIl y a 2 heures

Bâle-Ville introduit une part quasi généralisée d'impôt à la source

Bâle-Ville devrait introduire un forfait quasi généralisé d'impôts retenus à la source. Seules les plus...

SuisseIl y a 2 heures

Reconnaissance des aînés dans la Constitution neuchâteloise

La population neuchâteloise a accepté très largement dimanche l'introduction d'une disposition sur le droit des...

SuisseIl y a 3 heures

Les Suisses rejettent l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions"

Les Suisses ont rejeté dimanche l'initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions", selon une...

SportIl y a 3 heures

Football: Infantino rend hommage aux victimes de Crans-Montana

Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a évoqué le drame de...