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Culture

À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir

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La création vidéo de l'artiste alémanique Miriam Laura Leonardi se reflère dans les vitres du Pavillon suisse à la Biennale de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.

Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.

Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.

Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.

La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".

Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.

Dialogue exigeant avec les curateurs

Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".

Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.

L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"

Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.

Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

À Locarno, le producteur de "Sailor et Lula" récompensé

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Le réalisateur David Lynch et l’actrice Isabella Rossellini lors de la remise de la Palme d’or à Cannes en 1990 pour le film mythique "Sailor et Lula". (© KEYSTONE/AP/GILBERT TOURTA)

Le Festival du film de Locarno distinguer un producteur pionnier des clips, des séries et du cinéma indé. L'Islandais Sigurjón "Joni" Sighvatsson, à qui l'on doit notamment "Sailor et Lula", recevra le Prix Rezzonico

Cofondateur de Propaganda Films, il a produit plus de 60 films et séries, de "Twin Peaks" à "Beverly Hills 90210", lit-on dans un communiqué du Festival mardi. Il a également collaboré avec des réalisateurs comme David Lynch, Kathryn Bigelow ou Spike Jonze, contribuant à définir "une esthétique marquante du cinéma contemporain".

Il viendra aussi présenter deux de ses productions."Sailor et Lula" (1990) de David Lynch réunit Nicolas Cage, Laura Dern, Willem Dafoe et Isabella Rossellini. Le film suit un couple en fuite dans une Amérique violente et fantasque, sur fond de road movie mêlé de romance et de surréalisme.

Zidane sur la musique de Mogwai

Quant à "Zidane, un portrait du XXIe siècle" (2006) de Philippe Parreno et Douglas Gordon, ce film ne repose pas sur un casting traditionnel. Il se concentre exclusivement sur le footballeur français Zinédine Zidane, filmé en temps réel durant un match du Real Madrid contre Villarreal en 2005, accompagné par la musique du groupe Mogwai.

Le Prix Raimondo Rezzonico sera décerné au producteur islandais sur la Piazza Grande le 6 août, lors de la prochaine et 79e édition du Festival.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Muséum d'Histoire Naturelle de Genève à la rescousse de ses collections

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Le Muséum confiné. Photo: AG

[Info Radio Lac] Cela fait près de 10 mois que ses trésors sont confinés. Le Muséum d'Histoire Naturelle de Genève lutte toujours contre son infestation par la vrillette du pain. L'institution a présenté sa stratégie de sortie de crise. Et ce n'est qu'en 2028 que le Musée pourra rouvrir ses portes après une opération de sauvegarde inédite. Reportage dans les galeries.

Reportage au Muséum d'Histoire Naturelle

C'est dans la galerie "Faune de Suisse" que l'infestation a été découverte en septembre 2025. Depuis, le musée est confiné. Pour protéger le patrimoine et les plus de 38 000 spécimens en péril, des mesures d'urgence ont été prises, telles que de la congélation, des traitements ciblés mais aussi la mise en place de pièges, pour monitorer, c'est-à-dire décompter, l'évolution du développement de la vrillette.

"La situation est sous contrôle, pour rappel, elle a été détectée en septembre 2025. Une cellule de crise a été activée immédiatement. On attendait la poursuite du cycle de l'animal notamment le printemps pour voir où en était la population au sein du Muséum. On a pu confirmer que dans la galerie consacrée à la Faune de Suisse il y avait encore un certain nombre d'individus qui nécessitaient des mesures très particulières notamment pour mettre en sécurité et assainir les spécimens exposés", explique le Directeur du Muséum, Arnaud Maeder.

Photo: AG

Sortie de crise

Arnaud MaederDirecteur du MHNG

A l'intérieur, les lumières sont éteintes pour laisser fonctionner les pièges : "C'est comme la nuit au Musée, sauf que tout le monde travaille d'arrache pied", lance Nelly Cauliez, conseillère en conservation du patrimoine en éclairant d'une lampe torche les galeries.

Face à l'ampleur des techniques nécessitant la désinfestation complète du Musée ainsi que le déplacement des collections pour leur traitement une proposition de crédit destinée à financer le programme de sauvegarde des collections et d'assainissement du bâtiment a été déposée en urgence au Conseil municipal et présentée en commission. Elle s'élève à près de 30 millions de francs sur dix ans et devra être débattue au parlement.

 

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Idris Elba: un James Bond noir "a toujours été irréaliste"

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L’acteur Idris Elba est désormais trop "vieux" pour incarner James Bond. (© Keystone/Invision/AP/Andrew Park)

L’acteur britannique Idris Elba affirme qu’il ne s’est jamais imaginé succéder à James Bond en raison de la couleur de sa peau, contrairement à des années de rumeurs persistantes. "J’ai toujours trouvé cela irréaliste", a-t-il déclaré au magazine GQ.

Selon lui, un acteur noir dans le rôle de l’agent secret 007 ne passerait "tout simplement pas dans certains marchés". "Bond est un personnage mondial", a-t-il expliqué. "Et tout le monde ne serait pas prêt à accepter un homme noir, un homme africain, dans le rôle de Bond." "Ce n’est pas ce qu’ils aiment dans leur culture. Point final."

Idris Elba a grandi à Londres. Ses parents viennent de Sierra Leone et du Ghana. L’acteur britannique a joué notamment dans les séries "The Wire" et "Luther". Grâce à son charisme et à son aura, certains fans l’ont longtemps imaginé comme le premier James Bond noir. Les rumeurs concernant sa succession de Daniel Craig ont circulé pendant plus de dix ans, malgré ses démentis répétés. Le mois dernier, il avait déjà déclaré au magazine "People" qu’il était désormais trop âgé pour le rôle.

Pas de James Bond 'woke'

"James Bond a été écrit ainsi pour une raison", a déclaré Idris Elba. Les rumeurs, toutefois, l’ont flatté. À propos d’éventuelles évolutions du personnage, il a ajouté: "Bond est déjà tellement irréaliste qu’un peu de réalisme ne fait pas de mal, mais il ne faut pas essayer de le rendre 'woke'. Je pense qu’il faut rester fidèle à ce que c’est: du divertissement."

La productrice Barbara Broccoli avait déjà exclu il y a plusieurs années que Bond puisse être interprété par une femme, tout en restant ouverte à un changement d’origine ethnique. "Il doit être britannique, et être britannique peut concerner toutes les ethnies", avait-elle déclaré en 2021 au Hollywood Reporter.

Rumeurs autour du mari de Dua Lipa

On ne sait toujours pas qui succédera à Daniel Craig dans le rôle de 007. La presse britannique avance régulièrement de nouveaux favoris.

Parmi les noms évoqués figurent Henry Cavill, Tom Hardy, Richard Madden et Aaron Taylor-Johnson. L’acteur Regé-Jean Page, connu pour Bridgerton, a aussi été cité comme potentiel premier James Bond noir. Le nom de Callum Turner, récemment marié à la popstar Dua Lipa, revient également souvent dans les rumeurs.

Le prochain film James Bond sera réalisé par Denis Villeneuve. Le dernier opus, "No Time to Die", avec Daniel Craig, est sorti en 2021.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Plage des Six-Pompes: 125 représentations en août

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En 2025, La Plage avait attiré entre 10'000 et 12'000 personnes par jour (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

La Plage des Six Pompes va proposer plus de 125 représentations du 3 au 8 août à La Chaux-de-Fonds. Les 55 compagnies vont animer les rues de la ville avec un focus notamment sur le jeune public ou les projets de cirque déjantés.

"Cette édition 2026 se distingue par la variété des thématiques abordées qui témoignent de la richesse des arts de la rue et des questionnements artistiques actuels. À La Plage, on pose tout sur le bitume: le deuil, la rage, la grossophobie, la poésie humaine, l'espoir et l'amour sous toutes ses formes", ont indiqué mardi les organisateurs.

Du théâtre à la danse en passant par le cirque et le clown, la manifestation va proposer une variété de spectacles. Trois créations sont spécialement destinées au jeune, voire au très jeune public, avec un spectacle olfactif pour les tout-petits.

En 2025, le festival avait attiré entre 10'000 et 12'000 personnes par jour à La Chaux-de-Fonds.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Springsteen ouvre un musée dédié à la musique américaine

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Bruce Springsteen et Sheryl Crow se produisent lors de la deuxième soirée de "Music America: The Songs that Shaped Us" vendredi dernier à l’OceanFirst Bank Center de la Monmouth University, à West Long Branch, dans le New Jersey. (© KEYSTONE/AP/Charles Sykes)

Bruce Springsteen ouvre dans son New Jersey natal un musée consacré à la musique américaine, à quelques kilomètres de la mythique promenade du Jersey Shore. "Il est ici parce que je viens d’ici et que j’y vis", a confié le chanteur au New York Times.

Le Bruce Springsteen Center for American Music ouvrira ses portes sur le campus de la Monmouth University à Long Branch samedi 13 juin. Cette date n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle coïncide avec le lancement officiel des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

Le projet se présente ainsi comme une alternative aux événements organisés à Washington par le président Donald Trump, qui comprennent notamment un défilé militaire, un rassemblement politique et une soirée d’arts martiaux à la Maison-Blanche le 14 juin, jour du 80e anniversaire du magnat de l’immobilier.

Le musée de Springsteen sera installé dans un bâtiment de 50 millions de dollars conçu par le cabinet d’architecture CookFox de New York. Il s’agit d’une nouvelle étape pour le musicien qui, au cours d’une carrière s’étendant sur sept décennies, a signé des centaines de chansons, donné des milliers de concerts, présenté un spectacle à Broadway, publié une autobiographie, inspiré un biopic et reçu il y a dix ans la Médaille présidentielle de la Liberté des mains de l’ancien président Barack Obama.

Frank Sinatra, autre "fils du New Jersey"

Compte tenu de cette immense empreinte culturelle, le centre aurait facilement pu devenir un monument à la gloire du "Boss". Mais ce n’était pas l’intention de Springsteen. Parmi les centaines d’objets exposés, plus de la moitié sont liés à d’autres artistes, notamment Frank Sinatra, autre "fils du New Jersey", dont un smoking est présenté au public. On pourra également y voir une guitare de Johnny Cash, une trompette de Louis Armstrong ou encore un costume de Lady Gaga...

Les admirateurs de Springsteen y trouveront aussi des pièces emblématiques: la veste en cuir portée sur la pochette de l’album Born to Run, le célèbre chapeau rouge visible dans la poche arrière du jean sur la couverture de Born in the U.S.A., ainsi que la guitare acoustique Gibson originale utilisée pour l’album Nebraska.

Comme le son du E Street Band puise dans de nombreuses traditions musicales américaines, le centre célèbre les multiples genres qui ont façonné la musique des États-Unis. "Je me considère comme un petit maillon d’une longue chaîne", a expliqué Springsteen. "On prend le drapeau et on le porte pendant un bout de chemin. Puis on le transmet à la génération suivante. Le centre raconte précisément cette transmission".

Deux jours de concert

L’inauguration a été précédée de deux jours de concerts réunissant, outre Springsteen, Sheryl Crow, Jon Bon Jovi, Jackson Browne, Rosanne Cash, Public Enemy, Gary Clark Jr., Keb’ Mo’ et Valerie June. Les artistes ont interprété des morceaux de Woody Guthrie, Elvis Presley, Patsy Cline, Neil Young et, bien sûr, de Springsteen lui-même.

Il s’agissait d’un véritable voyage à travers l’histoire de la musique américaine, rendu possible grâce à des artistes ayant offert bénévolement leur participation. "C’est ce qui aurait dû être organisé pour tout le pays et ce qui aurait mérité de se tenir sur le National Mall", a déclaré Bruce avec une pointe de polémique. "C’est pourquoi il est agréable que cela se produise malgré tout".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / ans

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