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Suisse

Refuser l'uniforme en 1989: récit d'un réfractaire à l'armée

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Le 26 novembre 1989, la Suisse vote sur l'initiative "Pour une Suisse sans armée". A la surprise générale, le texte obtient 35,6% de oui (archives). (© KEYSTONE/STR)

Jusqu'en 1996, tout homme suisse était soumis à un service militaire obligatoire. Marcel*, "grande gueule anarcho-gauchiste", s'y est refusé. Son insoumission le conduira en prison. Il nous raconte son combat avant tout politique.

Marcel se politise très jeune, explique-t-il dans un entretien accordé à Keystone-ATS. Pour lui, avoir une armée en Suisse est ridicule. "La Suisse doit uniquement promouvoir la paix, et non préparer la guerre." Les seules fois où l'armée a tiré, c'était contre son propre peuple, en 1932 à Genève lors d'une manifestation antifasciste, se souvient-il.

Toutefois, Marcel entre dans l'armée à 20 ans "pour ne pas avoir d'emmerdes". De plus, il vient de terminer son CFC en électronique. Dans ce domaine, la plupart des entreprises sont alors liées à la Confédération ou à l'armée. Et refuser de faire l'armée entraîne des conséquences sur l'emploi.

Déserteur

Il déserte après 33 jours d'école de recrues. "Trop débile", raconte-t-il. Il voudrait plutôt s'engager au service de la société. Il rêve déjà d'un service civil pour la cohésion nationale, et serait encore prêt aujourd'hui à y retourner. Il écrit alors une lettre au Département militaire, maintenant Département fédéral de la défense, expliquant son refus de servir.

Il retourne à la vie civile et travaille pour des entreprises de construction ou encore au CHUV. Un an et demi plus tard, il est convoqué au tribunal militaire de Rolle (VD).

Ce jour-là, au lieu de laisser parler son avocat commis d'office, il se lève et s'explique au juge. Il n'a pas de conflit de conscience et peut porter une arme. "Je suis là pour des raisons politiques", dit-il devant les juges.

"Je voulais faire de la prison. Sinon rien n'aurait bougé", confie-t-il quarante ans plus tard. Le président, un lieutenant-colonel, le condamne à dix mois de prison. Il n'en fera que six.

Obtenir ce qu'on veut

"J'étais content pour lui", témoigne un ami. "Il a obtenu ce qu'il voulait et était vraiment prêt à aller en prison pour ses convictions."

A l'époque, se souvient cet ami, l'armée n'acceptait pas facilement un refus de servir. Il fallait le motiver, le prouver et tenir sur le long terme face à la pression de l'armée.

Au final, une condamnation était une victoire pour un objecteur de conscience. Elle lui donnait raison.

Dans de rares cas, surtout au début des années 1990, les objecteurs échappaient à une peine de prison. Certains étaient déclarés inaptes au service par la justice militaire. D'autres restaient toutefois dans une situation incertaine et pouvaient être rappelés à leurs obligations, ou risquer une nouvelle procédure.

Une "grande gueule" qui se tait

Le 6 novembre 1989, Marcel entre en prison. "Pas tranquille." Faute de prison militaire, il se retrouve dans une prison civile à côtoyer tout type de criminels de droit commun.

"J'étais jeune, j'avais 21 ans, je ne connaissais rien à la vie de prison. Je me suis dit 'il va falloir fermer sa gueule' pour n'énerver personne."

Et c'est ce qu'il fait les premiers jours. Puis, il apprend vite qu'il n'y a aucun souci à discuter avec les autres prisonniers, mais qu'il faut rester neutre sur ses avis.

Quelques détenus lui expliquent la hiérarchie de la prison: le petit fretin tombé pour de l'herbe; les gens qui sont là pour des choses sérieuses comme un meurtre; et au sommet le "big boss", un transporteur de drogue.

Mais "nous, les gars de l'armée, nous n'étions pas dans cette hiérarchie. Pour les autres détenus, nous n'avions rien à faire là".

1989: vote sur l'armée et mur de Berlin

1989, c'est aussi l'année de la chute du mur de Berlin. Et du vote sur l'initiative populaire "Pour une Suisse sans armée et pour une politique globale de paix". Marcel s'en souvient bien: "J'étais en tôle."

Son père, pourtant favorable à l'armée, vote pour l'initiative. Comme plein de connaissances. "Il fallait que les choses bougent, que les gens se sentent impliqués." 35,6% des votants disent oui. Un chiffre qui reste ancré dans la mémoire de Marcel.

"Ce vote a tout changé. Je n'étais plus un débile qui pense pouvoir changer les choses. Ça a été une claque des deux côtés. On n'avait jamais imaginé faire un tel score." Cela a aussi légitimé le Groupement pour une Suisse sans armée (GsSA).

Tout change

Et le camp bourgeois bouge immédiatement ensuite. Ce vote lui force la main sur le service civil. Ces événements politiques donnent également à Marcel "un moral de dingue" pour être en prison. Il a le sentiment d'avoir "fait juste".

Après deux rejets du service civil, en 1977 et en 1984, l'opinion publique change. Les sanctions contre les objecteurs de conscience sont de plus en plus mal perçues par la société. La Suisse, pourtant attachée aux droits humains, est également critiquée à l'international. Plusieurs pays en Europe ont alors déjà introduit un service civil.

En 1992, les Suisses acceptent finalement par 82,5% l'introduction d'un service civil pour les objecteurs de conscience. Cette année-là, 207 hommes débutent une peine de prison. Entre 1984 et 1991, ce chiffre variait entre 471 et 323, selon les chiffres transmis par l'Office fédéral de la statistique.

Le service de remplacement est finalement introduit le 1er octobre 1996. 66 sont encore emprisonnés pour refus de servir, désertion, insoumission ou inobservation d'une convocation au service militaire.

Devant des portes fermées

En sortant de prison, Marcel se retrouve devant des portes fermées. Plusieurs emplois lui passent sous le nez, notamment chez le prédécesseur de Swisscom. "Je suis sorti premier du concours d'entrée, mais j'ai été recalé, parce que j'avais refusé de faire l'armée. Il y avait un blocage net par les entreprises."

"Je ne regrette pas. Mais je ne le referais pas comme ça. C'est six mois de perdus, où tu peux faire des choses utiles pour la société." Marcel repense de temps en temps à cette période de sa vie et en parle avec plaisir.

* prénom d'emprunt

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Canicule: comment éviter les incendies de forêt

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En période de fort danger d'incendie, privilégiez les foyers fixes autorisés pour les grillades.(Archives) (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La canicule et la sécheresse font grimper le risque d'incendie de forêt dans une grande partie de la Suisse. Plusieurs cantons ont déjà instauré des restrictions, voire des interdictions de faire du feu. Voici les précautions à adopter pour éviter tout départ de feu.

Avec la canicule et un printemps particulièrement sec, les paysages se dessèchent partout en Suisse et le risque d'incendie de forêt augmente fortement.

Selon l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), près de 90% des incendies de forêt sont provoqués par des activités humaines, contre seulement 10% dus à des causes naturelles, comme la foudre. Un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou quelques braises encore chaudes peuvent suffire à déclencher un incendie difficile à contrôler.

Avant d'allumer un feu, s'informer

Les autorités recommandent de toujours consulter le niveau de danger d'incendie avant de faire un feu en plein air. Les restrictions ou interdictions décidées par les cantons et les communes doivent être scrupuleusement respectées, même si le niveau de danger général paraît faible.

Les gestes qui peuvent tout changer

Pour limiter les risques, MétéoSuisse recommande d'adopter quelques réflexes essentiels:

Ne jetez jamais de mégots de cigarettes, d'allumettes ou d'autres matériaux combustibles dans la nature, quel que soit le niveau de danger.

Privilégiez les foyers fixes pour les grillades lorsqu'ils sont autorisés. En cas d'interdiction partielle, les feux directement au sol sont proscrits.

Ne laissez jamais un feu sans surveillance. Des étincelles peuvent rapidement embraser la végétation environnante.

Eteignez complètement le feu avant de partir, en arrosant abondamment les braises avec de l'eau.

N'utilisez des feux d'artifice que dans les zones où ils sont expressément autorisés par les autorités communales.

Les lisières de forêt, les haies, les prairies et les surfaces herbacées sont actuellement particulièrement sèches et peuvent s'enflammer en quelques secondes.

Que faire si un incendie se déclare?

Si vous apercevez un départ de feu, appelez immédiatement les pompiers au 118. N'essayez pas d'éteindre l'incendie vous-même s'il prend de l'ampleur. Eloignez-vous rapidement de la zone en rejoignant un endroit sûr, indique MétéoSuisse sur son portail.

Une situation variable selon les régions

Dans plusieurs cantons, des restrictions, voire des interdictions de faire du feu, sont déjà en vigueur, selon l'OFEV. Le Valais est le plus touché avec un danger maximal (degré 5) entre Riddes et la vallée de Viège. Tout feu y est interdit. Des interdictions totales sont également en vigueur en Argovie et au Liechtenstein.

Plusieurs autres cantons, dont Fribourg, Vaud et Genève, appliquent des restrictions partielles. Le canton de Berne a décidé jeudi de ne pas prononcer d’interdiction de faire du feu pour le moment mais appelle à redoubler de prudence. Il recommande de ne pas allumer de feux en présence de vent, en forêt ou à la lisière de la forêt.

La menace est bien réelle: un incendie de forêt s'est déclaré mercredi dans le secteur des Roches de Moron, près des Planchettes (NE).

Où s'informer?

Le niveau de danger d'incendie est actualisé sur le portail dangerincendieforet.ch, ainsi que sur le site et l'application de MétéoSuisse. Les éventuelles interdictions de faire du feu sont également relayées sur le portail dangers-naturels.ch et dans l'application de MétéoSuisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025

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En 2025, la moitié des employés dans la pharma étaient des ressortissants de l'UE ou de l'AELE, frontaliers inclus, selon le rapport (Image d'illustration) (© KEYSTONE/DPA/FELIX KÄSTLE)

La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.

Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.

Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

Thierry Paterlini et son adjoint prolongent à Langnau

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Thierry Paterlini (à g.) et son assistant Steve Hirschi ont prolongé leur contrat à Langnau jusqu'à la fin de la saison 2028-29. (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Langnau mise sur la continuité. Les Tigers ont annoncé jeudi la prolongation des contrats de Thierry Paterlini, entraîneur, et de son adjoint Steve Hirschi jusqu'en 2029.

Depuis sa nomination comme entraîneur principal au printemps 2022, Paterlini "a profondément marqué le développement sportif et organisationnel des SCL Tigers", souligne le club dans un communiqué.

En quatre saisons à la barre du club emmentalois, Paterlini a mené une fois Langnau en play-off, en 2024-25 avec une défaite en quarts en sept matches contre Lausanne.

Le coach des Tigers pourra toujours compter sur son adjoint et ancien joueur du club Steve Hirschi, qui a lui aussi prolongé son contrat jusqu'à la fin de la saison 2028-29.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'Hôpital Riviera-Chablais: plus de 75'000 patients en 2025

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L'HRC a accueilli plus de 75'000 patients l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) a continué d'accueillir davantage de patients l'an dernier. Au total, 76'695 personnes ont été pris en charge, contre 74’472 en 2024 et 71'164 en 2023.

Dans le détail, l'HRC a enregistré 18'805 hospitalisations en soins aigus, plus de 35'000 passages aux urgences adultes ainsi que plus de 7000 séjours ambulatoires, indique-t-il jeudi dans un communiqué.

Au niveau financier, le chiffre d'affaires de l'hôpital valdo-valaisan basé à Rennaz (VD) a progressé de 4,1% pour atteindre près de 398 millions de francs. L'exercice a été bouclé sur une perte consolidée de 6,6 millions, contre un déficit de 6,7 millions un an plus tôt.

"Ce résultat est légèrement en deçà de nos objectifs (le budget prévoyait un déficit de 5,6 millions), principalement en raison d'une activité qui n'a pas atteint les volumes espérés", relève le directeur financier Olivier Hugo, cité dans le rapport annuel. Il précise que le programme CARE a permis de réaliser des économies de 4,8 millions, dépassant ses objectifs de 39%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Plus d'un million de visiteurs à la Vaudoise aréna en 2025

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La Vaudoise aréna, ici lors d'un match du LHC, a accueilli plus d'un million de visiteurs en 2025 (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Vaudoise aréna a franchi la barre symbolique du million de visites l'an dernier. Le centre sportif basé à Prilly a exactement enregistré 1'095'057 entrées, soit une hausse de 10,8% par rapport à 2024.

Dans le détail, le centre aquatique a totalisé 367'409 entrées, le centre de glace 98'143 entrées. La partie événementielle du site a rassemblé 566'768 personnes, dont 371'404 pour les matches du Lausanne Hockey Club, indique la société CSM (Centre sportif de Malley) dans un communiqué.

Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires de 7,6 millions de francs, en hausse de 8% sur un an. Le déficit couvert par les collectivités publiques a atteint 16 millions, plus faible que le déficit budgétisé de 17,1 millions, indique la société détenue notamment par les Villes de Lausanne, Renens et Prilly ainsi que l'association Lausanne Région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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