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François Michalon & Barbara Wildhaber : Passion et charge mentale, le quotidien d'une chirurgienne

La professeure Barbara Wildhaber, chirurgienne pédiatrique, témoigne de l'immense charge mentale de son métier. Elle explique comment la passion est un moteur essentiel pour surmonter la pression, l'épuisement et les responsabilités écrasantes de sa profession.

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L'émission aborde le sujet de la charge mentale dans les métiers à haute responsabilité avec la professeure Barbara Wildhaber, médecin cheffe en chirurgie pédiatrique. Son parcours exceptionnel, marqué notamment par la séparation de jumelles siamoises, cache une réalité faite de pression intense. Être à la fois chirurgienne, enseignante et chercheuse implique de gérer des dossiers sensibles, des équipes et des décisions aux conséquences lourdes. Une enquête de 2015 révélait d’ailleurs que 50% des jeunes médecins genevois étaient touchés par le burnout. Barbara Wildhaber distingue la fatigue physique de l'épuisement mental, expliquant que c’est la passion pour son travail qui l'aide à surmonter cette pression constante.

Si vous souhaitez entrer en contact avec François Michalon pour trouver des solutions , c'est ici!

D'autres infos, c'est sur a chaîne Youtube

Vous pouvez également vous rendre sur le site web de François Michalon : https://motivationpremiere.com/

 

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

Tous les quinze jours sur Radio Lac, nous parlons de burnout et de charge mentale, toujours de manière positive et en prenant de la hauteur. Bonjour François.

Frédéric, bonjour et bonjour à tous. Je ne suis pas seul aujourd’hui, j'avoue. Je suis bien accompagné car nous allons aborder la charge mentale sous un autre aspect, à la fois avec de la foi et avec des conseils. Aujourd'hui, je reçois une invitée, une femme dont le parcours force l'admiration: la professeure Barbara Wildhaber, médecin cheffe du service de chirurgie de l'enfant et de l'adolescent aux HUG. Elle est également professeure ordinaire à l'Université de Genève et à l'Université de Lausanne, ainsi que directrice du centre suisse du foie de l'enfant.

Spécialiste en chirurgie hépatobiliaire pédiatrique, elle excelle dans les transplantations de foie sur nouveau-né. D'ailleurs, à ce titre, elle a marqué l'histoire avec la séparation des jumelles siamoises par le foie en 2015. Mais derrière ce parcours remarquable, il y a aussi une réalité que l'on voit moins: celle de la charge mentale. Être chirurgienne, cheffe de service, enseignante et chercheuse, c'est porter bien plus qu'un agenda chargé. C'est garder en tête des dossiers médicaux sensibles, coordonner des équipes, prendre des décisions lourdes de conséquences, répondre aux familles, anticiper l'imprévu et continuer malgré la pression.

Une enquête de 2015, menée par l'Association des Médecins d'Institutions de Genève, a démontré que sur 106 médecins genevois, 50% des internes et chefs de clinique étaient touchés par le burnout. Cela signifie beaucoup d'heures de travail sans véritable repos. C'est ce que j'aimerais explorer avec vous, chère Barbara. Quand on exerce un métier aussi exigeant, la fatigue est-elle seulement physique ou est-elle également mentale, faite de vigilance permanente et de responsabilité continue? Qu'en pensez-vous?

D'abord, bonjour à tous. Merci François, merci Fred. Par ailleurs, je voudrais tout de suite corriger: je suis la directrice chirurgicale de ce centre suisse du foie, car je suis chirurgienne, c'est important. Vous voyez, je contrôle tout de suite! Cela fait partie de la charge mentale, de toujours avoir les rênes dans la main. C'est aussi un peu mon tempérament, bien sûr, ça vient avec.

Je pense que la fatigue physique est quelque chose que l'on connaît et que l'on peut combler. On va dormir et ça va mieux après. Mais justement, quand la charge mentale s'ajoute et que les deux ne vont plus, là, ça devient compliqué.

Oui, l'épuisement peut être tel que finalement on dort, parfois par épuisement et parfois parce qu'on est content de cet épuisement. Car être chargé, quand tout va bien, ça peut aussi plaire, c'est génial. C'est pour ça qu'on doit avoir un travail qui fait pétiller les yeux, qui donne de l'envie, qui fait du bien. Et faire du bien, ça fait du bien, et finalement on sent beaucoup moins la charge mentale. J'ai eu la chance d'avoir une passion que je peux traduire en profession, et ça fait du bien.

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