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Vaud: comptes déficitaires mais respectant le petit équilibre

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La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a présenté jeudi matin les comptes 2025 de l'Etat de Vaud (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Pour la troisième année consécutive, les comptes vaudois sont dans le rouge. Ils affichent un déficit de 156,2 millions de francs en 2025, contre 369 millions aux comptes 2024. Meilleur que prévu au budget, il respecte toutefois le cadre légal du petit équilibre.

Ce déficit résulte de plusieurs facteurs, notamment une progression contenue des dépenses, des revenus en hausse et le déploiement de mesures d'assainissement immédiates décidées par le Conseil d'Etat au printemps dernier, a résumé jeudi devant les médias la présidente du gouvernement Christelle Luisier. La situation reste toutefois délicate, ce qui invite le Conseil d'Etat à maintenir le cap visant un retour à l'équilibre financier d'ici la fin de la décennie.

Au total, les charges se montent à 12,7 milliards de francs et les revenus à 12,55 milliards. Par rapport au budget 2025, les revenus grimpent de 894 millions (+7,7%) et les charges de 474 millions (+3,9%).

La différence par rapport aux comptes 2024, soit 213 millions de francs, s'explique, elle, par des revenus de +727 millions de francs (+6,1%) et des charges de +514 millions (+4,2%). La progression des charges reste soutenue, mais elle est moindre qu'en 2024 (+6,2%).

Impôts perçus en forte hausse

S'agissant des charges, les dépenses supplémentaires par rapport au budget découlent principalement de l'Ukraine (+118 mio), de l'asile (+85 mio), de l'action sociale (+173 mio) et de l'attribution à des fonds (+55 mio).

S'agissant des recettes, les impôts perçus sont en forte hausse (+279 mio), plus particulièrement en lien avec les personnes morales (+214 mio) et les revenus conjoncturels (+136 mio) qui découlent de l'imposition des gains immobiliers, des prestations en capital, de l'acquisition de droits de propriété (droits de mutation), des successions et des donations. L'impôt sur le revenu et la fortune des personnes physiques est, lui, plus bas qu'escompté (-110 mio).

De plus, des écarts positifs découlent de la distribution de bénéfices par la BNS (+126 mio), de diverses participations fédérales et communales à des charges cantonales (Ukraine: +67 mio; action sociale: +51 mio; asile: +43 mio) et de revenus sur des fonds (+55 mio).

La dette de l'Etat est stable à 500 millions de francs. Les besoins de financement, notamment pour financer les investissements, ont été couverts principalement en réduisant les liquidités disponibles. Les investissements augmentent, se situant à un niveau important (826 mio, soit +213 mio par rapport à 2024), indique encore le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

En plein recentrage, Unilever relève ses prévisions annuelles

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Le groupe britannique a annoncé fin mars la séparation de sa division alimentaire, réunissant les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann's d'Unilever, cédée à l'américain McCormick & Company. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le géant britannique Unilever, en plein recentrage sur les cosmétiques, l'hygiène et l'entretien de la maison, a amélioré ses prévisions de résultats annuels et publié des recettes en petite progression au premier semestre, malgré un recul de son bénéfice net.

Le bénéfice net semestriel du groupe, qui possède des marques comme le savon Dove et les déodorants Axe, s'est replié de près de 5,6%, à un peu plus de 3,3 milliards d'euros (3,1 milliards de francs), plombé notamment par des coûts de restructuration et des effets de change.

Mais son chiffre d'affaires a progressé de 0,5%, à 25,6 milliards d'euros sur le semestre. Hors éléments exceptionnels liés aux acquisitions, cessions ou effets de change, il a même grimpé de 4,8%, tiré en particulier par les marchés indien et sud-américain.

Ces résultats annoncés mardi conduisent le géant britannique à revoir à la hausse son objectif de croissance du chiffre d'affaires annuel, ce qui dope le cours de son action à la Bourse de Londres, qui gagnait environ 5,7% mardi matin.

L'entreprise avait annoncé fin mars la séparation de sa division alimentaire, valorisée près de 45 milliards de dollars, réunissant les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann's d'Unilever, cédée au groupe américain McCormick & Company (épices Ducros ou moutarde French's).

L'opération doit être achevée mi-2027.

Dans ce cadre de son recentrage sur quelques marques phares, Unilever avait déjà bouclé en décembre dernier la scission de sa division glaces comprenant les marques Magnum, Cornetto, Ben & Jerry's.

"Les consommateurs ont continué de plébisciter les produits des marques Unilever, plutôt que de se tourner vers des alternatives génériques meilleur marché, malgré les pressions liées au coût de la vie, ce qui illustre la forte fidélité des clients aux marques" du groupe, constate Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor.

"Nous avons enregistré une solide performance tirée par les volumes au premier semestre, avec une progression significative au deuxième trimestre - le meilleur trimestre en volume pour Unilever depuis plus de dix ans", a fait valoir le directeur général Fernando Fernandez.

Si les prix sont en légère hausse, ils ont été freinés au second trimestre en raison de promotions pour la Coupe du monde de football et de la compétition sur certains marchés.

Si "l'environnement macroéconomique reste incertain" (assombri notamment par la guerre au Moyen-Orient, ndlr) le patron d'Unilever se dit "confiant" dans le fait que le groupe atteindra ses "prévisions annuelles révisées à la hausse".

Sous la pression d'investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, pour améliorer les performances, le groupe avait présenté en 2024 un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques "motrices".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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France: le moral des ménages continue à se redresser en juillet

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L'opinion des ménages français quant à leur situation financière future s'est améliorée de nouveau. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Mohammed Badra)

La confiance des ménages français a continué à se redresser en juillet, l'indicateur qui la mesure gagnant deux points à 86, a indiqué mardi l'Institut national de la statistique (Insee).

L'indicateur, qui avait déjà augmenté de deux points en juin, reste cependant au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2025).

L'opinion des ménages quant à leur situation financière future s'est améliorée de nouveau. Le solde d'opinion associé a augmenté de deux points et se rapproche de sa moyenne de longue période, a détaillé l'Insee dans un communiqué.

La proportion de ménages estimant opportun de faire des achats importants dans la situation économique actuelle augmente aussi (+2 points).

Concernant les perspectives d'inflation, la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois a baissé de nouveau très fortement en juillet.

Le solde d'opinion associé recule de 18 points (après -14 points en juin), et "retrouve presque son niveau de février, avant le déclenchement de la guerre au Proche-Orient, ainsi que sa moyenne de longue période", souligne l'Insee.

L'institut statistique observe aussi une amélioration de l'opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France (+6 points, après déjà +6 points en juin). Mais le solde d'opinion reste au-dessous de sa moyenne de longue période.

La part des ménages estimant qu'il est opportun d'épargner augmente de nouveau (+4 points). L'opinion des ménages concernant leur capacité d'épargne, actuelle et future, repart à la hausse. Les soldes d'opinion associés augmentent chacun de trois points, nettement au-dessus de leur moyenne de longue période.

Leurs craintes concernant l'évolution du chômage reculent par ailleurs nettement. Le solde d'opinion reflue de six points, mais reste au-dessus de sa moyenne de longue période.

L'enquête de l'Insee est réalisée mensuellement auprès de quelque 2.000 ménages interrogés par téléphone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Barclays portée par sa banque d'investissement au 2e trimestre

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Le revenu total du groupe britannique a progressé de 16% au deuxième trimestre, à 8,3 milliards de livres, tiré par les revenus de la banque d'investissement. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Barclays a publié mardi un bénéfice net en hausse de 36% au deuxième trimestre, à 2,3 milliards de livres (2,6 milliards de francs), porté notamment par les bonnes performances de sa banque d'investissement dans un contexte de forte volatilité sur les marchés.

Il s'agit d'un "nouveau trimestre solide pour Barclays", a salué le directeur général Coimbatore Sundararajan Venkatakrishnan dans un communiqué, annonçant un nouveau programme de rachat d'actions d'1 milliard de livres et un dividende d'environ 800 millions de livres.

Le revenu total du groupe a progressé de 16% au deuxième trimestre, à 8,3 milliards de livres, tiré par les revenus de la banque d'investissement, qui ont bondi de 20%, à près de 4 milliards de livres. Celle-ci a été "portée par l'activité sur les marchés mondiaux et les commissions".

Entre la guerre au Moyen-Orient, qui fait fluctuer les cours du pétrole, et les multiples rebondissements autour de la politique douanière américaine, les marchés financiers ont connu des mouvements de grande ampleur ces derniers mois, ce qui s'est traduit par un volume de transactions supérieur à la normale.

Barclays a aussi bénéficié d'une hausse de 38% des revenus de sa banque de détail aux Etats-Unis, grâce notamment à un gain d'environ 225 millions de livres lié à la cession d'un portefeuille de cartes de crédit émises en partenariat avec la compagnie aérienne American Airlines ainsi qu'à l'intégration de la plateforme de prêts en ligne Best Egg.

Le bénéfice net de la banque britannique avait déjà légèrement progressé au premier trimestre, affichant la résilience du groupe face au conflit au Moyen-Orient.

Les résultats du deuxième trimestre "nous permettent de verser 2,3 milliards de livres (2,7 milliards d'euros, NDLR) de distributions aux actionnaires" au total sur le premier semestre 2026, en hausse de 61% sur un an, a fait valoir le directeur général.

En janvier, le groupe avait annoncé qu'il avait engagé des procédures pour transférer son siège européen de Dublin à Paris.

L'opération, dont le but est de se rapprocher de la majorité des activités de banque d'investissement du groupe en Europe continentale, devrait être réalisée au premier semestre 2027, sous réserve des autorisations réglementaires requises.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Mercedes-Benz abaisse ses prévisions pour 2026

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En Chine, les livraisons de voitures du groupe allemand ont chuté de 30% au deuxième trimestre. (archive) (© KEYSTONE/AP/Ng Han Guan)

Mercedes-Benz a abaissé certains objectifs pour 2026 après avoir enregistré au deuxième trimestre un bénéfice opérationnel en recul de plus d'un quart dans sa branche automobile, plombé notamment par la compétition féroce en Chine des constructeurs locaux.

Selon un communiqué publié mardi par le constructeur de véhicules haut de gamme, le bénéfice opérationnel (EBIT ajusté) de cette division a atteint 909 millions d'euros (847 millions de francs) d'avril et juin, en baisse de 26% par rapport au deuxième trimestre de 2025.

"Compte tenu de la persistance d'un contexte de marché difficile en Chine, les ventes globales de Mercedes-Benz Cars devraient désormais s'établir à un niveau légèrement inférieur à celui de l'année précédente", a annoncé le groupe, qui tablait jusque-là sur des volumes stables.

Il prévoit désormais pour 2026 un chiffre d'affaires annuel "légèrement inférieur" à celui de l'an dernier.

En Chine, marché autrefois clé pour Mercedes-Benz mais où ses marges sont désormais sous pression en raison de la guerre des prix menée par les constructeurs locaux, les livraisons de voitures du groupe allemand ont chuté de 30% au deuxième trimestre.

L'EBIT publié s'est quant à lui écroulé de 93,7% à seulement 49 millions d'euros, un plongeon qui s'explique par des dépréciations d'actifs en Chine à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros.

Les résultats de la division ont également été affectés par "une gamme de modèles moins favorable, des mesures liées au cycle de vie des produits et des coûts liés aux campagnes de lancement".

Ces facteurs ont pesé sur la rentabilité ajustée de la branche, qui est ressortie à 4%, contre 5,1% un an plus tôt.

Mercedes-Benz a par ailleurs maintenu son objectif de rentabilité pour sa division automobile, attendue entre 3% et 5%, une fourchette historiquement basse pour un constructeur de véhicules haut de gamme.

A l'échelle du groupe, le bénéfice net a progressé de 13,5%, soutenu par les meilleures performances des activités de véhicules utilitaires et de services financiers, ainsi que par des mesures de réduction des coûts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Sulzer davantage rentable à mi-parcours

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La direction de Sulzer prévoit une accélération au second semestre, confirmant ses prévisions annuelles. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le groupe industriel Sulzer a vu ses entrées de commandes et ses recettes diminuer sur les six premiers mois de 2026, tout en améliorant sa rentabilité. Il confirme ses prévisions financières pour l'ensemble de l'année.

Le chiffre d'affaires s'est rétracté de 4,1% (+1 de manière organique) à 1,67 milliard de francs, tandis que le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a grimpé de 3,1% à 258,7 millions au premier semestre, a détaillé la société winterthouroise mardi dans un communiqué. La marge Ebitda s'est enrobée à 15,5% contre 14,4% un an plus tôt.

Les entrées de commandes, qui permettent d'anticiper les recettes à venir, ont reculé de 3,9% à 1,78 milliard. Au 30 juin, le carnet de commandes était toutefois étoffé de presque 3% à 2,4 milliards.

Quant au bénéfice net, il s'est inscrit à 138,8 millions, amélioré de 8,3% comparé au premier semestre 2025.

Ces chiffres clés sont mitigés par rapport au consensus des analystes consultés par l'agence AWP. Le bénéfice net et le chiffre d'affaires sont ressortis en deçà de la moyenne des attentes, l'Ebitda, la marge correspondante et les prises d'ordres au-delà.

La direction prévoit une accélération au second semestre, confirmant ses prévisions annuelles. Le potentiel de croissance reste intact, selon le groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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