C’est un handicap invisible dont on a beaucoup entendu parler depuis la pandémie de COVID-19 : l’anosmie, la perte totale de l’odorat. La Journée mondiale qui lui est consacrée a lieu vendredi 27 février. Privée d’odorat et de goût pendant deux ans à la suite d’un Covid long, la journaliste gastronomique Valérie Blanc raconte comment son quotidien a été bouleversé.
Sentir la vanille, l’odeur du café le matin ou encore la transpiration dans les transports publics : des odeurs plus ou moins agréables, mais qui sont ancrées dans notre quotidien. On mesure souvent leur importance lorsqu’elles disparaissent. Cette perte de l’odorat porte un nom : l’anosmie. La Journée mondiale consacrée à ce handicap invisible aura lieu le vendredi 27 février. Les troubles de l’odorat peuvent être passagers ou définitifs.
Causes multiples
Les causes de l’anosmie sont multiples. Elle peut résulter d’un problème nasal, d’un traumatisme crânien ou d’un simple rhume. L’odorat peut également disparaître à la suite de tumeurs, de maladies dégénératives ou encore de la prise de certains médicaments. Dans certains cas, toutefois, aucune cause précise n’est identifiée.
La perte de l’odorat, souvent accompagnée d’une altération du goût, fait aussi partie des principaux symptômes du Covid-19. Parmi les personnes touchées, Valérie Blanc, journaliste gastronomique et éditrice de « Juste du goût », qui propose des livres mettant notamment à l'honneur le terroir genevois. Elle a perdu l’odorat et le goût pendant deux ans à la suite d’un Covid long.
"J'avais mis un truc à chauffer sur le feu et puis j'ai oublié parce que ça a pris feu[...] Et à partir de là, je mettais tout le temps des minuteurs ou des bips ou des rappels pour ne pas oublier."
La cryothérapie pour retrouver l'odorat
Alors qu’on affirme à Valérie qu’il n’existe aucune solution miracle, elle découvre, par hasard, un article sur la cryothérapie, qui aurait permis à des patients atteints de Covid long de retrouver l’odorat en seulement trois séances. Elle tente le coup et parvient à récupérer son odorat.
"J'ai beaucoup pleuré."
Tout n’est pas revenu à la normale pour autant pour Valérie Blanc. Depuis, certains aliments, notamment frits, lui sont devenus insupportables, sans qu’elle puisse réellement l’expliquer.