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Genève

Des centaines de francs la course en faux taxi? Le coup de gueule de Taxiphone Genève

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Archives (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Alors que les taxis genevois sont strictement encadrés par des tarifs officiels, des plateformes internationales proposent des prix largement supérieurs pour des prestations similaires. Cédric Bouchard, propriétaire de Taxiphone Genève, dénonce une distorsion de concurrence devenue incontrôlable. A écouter en version longue.

Cédric Bouchard n’en revient toujours pas. En testant l’offre de transport proposée par la plateforme Booking.com, que nous avons pu constaté, le patron de Taxiphone Genève a découvert une course facturée 800 francs entre la le cimetière des rois et l’aéroport. Lors de nos essais, des tarifs de plusieurs centaines de francs pour une course le jour même étaient systématiquement proposés. Nos confrères de la TDG ont fait le même constat.

« Ce trajet coûte officiellement autour de 40 francs. Là, on parle de 20 fois le prix réglementé, c’est de la folie », s’insurge-t-il.
Il alerte sur une confusion fréquente: le mot "taxi" est utilisé abusivement sur certaines plateformes.

« Les clients pensent réserver un taxi, mais se retrouvent avec un service non encadré, parfois totalement opaque. »

Les taxis genevois sont soumis à un cadre strict: tarifs définis par le Conseil d’État, compteur obligatoire, formation des chauffeurs, autorisations, contrôles. « On nous interdit même de proposer un tarif fixe, ou une fourchette, à la demande du client. Le mot d’ordre, c’est: le prix, c’est le prix », explique Cédric Bouchard.

À l’inverse, les plateformes étrangères bénéficient, selon lui, d’une liberté totale, sans obligation d’afficher le tarif officiel. « Pourquoi ne pas imposer à ces plateformes de montrer le prix de référence fixé par le canton? Ainsi, lorsqu’un trajet s’affiche à 800 francs au lieu de 40, le client serait averti », propose-t-il.

Plus grave encore, une enquête interne menée par Taxiphone a mis en évidence des pratiques contournant complètement la législation locale. « Nous avons payé une course via une plateforme à plus de 200 francs. Sur place, c’est un chauffeur VTC qui est venu, contacté par un réseau WhatsApp, payé 50 francs, sans reçu », raconte-t-il.

Il dénonce un système parallèle, avec des véhicules étrangers en nombre croissant, et un manque de réaction des autorités.

« On sent bien qu’on ne veut absolument pas mettre le doigt sur ce qui fait mal. »

Face à cette situation, Cédric Bouchard appelle à une réaction ferme du Conseil d’État, et en particulier de Delphine Bachmann, en charge du Département de l’économie et de l’emploi. Il réclame notamment l’obligation d’un bon de commande numérique pour tout véhicule accédant à l’aéroport, l’encadrement des plateformes avec affichage du tarif officiel, la création d’une cyberbrigade au sein de la PCTN (Police du commerce et du travail au noir) pour surveiller les pratiques en ligne.

« Aujourd’hui, nous sommes des entreprises locales, présentes 24h/24, qui respectent les règles. Et nous avons zéro aide de l’État. Pire: on nous empêche d’évoluer alors que d’autres passent sous les radars. Ce n’est pas tenable », conclut-il.

« Moi, je serais ministre, je protégerais mes entreprises locales. Et pour l’instant, ce n’est pas le cas. »

Alors que le secteur du transport de personnes évolue rapidement, les taxis genevois disent être prêts à s’adapter, mais demandent les mêmes règles pour tous. « Ce n’est pas qu’une question de prix: c’est une question de sécurité, de transparence et d’équité », martèle Cédric Bouchard.

Contacté, le Département de l'économie et de l'emploi nous a fait savoir que Mme Bachmann et ses services rencontrent régulièrement les acteurs du secteur et ne souhaite pas s'exprimer en dehors de ce cadre.

Avec IA

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Genève

Voici les zones impactées par la manifestation ce jeudi

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Archives (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Le centre-ville de Genève s'apprête à vivre une fin de journée compliquée ce jeudi 7 mai. En raison d'une manifestation de la fonction publique, la police cantonale annonce d'importantes restrictions de circulation entre 16h30 et 19h. Un large périmètre allant de la gare de Cornavin à la vieille-ville sera bouclé pour laisser passer le cortège.

Selon le communiqué officiel, «des perturbations de la circulation sont attendues dans le centre-ville» dès le milieu de l'après-midi. La mobilisation, qui réunit les secteurs de la fonction publique, entraînera la fermeture ou la saturation de nombreux axes stratégiques.

Un parcours traversant les deux rives

Le cortège débutera son itinéraire sur la rive droite avant de rejoindre la rive gauche. Les autorités précisent que «les axes suivants seront fortement perturbés et / ou interdits à la circulation: rue de Montbrillant, passage des Alpes, place de Cornavin, rue de Chantepoulet, rue du Mont-Blanc, pont du Mont-Blanc, place du Port, rue du Rhône, rue Robert-Céard, rue de la Croix-d'Or, rue de Rive, rue Verdaine, place du Bourg-de-Four, rue de l'Hôtel-de-Ville et rue Henri-Fazy».

Le franchissement du lac par le pont du Mont-Blanc sera l'un des points noirs de la soirée. Pour ceux qui doivent impérativement se déplacer, la police cantonale rappelle que «les usagères et les usagers sont priés de se conformer aux ordres de la police et du personnel dédié à la manifestation».

Image Police Cantonale GE

Transports publics impactés

Les usagers des TPG ne seront pas épargnés par ce mouvement social. L'entreprise de transports a déjà averti que «la circulation des transports publics sera perturbée durant la manifestation» et que des «suppressions de lignes sont prévues». Il est vivement conseillé de privilégier la mobilité douce ou de contourner largement l'hypercentre durant la durée de l'événement.

Adaptation web avec IA

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Genève

Le Conseil d'Etat genevois satisfait des contrôles renforcés durant le G7

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Archives (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil d'Etat genevois prend acte "avec satisfaction" de la décision du Conseil fédéral sur les contrôles renforcés aux frontières pendant le sommet du G7 d'Evian (F). Il dévoilera dans une semaine les détails de son dispositif.

"Nous sommes d'autant plus heureux et satisfaits que c'était une demande du Conseil d'Etat", a affirmé mercredi à la presse le président du gouvernement genevois Thierry Apothéloz. Les autorités genevoises vont désormais examiner en détail les modalités de la décision du Conseil fédéral.

Celle-ci entre dans le cadre du "concept de sécurisation du sommet" qui est discuté entre Berne, Genève et les autorités françaises, insiste M. Apothéloz. Le Conseil d'Etat dévoilera mercredi prochain son approche pour l'application de la possibilité donnée par le Conseil fédéral.

Les conditions de franchissement des frontières comme les dispositifs pour les travailleurs prioritaires seront notamment abordés. Les autorités genevoises redoutent des débordements comme lors des manifestations contre le G8 en 2003.

Le Conseil fédéral avait déjà décidé que la Confédération prendrait en charge l'immense majorité des frais de sécurité des cantons de Genève, de Vaud et du Valais en lien avec la réunion. Il avait également ouvert la voie à l'engagement de jusqu'à 5000 militaires pour faire face aux défis sécuritaires.

Avec Keystone-ATS

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Genève

Racisme aux HUG: une haute responsable retrouvera son poste

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Un tag avait notamment été observé sur la porte du bureau de la responsable du département de la réadaptation et la gériatrie (DRG) (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La responsable du département de la réadaptation et la gériatrie (DRG) aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) retrouvera son poste en septembre prochain. Après un différend avec l'institution suite à du racisme contre elle, une médiation a été trouvée.

Un tag avait notamment été observé sur la porte de son bureau. Après cet incident notamment, la direction avait mandaté un audit qui avait révélé que plus de 120 employés du DRG estimaient être victimes de racisme.

Elle avait aussi proposé à la responsable, pour la protéger, un poste équivalent mais dans un autre département des HUG. Celle-ci avait ensuite lancé une procédure judiciaire.

L'institution s'était elle distanciée de certaines de ses déclarations mais avait proposé une médiation. Celle-ci a été menée par le Département de la santé et des mobilités (DSM) qui a annoncé mercredi qu'un accord avait été trouvé. Les parties demandent désormais à un apaisement au sein du département des HUG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Grand Théâtre de Genève explorera de nouveaux mondes en 2026-27

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Alain Perroux, nouveau directeur du Grand Théâtre de Genève, a présenté mercredi sa première saison avec comme fil rouge l'invitation au voyage. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre de Genève (GTG) invite à explorer de nouveaux mondes. Sa saison 2026-2027, la première sous la direction d'Alain Perroux, conjuguera grands classiques du répertoire lyrique, créations contemporaines et présences inédites.

La programmation se déploiera autour d'une thématique fédératrice, "le voyage", les nouveaux mondes ", a déclaré mercredi le nouveau directeur général Alain Perroux lors d'une présentation aux Bâtiments des Forces Motrices (BFM) où se dérouleront les spectacles 2026-2027 en raison de travaux aux GTG.

Les spectateurs seront conviés à découvrir des microcosmes, à traverser des contrées aussi variées que l'île enchantée de Prospero dans "La Tempête", l'Eldorado de "Candide" ou le New York des couples de "Company". L'Ouest américain sera également à l'honneur avec La Fanciulla del West de Puccini.

Car l'un des maîtres mots du nouveau directeur, c'est la "diversité des propositions", un moyen qui permet de toucher tous les publics et qui constitue l'un des grands objectifs de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Plus de 4330 signatures pour le retrait des subventions à la CICAD

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L'ancienne députée genevoise Jocelyne Haller demande aux autorités de jouer leur rôle de surveillance après le dépôt de milliers de signatures contre les subventions à la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La pétition lancée début mars par un collectif contre les subventions de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) a été déposée avec plus de 4330 signatures.

Le texte a été formellement déposé mardi au secrétariat du Grand Conseil, a dit mercredi à Keystone-ATS l'une de ses artisanes, l'ancienne députée Jocelyne Haller, confirmant une information du quotidien Le Courrier. Il avait été auparavant relayé auprès de la Commission des pétitions du Conseil municipal, étant donné qu'il cible à la fois les subventions municipales et cantonales.

Le volume de signatures dépasse celui requis pour une initiative ou un référendum cantonaux. "Un signal très fort", selon Mme Haller qui veut que les autorités jouent leur rôle de surveillance. "Il y a une sorte lassitude dans une large couche de la population" par rapport au discours de la coordination, ajoute-t-elle.

Début mars, le Collectif pour la défense des droits humains-Genève (CDDH) avait expliqué cette approche pour protester contre l'amalgame fait, selon lui, par la CICAD entre antisémitisme et antisionisme. Rassemblant une dizaine de mouvements, il ne s'attaque pas à l'existence de cette entité mais à son discours notamment dans le cadre d'activités pédagogiques qui viole, estime-t-il, le principe de neutralité.

Si les pétitionnaires n'étaient pas satisfaits de la réaction des commissions, "nous réfléchirons à d'autres moyens d'être entendus", explique Mme Haller.

La subvention municipale dépasse les 100'000 francs cette année. De son côté, la CICAD déplore une "stigmatisation traditionnelle" portée par certains "fondamentalistes" contre elle et qui "veulent sa peau", affirmait en mars à Keystone-ATS son secrétaire général Johanne Gurfinkiel. Il avait ensuite annoncé une plainte. Mais le CCDH-Genève n'a pas été contacté par le Ministère public.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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