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Environnement

Pain à 99 centimes: les paysans dénoncent un "dumping" sur les prix

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Une livre de pain à 99 centimes dans la grande distribution: l'Union suisse des paysans (USP) dénonce une tendance qui favorise le gaspillage alimentaire, selon elle. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Livre de pain à 99 centimes, chasselas à 2,19 francs, viande durable à prix cassé: l'Union suisse des paysans (USP) s'insurge contre une "pression inconsidérée" sur les prix, et renvoie les distributeurs à leurs responsabilités. Principal mis en cause, Aldi se défend.

Ce dumping sur les prix nuit à la durabilité et favorise le gaspillage alimentaire, écrit la faîtière paysanne dans un communiqué publié vendredi

Surtout, l'organisation doute des promesses faites par les grandes enseignes de financer elles-mêmes les baisses de prix, et de ne pas les répercuter sur les producteurs. "La réalité à long terme laisse craindre le contraire", affirme l'USP.

Pour elle, le risque est grand que, lors du prochain appel d'offres, les grands distributeurs attendent de leurs fournisseurs qu'ils adaptent les prix. Pour obtenir les contrats, ces derniers devraient baisser leurs prix et pourraient répercuter à leur tour les baisses. Il est donc à craindre que, tôt ou tard, la pression s'exerce aussi sur les exploitations agricoles, s'inquiète l'USP.

Pour l'USP, il est urgent d'enrayer cette tendance. Celle-ci ne se justifie en outre pas, la Suisse étant le pays au monde où la population consacre la plus petite part de son revenu à la nourriture. Cette proportion (pour l'alimentation et les boissons non alcoolisées) est en effet à peine de 6,2%, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Lidl dit refuser une guerre des prix

Le discounter Aldi Suisse s'est illustré récemment par des baisses de prix spectaculaires, et d'autres distributeurs lui ont emboîté le pas.

Concurrent d'Aldi, le discounter Lidl a indiqué vendredi dans un communiqué prendre "très au sérieux" les soucis des paysans. S'il a ajusté lui-même ses prix après l'annonce d'Aldi, le détaillant assure vouloir renoncer à déclencher une guerre des prix dans les domaines "sensibles" de la viande et du pain.

Pour Lidl, il faut éviter de déstabiliser la production locale. Ces fortes baisses pourraient en effet, reconnaît-il, avoir des "conséquences négatives à long terme sur les processus de valeur ajoutée en amont et en aval".

"Nous supportons l'intégralité des coûts"

"Notre stratégie de prix ne se fait en aucun cas au détriment des producteurs", a rétorqué Aldi Suisse dans une prise de position transmise en fin d'après-midi à Keystone-ATS. "Lorsque nous baissons nos prix, nous supportons l'intégralité des coûts et renonçons à notre propre marge. Nous y parvenons uniquement grâce à nos processus efficaces, à nos circuits courts et à un assortiment allégé", souligne le service de communication de l'entreprise.

Aldi assure assumer sa responsabilité de détaillant suisse: "nous misons sur les produits suisses lorsque cela est possible et les rendons abordables afin de stimuler leurs ventes".

Pour le grand distributeur, la pression sur les prix à la production s'explique surtout par une "concentration malsaine du pouvoir de marché", ajoutant qu'Aldi offrait une alternative au "duopole" (réd: Migros et Coop).

Comco saisie, Monsieur Prix serein

Dans ce dossier, l'association Marchés Equitables Suisse a saisi la Commission de la concurrence (Comco), jugeant que l'introduction de la livre de pain à 99 centimes, suivie de baisses généralisées, révèle une situation inéquitable du marché.

Interrogé par l'agence AWP, le surveillant des prix Stefan Meierhans estime, lui, que les répercussions sur les consommateurs de cette concurrence féroce sont globalement positives, car ceux-ci peuvent profiter de prix plus bas. "Aucun effet négatif sur la qualité ou la durabilité n'est à craindre et n'a été observé jusqu'à présent", constate Monsieur Prix.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Un nouveau virus détecté chez des bovins suisses

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Les vaches sont touchées par un orthobunyavirus n'ayant pas encore été caractérisé avec précision, appartenant au sérogroupe Simbu (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: l'Institut de virologie et d'immunologie (IVI) a découvert, dans des échantillons prélevés sur des bovins malades, un nouvel orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a-t-il indiqué lundi à Keystone-ATS.

Selon l'IVI, cette maladie n'est pas une épizootie régie par l'ordonnance sur les épizooties. "Il ne s'agit pas d'une maladie hautement contagieuse", a déclaré l'institut fédéral. Les virus du sérogroupe Simbu ne sont donc généralement pas considérés comme des agents zoonotiques et, selon les connaissances actuelles, ne représentent pas de risque d'infection significatif pour l'homme.

Le virus est transmis par un type de moucherons, généralement hématophages (c'est-à-dire qui se nourrissent du sang d'autres animaux). On ignore pour l'heure si les récentes vagues de chaleur ont accru la vulnérabilité des bovins à cette maladie. Les températures élevées sont toutefois un facteur de stress et peuvent rendre les vaches laitières à haut rendement plus vulnérables.

Ces résultats observés en Suisse concordent avec ceux obtenus en Allemagne et en France. Le nouveau virus a ainsi été détecté chez des vaches dans le sud de l'Allemagne. Il appartient à un groupe dont fait également partie le virus de Schmallenberg. Ce dernier avait déjà été détecté en Suisse en 2012. Il provoquait des malformations chez les veaux, les agneaux et les chèvres.

Le virus de Schmallenberg n'est pas transmissible à l'homme. Selon l'Institut allemand Friedrich-Loeffler (FLI), auquel se réfère l'IVI, le nouveau virus "ne présente, en l'état actuel des connaissances, aucun risque d'infection significatif pour l'homme". Il convient toutefois d'étudier cette question de manière plus approfondie.

Plusieurs semaines de maladie

Dans les exploitations bovines touchées en Suisse, la durée de la maladie s'est étendue, selon les données de l'IVI, sur environ 14 à 21 jours. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une fièvre supérieure à 40 degrés, une baisse massive de la production laitière, un manque d'appétit et de la diarrhée.

Selon le FLI, les infections par des virus de ce groupe n'entraînent généralement que des manifestations cliniques légères à modérées chez les animaux adultes. "La transmission potentielle au fœtus pendant la gestation revêt en revanche une importance particulière. Selon le moment de l'infection, des avortements, des mort-nés et de graves malformations congénitales peuvent survenir."

Il reste à déterminer dans quelle mesure de tels problèmes surviennent à la suite de l'infection par ce virus désormais identifié, explique l'institut. Les moucherons vecteurs restant actifs jusqu'en novembre, il faut s'attendre à une propagation supplémentaire et potentiellement rapide du virus.

Potentiel encore inconnu

"Nous ne savons pas encore exactement quel est le potentiel de ce virus", a déclaré une porte-parole du FLI. Il s'agirait peut-être de développer un vaccin le plus rapidement possible.

Selon le FLI, des bovins malades ont été repérés en Suisse, en France et dans de nombreux élevages du sud de l'Allemagne, notamment dans le Bade-Wurtemberg. Les symptômes correspondent à ceux du virus de Schmallenberg. Les analyses visant à détecter ce virus ou d'autres agents pathogènes connus se sont toutefois révélées négatives.

Le FLI a indiqué avoir pu mettre en évidence une forte similitude génétique avec les virus Shamonda. "Les analyses des semaines à venir montreront à quelle vitesse il se propage, quelles espèces animales sont particulièrement touchées et à quelles conséquences cliniques il faut attendre", a déclaré son vice-président Martin Beer.

Producteurs sous pression

La Fédération des producteurs suisses de lait (PSL) a récemment qualifié la situation de grave. "La situation est critique", a-t-elle déclaré vendredi à Keystone-ATS.

"La baisse des prix du lait, la sécheresse, le stress thermique, les animaux malades et le manque de fourrage se cumulent. Cette situation pousse de nombreuses exploitations à leurs limites et met en péril leur viabilité économique", estime la PSL.

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Economie

Un nouveau virus détecté chez des bovins suisses

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Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: le virus a été identifié (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: l'Institut de virologie et d'immunologie (IVI) a découvert, dans des échantillons prélevés sur des bovins malades, un nouvel orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a-t-il confirmé lundi à Keystone-ATS.

Selon l'IVI, cette maladie n'est pas une épizootie régie par l'ordonnance sur les épizooties. "Il ne s'agit pas d'une maladie hautement contagieuse", a déclaré l'institut fédéral. Les virus du sérogroupe Simbu ne sont donc généralement pas considérés comme des agents zoonotiques et, selon les connaissances actuelles, ne représentent pas de risque d'infection significatif pour l'homme.

Le virus est transmis par un type de moucherons, généralement hématophages. On ignore pour l'heure si les récentes vagues de chaleur ont accru la vulnérabilité des bovins à cette maladie. Les températures élevées peuvent toutefois rendre les vaches laitières à haut rendement plus vulnérables.

Ce nouveau virus appartient à un groupe dont fait également partie le virus de Schmallenberg. Ce dernier avait déjà été détecté en Suisse en 2012. Il avait alors provoqué des malformations chez des veaux, des agneaux et des chèvres.

Dans les exploitations bovines touchées en Suisse, l'épidémie a duré, selon les données de l'IVI, entre 14 et 21 jours environ. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une fièvre supérieure à 40 degrés, une baisse massive de la production laitière, un manque d’appétit et des diarrhées.

Ces constatations en Suisse concordent avec celles observées en Allemagne et en France. L’IVI a appelé les éleveurs à contacter immédiatement un vétérinaire en cas de symptômes non spécifiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Près de 80'000 personnes au traditionnel brunch du 1er Août

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Plus de 280 exploitations de tout le pays - comme ici la ferme Zimmermann à Guin (FR) - ont ouvert leurs portes pour le traditionnel brunch du 1er Août. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Environ 80'000 personnes ont participé samedi au traditionnel brunch à la ferme du 1er Août. Elles se sont rendues dans l'une des 283 exploitations qui proposaient des spécialités régionales et des produits frais.

Nombre de brunchs affichaient déjà complet bien à l'avance, ce qui témoigne de la grande popularité de cet événement, indique samedi l'Union suisse des paysans (USP). L'événement constituait aussi l'occasion de discuter avec les familles paysannes, de découvrir des animaux et d'obtenir un aperçu authentique de la vie quotidienne à la ferme.

Comme le veut la tradition, plusieurs conseillers fédéraux ont participé à l'un des brunchs. Le président de la Confédération Guy Parmelin s'est rendu dans une exploitation lucernoise et Elisabeth Baume-Schneider dans une ferme de Boécourt (JU). Ignazio Cassis a été reçu à Guin (FR) et Beat Jans dans l'Emmental (BE).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sécheresse: le Rhin à un nouveau plus bas historique à Cologne

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Le Rhin a atteint un nouveau plus bas historique samedi midi à Cologne (ouest). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

Le Rhin a atteint un nouveau plus bas historique samedi midi à Cologne (ouest), à 67 cm, soit deux centimètres de moins que le dernier record datant de 2018, indique l'autorité des voies navigables (WSV). Les eaux devraient remonter suite aux importantes pluies.

A Kaub, plus au sud, le niveau du fleuve était déjà remonté samedi midi à 30 cm, après avoir atteint un plus bas à 25 cm vendredi, selon le WSV.

Cette différence entre les villes s'explique par le fait que chaque station possède son propre zéro de référence et que les valeurs des jauges ne sont donc pas directement comparables d'une ville à l'autre.

Ce faible niveau des eaux pourrait affecter plusieurs secteurs clés de la première économie européenne, notamment la chimie et la sidérurgie, qui dépendent du fleuve pour transporter de grandes quantités de marchandises.

Chaînes d'approvisionnement menacées

Dans un entretien au quotidien Rheinische Post paru samedi, Thilo Schaefer, expert du changement climatique à l'institut économique IW, a alerté sur les conséquences potentielles d'un arrêt de la navigation sur ce fleuve.

"Une mise à l'arrêt totale de la navigation intérieure exigerait à elle seule environ 3000 camions-citernes supplémentaires par jour", a-t-il dit.

"Or, ces capacités ne sont pas disponibles. De réelles pénuries menacent donc les chaînes d'approvisionnement. Pour l'économie allemande, cela peut devenir une charge conjoncturelle sensible", a-t-il ajouté.

Le Rhin est le deuxième fleuve le plus long d'Europe occidentale et centrale après le Danube, et neuf pays dépendent de lui pour l'eau potable, l'eau douce, l'hydroélectricité et le transport fluvial.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Environ 7600 faons ont été sauvés de la mort grâce à des drones

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Un réflexe de survie vital: bien camouflé, un faon se cache dans l'herbe, ici près de Bargen, dans le canton de Schaffhouse (Photo d'archive). (© KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT)

Durant la période de sauvetage, entre avril et juillet, des bénévoles de l'association Sauvetage Faons ont utilisé des drones pour sauver, dans tout le pays, 7590 bambis de la mort lors de la fauche. Il s'agit d'un nouveau record, s'est réjouie mardi l'association.

Environ 800 équipes de sauvetage ont repéré les jeunes animaux à l'aide de drones et de caméras thermiques dans la végétation haute des champs. Certaines équipes ont bénéficié de la flotte de drones de la Protection Suisse des Animaux PSA, indique mardi Sauvetage Faons.

Les bénévoles ont effectué 7700 jours d'intervention, soit 1400 de plus que l'année dernière. Ils ont ainsi parcouru plus de 73'000 hectares de prairies. Ce résultat a notamment été rendu possible grâce à la formation de nouveaux pilotes.

Cette évolution "réjouissante est particulièrement remarquable, car le mois d’avril 2026 a été marqué par un temps sec et chaud". De nombreuses agricultrices et agriculteurs ont pu faucher leurs prairies très tôt, avant même la naissance des premiers faons. "Les interventions par drone sur ces surfaces n’étaient donc plus nécessaires en début de saison", indique l'association dans un communiqué de presse.

Le réflexe de repli fatal des faons

Les biches emmènent souvent leurs petits dans les hautes herbes, où ceux-ci se cachent. Au cours des premières semaines de leur vie, ils ont un réflexe d’accroupissement qui les protège de leurs prédateurs naturels. Cet instinct leur est toutefois souvent fatal, car ils restent accroupis immobiles même à l'approche des machines.

Les statistiques officielles de l’Office fédéral de l’environnement OFEV font état d’environ 1’500 faons tués chaque année par des machines agricoles. Le nombre réel est probablement nettement plus élevé, selon l'association Sauvetage Faons. Elle organise d'ailleurs des séances d'informations et des formations pour des nouvelles équipes de sauvetage.

https://www.rehkitzrettung.ch/anmeldung-zur-informationsveranstaltung

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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