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Genève

Anières vote sur la création d'un réseau de chauffage à distance

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Un projet de chauffage à distance, alimenté par l'eau du lac, est contesté par référendum à Anières (GE). La population se prononcera le 30 novembre. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Anières (GE) vote dimanche 30 novembre sur un crédit de construction de 19,5 millions de francs pour la réalisation d'un réseau de chauffage à distance alimenté par l'eau du lac. Les partisans défendent une réponse durable aux défis énergétiques alors que les référendaires fustigent un projet "inabouti et démesuré".

Porté par l'exécutif de la commune, ce réseau de chauffage permettra de raccorder tous les bâtiments du centre du village, dont l'école, la crèche et la mairie. Les habitations hors du tracé du réseau pourront bénéficier d'une contrepartie financière pour remplacer leur chaudière à gaz ou à mazout par une pompe à chaleur.

L'objectif est de renforcer l'utilisation des énergies renouvelables et d'assurer l'indépendance énergétique d'Anières. L'exécutif défend "une solution pérenne pour l'avenir de la commune". L'eau sera puisée à une profondeur de 37 mètres pour être distribuée par des conduites enterrées dans 39 sous-stations.

Aussi du froid

Tous les bâtiments sur le tracé pourront être raccordés. Mais il n'y a aucune obligation. Selon les autorités communales, 90% des propriétaires ont manifesté leur intérêt pour un raccordement. La pompe à chaleur (PAC), qui est indispensable, doit être installée par le propriétaire, à ses frais. A noter que ce réseau peut aussi rafraîchir les maisons par forte chaleur.

Le crédit de 19,5 millions de francs a été voté en décembre 2024. Selon les autorités, il ne fallait pas attendre davantage, car les autorisations de construire arrivent à échéance en juin 2026. Passé ce délai, il faudra les redéposer avec un risque de nouvelles exigences de la part des services de l'Etat et des surcoûts.

Investissement démesuré

Des membres du PLR ont lancé le référendum estimant que le projet avait été voté dans la précipitation, sans clarifier les risques financiers. Les référendaires dénoncent un investissement total, qui avoisinerait les 25 millions de francs, un montant démesuré pour ne chauffer que le centre du village. Ils affirment également que les coûts de construction et d'entretien sont sous-estimés.

Au-delà de l'aspect financier, les référendaires remettent en cause le bilan écologique de ce réseau de chauffage à distance, sans compter des nuisances considérables pour les habitants du centre du village qui subiront des travaux. Ils s'opposent à un projet inadapté pour le village et proposent d'étudier des alternatives pour réduire la dépendance aux carburants fossiles importés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Préservatifs non conformes en France: et à Genève?

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Des dizaines de milliers de préservatifs non conformes ont été vendus en ligne en France, avec un risque sérieux pour la santé. (image prétexte) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Attention si vous avez récemment acheté des préservatifs en France. Des dizaines de milliers de protections non conformes, vendues en ligne, en pharmacie et dans diverses enseignes ces derniers mois, sont susceptibles d'entraîner des grossesses non désirées ou des infections sexuellement transmissibles, alertent les autorités sanitaires. Quid de la Suisse? Faut-il aussi s’inquiéter chez nous? 

Préservatifs non conformes en France

Environ un millier de boîtes, soit "plus de 40'000 préservatifs" non conformes ont notamment été écoulées sur internet, "en majorité" via des distributeurs "asiatiques", précisait récemment le communiqué de la Répression des fraudes et le ministère de la Santé.

Selon le site Rappel Conso, les marques concernées sont : Friday Bae (Le Préservatif), Okamoto (003 et 002), Sagami (Sagami Original 002, vendu sur Amazon), et My Lubie, dont les produits étaient commercialisés sur Amazon, en pharmacie et par diverses enseignes: Nuoo, Mademoiselle Bio, Monoprix, Ayanature, Passage du Désir.

Les produits identifiés sont dépourvus de marquage CE ou de toute évaluation de conformité européenne et, "pour la plupart, d'un emballage en langue française", précisent la DGCCRF et la direction générale de la santé du ministère.

Mais des contrôles dans les magasins et les pharmacie ont aussi permis d'identifier "deux références" de préservatifs ayant obtenu le marquage CE et pourtant non conformes du fait d'un "risque d'éclatement" pour l'une et de "la présence de perforations" pour l'autre: quelque "260'000 unités" ont fait l'objet de "rappels lancés fin mai et début août", ajoute-t-il.

Risques graves

Des préservatifs non conformes peuvent "présenter des risques graves pour la santé et la sécurité des utilisateurs: infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées", rappellent les autorités.

Elles recommandent aux consommateurs ayant utilisé ces préservatifs de faire un dépistage des infections sexuellement transmissibles et de réaliser un test de grossesse si un retard de règles est constaté.

Les plateformes en ligne ont été enjointes de "supprimer immédiatement les annonces" des produits concernés -36 l'ont été dans la foulée- et d'informer les "vendeurs tiers. "Plusieurs" se sont "engagées à examiner leurs systèmes de vérification et leurs règles de filtrage" sur ces produits, précise le communiqué.

Le marquage de conformité européen (marquage CE) est "garant des exigences essentielles de sécurité" auxquelles doivent se conformer les fabricants: les consommateurs doivent vérifier sa présence, rappelle la DGCCRF, comme celle d'une notice d'utilisation en français, et veiller à l'état de l'emballage et la date de péremption des produits.

Et à Genève?

Qu’en est-il de la situation chez nous? À ce jour, la Suisse n’a pas connaissance d’un problème similaire, selon les autorités genevoises que nous avons contactées, qui rappellent toutefois que les préservatifs sont des dispositifs médicaux et qu’en principe, les pharmacies se les procurent auprès de fournisseurs ou de grossistes établis dans le pays. Pour l’heure, rien n’indique donc que les produits en question soient commercialisés ou distribués en Suisse.

Avec Keystone ATS

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Economie

La droite veut faciliter l'accès à la propriété des locataires

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A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR), qui vise à permettre aux locataires d'acheter plus facilement leur logement, sera en votation le 27 septembre (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) vise à permettre aux locataires d'acheter plus facilement leur logement. Attaquée par voie référendaire, cette proposition de la droite sera en votation le 27 septembre.

"Cette modification de la LDTR vise à permettre à un locataire d'acquérir son logement si le propriétaire l'accepte. Aujourd'hui, il y a une très forte demande dans ce sens", a assuré mardi devant les médias Diane Barbier-Mueller, présidente de la Chambre genevoise immobilière et députée PLR.

Le projet pose cinq conditions cumulatives. Le locataire ne peut pas être contraint à acheter son logement. Il doit y vivre depuis au moins trois ans et devra continuer à l'occuper pendant au moins cinq ans, afin d'éviter toute spéculation. Quant au prix de vente, il est plafonné à la moyenne des prix en zone de développement durant les trois dernières années.

"La classe moyenne"

"La question du prix, exorbitant sur le marché genevois, est importante. Le prix prévu dans le projet aujourd'hui est de 6816 francs le mètre carré, ce qui est accessible à la classe moyenne", a relevé Sébastien Desfayes, député du Centre. Et contrairement à ce qu'affirment les référendaires, la modification ne remet pas en cause l'interdiction des congés-ventes, a-t-il insisté.

De son côté, "le propriétaire n'a pas nécessairement envie de vendre tout l'immeuble, mais un ou deux appartements pour avoir des liquidités. Or ce n'est pas possible aujourd'hui", a avancé Diane Barbier-Mueller. Autre cas de figure: un propriétaire sans héritier direct peut vouloir vendre à des locataires qu'il connaît bien.

"Créer une opportunité"

Pour Mario Marchesini, vice-président du Parti Vert'libéral, le projet corrige une anomalie: Genève ne compte que 18% de propriétaires, alors que la moyenne nationale se situe à 36%. "La situation actuelle est absurde. Pour pouvoir acheter son logement, un locataire doit obtenir l'accord écrit de 60% des autres locataires de l'immeuble, même si le propriétaire est d'accord", a-t-il expliqué.

"Ce projet crée une opportunité dans un domaine très réglementé", a résumé le président du PLR et député Pierre Nicollier. Pour son homologue du MCG François Baertschi, "il apporte une sécurité au locataire qui ne va pas devoir déménager. Il permet surtout de protéger les Genevois et leur patrimoine face aux gros investisseurs immobiliers que sont les assureurs et les fonds de pension".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Profilage racial: les médiateurs pour un dispositif de prévention

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La commandante de la police genevoise Monica Bonfanti a saisi à 12 reprises l'année dernière l'organe de médiation indépendante entre la population et la police (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'organe de médiation indépendante entre la police genevoise et la population (MIPP) recommande un dispositif institutionnel de prévention du profilage racial. Parmi ses autres préconisations, publiées pour la première fois mardi à l'occasion de ses dix ans, il suggère de rappeler que les policiers ont l'obligation d'enregistrer des plaintes.

Dans son rapport, le MIPP, seul mécanisme de ce type en Suisse, estime que la réflexion sur une approche contre le profilage racial devrait considérer les répercussions des contrôles d'identité à moyen et long terme sur la confiance de la population dans sa police. Des termes déshumanisants devraient être bannis.

De nombreuses situations conflictuelles relayées auprès de l'organe sont liées à de premières discussions considérées comme "abruptes" ou discourtoises, ajoute le MIPP. Des salutations sont requises, de même que le vouvoiement sauf si l'interlocuteur autorise davantage de familiarité.

Pour les mineurs, les auditions devraient avoir lieu dans des salles adaptées. L'intimidation de ces personnes peut être contreproductive, selon le MIPP.

Pour toute la population, les discussions dans les bureaux de la police doivent être confidentielles par rapport aux autres usagers et celles entre collaborateurs doivent l'être par rapport aux personnes auditionnées et aux détenus. Les indications en cas de privation de liberté doivent être données au moment de l'intervention policière.

Une voie différente qu'un dépôt de plainte peut être expliquée à une personne qui souhaite lancer une procédure, mais clairement et "sans ironie". Si celle-ci persiste, sa demande doit être enregistrée. Un suivi de ces recommandations est requis, dit le MIPP.

L'année dernière, plus de 130 personnes ont contacté le MIPP, un chiffre stable par rapport après l'augmentation de l'année précédente. Près de 70 dossiers ont été ouverts, en diminution sur un an, la plupart à la demande de la population mais 12 après une requête de la commande de la police genevoise. Une trentaine étaient en cours. Egalement en 2025, plus de 70 cas ont été fermés. La plupart des dossiers sont absorbés en quatre mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'accès à une contraception gratuite en votation à Genève

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A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité sociale et de genre (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Alors que le coût et la responsabilité reposent essentiellement sur les épaules des femmes, le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité.

"En Suisse, toutes les femmes ne peuvent pas accéder à la contraction sur un pied d'égalité à cause du coût. Il en va de même des hommes, pour qui le préservatif est le moyen le plus utilisé. A Genève, un quart de la population renonce aux soins pour des raisons financières, et donc d'abord à la prévention", a déclaré mardi devant les médias Jacklean Kalibala, députée socialiste et médecin.

"Le prix de la contraception impacte le quotidien des femmes qui préfèrent les moyens à long terme, comme le stérilet ou l'implant, à la pilule. Or ce sont ceux qui coûtent le plus cher", a précisé Geneviève Preti, conseillère en santé sexuelle. Et de relever que le prix est "un frein entre la contraception souhaitée et celle qui est mise en place".

Pour Iren Neeranzona Khan, des Jeunes Vert-e-s, la gratuité doit justement permettre "de garantir à chaque femme la méthode qui lui convient et de prévenir les grossesses non désirées ainsi que les infections sexuellement transmissibles". Car elle a un autre avantage: elle fait que les gens viennent chercher l'information, selon Mme Preti.

Plus d'égalité

La prise en charge, par le canton, des frais liés à la contraception vise ainsi un accès universel à la santé sexuelle et reproductive. Alors que Genève a le taux le plus élevé d'interruptions volontaires de grossesse en Suisse, Laetitia Ammon, sage-femme, sociologue et membre des Femmes du Centre, met en avant les coûts psycho-sociaux d'une IVG ou d'une grossesse non planifiée dans un canton cher.

Pour les partisans de l'initiative, la gratuité est aussi une question d'égalité sociale et de genre. Comme l'a souligné Iris Gamond, secrétaire syndicale chez Unia, "la contraception est une responsabilité partagée, son coût doit l'être aussi".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Sodomie mortelle: prison à vie et internement requis à Genève

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A Genève, le Ministère public a requis une peine privative de liberté à vie et demandé qu'un internement ordinaire soir prononcé à l'encontre d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne en mars 2023 (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le Ministère public a requis mardi la prison à vie, assortie d'une mesure d'internement ordinaire, à l'encontre d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne en mars 2023. La victime était morte des suites d'une violente sodomie.

Cet homme a agi pour humilier, salir et faire souffrir, a déclaré la procureure Lorena Henry devant le Tribunal criminel. Son but était de souiller et d'infliger l'humiliation ultime en profanant une partie de son corps qu'elle lui avait toujours refusée, selon la représentante du Ministère public, qui a décrit un "acte de barbarie" de la part d'un homme "sans scrupule".

Dans son réquisitoire, la procureure a relevé les contradictions du prévenu, dont le comportement calme "cache une nature sombre et cruelle". Elle a cité les nombreux témoignages qui font état de la volonté du quadragénaire de tuer sa compagne avec laquelle il entretenait une relation toxique. La rancoeur, la vengeance et l'égoïsme l'ont emporté, ce qui est le propre de l'assassin, selon la procureure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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