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La haine des parieurs n'épargne pas le tennis suisse

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"On est constamment exposés" aux paris, juge Johan Nikles (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Leurs messageries privées débordent d'insultes et de menaces. Depuis quelques années, les pros n'hésitent plus à dénoncer la haine des parieurs frustrés qui inonde leurs réseaux sociaux.

Ce phénomène n'épargne pas les joueurs suisses, même ceux évoluant dans l'anonymat des circuits secondaires, comme le révèle une enquête de Keystone-ATS.

Les Français Caroline Garcia et Gaël Monfils, l'Ukrainienne Elina Svitolina ou plus récemment la Saint-Galloise Belinda Bencic: nombreuses sont les stars des circuits masculins (ATP) et féminins (WTA) à avoir mis en lumière le harcèlement lié aux paris sportifs dont ils sont victimes depuis plusieurs années.

Le scénario se répète inlassablement: un individu mise de l'argent sur la victoire d'un joueur ou d'une joueuse, il perd son pari, puis se défoule en insultant ou menaçant l'athlète sur ses réseaux sociaux - que ce soit en public (espace commentaire des publications) ou par message privé (MP) -, parfois sans même chercher à cacher son identité.

Mais cette réalité touche également celles et ceux qui écument bien plus souvent les qualifications des Challengers - pour simplifier, le circuit secondaire - et les tournois ITF - le circuit tertiaire - que les ATP et WTA 500, les Masters 1000 et les tournois du Grand Chelem. Ces professionnels du tennis, généralement classés au-delà du top 300, peinent à vivre de leur métier. Ils voyagent souvent sans entraîneur ni community manager pour gérer leurs réseaux sociaux, et font donc face tout seuls à des torrents de haine après des défaites suffisamment dures à encaisser.

"Meurs."

"Dégage, pédé", "Bien joué, connard !", "Putain, t'es vraiment à chier", "T'es une merde", ou encore le bref, mais non moins glaçant: "Meurs." Voilà quelques messages que le Genevois Johan Nikles a découverts en ouvrant Instagram après une défaite au Challenger de Liberec (Tchéquie), en juillet dernier - des messages, traduits majoritairement de l'anglais, que Keystone-ATS a pu consulter.

Agé de 28 ans, Johan Nikles est désormais un habitué du fait. Des insultes, il en a vus, et celles de ce genre ne le touchent plus vraiment. "Les messages comme ceux-là, je m'en fous. Les mecs sont complètement ridicules. Ils ont juste perdu le sens de la réalité", dit-il.

Le Genevois, actuel 577e mondial, n'est pas le plus connu des tennismen suisses. Il avait atteint le 352e rang en octobre 2022, son meilleur classement. Pourtant, cela n'empêche pas de nombreux parieurs de miser leur argent sur lui, même lorsqu'il dispute un match du premier tour des qualifications d'un tournoi Challenger.

Des dizaines de matches par jour

Les joueurs et joueuses de tennis sont particulièrement exposés à la haine en ligne, et ce pour trois raisons. Premièrement, par la nature individuelle de leur sport, qui fait qu'un parieur frustré ne voit qu'un seul responsable de sa perte. Deuxièmement, par le format en un contre un, particulièrement propice aux paris. Troisièmement, du fait que la planète tennis ne s'arrête jamais vraiment de tourner: la saison dure de janvier à décembre et des centaines de rencontres se déroulent chaque jour dans les dizaines de tournois organisés chaque semaine.

"On est constamment exposés, car il est possible de parier sur presque tous les matches", résume Johan Nikles, qui explique toutefois recevoir davantage de messages lorsqu’il participe à des Challengers, diffusés gratuitement sur Internet, qu’à des ITF : "Bien sûr, plus tu joues des gros tournois, plus tu as de risques d'être ciblé."

Swiss Tennis s’inquiète

Le Neuvevillois Damien Wenger (ATP 616) fait, lui aussi, face au harcèlement depuis ses débuts sur le circuit professionnel en 2019. "Ça arrive même parfois après une victoire, par exemple si la personne avait misé sur une victoire en deux sets plutôt qu’en trois sets", témoigne le joueur formé au TC Neuchâtel.

A 25 ans, Damien Wenger a retrouvé les courts cette saison après une pause de quelques mois. Et le phénomène n’a pas diminué entre-temps. "Honnêtement, c’est parfois vraiment violent. J’essaie de ne pas les lire et surtout de ne pas répondre, car ça ne sert à rien. Mais quand ils commencent à insulter toute ta famille, ta copine, là ça devient grave", lâche-t-il.

Contactée par Keystone-ATS, Swiss Tennis assure prendre très au sérieux cette problématique. La fédération suisse organise des formations sur l’usage des réseaux sociaux pour ses jeunes athlètes et indique à qui ils peuvent s’adresser lorsqu’ils sont victimes de harcèlement. Mais selon Damien Wenger, les discussions avec les instances "tournent davantage autour des paris truqués et du fait que les joueurs ne doivent jamais accepter une sollicitation de quelqu’un qui mise sur eux."

La pointe de l’iceberg

La Fédération internationale de tennis (ITF) a pourtant fait de la lutte contre la haine en ligne l’une de ses priorités ces dernières années. Depuis janvier 2024, elle recense les publications et commentaires abusifs grâce à un outil de détection. Ce système protège automatiquement les joueurs et joueuses participant à des tournois organisés par l’ITF, la WTA ainsi qu’à deux tournois du Grand Chelem: Wimbledon et l’US Open.

Au total, plus de 8000 athlètes sont concernés, selon un rapport de la fédération mondiale, laquelle a détecté en 2024 "environ 12'000 messages" problématiques sur X, Instagram, YouTube, Facebook et TikTok. L’ITF ajoute que ces publications ont été signalées aux responsables des plateformes et que quinze propriétaires de comptes ont ensuite été dénoncés à la justice de leurs pays respectifs.

L’ATP, qui a développé son propre système pour protéger les 250 meilleurs joueurs mondiaux, a annoncé dans un rapport publié en août avoir repéré "162'000" commentaires abusifs au cours de la première année d’existence de son nouveau dispositif. Ce dernier a été lancé en juillet 2024 et a passé au crible plus de trois millions de commentaires sur les réseaux sociaux.

Mais tous ces messages identifiés et automatiquement masqués ne forment sans doute que la pointe de l’iceberg, car on parle ici de commentaires visibles de tous sous les publications des athlètes. Le véritable fléau, ce sont les messages privés, et ceux-ci sont bien plus difficiles à faire remonter aux autorités, malgré les efforts de l’ITF.

"Nous proposons également un service de surveillance et de gestion des messages privés pour tous les joueurs, mais nous avons besoin de l’accord du détenteur du compte", explique à Keystone-ATS Stuart Miller, responsable de l’intégrité et du développement à l’ITF. Mais on peut comprendre que peu d’athlètes acceptent de laisser les clés de leur sphère privée à une organisation internationale.

"Nous les joueurs, on ne touche rien"

Certains estiment toutefois que l’instance du tennis mondial contribue indirectement à la promotion des paris sportifs, en autorisant des tournois organisés sous son égide à être sponsorisés par des bookmakers. "Les boîtes de paris se font de l’argent, l’ATP et l’ITF se font de l’argent, et nous les joueurs, on ne touche rien", déplore Johan Nikles.

Le Genevois estime qu’une partie de l’argent généré par les paris sportifs devrait être reversée aux principaux protagonistes, ce que n’envisage pas l’ITF: "L'ITF réinvestit déjà une grande partie des ressources provenant de la vente des données de score (réd: données nécessaires à la mise en place des paris en temps réel) dans la protection de l'intégrité des joueurs", argumente Stuart Miller, qui évoque notamment l’outil de détection automatique lancé en janvier 2024.

Pour l’instance mondiale, collaborer avec les entreprises de paris, ce qu’elle fait depuis une quinzaine d’années, permet de "contrôler le risque". "ll y a toujours eu des paris sur le tennis. Auparavant, les joueurs étaient victimes d’abus - souvent en personne - mais l’ITF ne percevait aucun revenu", ajoute M. Miller. En nouant des relations avec des sociétés de paris - "uniquement des opérateurs réglementés", insiste le responsable -, l’ITF dispose désormais d’une source de revenus qui lui permet "d’aider les joueurs".

Cette aide reste cependant largement limitée. Hormis détecter le harcèlement et faire de la prévention, l’ITF semble vraiment impuissante. "Nous n’avons que peu d'influence sur les plateformes qui hébergent les auteurs d'abus. Et nous dépendons également de ce qui est légal ou non dans les différents pays", rappelle Stuart Miller. C’est pourquoi l’ITF appelle ses partenaires - en premier lieu les réseaux sociaux et les opérateurs de paris - à "prendre leurs responsabilités".

Légalisation à but non lucratif

En Europe, la majorité des entreprises proposant des paris sportifs sont des acteurs privés. La Suisse fait partie des rares pays, avec la Norvège, où les paris sportifs sont exclusivement gérés par des organismes publics qui reversent la totalité de leurs bénéfices à l’utilité publique. La Loterie Romande (LoRo) et Swisslos sont les deux seules entreprises autorisées à proposer des paris sportifs sur le territoire helvétique. En 2024, ceux-ci représentaient 12,5% du produit brut des jeux (chiffre d’affaires) de la Loterie Romande, qui s’élevait à 438,2 millions de francs selon le rapport annuel de l’association.

La Loterie Romande est bien consciente des problématiques liées aux paris sportifs. Au-delà du seul harcèlement des joueurs et joueuses de tennis, elle combat activement l'addiction et le surendettement. Mais elle se doit de proposer des paris, car elle a reçu un mandat clair de la part du législateur.

Avant 2019, elle ne proposait que des jeux de pronostics à cotes fixes. De nombreux parieurs suisses avaient alors recours à des sites illégaux établis dans des paradis fiscaux. Le développement des cotes dynamiques et des paris en temps réel proposés par ces acteurs privés a forcé l’Etat à une révision du cadre légal.

"Le Conseil fédéral a estimé qu’entre 200 et 300 millions de francs étaient joués chaque année illégalement et sans aucune protection pour les joueurs suisses", explique Jean-Luc Moner-Banet, le directeur général de la Loterie Romande, à Keystone-ATS. Il s’agissait alors "d'orienter ces personnes qui jouaient sur le marché illégal vers le marché légal."

Mais dans un contexte de boom global du pari sportif, la frontière entre régulation abusive et promotion excessive est fine. "Nous devons rester attractifs, mais pas trop, tout en protégeant les personnes vulnérables, comme les mineurs. Et ne pas faire trop dans la restriction, sinon les joueurs risquent de repartir vers le marché illégal", détaille M. Moner-Banet.

Le directeur général de l’association connaît bien les défis liés aux paris. "Nous sommes soucieux de la question du cyberharcèlement, mais elle s'insère dans un contexte complexe", assure celui qui préside depuis peu ULIS (United Lotteries for Integrity in Sports), une association internationale d’opérateurs étatiques de paris sportifs. Mais cette structure a une autre priorité que la haine en ligne: elle veut surtout lutter contre la manipulation des résultats sportifs, le "match fixing". Dans ce but, ULIS collabore avec les grandes fédérations sportives (CIO, FIFA, UEFA, ITF, etc.) et des organisations policières comme Interpol, Europol ou encore le FBI.

Un sentiment d’impuissance

Pour l’instant, les harceleurs, insaisissables dans les messageries privées des athlètes, continuent donc de sévir plus ou moins librement. Les pros de la petite balle jaune, eux, ont appris à vivre avec cette réalité. "Moi je n’en parle plus, car j’ai l’impression que ça ne sert à rien", concède Johan Nikles, qui ne voit qu’une seule solution: "Arrêter les paris, mais ça n’arrivera jamais."

En 2021 déjà, le Genevois s’était publiquement indigné après avoir reçu des menaces particulièrement inquiétantes. Un parieur lui avait exigé un versement sur son compte en banque avec un ultimatum, arguant qu’il venait de "détruire sa vie" et qu’il devait "être prêt à être puni". Une tentative de chantage restée sans conséquence.

"Le problème, c’est qu’on est très facilement traçables. Les parieurs savent où on se trouve en permanence, quel tournoi on joue, sur quel court. Mais tant que cela génère beaucoup d'argent, tant qu’aucun joueur ne se fait agresser physiquement, ce n’est pas trop grave...", conclut Johan Nikles, non sans amertume. Car nombreux sont ceux qui, comme lui, redoutent le jour où la haine virtuelle dépassera l’écran.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Mondial 2026: Suisse - Algérie: écrire l'histoire ou la revivre

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Le capitaine Granit Xhaka (au centre) et l'équipe de Suisse peuvent briser un plafond de verre jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse). (© KEYSTONE/EPA/PETER KLAUNZER)

La Suisse affronte jeudi à Vancouver (vendredi 05h00 en Suisse) l'Algérie de son ex-sélectionneur Vladimir Petkovic, en 16es de finale du Mondial. A Vancouver, elle peut écrire l'histoire.

Jamais l'équipe de Suisse n'est, en effet, sortie victorieuse d'un match à élimination directe dans une Coupe du monde moderne. Elle a certes remporté deux 8es de finale lors des éditions 1934 (face aux Pays-Bas) et 1938 (contre l'Allemagne nazie), mais le tournoi ne comprenait alors aucune phase de groupes.

En 1954, il y eut l'élimination en quart de finale à la Pontaise. Puis, dans l'histoire récente, les crève-coeurs successifs en 8es (1994, 2006, 2014, 2018 et 2022). L'élargissement du Mondial à 48 équipes a désormais fait apparaître des 16es de finale et la Suisse peut en profiter pour franchir un palier, comme elle a su le faire lors des deux derniers Euros.

Pas d'entre-deux

A cause de son histoire et de la réalité de la phase à élimination directe, la sélection de Murat Yakin se trouve dans une position étrange, de celles où il n'y a pas d'entre-deux. Où la marge entre l'exploit et le fiasco est infime.

Car la Suisse sera favorite en Colombie-Britannique, province canadienne qu'elle a retrouvée mardi soir, une semaine après y avoir battu le co-organisateur du tournoi (2-1). Elle a eu trois jours de repos supplémentaires et va jouer dans un stade qu'elle connaît déjà. Elle est plus régulière. Elle est plus expérimentée.

Pour l'Algérie, hériter de la Suisse s'est pourtant apparenté à une aubaine. Il fallait voir certaines images de ses supporters sur les réseaux sociaux fêter le dernier but encaissé samedi contre l'Autriche (3-3), sans lequel les Fennecs auraient affronté l'Espagne.

En fait, l'Algérie se retrouve dans une situation similaire à la Suisse. Elle aussi est à la recherche d'une première victoire dans une phase à élimination directe. Elle aussi serait sous le feu des critiques en cas de défaite contre un adversaire que tous les "DZ" jugent à sa portée.

Favorite, sur le papier

Ce duel est aussi celui de deux sélectionneurs ayant marqué l'histoire du football suisse, Murat Yakin et Vladimir Petkovic, et le perdant ne sera pas épargné. "C'est l'occasion de retrouver Vlado, que je connais grâce à nos rencontres en Suisse", s'est réjoui Yakin, qui considère l'Algérie comme "un adversaire intéressant, avec beaucoup de qualités individuelles".

Les Helvètes devront en effet se méfier d'une attaque toujours emmenée par Riyad Mahrez. Âgé de 35 ans, l'ancien ailier de Leicester et Manchester City évolue désormais dans un club saoudien, mais a montré face à l'Autriche qu'il avait toujours de beaux restes en marquant un doublé.

La Suisse n'a pas à rougir, car son effectif est, sur le papier, supérieur à celui des Verts. Elle peut compter sur Granit Xhaka, qui enfilera jeudi le maillot international pour la 150e fois. Sur Ricardo Rodriguez, Manuel Akanji et Remo Freuler, garde rapprochée de son capitaine en mission. Sur Johan Manzambi, sa nouvelle star qui ne veut certainement pas redescendre de son nuage. Sur Gregor Kobel, un excellent gardien qui rêve de faire taire pour de bon les nostalgiques de son prédécesseur Yann Sommer.

Pas une loterie

Pour permettre à la Suisse de poursuivre la quête du "meilleur Mondial de son histoire", le portier zurichois aura peut-être à s'illustrer lors d'une séance de tirs au but. Un exercice qui a déjà fait le malheur de deux grands d'Europe cette semaine: les Pays-Bas et l'Allemagne.

Il faut espérer que Murat Yakin a consacré du temps à la pratique du bon penalty, car la mémoire rappelle que l'équipe de Suisse n'a remporté qu'une seule de ses cinq dernières séances dans les grands tournois, celle contre la France à l'Euro 2021. S'il s'agissait vraiment, comme on peut l'entendre parfois, d'une loterie, elle n'aurait sans doute pas vécu autant de désillusions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Mondial 2026: Suisse - Algérie: le match poste par poste

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Sur le papier, Gregor Kobel est largement au-dessus des portiers algériens. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le 16e de finale de la Coupe du monde entre la Suisse et l'Algérie s'annonce équilibré, même si la troupe de Murat Yakin semble avoir un léger avantage. Comparaison des deux effectifs poste par poste.

Gardien

C'est le grand point faible de l'Algérie depuis la retraite de Raïs M'Bolhi il y a deux ans. Les deux successeurs désignés n'ayant pas convaincu, Luca Zidane (28 ans, Grenade) est remonté dans la hiérarchie et a commencé le Mondial comme titulaire. Mais avant le troisième match de la phase de groupes contre l'Autriche, le fils de Zinédine Zidane a été relégué sur le banc au profit d'Oussama Benbot (31 ans, USM Alger), qui n'a pas davantage rassuré lors du nul 3-3. Reste encore Melvin Mastil (26 ans), le gardien du Stade nyonnais. Mais tout porte à croire que Zidane retrouvera sa place contre la Suisse. En face, Gregor Kobel s'est imposé depuis plusieurs années au plus haut niveau avec le Borussia Dortmund. Il n'y a guère besoin d'en dire plus.

Verdict: net avantage à la Suisse.

Défense

Le coéquipier de Kobel à Dortmund, Ramy Bensebaïni, forme la charnière centrale des Fennecs avec Aïssa Mandi (Lille). Un duo bien rodé, fort d'une grande expérience (31 et 34 ans). Sur les côtés évoluent généralement Rafik Belghali (24 ans, Hellas Vérone) et Rayan Aït-Nouri (25 ans, Manchester City), dont la valeur marchande est estimée à 40 millions de francs. Leur vitesse constitue un atout précieux dans les phases offensives.

La Suisse peut elle aussi compter sur une paire centrale qui se connaît parfaitement, composée de Manuel Akanji et Nico Elvedi. Si Ricardo Rodriguez n'est plus le plus rapide au poste d'arrière gauche, il reste une valeur sûre. À droite, Murat Yakin a bousculé la hiérarchie en alignant trois titulaires différents durant la phase de groupes (Zakaria, Widmer et Jaquez).

Verdict: égalité.

Milieu défensif

Victime d'un arrêt cardiaque à l'été 2024, Nabil Bentaleb semblait avoir vu sa carrière professionnelle prendre fin. Mais le milieu de 31 ans est revenu au plus haut niveau. Malgré sa longue absence en sélection, il a été titularisé lors de deux des trois matches de groupe. À ses côtés devrait évoluer Hicham Boudaoui (26 ans), pilier du milieu de terrain de Nice depuis plusieurs saisons. À moins que Vladimir Petkovic ne privilégie une option plus offensive avec Farès Chaïbi (Eintracht Francfort), davantage à l'aise sur le côté gauche.

Du côté suisse, le duo Remo Freuler - Granit Xhaka constitue le coeur du jeu depuis des années. Le capitaine dicte le tempo et distribue les ballons, tandis que Freuler effectue les courses indispensables à l'équilibre collectif. Les deux joueurs nés en 1992 se complètent à merveille, même s'ils n'ont pas encore affiché leur meilleur niveau durant ce tournoi.

Verdict: léger avantage à la Suisse.

Milieu offensif

Ce que Johan Manzambi représente pour la Suisse, Ibrahim Maza l'est pour l'Algérie. Âgé lui aussi de seulement 20 ans, il a explosé au Bayer Leverkusen et vu sa valeur marchande grimper à environ 45 millions de francs. Surnommé «Mazadona», il évolue en numéro 10 derrière l'attaquant de pointe, tandis que Riyad Mahrez, de quinze ans son aîné, anime le flanc droit. Le capitaine espère encore peser lors de ce qui devrait être son dernier grand tournoi. À gauche, Farès Chaïbi ou Houssem Aouar pourraient être alignés. Ce dernier avait signé deux passes décisives avec la France lors d'un match amical en 2020, avant de ne plus être rappelé et de choisir, comme plusieurs de ses coéquipiers, de représenter l'Algérie.

Pour la Suisse, Johan Manzambi semble avoir verrouillé sa place de titulaire grâce à ses trois buts et une passe décisive. Dan Ndoye et Ruben Vargas étaient les titulaires habituels sur les ailes durant les qualifications, mais Murat Yakin a fait comprendre pendant ce Mondial qu'il souhaitait au moins un profil plus défensif, comme Michel Aebischer ou Djibril Sow.

Verdict: égalité.

Attaque

Comme Breel Embolo, Amine Gouiri évolue en Ligue 1: le premier à Rennes, le second à Marseille. La saison dernière, Gouiri (26 ans) a inscrit huit buts et délivré trois passes décisives. Embolo (29 ans) a affiché exactement les mêmes statistiques. La différence est que Gouiri a atteint ce total en seulement 22 matches de championnat, après avoir manqué plusieurs rencontres en raison d'une blessure à l'épaule, alors qu'Embolo a eu besoin de 31 apparitions.

Verdict: très léger avantage à l'Algérie.

Remplaçants

Vladimir Petkovic dispose de plusieurs solutions offensives sur le banc. Notamment Anis Hadj Moussa, auteur d'une excellente saison avec Feyenoord, ou encore Nadhir Benbouali, meilleur buteur du surprenant champion de Hongrie Gyori ETO, qui a inscrit le 2-1 décisif contre la Jordanie. En défense, Jaouen Hadjam (Young Boys) constitue également une option.

La Suisse dispose elle aussi d'une excellente profondeur. Contre le Canada, des joueurs comme Dan Ndoye, Fabian Rieder ou Denis Zakaria avaient débuté sur le banc alors qu'ils ont le niveau pour être titulaires. Quant à Noah Okafor, auteur de huit buts en Premier League la saison passée, il n'a toujours pas disputé la moindre minute dans ce Mondial.

Verdict: avantage à la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une victoire à la Pyrrhus pour le "Team USA"

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L'instant où Folarin Bolagun doit regagner prématurément les vestiaires... (© KEYSTONE/AP/Jeff Chiu)

Les Etats-Unis ont-ils signé une victoire à la Pyrrhus ? A Santa Clara, ils se sont imposés 2-0 devant la Bosnie-Herzégovine après avoir perdu leur meilleur joueur.

Auteur de l’ouverture du score, Folarin Balogun a, en effet, été expulsé peu après l’heure de jeu pour une faute aussi vilaine qu’involontaire sur Tarik Muharemovic. La VAR ne pouvait ignorer le geste de l’attaquant qui sera suspendu lundi à Seattle pour le huitième de finale contre la Belgique.

L’absence de Balogun face aux "Diables Rouges" sera vraiment pénalisante. Sur un nuage depuis le début de cette Coupe du monde, le coéquipier de Denis Zakaria à Monaco avait été dans tous les bons coups contre les Bosniens. Avant de marquer, n'avait-il pas trouvé la transversale et vu un but annulé pour hors-jeu ?

A onze contre dix, les Etats-Unis avaient exercé une domination sans partage. Ils devaient toutefois attendre la 45e minute pour concrétiser leur supériorité. Sur une ouverture de Mark Tillmann, Balogun exploitait une déviation malheureuse de Stjepan Radeljic pour battre du gauche Nikola Vasilj. L’attaquant de l’AS Monaco inscrivait son troisième but dans le tournoi. Mauricio Pochettino et tout un pays espèrent fermement que cela ne sera pas le dernier...

Après l’expulsion de Balogun, le "Team USA "ne fut pas vraiment en danger face à un adversaire totalement inoffensif. Le 2-0 de la 82e minute, un coup-franc de Malik Tillmann sur lequel Vasilj ne fut pas vraiment inspiré, fut toutefois accueilli comme un véritable soulagement. Si le rêve continue pour son équipe, Mauricio Pochettino doit désormais résoudre une équation qui n’est pas simple : battre la Belgique sans pouvoir aligner son atout maître.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

"Ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse", lance Petkovic

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Vladimir Petkovic a tenu à faire passer sa personne au second plan à la veille de retrouver la Suisse. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Désormais à la tête de l'Algérie, Vladimir Petkovic va retrouver l'équipe de Suisse jeudi en 16es de finale de la Coupe du monde. Mais le Tessinois ne veut pas s'étaler sur ces retrouvailles.

"Ce match, ce n'est pas Vladimir Petkovic contre la Suisse. Beaucoup de gens essaient d'ajouter de la pression en parlant de moi. Mais mon équipe, c'est l'Algérie", a-t-il déclaré mercredi lors d'une conférence de presse au BC Place de Vancouver.

"Oui, j'ai travaillé sept ans pour la Suisse (réd: entre 2014 et 2021), j'ai pris beaucoup de plaisir. Mais le passé est le passé. Le présent, c'est un nouveau match entre deux équipes qui jouent du bon football", a poursuivi "Vlado".

Petkovic a tout de même admis que la rencontre serait "un peu spéciale" pour lui, compte tenu du fait que beaucoup de joueurs suisses ont évolué sous ses ordres. "Mais pour mon équipe, ce sera un match comme un autre", a-t-il insisté.

Interrogé sur les émotions que pouvait ressentir sa famille, le Tessinois d'adoption a joué la carte du professionnalisme: "Je suis fan de l'équipe que j'entraîne. Et ma famille n'est jamais contre moi. J'espère qu'ils me soutiendront car j'aurai besoin de leur énergie positive."

La pression sur les Suisses

Concernant les enjeux de ce 16e de finale, Petkovic a rappelé que l'Algérie avait déjà atteint deux de ses objectifs: se qualifier pour le Mondial et sortir de la phase de groupes. Alors que "la Suisse a publiquement affirmé vouloir atteindre les quarts de finale", a-t-il relevé, comme pour retirer toute forme de pression entourant les Fennecs.

Le technicien de 62 ans a également balayé l'idée que son équipe pourrait être désavantagée par les déplacements qu'elle a dû effectuer depuis le début du Mondial. Elle a disputé deux matches de la phase de groupes à Kansas City avec un voyage à San Fransisco entre deux.

"Arrêtons de parler de cela. Ce ne sont que des excuses pour justifier un manque de résultats. Chaque équipe a les mêmes opportunités. Tout le monde voyage, tout le monde se déplace. En fin de compte, il s'agit de s'adapter. Je ne vois aucun problème pour mes joueurs", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Murat Yakin: "On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi"

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Murat Yakin va retrouver son prédécesseur Vladimir Petkovic jeudi à Vancouver. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les premiers 16es de finale ont bien montré qu'aucun favori n'était à l'abri dans cette Coupe du monde 2026. Murat Yakin n'a pas manqué de le rappeler à la veille de Suisse - Algérie.

"On ne peut pas parler de favori dans ce tournoi. Tout le monde est sur un pied d'égalité", a estimé le sélectionneur lors d'une conférence de presse mercredi au BC Place, alors que la Suisse aborde son premier match couperet du Mondial avec les faveurs du pronostic. Un match prévu à 20h00 jeudi à Vancouver, soit à 5h00 du matin en Suisse.

"L'Algérie est une équipe avec de nombreuses qualités individuelles, techniquement très raffinée. Nous devrons être prêts dès le coup d'envoi, nous montrer compacts car chacun de leurs joueurs peut faire la différence", a relevé Yakin.

De stagiaire à adversaire

Le coach bâlois a évidemment été interrogé sur son homologue et prédécesseur Vladimir Petkovic, désormais à la tête de la sélection algérienne.

"J'ai fait un stage avec lui lorsque je passais ma licence d'entraîneur et qu'il entraînait les Young Boys, puis je l'ai affronté lorsque j'étais sur le banc de Thoune (2009-2011)", a-t-il raconté.

"J'apprécie sa manière de travailler, la liberté qu'il accorde aux joueurs. Notre relation a toujours été amicale et respectueuse. Quant à nos duels, ils ont toujours été très tactiques. Je m'attends à ce que ce soit à nouveau le cas demain", a ajouté Yakin.

Présent en conférence de presse, Breel Embolo s'est également exprimé sur son ancien entraîneur. "Petkovic a placé la barre très haut avec la Suisse, mais on veut passer à la vitesse supérieure avec notre nouveau sélectionneur", a assuré l'attaquant bâlois.

Embolo se méfie toutefois des Fennecs, champions d'Afrique en 2019. "Ce n'était pas pour rien. Et ils peuvent compter sur une nouvelle génération et de joueurs qui performent très bien en Allemagne, en France. On a un respect énorme pour eux, mais avec nos forces, on peut leur faire mal", a-t-il déclaré.

Jaquez incertain

Le buteur au numéro 7 a également espéré ne pas avoir à passer par une séance de tirs au but, un exercice fatal à la Suisse lors du dernier Euro. "On peut le travailler, mais ce n'est jamais la même chose de tirer un penalty à l'entraînement que de le faire lors d'une séance", a-t-il rappelé.

"Nous allons essayer de gagner le match en 90 minutes, ou en prolongations, a abondé Yakin. Nous avons organisé un petit atelier tirs au but à l'entraînement, mais c'est incomparable. Cela dit, s'il faut passer par là, nous choisirons les bons joueurs qui sauront assumer cette responsabilité."

A noter que le sélectionneur pourrait devoir composer sans Luca Jaquez, titulaire au poste de latéral droit lors du précédent match contre le Canada (2-1). Le défenseur n'a pas pu s'entraîner mardi et est incertain pour ce 16e de finale, ouvrant la porte à un retour de Denis Zakaria ou Silvan Widmer dans le onze de départ.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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