Pratiquement toute la police cantonale argovienne est mobilisée dimanche dans la recherche du ou des auteurs de la fusillade d’Aarau. Les investigations se poursuivent "sans relâche et à plein régime", y compris au-delà des frontières cantonales.
Des unités spéciales ont également été engagées et d’autres corps de police suisses ont proposé leur aide, a indiqué devant les médias le porte-parole de la police cantonale Bernhard Graser.
Les forces de l'ordre ne disposaient toujours d’"aucun élément concret" vers 14h00 sur l’identité du ou des auteurs de la fusillade ni sur leurs motivations. Elles partent de l'idée que le ou les auteurs ne se trouvent plus dans la région et sont "quelque part en fuite".
Plusieurs hypothèses sont examinées, dont celle d’un attentat. La police relève toutefois que les tirs sont intervenus alors que la rave touchait à sa fin et que le public était déjà moins nombreux. "Cela ne permet encore de tirer aucune conclusion", a souligné le porte-parole.
Les enquêteurs envisagent également la possibilité d’une altercation ou de tirs visant certaines personnes, d’autres victimes ayant alors pu être touchées par hasard. "Tout cela reste pour l’instant de l’ordre de la spéculation", a insisté le porte-parole.
Périmètre bouclé
Le vaste périmètre autour du lieu de la fusillade - dans laquelle une jeune femme de 22 ans a été tuée et cinq personnes blessées - reste bouclé. Cette mesure n’est toutefois plus motivée principalement par des considérations de sécurité, mais par les besoins de l’enquête. L’ensemble de la zone est considéré comme une scène de crime, où les spécialistes poursuivent la recherche de traces et la collecte d’éléments de preuve.
La police a par ailleurs renouvelé son appel aux témoins. Elle n’a reçu jusqu’ici que peu de vidéos ou d’images susceptibles de documenter les faits et demande à toute personne disposant d’enregistrements de les lui transmettre.
L’ampleur du dispositif reste considérable. Après les premiers appels d’urgence vers 02h30, toutes les unités disponibles dans le canton ont été mobilisées, avant le déclenchement d’une mobilisation générale. "Pratiquement toute la police cantonale argovienne est sur le pont depuis des heures", a déclaré le porte-parole. La police allemande contribue à la traque.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats