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Droits de douane: les Brics ne cherchent pas la confrontation

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Le fournisseur du monde n'a de cesse de répéter que l'instauration de barrières commerciales ne profite à aucun pays. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ANTONIO LACERDA)

Pékin a déclaré lundi que les Brics ne cherchaient pas la "confrontation" après que le président américain Donald Trump a menacé d'imposer 10% de droits de douane en plus sur les pays qui s'alignent avec le groupe incluant notamment le Brésil, la Russie et l'Inde.

"En ce qui concerne l'imposition de droits de douane, la Chine a toujours affirmé sa position selon laquelle les guerres commerciales et tarifaires ne font pas de gagnants et que le protectionnisme ne permet pas d'avancer", a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Donald Trump a annoncé lundi qu'il enverrait ses premières lettres menaçant de droits de douane exorbitants les pays récalcitrants à conclure un accord commercial avec Washington, quelques jours avant l'expiration du délai annoncé aux partenaires commerciaux pour conclure un accord.

M. Trump avait déclaré dimanche qu'il enverrait une première série de 15 lettres, avertissant que les taxes américaines sur les importations reviendraient aux niveaux élevés qu'il a fixés en avril si les pays ne parvenaient pas à conclure des accords.

Le président américain a menacé les pays des Brics sur la plateforme Truth Social. "Tout pays s'alignant sur les politiques anti-américaines des Brics se verra appliquer un droit de douane SUPPLEMENTAIRE de 10%. Il n'y aura pas d'exception à cette politique", a-t-il écrit.

Créé pour rééquilibrer l'ordre mondial au bénéfice du "Sud global" face à l'Occident, le groupe des Brics (Brésil, Chine, Inde, Russie et Afrique du Sud) s'est élargi depuis 2023 avec l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Émirats arabes unis, l'Éthiopie, l'Iran puis l'Indonésie.

Lundi, Pékin a décrit le groupe comme "une importante plateforme pour la coopération entre marchés émergents et pays en développement."

"(Les Brics) prônent l'ouverture, l'inclusion et la coopération gagnant-gagnant", a déclaré Mme Mao.

"(Le groupe) ne se livre pas à la confrontation des camps et ne vise aucun pays", a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Sous pression, OpenAI encadre l'usage de ChatGPT par les ados

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Utilisé par des adolescents, ChatGPT ne doit désormais plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI. (archive) (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

OpenAI a commencé mardi à déployer une version de ChatGPT réservée aux adolescents, appliquée par défaut aux 13-17 ans avec des garde-fous renforcés, un an après une première plainte accusant l'assistant IA d'avoir contribué au suicide d'un jeune Américain.

Nommée "ChatGPT for Teens", cette version devient automatique pour tout utilisateur qui se déclare mineur ou que l'entreprise détecte, à partir de signaux comme l'ancienneté du compte ou les habitudes d'usage.

L'essentiel des garde-fous existait déjà pour les comptes identifiés comme mineurs: contenus restreints (automutilation, violence, troubles alimentaires, sexualité explicite), rappels réguliers de pause, plages horaires bloquées et "mode étude", qui guide par questions plutôt que de donner les réponses.

La nouveauté consiste à réunir ces protections en une expérience unique, enrichie de rappels plus fréquents à chercher de l'aide humaine si besoin, ou à ne pas tricher sur les devoirs.

La voix est également désactivée pour rendre l'outil moins humain, et le robot ne doit plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI.

L'entreprise s'appuie aussi sur ses alertes aux parents, lancées à l'automne 2025 et élargies en juillet: si l'adolescent a lié son compte à celui d'un adulte - lien qu'il peut rompre à tout moment -, ce dernier est prévenu en cas de signes de risque suicidaire ou d'automutilation, ou si le compte est désactivé pour des contenus violents.

Chaque alerte est validée par un examinateur humain, sans dévoiler le contenu exact des conversations, selon OpenAI.

Ce lancement intervient dans un contexte judiciaire et réglementaire pressant.

Les parents d'Adam Raine, un Californien de 16 ans qui s'est suicidé en avril 2025, accusent en justice ChatGPT d'avoir accompagné leur fils dans son geste.

Depuis septembre 2025, le gendarme américain du commerce (FTC) enquête sur les effets des chatbots de sept entreprises sur les mineurs.

Face au même problème, ses concurrents ont choisi des voies différentes: Character.AI a fermé ses conversations libres aux moins de 18 ans en novembre 2025, Anthropic réserve son assistant Claude aux adultes, tandis que Google a ajouté à Gemini des restrictions pour mineurs. Celles-ci ont été renforcées en avril après une évaluation critique de l'ONG Common Sense Media que le groupe conteste.

Comme les réseaux sociaux avant elle, l'IA générative voit aussi le cadre légal se resserrer: la Californie impose depuis janvier des garde-fous aux chatbots jouant un rôle de compagnon ou confident, le Congrès américain envisage d'interdire leur accès aux mineurs et l'Australie exige une vérification d'âge sous peine d'amende.

Dans l'Union européenne, où le profilage automatisé des mineurs est très encadré, l'estimation d'âge promise en janvier n'était toujours pas déployée à la mi-juillet, selon la documentation d'OpenAI, laissant l'expérience adolescente reposer sur le seul âge déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Frasers détient désormais près de la moitié du capital d'Hugo Boss

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Le groupe britannique Frasers, propriétaire notamment de la chaîne Sports Direct, cherche ces dernières années à se renforcer dans le luxe. (archive) (© KEYSTONE/DPA/MARIJAN MURAT)

Le groupe d'habillement britannique Frasers, qui avait lancé en juin une offre d'achat sur Hugo Boss, dont il détenait déjà plus du quart du capital, a annoncé mardi posséder désormais presque 48% du groupe allemand de vêtements haut de gamme.

Les instances dirigeantes d'Hugo Boss avaient recommandé le mois dernier à leurs actionnaires de ne pas accepter l'offre, qui valorisait l'ensemble du capital à plus de 2,6 milliards d'euros (2,4 milliards de francs), jugeant qu'elle était trop faible pour refléter "de manière adéquate" la valeur et les perspectives de l'entreprise.

La société Hugo Boss étant cotée à Francfort, Frasers était tenu, pour porter sa participation au-delà de 30%, de déposer une offre publique d'achat sur toutes les actions qu'il ne détenait pas, en vertu des règles boursières allemandes.

Le groupe britannique, propriétaire notamment de la chaîne Sports Direct, cherche ces dernières années à se renforcer dans le luxe.

Il a notamment annoncé la semaine dernière le rachat des magasins de luxe britanniques Harvey Nichols - le montant de l'opération n'a pas été révélé mais la presse britannique évoquait le chiffre de 40 millions de livres.

Frasers, qui s'était présenté en juin comme un "investisseur de long terme" dans l'entreprise allemande, a salué mardi, dans un communiqué, sa montée au capital du groupe.

"Nous apprécions l'engagement durable et à long terme de Frasers Group (...) et nous nous réjouissons de maintenir avec notre premier actionnaire une relation constructive", a réagi dans un communiqué séparé Stephan Sturm, Président du Conseil de surveillance d'Hugo Boss.

Le groupe britannique a vu son bénéfice net annuel rebondir de 28% sur un an, à 375 millions de livres (412 millions de francs), sur son exercice décalé achevé fin avril, pour un chiffre d'affaires de 5,3 milliards de livres (+9%).

Hugo Boss a pour sa part vu son bénéfice net progresser de 17% l'an dernier, à 249 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires stable, à 4,3 milliards d'euros.

Le titre de Frasers à la Bourse de Londres progressait de 2,5% mardi matin. Le cours de l'action d'Hugo Boss reculait quant à lui de 0,5% à Francfort.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les soeurs Williams réunies en double à Cincinnati

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Serena Williams (à gauche) et Venus Williams ont refoulé un court de tennis ensemble. (© KEYSTONE/AP/Kareem Elgazzar)

La dernière fois qu'on les avait vues côte à côte sur un terrain, c'était il y a quatre ans. Les soeurs Venus et Serena Williams ont disputé lundi leur premier double depuis 2022, à Cincinnati.

Pour l'occasion, le stade était comble. Les spectateurs ont accueilli comme il se doit celles qui ont glané 14 titres du Grand Chelem ensemble et trois fois l'or olympique, entre standing ovation à l'américaine et applaudissements nourris.

Les soeurs Williams, quarantenaires toutes deux (l'aînée, Venus, a 46 ans et Serena 44 ans) affrontaient dans la nuit moite du Midwest américain (25°C, 87% d'humidité) deux joueuses de 20 ans leurs cadettes, l'Américaine Peyton Stearns et l'Ukrainienne Marta Kostyuk (24 ans toutes les deux).

Malgré leur défaite sur le fil (6-2 1-6 10-8), elles ont honoré leur invitation et même fait monter le suspense en fin de match, réduisant leur retard en revenant de 2-8 à 8-9 dans le "super tie break", le jeu décisif qui départage les deux paires après un set partout.

"Quelle expérience!"

La main de l'Ukrainienne Kostyuk tremblait un peu face à l'enjeu: "J'ai fait deux doubles fautes d'affilée", rigole-t-elle après le match. "J'étais en mode +wahou!+, quelle expérience d'être sur le court devant elles. J'ai grandi en les regardant jouer!", lance la no 11 mondiale.

"Par moments, on entendait plus rien tellement le public faisait du bruit!"

Sa partenaire Stearns renchérit, chambreuse: "Peut-être qu'au prochain tour le public fera un peu plus de bruit pour nous!"

Les soeurs Williams devaient disputer le double dames à Wimbledon, au début de l'été, mais ont dû déclarer forfait à cause d'une blessure au genou droit de Serena, qui compte 23 titres de Grand Chelem en simple lors de son immense carrière.

Leur dernier match ensemble remontait à l'US Open 2022, lorsqu'elles ont perdu face aux Tchèques Lucie Hradecka et Linda Noskova.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Addiction: le procès de Meta entre dans le vif du sujet

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Une trentaine d'Etats américains accusent Meta d'avoir rendu ses applications Facebook et Instagram addictives pour les mineurs (archives). (© KEYSTONE/AP/Jeff Chiu)

Accusé d'avoir rendu les adolescents dépendants à Facebook et Instagram, Meta affronte mardi les premières plaidoiries d'un procès dans lequel plusieurs Etats lui réclament près de 200 milliards de dollars de pénalités et une refonte de ses deux applications phares.

Après la sélection du jury la semaine dernière, les débats s'ouvrent sur le fond, pour six semaines, devant le tribunal fédéral d'Oakland, sur la baie de San Francisco.

C'est le premier procès fédéral d'un vaste contentieux qui vise aussi TikTok, Snapchat et YouTube, cernés par les procédures de familles, de collectivités scolaires et d'Etats américains qui les accusent d'avoir dégradé la santé mentale des adolescents.

Meta comparaît ici seul, déjà lesté de deux condamnations cette année devant des tribunaux d'Etat, à Los Angeles et au Nouveau-Mexique, dont il a fait appel.

Les Etats lui réclament, selon un chiffrage encore provisoire, quelque 193 milliards de dollars de pénalités. Ils ont démenti jeudi viser 1400 milliards, un total calculé par Meta pour, selon eux, "créer la stupeur".

Ils demandent aussi que les réglages les plus protecteurs soient imposés d'office aux mineurs, du temps d'écran aux notifications, sans possibilité pour un adolescent de les assouplir seul.

Chefs de file d'une coalition de 29 Etats qui poursuivent Meta depuis 2023, ce sont les procureurs généraux de quatre d'entre eux --Californie, Colorado, Kentucky et New Jersey-- qui portent le fer dans ce procès.

Leur accusation tient en trois volets: Meta aurait menti au public sur la nocivité de ses applications pour les adolescents; il aurait conçu certaines fonctionnalités pour les retenir, notamment des filtres d'apparence et des outils de limitation du temps facilement contournables; et il aurait collecté les données d'enfants de moins de 13 ans sans consentement parental, en violation d'une loi fédérale.

"Nous allons démontrer devant un jury que Meta a caché ce qu'il savait des dommages causés aux jeunes, parce que détourner le regard était plus rentable", a affirmé lundi le procureur général du Kentucky, Russell Coleman: "nous l'avons fait avec l'industrie du tabac dans les années 1990, nous l'avons fait avec les entreprises derrière la crise des opiacés, nous le referons avec Meta."

Jury consultatif

Huit jurés ont été sélectionnés mercredi, mais leur rôle sera consultatif: c'est la juge Yvonne Gonzalez Rogers, connue pour avoir sanctionné Apple et arbitré le récent procès entre Elon Musk et OpenAI, qui tranchera seule.

Mark Zuckerberg est le témoin vedette annoncé, six mois après sa première comparution devant un jury, à Los Angeles, qui s'était soldée par une condamnation historique pour le préjudice subi par une adolescente.

Le jury entendra aussi Arturo Bejar, un ancien ingénieur de Meta devenu une figure incontournable du combat contre les géants des réseaux sociaux.

La juge a rejeté la demande du groupe de Menlo Park d'exclure son témoignage, y voyant une "tentative désespérée d'éliminer un témoin solide" des plaignants.

Meta, qui revendique quelque 3,6 milliards d'utilisateurs sur l'ensemble de ses applications, "est en profond désaccord avec ces accusations" et se dit "confiant que les preuves démontreront notre engagement de longue date en faveur des jeunes", a déclaré un porte-parole à l'AFP.

L'enjeu sera de mesurer "l'écart" entre ce que Meta savait de ses produits et ce qu'il en disait publiquement, a déclaré à l'AFP Nora Freeman Engstrom, professeure de droit à Stanford.

Pour Meta, dont les bénéfices record financent ses coûteuses ambitions dans l'IA, la principale menace reste "l'atteinte à la réputation" et l'obligation de modifier ses produits, a estimé Vincent Joralemon, juriste à l'université de Berkeley.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Philippines: un lycéen tué dans un lycée, le tireur se suicide

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La fusillade a eu lieu à l'université Ateneo de Zamboanga, une institution privée qui fait aussi office de collège et de lycée, située dans l'ouest de Mindanao. (© KEYSTONE/AP)

Un élève a été tué par balle mardi dans un lycée catholique des Philippines, ont annoncé les autorités, ajoutant que le tireur présumé, qui a diffusé son action en direct sur les réseaux sociaux, s'est suicidé.

La fusillade, la deuxième dans un établissement scolaire en l'espace de deux mois, a eu lieu à l'université Ateneo de Zamboanga, une institution privée qui fait aussi office de collège et de lycée, située dans l'ouest de l'île de Mindanao.

La police régionale a déclaré qu'un élève de troisième avait apporté "un pistolet et un fusil dans l'enceinte" de l'établissement et avait ouvert le feu dans une salle de classe, tuant une personne avant de retourner l'arme contre lui.

"L'enquête est en cours (...) Nous essayons toujours d'identifier la raison (de son acte)", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police, Shella Chang.

Le nombre de blessés est inconnu dans l'immédiat.

Le tueur avait diffusé son intervention en direct sur son compte Facebook, qui a depuis été désactivé, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Victor Remulla.

Professeur visé

Dans une vidéo partagée par les médias locaux, on voit le canon d'une arme se déplacer dans un couloir, puis se diriger vers une salle de classe, avant que l'arme ne soit actionnée. Des enfants en uniforme scolaire apparaissent, hurlant et se ruant vers une sortie.

"Nous voyons qu'il a d'abord tiré sur l'enseignant qui était assis à une table. Il semble qu'il l'ait manqué, puis qu'il soit allé dans une autre pièce (...) Là, il a tiré sur un autre élève", a déclaré le maire de Zamboanga, Khymer Olaso à une station de radio locale.

L'école, qui a confirmé deux décès, a fait part de sa "grande tristesse". Elle avait organisé le mois dernier un exercice de simulation de tireur actif.

Outre les raisons de l'acte, la police cherche à déterminer "la provenance de l'arme utilisée et comment elle a été introduite sur le campus", a souligné le ministère de l'Intérieur.

La possession légale d'armes à feu est strictement encadrée dans ce pays d'Asie du Sud-Est, mais il existe un important marché noir.

En juin, trois adolescents avaient été tués et 20 autres blessés lors d'une fusillade dans une école du centre des Philippines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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