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Procès des effondrements à Marseille: prison ferme prononcée

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Les effondrements de la rue d'Aubagne à Marseille ont fait huit morts en 2018. Lundi, de premières peines de prison ferme ont été prononcées (archives). (© KEYSTONE/AP/DANIEL COLE)

Au procès des effondrements mortels de la rue d'Aubagne à Marseille en 2018, qui avaient fait huit victimes, trois des copropriétaires poursuivis ont été condamnés lundi à de la prison ferme. L'un des condamnés est un élu régional.

Xavier Cachard, élu au conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, a été condamné à quatre ans de prison dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique. De même que Gilbert Ardilly, l'un des propriétaires de l'appartement du 1er étage du 65 rue d'Aubagne où vivait une famille comorienne avec un enfant de huit ans.

Sébastien Ardilly, son fils, a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme, là aussi sous bracelet électronique, et sa mère Martine à trois ans de prison avec sursis intégral. Les deux parents étaient absents lors de l'audience.

"Le tribunal retient que vous étiez personnellement informés des désordres graves" au numéro 65 de la rue d'Aubagne et que "vous avez fait preuve d'une indifférence totale en exécutant pas les travaux" nécessaires, a commencé le président Pascal Gand, s'adressant à Sébastien Ardilly.

"Ces fautes ont causé de façon indirecte et certaine la mort d'Ouloume Saïd Hassani", une mère comorienne démunie qui vivait dans cet appartement du centre-ville de Marseille avec ses deux fils, qui ont eux survécu et étaient présent dans la salle.

Malaise en direct

Pendant que le magistrat énumérait ces fautes - travaux non réalisés dans le plancher, le plafond, fils électriques apparents, punaises de lit - Sébastien Ardilly a fait un malaise et l'audience a du être suspendue une quarantaine de minutes le temps que les pompiers lui prodiguent des soins.

Dans une salle bondée du tribunal judiciaire de Marseille, le président avait auparavant commencé par relaxer six prévenus, trois copropriétaires du numéro 65 de la rue d'Aubagne et le bailleur social et deux de ses anciens dirigeants qui géraient le numéro 63 inoccupé.

"Plus jamais"

Avant le début du jugement, plusieurs dizaines proches des huit victimes et militants se sont rassemblés. Il faut "que ce drame là ne se reproduise plus jamais" et que "la peur change de camp au niveau du logement aujourd'hui", a plaidé Anissa, de l'assemblée des délogés, rappelant qu'il y avait encore quelque 200 signalements d'immeubles en péril chaque mois à Marseille.

Six semaines de débats à l'automne avaient permis d'établir que les effondrements le 5 novembre 2018 des numéros 63 (vide) et 65 étaient inéluctables vu l'état du bâti. Mais aucune mise à l'abri des locataires du 65 n'avait été décidée et les travaux entrepris s'étaient avérés inefficaces voire contreproductifs.

Problèmes structurels

Au final, 16 personnes morales et physiques ont été jugées pour différents délits, notamment homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité, un délit punissable de cinq ans de prison maximum, et soumission de personnes vulnérables dont au moins un mineur à des conditions d'hébergement indigne, des faits qui peuvent valoir jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

Le procureur, Michel Sastre, avait suivi les parties civiles sur ce point, estimant que les copropriétaires avaient bien "connaissance des problèmes structurels de l'immeuble", mais avaient "joué la montre" pour "dépenser le plus tard et le moins possible".

Il avait même requis à l'encontre de Xavier Cachard, qui avait au moment des faits la double casquette de propriétaire et avocat du syndic, la peine la plus lourde: cinq ans de prison dont trois ferme.

Des peines significatives avaient aussi été réclamées contre Richard Carta, l'expert-architecte (trois ans de prison dont deux ferme) et Julien Ruas (trois ans de prison), seul élu municipal poursuivi dans cette affaire qui avait jeté une lumière crue sur l'inaction de l'équipe de Jean-Claude Gaudin, dont le parti perdra la mairie deux ans plus tard face à une coalition gauche-écologistes-société civile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Un Ukrainien disqualifié pour son casque mémoriel

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Vladislav Heraskevych ne participera finalement pas au skeleton jeudi. (© KEYSTONE/EPA/ANDREA SOLERO)

L'Ukrainien Vladislav Heraskevych a été disqualifié jeudi des épreuves de skeleton des JO 2026. Il voulait porter un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie.

"Il a été disqualifié", a indiqué à l'AFP un porte-parole du comité olympique ukrainien.

Dans un communiqué, le Comité international olympique (CIO) qui avait proposé mardi à Vladislav Heraskevych de porter un brassard noir à la place de ce casque, a confirmé qu'il n'avait pas été autorisé à prendre part aux épreuves "pour avoir refusé d'accepter les règles du CIO en matière d'expression des athlètes".

"Ce matin, à son arrivée sur le site de compétition, M. Heraskevych a rencontré la présidente du CIO Kirsty Coventry, qui lui a expliqué une dernière fois, la position du CIO. Comme lors des réunions précédentes, il a refusé de changer de position", a argué l'instance olympique dans son long texte explicatif.

Dans ces conditions, "la décision a été prise par le jury de la Fédération internationale (IBSF), en se basant sur le fait que le casque qu'il entendait porter n'était pas conforme à la réglementation", poursuit le communiqué.

"Le CIO a décidé en conséquence, avec regret, de lui retirer son accréditation pour les JO 2026. Malgré de nombreux échanges et discussions en personne avec M. Heraskevych (...), il n'a pas voulu faire de compromis", a ajouté le CIO.

Salué par Zelensky

Vladislav Heraskevych a pris part lundi aux entraînements avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait salué l'initiative de son compatriote.

"Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie", a-t-il souligné sur Telegram.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hermès: le bénéfice net recule à 4,5 milliards d'euros

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Chez Hermès, les ventes de l'activité Maroquinerie-Sellerie, coeur de métier du groupe, ont crû de presque 10% l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

Hermès a subi une baisse de 1,72% de son bénéfice net en 2025, à 4,5 milliards d'euros (4,1 milliards de francs), pénalisé notamment par la surtaxe exceptionnelle imposée aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises.

Sans la contribution exceptionnelle, "qui représente 330 millions d'euros en 2025", le bénéfice net progresse de 5,5% par rapport à 2024, a précisé jeudi le gérant du groupe de luxe français, Axel Dumas, lors d'un échange avec des journalistes. Les ventes du groupe sont en hausse de 5,5%, à 16 milliards d'euros.

"Je ne peux pas faire de projection sur 2026", a-t-il ajouté. "On est revenu dans le monde où tous les deux ans il y a un pépin quelque part, il y a une zone qui se bloque", selon M. Dumas.

"A un moment, il y a eu un grand changement: le Covid où toutes les zones se sont bloquées, et post-Covid (avec) toutes les zones qui fonctionnent en même temps", a-t-il expliqué. Aujourd'hui, "je me retrouve dans ce qui était le début de ma carrière où il se passe toujours quelque chose quelque part", a-t-il relevé.

Forte croissance aux USA

Pour 2026, le gérant d'Hermès voit toutefois "les Etats-Unis avec une très forte croissance et une Europe qui se maintient".

"Je reste épaté des résultats du Japon que je mets sur le travail de nos équipes qui fait que, même lorsque le climat d'affaires est un peu dur, nous avons des résultats", a salué M. Dumas.

Les ventes en Asie hors Japon ont progressé l'an dernier de 0,8%, totalisant 6,7 milliards d'euros. Hors effet de change, l'augmentation est de 5%. "Hermès a la spécificité de ne jamais avoir baissé" dans la zone dite Grande Chine, qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine, a-t-il souligné, saluant "un bon quatrième trimestre" dans cette région.

La zone Amérique a réalisé une "excellente année"(+7,3%), marquée par l'inauguration de nouveaux magasins à Scottsdale (Arizona) et Nashville (Tennessee), et la réouverture de la boutique Molière à Mexico après rénovation.

Soutenue "par la fidélité de la clientèle locale et la dynamique des flux touristiques", l'Europe affiche aussi de "solides progressions", hors France (+10%) et en France (+8,9%), a détaillé Hermès.

Au total, les ventes de l'activité Maroquinerie-Sellerie, coeur de métier du groupe, dépassent 7 milliards d'euros (+9,5%), portées par la forte demande pour les collections et "l'augmentation des capacités de production", selon le groupe.

Hermès versera une prime de 3000 euros à l'ensemble de ses 26'500 (dont plus de 16'000 en France) collaborateurs dans le monde en 2025 (contre 4500 euros en 2024).

Lors de l'assemblée générale du 17 avril, il sera proposé un dividende à 18 euros par action, contre 16 euros en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Thyssenkrupp lesté au premier trimestre par les prix bas

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Thyssenkrupp a encore accru ses pertes (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

Le conglomérat industriel Thyssenkrupp a multiplié sa perte nette par sept sur un an au premier trimestre de son exercice décalé, plombé dans toutes ses activités par le recul des prix et de la demande, et a confirmé ses prévisions.

D'octobre à décembre, la perte nette du groupe s'est établie à 353 millions d'euros (environ 323 millions de francs), contre 51 millions il y a un an, selon un communiqué paru jeudi.

Le chiffre d'affaires du groupe d'Essen a chuté de 8% sur un an, à 7,2 milliards d'euros, reflétant "un environnement de marché toujours faible".

A cause d'achats exceptionnels l'an dernier dans sa branche navale TKMS, les commandes du groupe ont dégringolé de 38%, à 7,7 milliards d'euros.

"Nous renforçons pas à pas notre compétitivité tout en menant avec détermination la transformation du groupe", assure le patron du groupe Miguel Lopez dans un communiqué.

Après avoir dégagé un bénéfice net l'an dernier en grande partie grâce à des écritures comptables, le conglomérat s'attend à replonger dans le rouge cette année, avec une perte nette comprise entre 400 et 800 millions d'euros, une prévision générale confirmée jeudi.

Le groupe a néanmoins actualisé ses prévisions sectorielles de revenus jeudi, aggravées dans l'automobile, l'acier, et les technologies vertes, mais améliorées dans les matériaux et la branche navale.

TKMS, bon élève du groupe appelé à jouer un rôle clé dans le réarmement européen et récemment introduit avec succès en Bourse, devrait ainsi voir ses revenus grimper de 2 à 5%, contre une fourchette de 1 à 2% estimée auparavant.

Ce qui ne devrait pas suffire à éponger d'importantes provisions prévues pour redresser la branche acier, activité historique pas épargnée par la crise du secteur européen.

Au premier trimestre, ses revenus se sont effondrés de 11%, légèrement en dessous de 2 milliards d'euros, à cause des prix bas, et les commandes de 4%, à 2,2 milliards.

Cette branche est au coeur de la restructuration du groupe, concernée par la suppression d'un emploi sur trois et la nette réduction de sa production d'ici 2030.

Les pourparlers de reprise avec l'indien Jindal Steel, qui promet de mener à bien la transformation verte sur le site de Duisbourg, sont toujours en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Siemens: début d'année solide grâce à l'essor de l'IA

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Pour le directeur général de Siemens, Roland Busch, "l'intelligence artificielle est un puissant moteur de croissance pour nos activités" (archives). (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BALK)

Le géant industriel allemand Siemens a entamé son exercice décalé 2025/2026 avec un bénéfice net meilleur que prévu, dopé par l'essor de l'intelligence artificielle et le redressement de sa branche "industrie numérique", et a confirmé ses prévisions annuelles.

D'octobre à décembre, le bénéfice net du groupe de Munich est ressorti à 2,2 milliards d'euros (environ 2,01 milliards de francs), en nette chute annuelle de 43% sur un an à cause d'un effet de base défavorable, selon un communiqué paru jeudi.

Au premier trimestre 2024/2025, Siemens avait en effet bénéficié d'un gain de 2,1 milliards d'euros tiré de la vente de sa filiale de moteurs Innomotics au fonds américain KPS.

Les analystes sondés par la plateforme Factset tablaient même sur un bénéfice net nettement moins élévé, à 1,6 milliard d'euros.

"L'intelligence artificielle est un puissant moteur de croissance pour nos activités", assure le directeur général Roland Busch dans un communiqué, saluant une "solide performance" au premier trimestre.

Les commandes à Siemens ont bondi de 10% sur un an, à 21,4 milliards d'euros, avec un niveau record atteint dans la branche d'infrastructures connectées.

Le groupe qui produit aussi bien des trains, des turbines, des machines à IRM que des logiciels a aussi enregistré une hausse de 8% de son chiffre d'affaires, à 19,1 milliards d'euros.

Autre point positif, le fort dynamisme de sa branche "industrie numérique" au premier trimestre, dont l'activité d'automatisation d'usine a longtemps pâti d'une conjoncture faible en Chine et d'une concurrence accrue.

Siemens mise de plus en plus désormais sur la transformation numérique des usines, pilotées à l'aide de logiciels, de données et d'IA.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Halfpipe: Liu Jiayu dit "aller bien" après une terrible chute

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Victime d'une chute spectaculaire, Liu Jiayu a tenu à rassurer ses fans depuis son lit d'hôpital (© KEYSTONE/AP/Lindsey Wasson)

La Chinoise Liu Jiayu a assuré depuis son lit d'hôpital avoir évité toute blessure grave et "aller bien" après une chute spectaculaire aux JO de Milan Cortina.

La vice-championne olympique 2018 a remercié ses fans pour leur soutien.

Agée de 33 ans, Liu Jiayu a lourdement chuté mercredi lors des qualifications du halfpipe et s'est cogné la tête contre la neige. Elle est restée immobile au sol de longues minutes, durant lesquelles elle a reçu des soins médicaux avant d'être évacuée sur une civière. Les examens médicaux n'ont révélé aucune anomalie au niveau de la colonne vertébrale, a indiqué l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

"Merci à tous pour vos gentils messages", a écrit Liu Jiayu dans un post sur le réseau social chinois Weibo, accompagné d'un selfie d'elle, souriante, en blouse d'hôpital et faisant un signe "V" de la main. "Je viens de passer des examens à l'hôpital, rien de grave, tout va bien", a-t-elle souligné.

Le quotidien officiel China Sports Daily a salué jeudi "la combativité" de la sportive, qui participe à ses cinquièmes Jeux d'hiver. "Le sourire éclatant de Liu Jiayu a toujours marqué les esprits. Mais derrière cette apparente douceur se cache une battante, prête à serrer les dents et à tout donner pour l'honneur de son pays et pour sa passion, le snowboard", écrit le journal.

Selon le quotidien, la sportive a souffert de nombreuses blessures durant sa carrière et a subi trois opérations majeures à l'épaule.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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