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International

Trump déploie la Garde nationale en Californie sur fond d'émeutes

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Des manifestants s'en prennent à une voiture des douanes. (© KEYSTONE/AP/Eric Thayer)

La Maison Blanche a annoncé samedi le déploiement de 2000 membres de la Garde nationale en Californie, dans un contexte d'émeutes anti-expulsions à Los Angeles.

Des affrontements entre manifestants protestant contre les expulsions massives lancées par Donald Trump sont en cours à Paramount, une banlieue hispanophone de Los Angeles, selon des images diffusées en direct par l'AFP.

On y voit des manifestants brandir des drapeaux sud-américains et lancer des projectiles en direction de voitures de police aux gyrophares allumés, dans un nuage de fumée.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump "a signé un mémorandum présidentiel prévoyant le déploiement de 2000 gardes nationaux pour remédier à l'anarchie qu'on a laissé prospérer", a déclaré dans la soirée la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, en rejetant la faute sur les dirigeants démocrates californiens "incapables".

Le gouverneur démocrate Gavin Newsom, régulièrement en proie aux attaques du dirigeant américain, a dénoncé une décision "volontairement incendiaire".

Le président américain avait peu auparavant menacé d'une telle mesure, après une deuxième journée d'incidents.

"Si le gouverneur de Californie, Gavin Newscum, et la maire de Los Angeles, Karen Bass, ne peuvent pas faire leur travail, ce que tout le monde sait, alors le gouvernement fédéral interviendra et résoudra le problème", a-t-il dit sur son réseau Truth Social, en désignant M. Newsom par un quolibet.

Pour le deuxième jour consécutif à Los Angeles, des heurts ont opposé des manifestants, vent debout face aux expulsions massives de migrants illégaux dans le cadre de la politique lancée par M. Trump, et les agents fédéraux de la police de l'immigration (ICE).

Ceux-ci ont tiré des grenades assourdissantes et plusieurs personnes ont été interpellées à Paramount.

"Nous épluchons les vidéos pour identifier les auteurs. Vous amenez le chaos, on apporte les menottes", a écrit sur X le directeur adjoint de la police fédérale (FBI), Dan Bongino.

Attaque d'un car de police

Des membres de l'ICE s'étaient rassemblés samedi matin près d'un grand magasin de bricolage Home Depot, où des travailleurs viennent traditionnellement proposer leurs services pour la journée.

Il n'est pas clair si les agents de l'ICE s'apprêtaient à arrêter des personnes sans papiers, ou s'ils se rassemblaient simplement à cet endroit en vue d'une autre opération.

Mais des manifestants ont commencé à se regrouper et le bureau du shérif a indiqué avoir déployé des agents sur place en fin de matinée alors que les tensions montaient.

Des manifestants ont jeté des objets sur les forces de l'ordre et tenté d'empêcher un autocar de quitter les lieux. Les agents les ont repoussés à l'aide de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes.

Des manifestants s'en sont également pris à un car de l'US Marshals Service qui sortait d'une autoroute voisine, conduisant les autorités à fermer les bretelles d'accès.

Les rues ont été jonchées de débris et de caddies renversés, selon les images des médias américains qui ont rapporté aussi que des manifestants ont mis le feu à un drapeau américain.

Des incidents du même type s'étaient déjà produits vendredi à Los Angeles, où des manifestants avaient jeté des oeufs sur des véhicules de l'ICE après que des agents eurent arrêté des sans-papiers.

"Tolérance zéro"

Des images partagées sur X samedi par le chef de la police aux frontières Michael Banks, et relayées par Stephen Miller, un des proches conseillers de Donald Trump, ont montré des dizaines d'agents en tenue militaire kaki, armés et équipés de masques à gaz, faisant face à des manifestants.

"L'administration Trump applique une politique de tolérance zéro à l'égard des comportements criminels et de la violence, en particulier lorsque cette violence vise des agents des forces de l'ordre qui tentent de faire leur travail", a martelé Mme Leavitt.

Stephen Miller, après les incidents de vendredi, avait évoqué sur X "une insurrection contre les lois et la souveraineté des Etats-Unis".

Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a menacé de faire aussi appel à l'armée régulière basée non loin. Si nécessaire, les "Marines de Camp Pendleton seront également mobilisés. Ils sont déjà en état d'alerte", a-t-il déclaré sur les médias sociaux.

Pour Gavin Newsom, la décision de déployer la Garde nationale "est délibérément incendiaire et ne fera qu'aggraver les tensions".

Le gouvernement fédéral intervient "non pas parce qu'il y a une pénurie de forces de l'ordre, mais parce qu'ils veulent du spectacle. Ne leur en offrez pas. N'utilisez jamais la violence. Exprimez-vous pacifiquement", a-t-il lancé à l'adresse des manifestants.

"Tout le monde a le droit de manifester pacifiquement, mais soyons clairs : la violence et la destruction sont inacceptables, et les responsables devront rendre des comptes", a pour sa part prévenu sur X la maire de Los Angeles, Karen Bass.

Le procureur du district central de Californie, Bill Essayli, a déclaré que la Garde nationale seraint en place "dans les prochaines 24 heures".

Le dernier déploiement de la Garde nationale en Californie pour des troubles civils remonte à 2020, à la suite des violentes émeutes provoquées par la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier à Los Angeles.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président américain et son gouvernement ont multiplié les initiatives pour expulser un maximum de sans-papiers du pays, tout en cherchant à étendre leurs prérogatives en la matière.

Le ministère de la Sécurité intérieure a déclaré que les opérations menées par l'ICE à Los Angeles cette semaine avaient abouti à l'arrestation de " 118 étrangers, dont cinq membres de gangs".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Chine: le pasteur protestant Ezra Jin a été libéré

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Le pasteur Ezra Jin a été libéré par la Chine et est arrivé à Los Angeles, selon une ONG. (© KEYSTONE/AP/NG HAN GUAN)

Le pasteur protestant Ezra Jin, fondateur d'une des plus grandes Eglises évangéliques non officielles de Chine, en détention depuis octobre, a été libéré, a affirmé samedi une ONG de défense des droits humains.

Le responsable religieux "est arrivé sans encombre à Los Angeles le 4 juillet 2026, après avoir été relâché en Chine, où il était emprisonné", a indiqué dans un communiqué ChinaAid, une organisation basée aux Etats-Unis qui milite pour la liberté religieuse dans le pays asiatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Brésil et l'Angleterre face à des outsiders en feu

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Vinicius Junior et ses coéquipiers retrouvent la Norvège dimanche en 8e de finale. (© KEYSTONE/EPA/SAM WASSON)

Le Brésil va se mesurer, en 8e de finale du Mondial 2026, à la solide Norvège d'Erling Haaland. L'Angleterre devra quant à elle faire face à la furia mexicaine.

Les quintuples champions du monde, qui rêvent depuis 2002 d'une sixième étoile, ont montré du mieux dans leur jeu au fil des matches. La rencontre à venir contre la Norvège s'annonce encore plus compliquée.

La Norvège, a souligné le technicien italien, "est très forte sur les coups de pied arrêtés" avec "des joueurs très bien préparés physiquement". Et il se méfie d'Erling Haaland, auteur de cinq buts dans le tournoi, "l'un des meilleurs joueurs du monde".

Le Brésil n'a jamais battu la Norvège (deux défaites et deux nuls). Il n'a pas non plus vaincu une équipe européenne en match à élimination directe de Coupe du monde depuis 2002, lorsqu'il a conquis sa cinquième étoile en finale contre l'Allemagne.

Et au Mondial 98 en France, les Vikings avaient battu la Selaçao (2-1) en phase de groupes pour se qualifier pour les 8es de finale - sa meilleure performance - tout en infligeant au Brésil sa première défaite en Coupe du Monde depuis 1990.

Entre altitude et ambiance hostile, l'Angleterre aura fort à faire

Mollassons depuis le début du Mondial 2026, les "Three Lions" défient un Mexique bouillant dans son stade Azteca. Un choc qui s'annonce brutal entre l'altitude et la ferveur populaire qui porte "El Tricolor".

Après un 16e de finale pénible face à la RD Congo (2-1) et un jeu qui n'a pas convaincu depuis son entrée en lice contre la Croatie (4-2), l'Angleterre, l'une des grandes nations du foot, a peut-être perdu son statut de favorite du match face au Mexique, auteur de quatre succès consécutifs sans encaisser un but. L'affiche, indécise, propose l'un des premiers chocs à enjeu majeur du tournoi.

Les Mexicains, coorganisateurs de la compétition, seront poussés par plus de 80'000 personnes dans le mythique stade Azteca, celui des finales 1970 et 1986, que les Anglais n'ont pas fréquenté depuis leur défaite historique face à l'Argentine de Diego Maradona (2-1), et sa "main de Dieu" le 22 juin 1986.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La météo retarde le discours de Trump à Washington

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L'esplanade verte a été évacuée en raison de la menace d'orage. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Les conditions météorologiques perturbent samedi les principales célébrations des 250 ans des Etats-Unis à Washington, retardant le discours attendu en soirée de Donald Trump, bien décidé à s'accaparer le premier rôle malgré tout.

Quelques heures avant l'intervention prévue du président américain, un ordre d'évacuation de l'immense esplanade verte du National Mall, au coeur de la capitale américaine, a été donné en raison de la menace d'un violent orage. Les autorités alors forcé les spectateurs à se mettre à l'abri, notamment dans les musées et les bâtiments fédéraux alentour spécialement rouverts.

Les organisateurs ont ensuite annoncé que le discours de Donald Trump était décalé à 23h00 locales, au lieu de 21h45, et que le public allait pouvoir revenir sur les lieux.

Donald Trump a affirmé dans le même temps sur sa plateforme Truth Social qu'il ferait son discours "quoi qu'il arrive": "Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire".

A New York, le spectaculaire feu d'artifice a dû être avancé en raison de ces mêmes conditions orageuses défavorables sur la côte est américaine.

Cet "Independence Day" particulier, 250 ans après la signature de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie (est) marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, coïncide avec une vague de chaleur suffocante dans l'est des Etats-Unis.

Samedi matin, le traditionnel défilé du 4 juillet dans la capitale américaine a été annulé.

Malgré la chaleur, à Philadelphie, des queues se sont formées très tôt devant la célèbre "Cloche de la liberté" et l'Independence Hall, où a été signée la Déclaration d'indépendance.

Récalcitrants

Donald Trump, qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne, a promis samedi soir un meeting politique aux allures de campagne électorale, avant ce qu'il vante comme le plus grand feu d'artifice au monde: 850'000 fusées pendant 40 minutes

"La foule à Washington est incroyable", a-t-il écrit en début d'après-midi, en pleine chaleur.

Quand l'ordre d'évacuation du Mall a été donné en début de soirée, il a été accueilli par des huées de spectateurs. Des chants "USA! USA!" et l'hymne national ont résonné parmi quelques centaines de personnes refusant de quitter les lieux.

Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter le site aux récalcitrants.

Marissa Roberts, venue avec son mari de l'Idaho, à l'autre bout du pays, pour "le feu d'artifice, le discours, c'est historique", a dit à l'AFP sa "grande déception" au moment d'évacuer.

"Empreinte"

A travers la capitale dans la journée, de nombreux passants arboraient les couleurs ou les étoiles du drapeau américain.

Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, compte célébrer en famille la fête nationale avec un traditionnel barbecue mais rester à l'écart des cérémonies officielles.

"C'est super de vivre ce 250e anniversaire", explique-t-il à l'AFP, mais "pourquoi cela doit-il porter l'empreinte de Trump?".

"L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation", confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine travaillant dans le secteur des communications, devenu Américain en février. "C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur".

Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!".

A la veille de la fête nationale vendredi, au pied de l'emblématique Mont Rushmore, Donald Trump a affirmé, dans un discours ultra-patriotique, que l'identité américaine subissait une "nouvelle offensive" venant de "radicaux et d'extrémistes".

Le vice-président JD Vance a lui dénoncé samedi les détracteurs des Etats-Unis qui ne voient que ses "imperfections".

Dans un message de "félicitations à tous les Américains", Léon XIV, le premier pape américain, qui critique la politique migratoire de Donald Trump, a salué "les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début".

Au moment où les Etats-Unis se remémorent deux siècles et demi de triomphes et de tragédies, d'esclavage et de liberté, de guerre civile et de guerres mondiales, un récent sondage de l'université Quinnipiac montre que 61% des Américains estiment que leur pays n'est pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d'indépendance de 1776.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen

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Mbappé marque sur penalty (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.

Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.

Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.

Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.

Chaleur étouffante

La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.

Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.

La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).

Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Tirana: mobilisation contre un projet immobilier lié aux Trump

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La foule a manifesté à Tirana contre un projet immobilier porté par Jarod Kushner. (© KEYSTONE/EPA/MALTON DIBRA)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Tirana lors de la plus grande manifestation en date du mouvement de protestation contre un projet immobilier touristique lié à la famille du président américain Donald Trump.

La 35e manifestation quotidienne consécutive a été la plus importante depuis le début, fin mai, des rassemblements contre la construction d'un hôtel de luxe lié à la fille du président américain, Ivanka Trump, et son mari, Jared Kushner, dans une réserve naturelle de Zvernec, sur la côte sud-ouest de l'Albanie, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'opposition à ce projet est devenue le point de ralliement de la colère suscitée par ce qui est considéré par les manifestants comme de la corruption, ces derniers réclamant la démission du Premier ministre Edi Rama en raison de son manque de transparence.

"Ce qui a commencé comme la 'Révolution des flamants roses' se mue en un large mécontentement populaire", a déclaré à l'AFP la manifestante Alketa Ademi. "Le manque de transparence, l'arrogance - ça suffit! Le Premier ministre doit partir", estime cette quadragénaire.

La mobilisation a reçu le surnom de "révolution des flamants roses" en référence aux flamants roses vivant dans la zone naturelle protégée où est prévu le complexe touristique.

Les manifestants affirment que ce complexe hôtelier de luxe, dont le coût est estimé à 4,6 milliards de dollars et qui devrait être construit dans une zone protégée de la côte adriatique, représente un risque pour l'environnement et pour une lagune voisine essentielle à la migration des oiseaux.

Les promoteurs espèrent également transformer l'île inhabitée de Sazan - autrefois une base militaire communiste secrète - en une destination touristique prestigieuse.

Le projet se heurte pratiquement depuis sa présentation en 2024 à une vive opposition. La dernière vague de manifestations a débuté après l'apparition, fin mai, de clôtures en fil barbelé et de bulldozers sur les plages avoisinantes.

"L'Albanie n'est pas à vendre"

Des manifestations ont lieu chaque jour dans la capitale albanaise Tirana, et par deux fois cette semaine, d'importants groupes de manifestants se sont rassemblés devant le parlement pour tenter d'affronter les députés et de bloquer l'accès au bâtiment, notamment jeudi.

Des centaines de manifestants ont buté sur des cordons de police anti-émeute qui les ont repoussés, provoquant des affrontements et plusieurs arrestations. La police a utilisé des lacrymogènes et un canon à eau pour tenter de disperser la foule, certains manifestants tentant de franchir les cordons policiers, ou envoyant des oeufs, des pierres et d'autres projectiles.

Quinze agents ont été blessés, et 25 manifestants arrêtés, selon la police.

L'Albanian Helsinki Comittee (AHC), une organisation de défense des droits humains, a exprimé samedi "sa préoccupation face à l'escalade de la situation".

"La violence individuelle ne peut justifier l'usage disproportionné de la force", a-t-elle déclaré, dénonçant l'usage, par les forces de l'ordre, de gaz lacrymogène sans sommation, de matraques et de coups contre des manifestants neutralisés à même le sol, et appelant à une enquête rapide et indépendante.

Ces violences contrastent avec le caractère essentiellement pacifique des rassemblements qui ont attiré quotidiennement des milliers de personnes dans les rues depuis le début du mouvement.

"Libérez les gars", scandaient samedi soir des manifestants, en référence aux 19 protestataires encore détenus dans un commissariat de Tirana.

Certains brandissaient des banderoles indiquant "L'Albanie n'est pas à vendre" et "Abrogez la loi sur les zones protégées", en référence à la législation qui a permis au gouvernement d'accélérer l'avancée du projet.

Plusieurs flamants roses géants étaient visibles dans les bras des manifestants qui marchaient samedi vers le siège du gouvernement, sur le boulevard principal de Tirana. Un groupe transportait un grand gâteau en béton, une référence symbolique à l'anniversaire du Premier ministre Edi Rama, qui fêtait ses 62 ans ce samedi.

Des Albanais de la diaspora sont là pour manifester. Parmi eux, Xheku Shena, revenue du Canada, explique à l'AFP : "Nous ne sommes pas contre les investissements étrangers, nous sommes pour la dignité, le respect et la transparence, et contre le modèle actuel qui nuit à l'intérêt public".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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