La Suisse va complètement se désengager de la coopération au développement en Amérique latine. Dans un contexte de finances fédérales tendues, le Conseil fédéral a fixé les priorités de la coopération internationale 2029-2032. L'accent sera mis sur l'aide humanitaire.
En plus d'une priorisation géographique, le gouvernement a clarifié mercredi les domaines de compétences de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). La DDC se focalisera sur les pays à faible revenu, en particulier en Afrique et dans une partie de l'Asie, en concentrant ses efforts sur la santé, l'Etat de droit, le climat et les migrations.
Quant au SECO, il s'occupera des pays à revenu intermédiaire, dans le but de favoriser la mise en place de conditions propices au commerce et aux investissements. Il sera aussi responsable de la coopération avec l'UE, les Balkans occidentaux et certains pays d'Asie.
Par ailleurs, le Conseil fédéral souhaite renforcer l'aide humanitaire. L'action se concentrera systématiquement sur les crises majeures et les secours d'urgence. En cas de conflits ou de crises de longue durée, des mesures ciblées pourront être prises. La part de l'aide humanitaire sera en outre augmentée dans le budget de la coopération internationale, de quelque 26% à environ 40%.
Entre 2027 et 2030, des économies d’environ 113 millions de francs au total devraient être réalisées. Une réduction des effectifs est aussi prévue. Les départements compétents ont jusqu'au printemps 2028 pour présenter la stratégie de coopération internationale 2029-2032. Une consultation sera ensuite menée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats