Huit dialogues fictifs inspirés du réel mettent en lumière l’impact des stéréotypes sur l’insertion professionnelle.
Jusqu’au 31 mai, la plaine de Plainpalais accueille une nouvelle exposition en plein air. Intitulée « Entre les lignes – L’impact des préjugés ordinaires », cette installation conçue par Valérie Martinez en collaboration avec l’artiste genevoise l’Hospice général propose une immersion dans les mécanismes parfois insidieux de la stigmatisation. Alice Méthot est allée à sa rencontre.
L’exposition prend la forme de huit panneaux géants, installés en extérieur, chacun illustrant une conversation par messagerie instantanée. Des dialogues fictifs, mais nourris de témoignages authentiques, recueillis auprès de bénéficiaires de l’aide sociale, de collaborateurs de l’Hospice général, et d’autres personnes concernées.
Valérie Martinez
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Des stéréotypes bien ancrés
Les thématiques abordées sont variées, mais toutes centrées sur les obstacles à l’insertion professionnelle. Elles vont du délit de faciès aux jugements liés à l’âge, en passant par les idées reçues sur les bénéficiaires de l’aide sociale ou les personnes issues de l’asile.
Valérie Martinez
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Pour Valérie Martinez, le choix du format SMS n’est pas anodin.
Valérie Martinez
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Une exposition qui interpelle au quotidien
En installant ces dialogues au cœur de la ville, sur un lieu de passage très fréquenté, l’Hospice général entend favoriser la prise de conscience et inciter les passant·e·s à s’interroger sur leurs propres représentations. L’exposition s’inscrit dans la continuité d’un travail engagé : en 2023 déjà, Valérie Martinez avait collaboré avec l’Hospice général pour créer « Elles, ici et maintenant », un hommage visuel aux femmes bénéficiaires.
L’exposition « Entre les lignes » est visible jusqu’au 31 mai sur la Plaine de Plainpalais. Un rendez-vous public, gratuit et en libre accès.
Le festival des Athénéennes, qui mêle toutes les musiques, met la lumière du 3 au 13 juin sur les villes dans le monde. Icône de la pop espagnole, Luz Casal sera notamment accompagnée de l'Orchestre de chambre de Genève (OCG) pour un concert le 5 juin.
Pour cette 15e édition, les organisateurs veulent faire lien entre aménagement des villes et musique. Plus de 40 événements sont programmés, entre baroque et contemporain, en passant par le rock et le jazz. Huit segments électroniques sont aussi au menu.
Les légendaires représentants du rock industriel berlinois Einstürzende Neubauten seront de la partie. Lauréat d'un Grammy en février dernier, le pianiste de jazz Sullivan Fortner participera lui aussi.
Côté piano classique, le Français David Fray viendra égayer les curieux. Tout comme le violoniste tzigane Roby Lakatos. Les comédies musicales américaines seront également à l'honneur grâce à trois formations.
Les traditions musicales d'Orient et d'Occident seront au centre de deux grandes soirées. L'Orchestre de Suisse romande (OSR) et le percussionniste iranien Keyvan Chemirani collaboreront pour "Le Cheval d'Ebène". Là où l'Ensemble Sequenza 9.3 fera partager les chants traditionnels de la Méditerranée.
Quatre rencontres autour du cinéma sont prévues. "Les lumières de la ville" de Charlie Chaplin seront projetées avec une musique originale offerte par l'OSR. "La Panthère rose" ou "Metropolis" figurent aussi au programme.
Pour le contemporain, l'Ensemble intercontemporain fera le déplacement pour relayer la musique répétitive. Et côté électronique, le batteur suisse Christophe Calpini dévoilera ses dernières oeuvres avec un quatuor à cordes. Pour les plus petits, les petites Grandes Athénéennes reviennent pour la seconde année avec cinq animations et concerts.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le sommet du G7 se tiendra à Evian-les-Bains du 15 au 17 juin prochain. Si les grands de ce monde se réunissent en France, Genève sera en première ligne. Entre restrictions aux frontières, déploiement militaire et incertitudes sur les manifestations, le Conseil d'État promet un état de préparation «optimal». Son président, Thierry Apothéloz, était mon invité.
Thierry Apothéloz
Président du Conseil d'Etat genevois
Thierry ApothélozPrésident du Conseil d'Etat genevois
Thierry ApothélozPrésident du Conseil d'Etat genevois
À quelques semaines de l'événement, le gouvernement genevois peaufine son dispositif. La gestion des frontières sera l'un des points névralgique du dispositif. Le Conseil d'État a autorisé l'ouverture de seulement sept points de passage du 12 au 18 juin. Près d'une trentaine de petites douanes seront purement et simplement fermées.
Ce qui reste ouvert: Pour entrer ou sortir du canton, les usagers devront privilégier les douanes de Bardonnex, Perly, Thônex-Vallard, Moillesulaz, Meyrin, Ferney-Voltaire ou encore Anières. Les liaisons ferroviaires via le CEVA et les gares de Cornavin et d'Annemasse, ainsi que l'Aéroport, resteront opérationnelles sous surveillance accrue.
«Il ne s'agit pas de bloquer des gens aux frontières», a toutefois tenu à préciser la conseillère d'État chargée de la sécurité, Carole-Anne Kast. «Il n'y aura pas de restrictions d'accès» au territoire genevois. Cependant, la conseillère d'État avertit que des «délais importants sont à prévoir» aux frontières routières. Pour pallier ces difficultés, un système de macarons pour le personnel essentiel sera mis en place dès la semaine prochaine, leur offrant une «facilité de mobilité» via des voies réservées.
La comparaison avec la crise sanitaire est inévitable, bien que le contexte soit différent.
«La grosse différence réside dans le fait qu'avec le Covid, il y avait une interdiction de passer la frontière»
Pour ce G7, les travailleurs pourront circuler, mais le télétravail reste la recommandation phare. L'objectif est de limiter la surcharge des axes routiers et des transports publics, ces derniers pouvant être «perturbés ou réduits» selon le Conseil d'État.
Côté sécurité, les moyens engagés sont conséquents:
L'ensemble des 1500 policiers genevois sera mobilisé.
Des renforts viendront de Vaud, du Valais et d'autres cantons.
Le Conseil fédéral a autorisé le déploiement de jusqu'à 5000 militaires.
Bien qu'aucune force de maintien de l'ordre française n'opérera sur sol suisse, la commandante Monica Bonfanti précise qu'il «il y aura une présence française», notamment pour des patrouilles transfrontalières et l'escorte des dirigeants.
L'inconnue des manifestations
Une incertitude demeure: l'autorisation de la manifestation souhaitée par la coalition No-G7. Le gouvernement promet une décision rapide, mais estime qu'il est encore «trop tôt» car l'analyse sécuritaire n'est pas «consolidée». Mme Kast souligne que les enjeux dépassent la simple manifestation, incluant des menaces de «cybersécurité, de sabotage des infrastructures, d'attitudes violentes ou même de terrorisme».
Pour les commerçants genevois, la crainte principale reste celle des dégâts matériels. Un mécanisme de soutien aux entreprises en cas de déprédations est à l'étude
«Le Conseil d'Etat ne se substituera pas aux assurances»
Aucune couverture n'est prévue en cas de perte de chiffre d'affaires. Le Grand Conseil se saisira d'ailleurs du dossier lors d'une session extraordinaire prévue le 28 mai prochain.
Entretien réalisé par Benjamin Smadja, avec Keystone-ATS
Vous rêvez de "taper des balles" avec des tennismen professionnels ? En marge du Geneva Open, les curieux pourront défier dimanche l'Américain Taylor Fritz, numéro 7 mondial, au quai Gustave-Ador à Genève.
Tout au long du week-end, plusieurs joueurs viendront à la rencontre du public, a ajouté mercredi la Ville de Genève. Des animations sont prévues au village du tennis dès jeudi. Vendredi, chacun pourra notamment évaluer la vitesse de son service.
"Cela s'inscrit aussi dans la volonté de la Ville de Genève" de donner du poids au sport dans l'espace public et d'animer la Rade, dit la conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suite à la fermeture de Smood SA et au licenciement de plus de 400 employés, le syndicat syndicom presse Migros Genève de respecter le plan social. Il attend également de la coopérative qu'elle recommande les "smoodeurs" pour les postes vacants chez Just Eat, son nouveau partenaire de livraison de repas. Une action de protestation a été menée mercredi devant la Migros des Pâquis.
La coopération de Migros Genève avec Just Eat a démarré au moment même où l'entreprise a cessé fin avril l’activité de sa filiale, la société de livraison Smood SA. Ses ex-employés se sentent "trahis", souligne Syndicom dans un communiqué.
Le syndicat estime que Migros Genève n’a accordé aux salariés licenciés qu’un plan social "minimaliste" et qu'elle ne le respecte pas. Il prévoit notamment que la coopérative recommande activement les anciens collaborateurs de Smood pour les postes vacants correspondant à leur domaine d’activité. Or, selon Syndicom, cette démarche n’est pas appliquée, alors même que Just Eat recrute actuellement de nombreux employés dans la région genevoise.
Mercredi, d'anciens collaborateurs de Smood ont exprimé leur mécontentement lors d'une action de protestation devant le magasin Migros des Pâquis. Un collectif solidaire composé d'organisations et de partis locaux a apporté son soutien à cette mobilisation.
Syndicom demande par ailleurs à Migros, premier détaillant de Suisse, d’assumer ses responsabilités sociales, y compris lorsqu’elle externalise certaines prestations à des partenaires tels que Just Eat. Suite à des articles récents de la presse alémanique, il dit s'inquiéter des pratiques actuelles de ce service de livraison en matière de droit du travail.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La Ville de Genève renforce son engagement en matière d’égalité, de diversité et d’inclusion au sein de son administration. Pour atteindre cet objectif, le Conseil administratif a adopté en mars 2026 une politique interne en quatre axes qui sera mise en ½uvre progressivement.
La nouvelle politique RH prolonge des engagements antérieurs, notamment un règlement sur l'égalité professionnelle (2009) et une politique de diversité culturelle (2014), tout en élargissant leur portée. Elle couvre désormais l'ensemble des formes de discrimination, qu'elles soient liées au sexe, à l'identité de genre, à l'orientation sexuelle, aux origines, à l'âge, au handicap ou à l'apparence physique, annonce la Ville mercredi dans un communiqué.
Quatre axes structurent les différentes étapes du parcours professionnel: le recrutement et l'accueil, la formation et la sensibilisation, les conditions de travail et le cadre normatif et disciplinaire. Un concept spécifique sera également développé pour faciliter l'insertion des personnes rencontrant des barrières à l'emploi.
La mise en ½uvre de cette politique sera progressive. Elle comprendra notamment la standardisation des outils d'évaluation lors des recrutements, des actions de sensibilisation aux stéréotypes et biais inconscients, ainsi que des adaptations matérielles et organisationnelles (locaux, équipements, horaires).
Pour le maire Alfonso Gomez, ces changements "permettront à la Ville de Genève non seulement de gagner en performance et en attractivité, mais aussi d’améliorer le bien-être de son personnel et de continuer à être exemplaire en matière de promotion d’une société égalitaire et inclusive".
En parallèle, la Ville a participé pour la première fois le 5 mai 2026 à DuoDay. Cette initiative internationale présente dans une dizaine de pays permet à des personnes en situation de handicap de découvrir un métier en immersion professionnelle. Sept stages ont été proposés à cette occasion au sein de l'administration.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats