Rejoignez-nous

International

Début de négociations difficile à la COP29

Publié

,

le

"Il est temps de montrer que la coopération mondiale n'est pas au point mort. Elle est à la hauteur du moment", a lancé le patron de l'ONU Climat, Simon Stiell, en ouverture de la conférence à Bakou. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

La 29e conférence climatique de l'ONU s'est ouverte lundi en Azerbaïdjan par un premier blocage entre différents blocs de pays sur l'ordre du jour, malgré les appels à la coopération six jours après la réélection de Donald Trump.

"Il est temps de montrer que la coopération mondiale n'est pas au point mort. Elle est à la hauteur du moment", a lancé le patron de l'ONU Climat, Simon Stiell, en ouverture de l'énorme conférence à Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, sans jamais mentionner le pays dont le nom est ici sur toutes les lèvres: les États-Unis.

L'enjeu principal de cette COP, qui durera jusqu'au 22 novembre, est de fixer le montant de l'aide climatique des États développés pour les pays en développement afin qu'ils se développent sans charbon ni pétrole, et puissent affronter plus de canicules et d'inondations. Aujourd'hui de 116 milliards de dollars par an (en 2022), le nouvel engagement doit se chiffrer en milliers de milliards annuels, réclament les pays pauvres.

Ordre de grandeur irréaliste

Les pays développés ont contracté une "dette climatique" et "nous ne quitterons pas cette COP si le niveau d'ambition sur la finance n'est pas à la hauteur", a lancé la Sud-Africaine Tasneem Essop, directrice exécutive du Climate Action Network (CAN), qui regroupe des milliers d'ONG du monde entier. Mais les Occidentaux jugent cet ordre de grandeur irréaliste pour leurs finances publiques.

Le président de la COP29 Moukhtar Babaïev a évoqué des "centaines de milliards" dans son discours d'ouverture lundi, mais aucun négociateur n'a dévoilé ses cartes.

Lundi, le programme a déjà pris plusieurs heures de retard, faute d'accord pour adopter l'ordre du jour officiel, indispensable au démarrage des dizaines de négociations spécifiques prévues dans les tentes installées sur la pelouse du stade de Bakou.

Motif: plusieurs pays, dont la Chine et l'Inde, ne veulent discuter de l'application de l'accord de la COP28 que sous l'angle du développement de la finance climatique. Alors que la COP de Dubaï, l'an dernier, a aussi fixé des objectifs pour lancer la sortie des énergies fossiles.

Autre point de dispute: la Chine exige, au nom du Brésil, de l'Inde et de l'Afrique du Sud, d'ajouter le sujet des barrières commerciales unilatérales liées au climat, visant principalement l'Union européenne.

"Moment de vérité"

"La COP29 est un moment de vérité pour l'accord de Paris", a lancé M. Babaïev, ministre azerbaïdjanais de l'écologie, et ancien cadre la compagnie pétrolière nationale, Socar.

Environ 51'000 participants sont accrédités, selon l'ONU Climat, moins que lors de l'extravagante COP28 de Dubaï l'an dernier. Nombre d'ONG critiquent la tenue de la conférence dans un pays qui célèbre le pétrole comme un "cadeau de Dieu", et où les autorités ont arrêté et poursuivent plusieurs militants environnementaux.

Il ne faudra qu'une signature à Donald Trump, à son entrée à la Maison Blanche le 20 janvier, pour rejoindre l'Iran, le Yémen et la Libye hors de l'accord adopté à Paris en 2015 par les pays du monde entier. Cet accord est le moteur qui a permis d'infléchir la trajectoire de réchauffement mondial depuis dix ans aux alentours de 3°C ou moins d'ici 2100, selon les calculs.

Le texte engage le monde à limiter à 2°C le réchauffement et à poursuivre les efforts pour le contenir à 1,5°C, par rapport à la fin du 19e siècle. Mais ces ambitions sont "en grand danger", a alerté lundi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU.

L'année 2024, diluvienne pour de nombreux pays, sera quasi-certainement à ce niveau. Si cela se maintient sur le long terme, la limite climatique serait considérée comme atteinte.

Beaucoup d'absents

Les Européens jurent qu'ils redoubleront d'efforts pour compenser le retrait américain, mais peu iront à Bakou. Ni Emmanuel Macron, ni Olaf Scholz ne participeront au sommet d'une centaine de dirigeants mardi et mercredi. Seule une poignée de dirigeants du G20 seront présents. Le Brésilien Lula, hôte de la COP30 l'année prochaine, est absent aussi.

Pour la Suisse, le ministre de l'environnement et de l'énergie Albert Rösti sera présent dans la deuxième partie de la conférence.

"Tout le monde sait que ces négociations ne seront pas simples", a lâché la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

L'Ougandais Adonia Ayebare, président d'un bloc de négociations appelé G77+Chine, qui regroupe les pays en développement, prévient que les négociations de deux semaines seront difficiles. "Dès qu'on parle d'argent, tout le monde se montre sous son vrai jour", confie le diplomate à l'AFP.

Chine: pas question de payer

L'argent public du Nord, aujourd'hui à 69% des prêts selon l'OCDE, permet de construire des centrales solaires, d'améliorer l'irrigation, de construire des digues ou d'aider les agriculteurs face aux sécheresses.

"Il faut (...) renoncer à l'idée que le financement de l'action climatique est une oeuvre de charité. Un nouvel objectif ambitieux en matière de financement de l'action climatique est dans l'intérêt de chaque nation, y compris les plus grandes et les plus riches", a déclaré Simon Stiell.

Mais l'ambiance dans les pays riches est l'austérité (en Europe) ou le désengagement international (aux États-Unis). Beaucoup réclament que la Chine et les pays du Golfe contribuent davantage.

Ce à quoi le négociateur chinois a répondu qu'il n'était pas question de "renégocier" les textes onusiens, qui stipulent clairement que seuls les pays développés, selon une vieille définition onusienne, ont l'obligation de payer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

IA: 1er succès judiciaire d'Anthropic contre l'administration Trump

Publié

le

Anthropic a gagné une manche en justice face à l'administration Trump. (© KEYSTONE/AP/Patrick Sison)

Une juge fédérale a suspendu jeudi les sanctions de l'administration Trump contre Anthropic, estimant qu'elles avaient probablement violé la liberté d'expression en punissant la société pour avoir exprimé des réserves sur l'usage de sa technologie par le Pentagone.

La juge californienne Rita Lin a accordé cette "injonction préliminaire" réclamée par Anthropic, créateur du chatbot Claude, qui a pour effet de geler la directive présidentielle du 27 février qui ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d'utiliser les technologies de la société.

La décision, consultée par l'AFP, suspend aussi celle du ministre de la Défense Pete Hegseth qui avait désigné Anthropic comme un "risque pour la chaîne d'approvisionnement" du Pentagone, une étiquette jusqu'alors réservée à des entreprises étrangères de pays rivaux des Etats-Unis.

Les deux décisions de l'administration Trump, qui avaient suscité une large vague de soutien du secteur de la tech envers Anthropic, sont suspendues sept jours pour permettre au gouvernement de faire à son tour appel via une procédure d'urgence, avant l'examen de l'affaire au fond à plus long terme.

La juge précise toutefois que le Pentagone reste libre de cesser d'utiliser Claude et de migrer vers d'autres fournisseurs d'IA.

"Si cette procédure judiciaire était nécessaire pour protéger Anthropic, nos clients et nos partenaires, notre priorité reste de travailler de manière productive avec le gouvernement pour que tous les Américains bénéficient d'une IA sûre et fiable", a déclaré un porte-parole d'Anthropic.

"Punir Anthropic"

La rupture entre le Pentagone et Anthropic avait été actée au terme d'un bras de fer qui avait conduit l'entreprise de San Francisco à publiquement refuser que Claude soit utilisé pour la surveillance de masse des citoyens américains ou pour opérer des armes autonomes.

Comme elle l'avait laissé entendre à l'audience mardi à San Francisco, la juge a estimé que ces sanctions "semblent conçues pour punir Anthropic" et constituaient probablement des représailles inconstitutionnelles, justifiant leur suspension en urgence.

Le 27 février, Donald Trump avait qualifié la société d'"entreprise radicale de gauche woke" sur son réseau Truth Social, tandis que Pete Hegseth dénonçait sur X sa "rhétorique sanctimonieuse" et son "idéologie de la Silicon Valley".

La juge estime que les documents internes du Pentagone montrent qu'Anthropic a été désignée comme "risque" en raison de son "attitude hostile dans la presse".

Dans sa décision, la magistrate juge par ailleurs que cette désignation, prévue par le Congrès américain pour parer à des actes de sabotage clandestins chez les fournisseurs étrangers de l'armée, a probablement été prise hors du processus légal.

Un autre recours d'Anthropic suit son cours devant une juridiction fédérale de Washington.

D'anciens hauts gradés - parmi lesquels un ex-patron de la CIA - des acteurs de l'industrie de la tech, dont Microsoft et, à titre privé, des employés d'OpenAI et Google, ainsi que des militants de la liberté d'expression, avaient déposé des mémoires en soutien au recours d'Anthropic à San Francisco.

En l'état, les modèles d'IA d'Anthropic sont les seuls autorisés dans le cadre du traitement d'informations classifiées par le Pentagone et ils ont vraisemblablement été utilisés dans les frappes contre l'Iran ou l'enlèvement du président du Venezuela.

Le contrat entre le Pentagone et OpenAI n'est, lui, pas encore opérationnel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'Italie à un match de la Coupe du monde, le Kosovo aussi

Publié

le

Sandro Tonali (no 8) a mis l'Italie sur orbite avec son but. (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

L'Italie est à un match de retrouver la Coupe du monde. La Squadra a battu l'Irlande du Nord 2-0 jeudi à Bergame et se rendra mardi au Pays de Galles ou en Bosnie pour tenter d'arracher son billet.

Tendus par l'enjeu, les joueurs de Gennaro Gattuso ont dû attendre la deuxième période pour faire la différence face à une "Green and White Army" comme toujours solide mais limitée offensivement.

Sandro Tonali a ouvert le score avec une belle reprise de volée du droit suite à un centre mal renvoyée par la défense nord-irlandaise (56e). Le milieu de Newscastle a ensuite servi Moise Kean, dont le bel enchaînement a permis aux supporters italiens de souffler (80e).

Absente des deux dernières Coupes du monde et privée d'une qualification directe par la Norvège cet automne, l'Italie aura une dernière occasion d'aller cherche son billet pour l'Amérique du Nord en Bosnie. Les Bosniens ont battu le Pays de Galles aux tirs au but à Cardiff.

Le Kosovo peut y croire

Adversaires de la Suisse dans le groupe B, le Kosovo et la Suède ont également remporté leur demi-finale des barrages. Les Kosovars ont dominé la Slovaquie 4-3 et accueilleront la Turquie mardi à Pristina pour aller chercher une première qualification historique pour la Coupe du monde.

Les Scandinaves sont quant à eux venus à bout de l'Ukraine (3-1) grâce à un triplé de leur attaquant Viktor Gyökeres. Ils recevront la Pologne de Robert Lewandowski, qui a permis à son pays de renverser l'Albanie jeudi soir (2-1).

La quatrième "finale" des barrages opposera le Danemark, facile vainqueur de la Macédoine du Nord (4-0) à la Tchéquie, qui a écarté l'Irlande au bout du suspense (2-2 après prolongations, 4-3 aux tirs au but).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Trump repousse à nouveau son ultimatum dans la guerre contre l'Iran

Publié

le

Sur le terrain, les attaques de missiles et de drones se poursuivent (archives). (© KEYSTONE/AP/Vahid Salemi)

Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques en Iran. Il a assuré que les discussions se passaient "très bien" malgré la défiance de la République islamique envers son plan.

Le président américain menace depuis plusieurs jours de viser les centrales électriques iraniennes pour accélérer la réouverture du détroit d'Ormuz, artère névralgique du commerce mondial d'hydrocarbures.

Donald Trump a fait savoir sur son réseau Truth Social qu'il suspendait "à la demande du gouvernement iranien (...) pour dix jours la destruction de centrales électriques, jusqu'au lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington".

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

Après quasiment quatre semaines d'une guerre qui embrase le Moyen-Orient et fait flamber les cours du pétrole, l'Iran ne plie pas tandis que Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique.

En Israël, l'opposition a signalé la fin du consensus politique sur la conduite de la guerre, son chef Yaïr Lapid dénonçant une guerre "sur plusieurs fronts sans stratégie" et avec "beaucoup trop peu de soldats".

Le pays, qui a enclenché l'offensive contre l'Iran au côté des Etats-Unis le 28 février, mène également des frappes et opérations terrestres dans le Liban voisin, contre le mouvement Hezbollah, allié de Téhéran. Des explosions ont retenti tôt vendredi matin dans le sud de Beyrouth, a constaté l'AFP.

Le porte-parole de Tsahal Effie Defrin a reconnu jeudi soir que l'armée avait besoin de "forces supplémentaires".

"Bonnes personnes"

Depuis le début de la semaine, des efforts diplomatiques ont été déployés par les Etats-Unis pour faire taire les armes.

Washington a présenté à l'Iran, via le Pakistan, une proposition en 15 points.

Si Téhéran refuse d'utiliser à ce stade le terme de "discussion", une source anonyme, citée par l'agence de presse Tasnim, a indiqué jeudi que l'Iran avait transmis "officiellement" une réponse au plan américain "à travers des intermédiaires". Il a fixé des conditions à une cessation des hostilités et attend désormais "un retour de l'autre partie".

L'exécutif américain a vu d'un bon oeil le passage de plusieurs pétroliers dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz naturel liquéfié, et bloqué de facto par l'Iran depuis plusieurs semaines.

L'Iran a laissé passer "dix navires", a assuré Donald Trump, jugeant que ce geste montrait que son administration "négociait avec les bonnes personnes" en Iran.

Les Etats du Golfe, où les infrastructures énergétiques et les intérêts américains sont régulièrement ciblés, ont demandé à participer au processus de négociation.

Ils entendent "contribuer au renforcement de leur sécurité et de leur stabilité", selon Jassem Al-Budaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn, Qatar, Koweït et Oman).

Israël, silencieux sur ces discussions, poursuit pendant ce temps ses opérations militaires et assassinats de haut responsables iraniens.

Dernier en date, celui du chef de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, décrit par le ministre israélien de la Défense Israël Katz comme "directement responsable du minage et du blocage du détroit d'Ormuz".

Téhéran n'a pas confirmé l'information.

Israël essuie aussi des attaques. Un homme a été tué jeudi dans le nord d'Israël à la suite de tirs en provenance du Liban voisin.

L'armée israélienne "avance un peu plus chaque jour, mais lentement" dans la zone frontalière entre les deux pays, a rapporté à l'AFP une source militaire sur le terrain.

Selon des sources officielles libanaises, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts et un million de déplacés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Publié

le

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris. Ils affichent la volonté de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

Aide de la Russie à l'Iran

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Signaux forts"

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

Jean-Noël Barrot a assuré, lors d'un entretien à l'AFP mardi, que le soutien "à la résistance ukrainienne" et la pression sur la Russie ne faibliraient pas.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

H&M: les efforts sur les coûts bénéfiques, mais les ventes reculent

Publié

le

Le repli du chiffre d'affaires trimestriel de H&M a reflète le renforcement de la couronne suédoise et la réduction du nombre de magasins par rapport à 2025, le groupe ayant fermé l'an dernier les 48 points de vente de sa chaine Monki (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le géant suédois de l'habillement H&M a connu une hausse de 22% de son bénéfice net au premier trimestre. Le groupe a tiré profit de ses efforts sur les coûts, en dépit d'un recul de 1% de son chiffre d'affaires.

Les ventes trimestrielles ont reculé à 49,6 milliards de couronnes (4,2 milliards de francs) sur le trimestre décembre-février et le groupe prévoit une hausse de 1% en mars, a-t-il précisé dans son rapport trimestriel.

Au cours du premier trimestre, le chiffre d'affaires de H&M a souffert du renforcement de la couronne suédoise et de la réduction de son nombre de magasins par rapport à 2025, le groupe ayant fermé l'an dernier les 48 magasins de sa chaîne Monki (jeunes).

Le bénéfice net a en revanche augmenté de 22% à 704 millions de couronnes.

"Une bonne maîtrise des coûts et une marge brute en hausse ont contribué à renforcer la rentabilité au cours d'un trimestre marqué par une consommation prudente et d'importants effets de change", a expliqué le directeur général de H&M, Daniel Ervér, cité dans le rapport.

"Vers la fin du trimestre, nos collections de printemps, qui ont rencontré un vif succès, ont contribué à une évolution positive des ventes, qui s'est poursuivie en mars", a-t-il ajouté.

Le groupe indique par ailleurs qu'il "suit attentivement" la situation au Moyen-Orient.

Il souligne qu'il dispose d'une "bonne flexibilité de la chaîne d'approvisionnement" et utilise peu le fret aérien, ce qui lui permet "d'adapter le flux de marchandises à l'évolution des conditions".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 3 heures

IA: 1er succès judiciaire d'Anthropic contre l'administration Trump

Une juge fédérale a suspendu jeudi les sanctions de l'administration Trump contre Anthropic, estimant qu'elles avaient probablement violé la liberté...

InternationalIl y a 5 heures

L'Italie à un match de la Coupe du monde, le Kosovo aussi

L'Italie est à un match de retrouver la Coupe du monde. La Squadra a battu...

GenèveIl y a 6 heures

Pro Vélo Genève interpelle les autorités sur la sécurité routière

Après dix ans d'absence, l'association Pro Vélo Genève a relancé les prix Rustine d'or et...

SuisseIl y a 6 heures

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle...

EconomieIl y a 10 heures

Trump repousse à nouveau son ultimatum dans la guerre contre l'Iran

Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre...

InternationalIl y a 11 heures

Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio,...

EconomieIl y a 11 heures

Des travaux à Pâques perturberont les lignes de tram 12 et 17

Les Transports publics genevois (TPG) effectueront pendant la période de Pâques des travaux qui auront...

SuisseIl y a 12 heures

Yverdon: pas de libération conditionnelle pour Claude D.

Claude D. ne doit pas bénéficier d'une libération conditionnelle. Le Tribunal criminel de la Broye...

EconomieIl y a 13 heures

H&M: les efforts sur les coûts bénéfiques, mais les ventes reculent

Le géant suédois de l'habillement H&M a connu une hausse de 22% de son bénéfice...

Jeux olympiquesIl y a 13 heures

Le CIO rétablit les tests génétiques de féminité pour les JO 2028

Le CIO a conditionné jeudi la participation aux épreuves féminines des JO 2028 de Los...