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Suisse

Une initiative fédérale sur la biodiversité "extrême et inefficace"

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Les signatures en faveur de l'"initiative biodiversité" avaient été déposées en septembre 2020, en pleine pandémie (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Une large alliance est montée au créneau jeudi à Berne contre l'"initiative biodiversité", en votation le 22 septembre. Le texte limiterait la production durable d'énergie et de denrées alimentaires, restreindrait l'exploitation des forêts ainsi que le tourisme.

Pas moins de dix orateurs ont lancé la campagne lors d'une conférence de presse. Parmi eux figuraient les présidents du Centre, de l'UDC, du PLR, de l'Usam (Union suisse des arts et métiers) et de l'Union suisse des paysans (USP).

Pour les opposants, qui qualifient l'initiative d'"extrême et inefficace", la loi actuelle suffit à promouvoir la biodiversité. Selon eux, le texte rendrait pratiquement intouchable 30% du territoire.

L'initiative réclame suffisamment de moyens et de surfaces pour la nature. Elle veut aussi ancrer une meilleure protection du paysage et du patrimoine bâti dans la Constitution. Un contre-projet du Conseil fédéral avait été enterré par le Conseil des Etats.

Les initiants, dont Pro Natura, Patrimoine Suisse ou encore BirdLife, ont alors renoncé à retirer leur texte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Laits infantiles: des "lacunes" de l'Etat et des industriels

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Selon le rapport parlementaire, Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l'huile ARA le 24 décembre, n'a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La gestion de l'affaire des laits infantiles a révélé des "lacunes" de l'Etat français et des industriels et celles-ci doivent être "impérativement prises en compte dans la perspective de futures crises", pointe mardi un rapport parlementaire.

Cette affaire avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par le géant veveysan Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né.

Puis elle s'est amplifiée avec une cascade de rappels similaires par des industriels comme les français Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs, comme le lucernois Hochdorf (Bimbosan) ou le bordelais Vitagermine (Babybio Optima) jusqu'en février dernier.

Point commun: un ingrédient - une huile riche en acide arachidonique (ARA) - fourni par le même sous-traitant chinois.

Des familles et associations avaient ensuite accusé les fabricants d'avoir trop tardé à engager les rappels, et l'Etat de s'être excessivement reposé sur leur bonne volonté.

"Si l'impact épidémiologique de la crise des laits infantiles contaminés semble aujourd'hui limité, cet évènement révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte dans la perspective de crises futures", écrivent les rapporteurs.

"Un problème"

"Si on regarde la chronologie, on voit bien qu'il y a eu un problème", pointe auprès de l'AFP la députée Mathilde Hignet (LFI-NFP) co-rapporteure de cette mission, expliquant que Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l'huile ARA le 24 décembre, n'a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier.

Avec son co-rapporteur, le député Michel Lauzzana (Renaissance), ils s'interrogent aussi sur la "réalité des contrôles mis en place" par le fournisseur chinois, et déplorent les "moyens limités des autorités de contrôle" qui conduisent "à se reposer, de manière croissante, sur les auto-contrôles mis en place par les industriels".

Les rapporteurs se demandent "s'il n'aurait pas fallu d'emblée rappeler l'ensemble des lots contenant l'huile ARA en provenance du fournisseur chinois", plutôt que d'attendre les résultats des analyses, et pointent la communication "relativement tardive" des autorités qui ont mis "17 jours" pour envoyer un message à l'ensemble des professionnels de santé.

Les conséquences sanitaires restent, à ce jour, incertaines. En France, les autorités sanitaires ont initialement signalé trois décès de bébés ayant consommé un lait rappelé. Mais pour deux d'entre eux, à Angers et Bordeaux, la responsabilité du lait a été écartée.

Dans la perspective de crises futures, les rapporteurs émettent douze recommandations, notamment de mieux encadrer les "matières ajoutées" comme l'huile ARA, de renforcer les contrôles indépendants, en les faisant financer par les industriels, et d'améliorer les procédures d'alerte quand un aliment destiné aux enfants est en cause.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Vaud: nouvelle motion pour une baisse de l'impôt sur la fortune

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La PLR Florence Gross a fait passer une nouvelle motion pour demander une baisse de l'impôt sur la fortune dans le canton de Vaud (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois revient à la charge pour exiger une baisse de l'impôt cantonal sur la fortune. Sa majorité de droite a fait passer mardi une nouvelle motion pour que le Conseil d'Etat propose une réforme.

C'est la PLR Florence Gross qui a porté cette motion, rappelant qu'une motion semblable avait été acceptée en 2022 et que la réponse du Conseil d'Etat se faisait toujours attendre. "Quatre ans d'attente et le problème reste entier: Vaud demeure parmi les cantons où l'imposition sur la fortune est la plus élevée de Suisse", a-t-elle rappelé.

Selon elle, cette situation "crée un désavantage concurrentiel manifeste" pour le canton dans un contexte de concurrence intercantonale et internationale. Et d'autant plus que d'autres cantons "avancent plus rapidement", a-t-elle indiqué, prenant en exemple la récente baisse de l'impôt sur la fortune à Genève.

Florence Gross a souligné que cette question ne concernait pas que les "grandes fortunes passives", mais l'ensemble des épargnants, les grands comme les petits. La députée a aussi évoqué "l'impact négatif" sur l'entrepreneuriat, en particulier pour les détenteurs d'entreprises familiales.

Egalement présidente de la Commission des finances, l'élue a demandé au Conseil d'Etat de prévoir "un rééquilibrage progressif" afin de "rapprocher le canton de Vaud de la moyenne suisse" et de "limiter les risques de départs de contribuables".

La gauche s'oppose

Sans surprise, sa motion a créé une fracture entre les députés de droite et de gauche. Ces derniers ont notamment dénoncé "des cadeaux injustifiés" aux plus riches, estimant que l'impôt sur la fortune était "l'un des impôts les plus équitables" car il puise "dans les bonnes poches".

Plusieurs élus de gauche ont aussi jugé que le canton n'avait pas de problème d'attractivité en matière fiscale, tandis que d'autres ont mis en garde contre de nouveaux allègements fiscaux alors que les finances de l'Etat sont fragiles.

Nombreux chantiers

La ministre des finances Christelle Luisier a rappelé que le Conseil d'Etat avait bel et bien prévu de s'attaquer à l'impôt sur la fortune, évoquant une baisse de 5% l'an prochain. Cette décision n'est toutefois pas encore "actée" et le projet sera travaillé lors de l'élaboration du budget 2027, a-t-elle noté.

La présidente du gouvernement a également rappelé que plusieurs autres mesures fiscales avaient déjà été prises ces dernières années, dont une baisse de 7% (dont 5% déjà activée) de l'impôt sur le revenu d'ici 2027. De nombreuses et importantes réformes sont aussi attendues à terme, comme la refonte des barèmes ou celle de la fiscalité des entreprises, a-t-elle indiqué.

Avant cela, c'est le peuple qui se prononcera à l'occasion de la future votation sur l'initiative dite des 12%, portée par les milieux économiques et qui demande une baisse de 12% de l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune.

Mardi après-midi, la motion de Florence Gross a été renvoyée directement au Conseil d'Etat, sans donc passer devant une commission. Elle a été soutenue par 75 députés, contre 62 refus et trois abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La BCV pourra continuer à investir dans des sous-traitants de l'ICE

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La BCV a investi à hauteur de six millions de dollars dans la société Palantir, qui compte parmi les principaux sous-traitants de la police américaine de l'immigration (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La Banque cantonale vaudoise (BCV) pourra maintenir ses investissements dans des sous-traitants de la police américaine de l'immigration (ICE). Le Grand Conseil vaudois a rejeté mardi une résolution de la députée de la gauche radicale Mathilde Marendaz demandant au Conseil d'Etat d'exclure de telles entreprises de la politique d'investissement de l'établissement financier.

Des opérations menées en janvier par l'agence ICE à Minneapolis (USA) dans le cadre de programmes d'expulsions massives se sont soldées par des milliers d'arrestations par le décès de deux habitants, abattus par des agents fédéraux en janvier dernier, a rappelé la députée d'Ensemble à gauche & POP (EP).

Mathilde Marendaz déplorait que la BCV possède des investissements auprès de deux sous-traitants de cette agence, à savoir quelque six millions de dollars dans l'entreprise Palantir, qui a notamment développé pour ICE des outils de recherche de personnes ainsi qu'un montant non communiqué auprès du géant de la téléphonie AT&T, qui équipe ICE en systèmes informatiques et de communication.

"Fraction infime"

Selon la députée, de tels investissements sont "en contradiction flagrante" avec la loi sur la BCV qui stipule que la banque doit contribuer au développement économique du canton, selon les principes du développement durable, "dont le respect des droits humains fait partie".

Bien que soutenu par la gauche, le texte n'a toutefois pas trouvé grâce aux yeux de la droite. "La BCV détient une fraction infime dans ces sociétés", a relativisé l'UDC Philippe Jobin, invitant à rejeter le texte. Un appel entendu en plénum, puisque la résolution a été refusée par 68 non, 55 oui et sept abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Fribourg veut réorganiser "en profondeur" son pouvoir judiciaire

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L'objectif de l’ensemble du processus vise à améliorer l’organisation et le fonctionnement du pouvoir judiciaire fribourgeois, dans un but "de rationalisation et de gain d’efficience" (photo d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les députés fribourgeois ont entamé mardi la révision de la loi sur la justice (LJ). La démarche vise à réorganiser "en profondeur" le pouvoir judiciaire, en réunissant notamment les 18 autorités actuelles, réparties sur 15 sites, en 5 grandes entités.

L'objectif de la réforme portée par le conseiller d'Etat Romain Collaud, directeur de la sécurité et de la justice, vise à "faciliter la gestion et l’allocation des ressources de manière plus efficace et équitable". Il s'agit également de favoriser la voie de la conciliation pour résoudre les litiges.

Tous les partis sont entrés en matière, considérant "indispensable pour doter le canton d’un appareil judiciaire moderne". Un projet "bis" de la commission ad hoc propose d'accorder une enveloppe pour financer l'engagement temporaire de ressources additionnelles en cas de pics exceptionnels d'activité et limités dans le temps.

La commission veut aussi déplafonner le nombre de juges du Tribunal cantonal, en le fixant à 12 au moins et non plus entre 12 et 16, avec au moins autant de suppléants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Baume-Schneider à la rencontre de transplantés aux HUG à Genève

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La visite auprès de transplantés aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) a donné lieu à des scènes parfois amusantes entre la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider et deux anciens patients, le skieur William Besse et l'humoriste Joseph Gorgoni. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"Ce qui compte le plus, c'est le patient". La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a rencontré mardi aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) des personnes transplantées. Parmi elles, l'humoriste Joseph Gorgoni et l'ancien skieur William Besse.

"Il me semblait que c'était vous", a glissé la Jurassienne à celui qui incarne Marie-Thérèse Porchet. "En plus, il s'est moqué de moi dans un spectacle", ajoute-t-elle avec malice en parlant de l'humoriste, greffé d'un poumon.

Pour William Besse, c'est d'abord la casquette de "Ski Valais" qui a attiré le regard de la cheffe du Département fédéral de l'intérieur (DFI). "J'ai eu beaucoup de chance. C'est grâce à eux que je suis là", dit l'ancien champion, en montrant le personnel soignant.

Comme lui, 40 à 50 personnes reçoivent un foie parmi la centaine de transplantations menées chaque année aux HUG. A chaque fois, il faut évidemment un donneur. L'un d'entre eux, aux côtés de son ami à qui il a cédé un rein, veut faire passer un message. La réaction de la moitié des gens auxquels il parle montre à quel point des craintes subsistent sur le don d'organe.

Lien du terrain

Or, il n'a pas de complication, une semaine après le prélèvement. "Il faut en parler", alors que la transplantation "fait peur à tout le monde", abonde Joseph Gorgoni. Mais c'est le petit Raphaël, un peu plus de deux ans et atteint d'une tumeur hépatique, qui attendrit le plus l'assemblée d'un jour.

Aux côtés de Mme Baume-Schneider, habituée aux costumes et tailleurs du Palais fédéral, une nuée de blouses blanches. Les coordinatrices, véritables "cheffes d'orchestre", l'auront briefée sur le cycle de l'organe heure par heure, de l'annonce d'un donneur à la transplantation.

"Que se passe-t-il si l'hélicoptère ne peut décoller en raison de la météo?", "Vous appelez le receveur directement pendant la nuit?". "C'est passionnant", glisse Mme Baume-Schneider après avoir posé plusieurs questions. "L'appel au receveur, c'est le moment le plus émouvant", lui explique l'une des responsables.

Pour la conseillère fédérale, ces visites, qu'elle fait trois ou quatre fois par an dans des hôpitaux et des centres de soins, permettent de voir "le lien sur le terrain" de politiques parfois techniques. Le nouveau système du consentement présumé pour les prélèvements doit entrer en vigueur en 2027.

Prête comme donneuse

La mise en consultation des ordonnances est terminée et le nouveau système d'identification électronique (e-ID) a été approuvé. Les HUG s'attendent à une augmentation de 10 à 15% des organes disponibles face à la pénurie actuelle.

"Pour moi, ce qui compte le plus, c'est le patient. On voit qu'on sauve des vies ici", dit-elle à Keystone-ATS. Elle en ressort avec "beaucoup d'émotion et de reconnaissance" envers le personnel. Elle a pris la mesure du nombre de professionnels requis pour une greffe. "Je suis vraiment impressionnée", ajoute-t-elle.

"Je crois que je serai assez prête" à céder un organe, confie-t-elle. "Qu'est-ce que je peux vous donner ?", enchaîne-t-elle auprès d'un membre du personnel soignant. Avant de préciser qu'elle a elle-même sa carte de donneuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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