BILAN - La décroissance
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Bernhard Hugo
12 octobre 2018 à 8 h 39 min
Le choix de l'interlocuteur pour parler d'un sujet aussi polémique que la décroissance aura au moins eu le mérite de mesurer la distance qu'il reste à parcourir pour convaincre les décideurs (qu'ils soient médiatiques, économiques ou politiques d'ailleurs !) d'une nécessaire réorientation de l'économie si nous voulons encore assurer un avenir à nos descendants.
En effet, malgré les question pertinente de Benjamin Smadja, les réponses de Serge Gerchakov montrent avec quel sérieux est considérée une remise cause de la course à la croissance, seul bréviaire économique actuel.
L'amorce de l'interview en est une parfaite illustration avec la définition de la décroissance qui prouve à elle seule la fragilité de la connaissance d'un mouvement qui s'impose actuellement du "simple" fait de l'actualité du réchauffement climatique. Mais c'est la désinvolture avec laquelle sont disqualifiées de vraies questions telles que "le libéralisme est-il dépassé ?" ou que "la croissance est-elle encore la réponse aux questions de notre temps ?" qui font souci dans l'analyse du responsable d'un journal aussi en vue que Bilan. Les qualificatifs concernant les tentatives d'une inflexion différente de l'économie sont à l'avenant:"marginal" ou "amusant", si bien qu'il n'est pas étonnant que soient finalement convoquées les tartes à la crème du "retour en arrière" et du maltusien "problème démographique" avec son exemple africain...avant une scandaleuse remise en cause de l'augmentation de la pauvreté qui serait due à une nouvelle méthode de calcul.
Puisque, tout de même, une conclusion mathématique s'impose, à savoir qu'une croissance infinie est impossible dans un monde fini, nous sommes tous malheureusement remis face à l'évidence: notre responsabilité est engagée. Mais il conviendrait de traiter le sujet avec plus de sérieux!