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Washington fait pression pour un cessez-le-feu à Gaza

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"Cette guerre a détruit nos vies. Il n'y a pas de nourriture, pas de boisson, c'est le siège et la destruction partout", a raconté à l'AFP Soad Al-Qanou, une femme qui tente de sauver son enfant, Amjad, amaigri par la malnutrition, dans le camp en ruines de Jabalia, dans le nord de Gaza (photo). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

La guerre ne connaît pas de répit entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza., alors que Washington défend mardi un plan de cessez-le-feu à l'occasion d'une conférence en Jordanie sur l'aide humanitaire aux Palestiniens, sous les bombes depuis plus de huit mois.

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, en tournée au Moyen-Orient, a souligné en Israël que le premier ministre Benjamin Netanyahu lui avait "réaffirmé son engagement" pour un plan de cessez-le-feu annoncé le 31 mai par le président Joe Biden et adopté lundi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Blinken a aussi qualifié de "signe encourageant" la réaction du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui avait dit accueillir "favorablement" un certain nombre d'éléments de la résolution américaine.

La réponse du Hamas et du Jihad islamique au plan de cessez-le-feu appelle à un "arrêt total de l'agression" dans la bande de Gaza, ont annoncé mardi les deux mouvements palestiniens. "La réponse donne la priorité aux intérêts du peuple palestinien et souligne la nécessité d'un arrêt total de l'agression en cours à Gaza", ont déclaré le Hamas et le Jihad islamique dans un communiqué commun, ajoutant qu'ils étaient prêts à "s'engager de façon positive pour parvenir à un accord qui mette fin à cette guerre".

"La réponse contient des amendements à la proposition israélienne, notamment un calendrier pour un cessez-le-feu permanent et le retrait total des troupes israéliennes de la bande de Gaza", a indiqué une source sous couvert d'anonymat, ajoutant que les discussions allaient se poursuivre par l'intermédiaire des médiateurs qatari et égyptien, en coordination avec les Etats-Unis. En soirée, des responsables du Hamas ont affirmé que le mouvement a donné sa réponse officielle, sans en préciser le fond.

Après Israël, le secrétaire d'Etat s'est rendu en Jordanie pour une conférence internationale visant à mobiliser des fonds pour l'aide humanitaire à la bande de Gaza, territoire assiégé privé d'eau et d'électricité, où l'ONU s'inquiète des risques de famine.

"L'horreur doit cesser" (Guterres)

Mardi, des frappes israéliennes meurtrières ont visé notamment le centre de la bande de Gaza, où l'armée israélienne a dit avoir "achevé une opération" dans l'est de Deir al-Balah et l'est d'al-Boureij. En Cisjordanie, le ministère de la Santé palestinien fait état de six morts dans un raid de l'armée israélienne.

L'armée a également annoncé mardi la mort de quatre soldats tués dans des combats la veille dans le sud, portant à 298 le nombre de soldats israéliens tués depuis le début de l'offensive au sol dans la bande de Gaza le 27 octobre.

"L'horreur doit cesser", a lancé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui participait en Jordanie à la conférence sur l'aide pour Gaza. "Il est grand temps d'instaurer un cessez-le-feu et de libérer les otages sans conditions", a-t-il ajouté, en appelant "toutes les parties à saisir l'occasion" fournie par la nouvelle feuille de route.

Impact psychologique

En Jordanie, le secrétaire général de l'ONU a déclaré qu'au moins 1,7 million de personnes, sur les quelque 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont été déplacées à plusieurs reprises par les opérations militaires israéliennes.

Plus d'un million de Palestiniens à Gaza n'ont pas assez d'eau potable, a-t-il ajouté, déplorant également l'impact psychologique de la guerre, notamment sur les enfants, qui sont plus de 50'000 à avoir besoin d'un traitement contre la malnutrition aiguë.

"Environ 60% des bâtiments résidentiels et au moins 80% des installations commerciales ont été endommagés par les bombardements israéliens", a-t-il renchéri, déplorant au passage la destruction de centres de santé et d'écoles.

Le 7 mai, l'armée a lancé une offensive terrestre sur la ville de Rafah, dans le sud du territoire palestinien assiégé, qui a entraîné la fermeture du poste-frontière avec l'Egypte, crucial pour l'entrée de l'aide humanitaire, désormais contrôlée par Israël.

Et "pour plus de 700'000 personnes assiégées dans le secteur nord, le nombre de camions (d'aide) par jour ne dépasse pas 35, alors que c'est leur seule source de nourriture et de médicaments", a déploré mardi le bureau des médias du Hamas.

Egalement dans le nord, 50 Palestiniens détenus par Israël ont été libérés par l'armée et transférés à l'hôpital Kamal Adwan à Jabalia, selon une source médicale de l'établissement.

"Crimes de guerre"

Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi par 14 voix et une abstention, celle de la Russie, la résolution américaine soutenant le plan qui vise à établir par étapes un cessez-le-feu permanent à Gaza.

Ce plan prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Alors le Hamas a donné sa réponse au plan américain mardi soir, Israël refuse lui de mettre fin à la guerre tant que ne sera pas éliminé le mouvement palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne.

La feuille de route avait été présentée par Joe Biden comme émanant d'Israël, qui ne l'a jusqu'à présent pas formellement acceptée.

De son côté, Benjamin Netanyahu cherche à tirer parti d'une opération des forces spéciales ayant permis de libérer quatre otages samedi dans la bande de Gaza, selon des médias israéliens, durant laquelle 274 Palestiniens ont été tués, d'après le ministère de la Santé du Hamas.

Le Haut-commissariat de l'ONU s'est dit à la fois "profondément choqué" par l'impact sur les civils de cette opération et "profondément affligé" par le fait que des otages sont toujours détenus.

Pour Jeremy Laurence, son porte-parole, "toutes ces actions, par les deux parties, pourraient s'apparenter à des crimes de guerre".

Dizaines de milliers de morts

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Quelque 251 personnes ont été enlevées lors de cette attaque et 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée israélienne.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive sur le territoire palestinien qui a fait au moins 37'164 morts, dont 40 en 24 heures, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Une baleine échouée révèle les divisions de la société allemande

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La gestion du cas de la baleine Timmy, échouée sur la côte baltique, divise les Allemands. (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Flot médiatique ininterrompu, secouristes menacés de mort, autorités inversant leurs décisions: la gestion chaotique du calvaire d'une baleine échouée depuis un mois sur la côte de la Baltique illustre les divisions minant la société allemande.

Samedi 18 avril, la vétérinaire Janine Bahr-van Gemmert, responsable du suivi du cétacé, surnommé Timmy par l'influent tabloïd allemand Bild, donne un point de presse sur l'animal en détresse quand un homme âgé franchit le cordon de sécurité, s'avance vers elle et laisse exprimer sa colère.

"Nous avons le droit de savoir pourquoi on gère la mort de cette baleine", au lieu de tenter de la sauver, dit-il sur un ton agressif.

Un incident symptomatique du climat de défiance qui a entouré les tentatives de sauvetage depuis le 23 mars et le premier échouage de cette baleine à bosse sur un banc de sable de la côte nord-est de l'Allemagne.

Cela fait un mois que chaque jet d'eau de la baleine est scruté, des médias et des comptes sur les réseaux sociaux se perdent en conjectures sur son état de santé, annonçant tour à tour un sauvetage imminent, le départ à la nage du mammifère ou à l'inverse un coma, une agonie ou une mort imminente.

Nuit et jour, la police doit maintenir à distance les curieux. En parallèle manifestations et recours juridiques pour ou contre les sauvetages s'enchaînent, tandis que des secouristes ont été menacés.

Charlatanisme et théories du complot

Des arnaqueurs ont aussi lancé de faux appels aux dons, quand d'autres charlatans appellent à "colmater les trous énergétiques" de l'animal échoué avec un chant aborigène.

Peter Walschburger, professeur de psychologie à l'Université libre de Berlin, note "l'effet haut-parleur des médias", avec dans l'ordre "la presse à sensation, les réseaux sociaux et ensuite aussi les médias classiques", explique-t-il à l'AFP.

Et pour le sociologue Christian Stegbauer, joint par l'AFP, le fait que le cétacé ne saisisse pas "l'offre" de sauvetage a "déconcerté" le public, si bien que, sur les réseaux, on se livre à "une sorte de compétition" pour "savoir qui se soucie le plus de l'animal".

L'escalade a véritablement commencé lorsque les autorités ont annoncé le 1er avril mettre fin aux tentatives de sauvetage, convaincues que l'animal ne pouvait être sauvé.

Dans la foulée, des théories du complot émergent, certaines évoquant une mise en scène fomentée par des scientifiques, les autorités et des organisations environnementales.

Les responsables locaux ont, quant à eux, quelques ratages à leur actif. A l'instar du ministre de l'Environnement de la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Till Backhaus, un élu social-démocrate dont le registre très émotionnel a pu étonner.

De prétendus experts ont aussi réussi à s'immiscer dans les opérations, comme Robert Marc Lehmann, un YouTubeur défenseur des animaux qui vend aussi ses produits dérivés. Il a fini par être exclu, après l'intervention de vétérinaires excédés.

Marasme économique

Un nouveau coup de théâtre intervient le 15 avril, quand Till Backhaus annonce relancer les tentatives de sauvetage, après avoir été convaincu par deux richissimes entrepreneurs, l'une issue des courses hippiques et l'autre de la grande distribution.

Leur idée: gonfler des bouées sous la baleine pour la remorquer jusqu'en mer du Nord. Mais les dissensions n'ont pas tardé à éclater, entre démissions et critiques par presse interposée.

Plusieurs médias ont aussi relevé la présence parmi les badauds et les manifestants de militants liés aux milieux conspirationnistes et à l'extrême droite allemande, à un moment où le parti d'extrême droite AfD fait figure de grand favori pour les élections de la région en question en septembre.

Pour Stefan Kollasch, le directeur du centre régional pour la culture démocratique, il s'agit d'"acteurs isolés" qui "exploitent le sujet afin de semer durablement la méfiance" envers les pouvoirs publics.

Tout sauf anodin dans une Allemagne en plein marasme économique et où le chancelier conservateur Friedrich Merz, à son poste depuis à peine un an, est au plus bas dans les sondages.

Pour le psychiatre Borwin Bandelow, interrogé sur Welt TV, "le mécontentement général (...) à l'égard du gouvernement se projette maintenant sur la baleine", un nouveau problème qu'il est "incapable de résoudre".

Selon un sondage Forsa publié jeudi pour RTL et ntv, les Allemands sont tout à fait divisés sur les efforts de sauvetage de Timmy: 42% les jugent appropriés, tandis que 40% y sont opposés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Theodora brille aux Flammes avec cinq trophées

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L'artiste Theodora, ici lors de son passage au 59e Montreux Jazz Festival (MJF), en juillet dernier. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Incontournable: Theodora, nouvelle reine de la pop francophone, a triomphé jeudi soir lors de la 4e édition des Flammes, récompenses du rap et des cultures populaires. Elle s'y est emparée de cinq trophées, dont celui d'artiste féminine de l'année.

Elle était annoncée ultra favorite et n'a pas fait mentir les pronostics: à 22 ans, Theodora a aussi reçu les prix de l'album de l'année et du meilleur album de nouvelle pop pour "Mega BBL". Sorti en 2025 comme réédition de son premier projet "Bad Boy Lovestory", il inclut des collaborations de tous horizons, avec Juliette Armanet, Chilly Gonzales ou encore Jul.

A la Seine Musicale, près de Paris, la chanteuse a fait le parallèle entre cet album initial, qui évoque les relations toxiques, et les victimes de violences conjugales, auxquelles elle a voulu s'adresser. "Oubliez pas que vous pouvez partir, que la porte est ouverte", a-t-elle lancé.

Elle avait déjà été distinguée comme révélation féminine durant l'édition 2025 des Flammes, dans le sillage du carton "Kongolese sous BBL". Elle avait alors dédié son prix à "toutes les filles noires un peu bizarres".

Un an plus tard, son originalité - musique, style, personnalité engagée - la propulse encore davantage dans la cour des grandes.

Gims sacré

Côté messieurs, le match était plus ouvert avec des nommés expérimentés comme Jul ou Hamza. Mais c'est Gims, artiste le plus écouté en France en 2025, qui a remporté le trophée de l'artiste masculin de l'année.

La machine à tubes ("Ciel", "Ninao") aux inséparables lunettes noires ne quitte pas le haut des classements des plateformes de streaming et a réalisé plusieurs concerts XXL en décembre, preuve de sa capacité à rassembler plusieurs générations avec une musique afropop efficace.

En parallèle, il a mis sur pied une stratégie taillée pour être le plus streamé possible avec "Le nord se souvient: L'odyssée". Cette tactique, un album évolutif dont la liste des morceaux change au fil des mois, lui a valu la Flamme de la meilleure stratégie de lancement d'album.

"Ca me montre que le travail a été vu, que l'effort a été reconnu", a remercié l'artiste congolais de 39 ans, dans un message enregistré car absent de la cérémonie.

Cette consécration intervient près d'un mois après sa mise en examen pour blanchiment aggravé notamment. Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, dans le cadre de cette enquête sur un vaste réseau de blanchiment international à travers des investissements immobiliers.

Relève assurée

Fruits d'un vote du public associé aux voix d'un jury et de professionnels du monde musical, les Flammes ont récompensé un large panel d'artistes dont le rappeur belge Hamza pour son tube trap "KYKY2BONDY", élu morceau de l'année.

Des visages incarnant la relève ont par ailleurs été primés comme la chanteuse Fallon, qui fusionne le RnB et le bouyon (genre caribéen), et le trio de rappeurs franciliens L2B, qui revient de ses deux premiers concerts à l'Accor Arena.

Comme eux, d'autres artistes à l'image de RnBoi, Bamby et Ronisia se sont produits au cours de cette cérémonie, dans une salle pensée pour le public, avec un millier de spectateurs en fosse.

Ces récompenses ont été conçues par le média numérique spécialisé Booska P et l'agence créative Yard, avec la volonté initiale de donner plus de visibilité à des artistes sous-représentés aux Victoires de la musique, mais qui cartonnent désormais en streaming et en concert.

Le palmarès fait pourtant écho, en partie, à celui des dernières éditions des Victoires, qui ont elles aussi récompensé Theodora et Gims.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Liban: cessez-le-feu prolongé de trois semaines

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Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban a été prolongé de trois semaines, selon Donald Trump. De quoi permettre à Beyrouth (photo)d'avoir un peu de répit. (© KEYSTONE/AP/HASSAN AMMAR)

Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban de "trois semaines" à l'issue d'une nouvelle session de pourparlers à la Maison Blanche entre représentants des deux pays.

Le président américain a exprimé l'espoir qu'un accord de paix pourra être trouvé cette année.

"Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social en rendant compte d'une réunion qui "s'est très bien déroulée".

Il a aussi indiqué que les Etats-Unis "vont collaborer avec le Liban afin de l'aider à se protéger contre le Hezbollah" pro-iranien.

Avant les pourparlers, le Liban avait indiqué vouloir y réclamer une prolongation d'un mois de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

S'exprimant ensuite devant les journalistes, Donald Trump a affirmé qu'il y avait une "très bonne chance" de parvenir à un accord de paix entre Israël et le Liban dès cette année et dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Le président libanais a indiqué plus tôt qu'il "espérait pouvoir se rendre à Washington pour rencontrer le président Trump et le mettre au courant de la vérité sur ce qui se passe au Liban", affirmant qu'il n'avait jamais envisagé un contact avec le Premier ministre israélien.

Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient tenu une réunion le 14 avril, déjà à Washington, la première du genre depuis 1993, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël.

Les Etats-Unis avaient ensuite imposé une trêve de dix jours dans ce conflit, qui venait à expiration dimanche soir. Le conflit a déjà fait plus de 2400 morts et un million de déplacés côté libanais.

Outre le président américain, le vice-président JD Vance, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, les ambassadeurs aux Etats-Unis d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, ont participé à cette réunion en présence aussi de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa.

L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, y a également participé.

La rencontre s'est tenue alors qu'Israël poursuit ses bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises dans le sud du Liban.

Les dirigeants libanais ont accusé jeudi Israël d'avoir perpétré un "crime de guerre" en frappant la maison où s'étaient réfugiées les journalistes et en entravant l'arrivée des secours. L'armée israélienne a dit examiner les faits.

Une frappe israélienne dans le sud du Liban a fait trois morts jeudi, a annoncé le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d'Israël en réponse aux "violations" du cessez-le-feu par l'armée israélienne.

"Un seul obstacle"

Les deux pays ont accepté, à l'issue de la première session de pourparlers, d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, à une date et un lieu qui doivent être fixés ultérieurement.

Le Liban a chargé Simon Karam, un diplomate chevronné, de présider la délégation de son pays pour ces tractations.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé de son côté mercredi qu'Israël n'avait "pas de désaccords sérieux" avec le Liban.

"Il y a un seul obstacle à la paix et à la normalisation entre les deux pays, c'est le Hezbollah", a-t-il expliqué, lançant un appel au gouvernement libanais à travailler "ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire".

L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël.

Selon les termes de la trêve, Israël affirme se réserver le droit d'agir contre des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" au Liban.

Le cessez-le-feu au Liban avait été réclamé par Téhéran comme l'une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue d'aboutir à une paix durable entre l'Iran et les Etats-Unis.

Donald Trump a annoncé mardi une prolongation de la trêve entre son pays et l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril, émaillée de tensions dans le détroit d'Ormuz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Meta va licencier environ 8000 personnes, soit 10% de ses effectifs

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Avec ces coupes, Meta entend "gérer l'entreprise plus efficacement et compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Meta a annoncé jeudi en interne le licenciement de 8.000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, tandis que plusieurs ont fait état d'un vaste plan de départs volontaires chez Microsoft.

Dans un mémo, la responsable des ressources humaines, Janelle Gale, a justifié cette décision par la volonté de "gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (IA).

La maison mère des réseaux sociaux Facebook et Instagram comptait 78'865 employés fin décembre, selon des documents transmis au régulateur américain des marchés, la SEC. Outre les licenciements, la société va supprimer 6000 postes actuellement non pourvus, a-t-on appris de même source, confirmant une information de l'agence Bloomberg.

De son côté, Microsoft a fait part jeudi en interne d'un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu'à 7% des équipes, soit environ 8750 personnes, ont rapporté plusieurs médias américains.

Sollicitée par l'AFP, la firme de Redmond (Etat de Washington) n'a pas donné suite dans l'immédiat. Il s'agit du premier plan de départs volontaires de l'histoire du groupe.

Côté Meta, même si l'IA n'a pas été mis en avant pour contextualiser la contraction annoncée jeudi, fin janvier, le PDG Mark Zuckerberg avait fait un lien direct entre cette technologie et des économies de coûts.

"Des projets qui auparavant auraient nécessité de grosses équipes sont maintenant menés à bien par une seule personne de grand talent", avait-il affirmé. En conséquence, "nous parions sur les contributions individuelles et réduisons la taille des équipes".

Dans le même temps, Meta dépense des sommes colossales dans le développement et l'utilisation de l'IA.

L'entreprise de Menlo Park (Californie) prévoit ainsi d'investir entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, en grande partie pour s'assurer de capacités suffisantes pour l'IA, des puces aux centres de données.

Fin février, Meta a fait état d'un accord avec l'américain AMD portant sur l'achat de millions de puces, pour au moins 60 milliards de dollars.

Pour les analystes de Wedbush Securities, malgré les montants investis, la stratégie de Meta dans l'IA "est plus disciplinée" que lors du précédent cycle, axé sur le "métavers" (univers virtuel), soldé sur un fiasco financier.

"Nous sommes confiants dans la capacité de la direction à négocier cette période de transition", ont-ils ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Cadence accélérée pour OpenAI, qui lance un nouveau modèle d'IA

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Le nouveau modèle d'intelligence artificielle lancé par OpenAI comprend des garde-fous "solides". Ils concernent en particulier les menaces biologiques et informatiques (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Michael Dwyer)

OpenAI a dévoilé jeudi un nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) qui se veut le plus avancé du marché selon plusieurs critères. Il a promis d'accélérer encore le rythme, tout en vantant l'encadrement de son IA pour éviter les utilisations dangereuses.

GPT-5.5 est la nouvelle génération du modèle sur lequel est construit ChatGPT, l'interface d'IA générative désormais utilisée par près d'un milliard de personnes.

Après la sortie grand public de GPT-3.5 en novembre 2022, date de naissance de ChatGPT, OpenAI a mis en ligne les cuvées 4 et 5 respectivement en mars 2023 et en août 2025, avec des versions intermédiaires entretemps.

Accélération

Mais, depuis, la start-up californienne a changé de braquet et commercialisé quatre nouvelles itérations depuis novembre, l'avant-dernière (GPT-5.4) remontant à moins de deux mois.

"Je m'attends à ce que l'allure à laquelle les capacités (des modèles) s'améliorent augmente encore", a déclaré Jakub Pachocki, responsable de la recherche, lors d'une conférence téléphonique de présentation.

Cet élan s'observe chez la plupart des grands acteurs de l'IA, en particulier Anthropic, grand concurrent d'OpenAI, qui a introduit trois actualisations de son modèle principal Claude Opus depuis novembre.

Cette prise de vitesse tient notamment aux nouvelles capacités de l'IA, avec des modèles qui sont désormais en mesure de s'améliorer d'eux-mêmes rapidement, avec de moins en moins d'intervention humaine.

Mise en place de "garde-fous"

La puissance sans cesse supérieure des modèles pose aussi, plus que jamais, la question de leur dangerosité. "Il faut que l'encadrement soit renforcé", a expliqué Mia Glaese, vice-présidente de la recherche. Elle a indiqué que GPT-5.5 avait fait l'objet de tests intensifs menés par des entreprises partenaires.

Le modèle "comprend les garde-fous les plus solides" qu'OpenAI ait jamais adoptés, a-t-elle insisté. Ils concernent en particulier les menaces biologiques (diffusion malveillante d'éléments biologiques pouvant présenter un danger pour les humains) et informatiques (piraterie).

L'approche d'OpenAI diffère de celle d'Anthropic, qui a annoncé publiquement, début avril le report du lancement de son modèle Mythos, le temps de combler, avec le concours de partenaires, des milliers de failles qu'il a identifiées dans des systèmes informatiques du monde entier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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