"Tous unis pour un opéra équitable", "Chantons la résistance". Le personnel du Grand Théâtre de Genève est en grève ce jeudi , depuis 7h et jusqu'à minuit. Il proteste contre le projet de la Ville de Genève de transférer son personnel à la Fondation du Grand Théâtre sans négociations préalables.
A Genève, la représentation d’"Idoménée” prévue jeudi soir au Grand Théâtre ne se tiendra pas sous sa forme habituelle. Elle a été maintenue mais dans une forme concert. Et pour cause: les employés du Grand Théâtre sont en grève depuis 7h et jusqu'à minuit. Ils protestent contre le projet de la Ville de Genève de transférer son personnel à la Fondation du Grand Théâtre. Texte qui doit être voté la semaine prochaine par le Conseil municipal.
Les employés demandent à la municipalité de renoncer au projet tant que des négociations n'ont pas été conduites sur les conditions de travail et de salaires, notamment.
Ce jeudi plus de 80 personnes tiennent un piquet de grève devant le Grand Théâtre. Parmi elles, Paola qui travaille au Grand Théâtre depuis 30 ans. Elle refuse de signer un chèque en blanc.
La réforme prévoit que quelque 190 employés actuellement au bénéfice du statut de personnel de la Ville rejoignent la Fondation du Grand Théâtre. Le texte placera l'entier du personnel de l'institution sous la houlette de la Fondation.
Malgré des demandes réitérées, aucune négociation préalable n'a eu lieu, a relevé Juan Calvino, président de la commission de personnel du GTG lors d'un point de presse sur le parvis de l'institution lyrique.. Le personnel ignore tout de ses futures conditions de travail, de salaire ou de retraite, a-t-il déploré.
S'ils ne sont pas contre une harmonisation, les grévistes veulent en connaître les conditions. Ils demandent que l'examen de ces statuts par le Conseil municipal soit suspendu ou que les articles concernant le statut du personnel en soient retirés.
La grève est soutenue par les syndicats SSP/VPOD, SIT et Syndicat suisse romand du spectacle.
Une manifestation est prévue mardi 5 mars devant le Conseil municipal lors du vote du projet.
Laurie Selli avec source ATS