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Economie

UBS subit une perte au 4e trimestre et serre la vis des coûts

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L'objectif de réduction des coûts a été relevé. (KEYSTONE/Walter Bieri) (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

La banque UBS a inscrit une perte nette de 279 millions de dollars au quatrième trimestre 2023, son deuxième résultat trimestriel négatif d'affilée, en raison des coûts d'intégration de son ex-rivale Credit Suisse et de la participation dans l'opérateur SIX.

"Nous avons acquis Credit Suisse dans le cadre de l'une des plus importantes opérations dans l'histoire du secteur bancaire", a résumé le directeur général Sergio Ermotti. Un coup de tonnerre s'est en effet produit l'année dernière avec l'absorption, ordonnée par les autorités helvétiques, en mars 2023 de la banque aux deux voiles alors au bord de la faillite par sa concurrente et voisine de la Bahnhofstrasse.

Depuis, le patron tessinois, revenu d'urgence aux commandes d'UBS après avoir assuré la présidence de Swiss Re, s'affaire à gérer cette méga fusion. Dans un message vidéo diffusé mardi, il en a esquissé les grandes étapes: dans une première phase, UBS a stabilisé les activités de Credit Suisse et mis fin aux aides publiques.

Dans une seconde phase, le groupe va s'atteler à la restructuration et l'optimisation des activités rachetées. L'ambition de la banque est de devenir le numéro un mondial de la gestion de fortune avec plus de 5000 milliards de dollars d'avoirs investis dans ce domaine d'ici 2028, a souligné M. Ermotti.

Pour parachever cette intégration, la direction a relevé son objectif de réduction des coûts, tablant désormais sur 13 milliards de dollars d'économies d'ici fin 2026, contre 10 milliards précédemment visés, dont près de la moitié devrait être atteinte cette année.

UBS a encore raboté le nombre de ses salariés. Fin décembre dernier, le groupe comptait ainsi 112'842 équivalents temps plein, un chiffre en baisse de 2,7% comparé au troisième trimestre 2023. Depuis fin 2022, quelque 17'000 postes ont été supprimés.

Reprise des rachats d'actions ___

Dans ce contexte, les résultats financiers sont fortement influencés par l'intégration de Credit Suisse, rendant une comparaison annuelle peu pertinente.

La perte avant impôts pour l'ensemble de la nouvelle entité s'est établie à 751 millions de dollars (653 millions de francs) entre octobre et fin décembre, a annoncé l'établissement zurichois dans un communiqué. Ce montant inclut une perte de 508 millions liée à la participation dans le groupe financier SIX et des coûts d'intégration de 1,8 milliard.

Pour l'ensemble de l'exercice écoulé, UBS a enregistré un résultat avant impôts de 29,9 milliards et un bénéfice net de 29,0 milliards, après 7,6 milliards en 2022.

Les actionnaires se verront proposer un dividende de 0,70 dollar par action, en hausse comparé au 0,55 dollar perçu au titre de 2022. Les détenteurs de parts profiteront aussi de la reprise du programme de rachat d'actions en seconde partie d'année avec un objectif de jusqu'à 1 milliard en 2024.

Ces chiffres-clés sont mitigés comparés aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Alors que le résultat net est meilleur qu'anticipé, la perte avant impôts est plus élevée. Le dividende était quant à lui seulement attendu à 0,58 dollar.

La direction a également confirmé les autres objectifs financiers à l'horizon 2026, notamment un rendement des fonds propres durs (RoCET1) autour de 15%, un ratio de fonds propres durs (CET1) d'environ 14% et un rapport ajusté entre les revenus et les coûts en dessous de 70%, contre 93% actuellement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le bénéfice net de Qantas chute de près de 20%

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La companie nationale australienne n'a pas échappé à la flambée des prix du kérosène. (archive) (© KEYSTONE/FR171313 AP/MATT HARTMAN)

La compagnie aérienne australienne Qantas a annoncé jeudi une baisse de près de 20% de son bénéfice net annuel, qu'elle attribue à la flambée des coûts du carburant sur la période conclue le 30 juin.

Le bénéfice net a chuté de 19,7% pour s'établir à 1,29 milliard de dollars australiens (environ 744,33 millions de francs), a indiqué Qantas, alors que les coûts du carburant ont bondi de 14,4%.

Son chiffre d'affaires a progressé de 7,1% pour atteindre 25,5 milliards de dollars australiens.

Outre une flambée des prix du kérozène, le conflit au Moyen-Orient a provoqué un climat d'"incertitude" dans sa clientèle, déplore la compagnie.

"Le conflit et les difficultés économiques ont créé un climat d'incertitude, et certaines grandes entreprises ainsi que le gouvernement ont réagi en resserrant davantage la gestion de leurs coûts, ce qui a réduit la demande de voyages", souligne Vanessa Hudson, directrice générale du groupe, dans un communiqué.

"En réponse à la flambée des prix du carburant, nous avons rapidement ajusté les tarifs et les capacités, et redéployé des appareils pour offrir aux clients davantage d'options de vol vers l'Europe", a-t-elle ajouté.

Malgré la hausse du coût des billets, la compagnie a affirmé qu'une demande "résiliente" devrait stimuler son chiffre d'affaires dans les mois à venir, les gens continuant de prioriser les voyages.

En dépit des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, Mme Hudson a annoncé que le groupe avait investi dans le renouvellement de sa flotte.

Qantas a intégré 17 nouveaux appareils Airbus au cours du dernier exercice financier et s'attend à en recevoir jusqu'à 31 de plus au cours de l'année à venir, a-t-elle précisé.

Cet investissement permettra à la compagnie aérienne de commencer à retirer sa flotte d'A380 à partir de 2028, a-t-elle ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Nvidia dépasse les attentes au deuxième trimestre

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Jensen Huang, CEO de Nvidia, le géant américain des puces informatiques qui vient une nouvelle fois de largement dépasser les attentes au deuxième trimestre de son exercice. (© KEYSTONE/AP/Jeffrey McWhorter)

Le géant américain des puces informatiques Nvidia a, une nouvelle fois, largement dépassé les attentes au deuxième trimestre de son exercice décalé, son patron Jensen Huang assurant que la demande, tirée par l'intelligence artificielle (IA) accélère encore.

Le bénéfice net se situe à 59,7 milliards de dollars, a plus que doublé sur un an (+126%), selon un communiqué publié mercredi.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée de référence pour les investisseurs, il est de 2,22 dollars, soit sensiblement mieux que les 2,09 dollars projetés par les analystes selon un consensus établi par FactSet.

"L'IA a franchi un cap", a commenté Jensen Huang, cité dans le communiqué, car "elle réalise des tâches utiles" et son utilisation génère des revenus.

Il cherche là à écarter certaines réserves, des entreprises notamment, quant à l'intérêt économique de l'IA. "La demande accélère", certifie le patron du groupe de Santa Clara (Californie). "Le déploiement des infrastructures IA se fait à pleine vitesse."

Le chiffre d'affaires s'est hissé à 96,2 milliards de dollars, lui aussi plus que doublé en un an (+106%).

La publication de ces résultats n'a pas impressionné le marché, malgré des chiffres très supérieurs aux anticipations. Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, le titre perdait 0,27%.

"Cela montre à quel point la barre est désormais élevée" pour Nvidia, a réagi Jacob Bourne, analyste du cabinet Emarketer. Pour lui, le manque d'enthousiasme de Wall Street tient notamment aux interrogations quant à la capacité de l'entreprise à conserver ce rythme de croissance fulgurant.

Les investisseurs s'inquiètent aussi des sommes colossales que Nvidia engage dans des montages permettant à nombre de ses clients d'investir dans l'IA, certains y voyant un soutien artificiel de la demande.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

L'IA s'installe au bureau sans révolutionner la productivité

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Fondée sur une enquête mensuelle de l'institut monétaire menée auprès d'environ 20'000 personnes dans onze pays, leur étude montre que les utilisateurs d'IA gagnent en médiane trois heures de travail par semaine, soit près de 8% de leur temps de travail. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

L'intelligence artificielle (IA) est utilisée par plus de la moitié des salariés d'entreprises en zone euro, mais son impact sur la productivité demeure inégal et de nombreux obstacles freinent encore sa diffusion, selon une note de blog publiée mercredi par la BCE.

La part des travailleurs utilisant l'IA est passée de 26% en 2024 à 52% en 2026, écrivent dans cette note les économistes de la Banque centrale européenne António Dias da Silva, Marco Wei?ler et Nikoleta Anestiadou.

Fondée sur une enquête mensuelle de l'institut monétaire menée auprès d'environ 20'000 personnes dans onze pays, leur étude montre que les utilisateurs d'IA gagnent en médiane trois heures de travail par semaine, soit près de 8% de leur temps de travail.

Ces gains pourraient être "au moins en partie visibles dans les chiffres agrégés de productivité", qui se redressent depuis plusieurs trimestres dans la zone euro, selon les auteurs.

Toutefois, ces gains sont répartis de manière inégale. Ils sont les plus importants dans la programmation informatique, l'analyse de données ou l'automatisation de tâches répétitives, et plus modestes pour des usages plus courants comme la recherche d'informations ou la rédaction de textes.

Malgré sa progression rapide, l'IA ne fait pas non plus l'unanimité.

Environ un tiers des non-utilisateurs la jugent sans intérêt pour leurs tâches et plus de 40% déclarent ne pas souhaiter l'utiliser, selon la note.

Les inquiétudes sur la fiabilité des outils et le manque de soutien des employeurs figurent également parmi les principaux freins.

"Des obstacles persistent tant du côté des travailleurs que des entreprises", soulignent les économistes.

Ils estiment que les employeurs et les pouvoirs publics devraient renforcer la formation et faciliter l'accès aux outils d'IA afin d'en "exploiter pleinement le potentiel en matière de productivité".

La BCE précise que les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Royaume-Uni: nouvelle hausse des factures d'énergie

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L'Ofgem fixe chaque trimestre le plafond des prix du gaz et de l'électricité, censé refléter les évolutions des marchés internationaux tout en garantissant un tarif équilibré pour les fournisseurs comme pour les consommateurs. (© KEYSTONE/AP/Kirsty Wigglesworth)

L'autorité britannique de l'énergie (Ofgem) a annoncé mercredi un nouveau relèvement du plafond des prix de l'énergie à partir d'octobre, ajoutant une pression sur le pouvoir d'achat des Britanniques, érigé en priorité par le nouveau Premier ministre Andy Burnham.

Cette progression de 4% pour un ménage moyen, qui était attendue, fait suite à une première augmentation de 13% en juillet. Elle correspond à une hausse d'environ 5 livres (5,5 francs) par mois.

"Cette hausse résulte de prix de gros du gaz plus élevés, causés par le conflit en cours au Moyen-Orient", explique l'Ofgem dans son communiqué. "Toutefois, les prix restent bien en dessous du pic de la crise de l'énergie en 2022", rappelle l'organisme.

L'Ofgem fixe chaque trimestre le plafond des prix du gaz et de l'électricité, censé refléter les évolutions des marchés internationaux tout en garantissant un tarif équilibré pour les fournisseurs comme pour les consommateurs.

Ce plafonnement concerne le tarif par défaut appliqué en l'absence de souscription à une offre à prix fixe.

"C'est difficile pour les gens et je le reconnais, mais c'est pour cela que, quelques jours après mon entrée en fonction, j'ai annoncé que nous supprimerions la TVA sur les factures d'électricité afin de donner aux gens un petit coup de pouce", a réagi le travailliste Andy Burnham, qui a fait de la lutte contre la vie chère sa priorité dès son arrivée en juillet.

Ce geste fiscal, prévu pour octobre, doit réduire la facture d'un ménage moyen de 45 livres (53 euros) par an, mais ne concerne pas le gaz.

"Vous ne verrez peut-être pas pleinement l'impact de la réduction de TVA sur l'électricité sur votre facture, car les prix de gros du gaz restent élevés", souligne d'ailleurs l'Ofgem.

La hausse du plafond des prix de l'énergie a fait repartir l'inflation en juillet, à 2,9% sur un an, pour la première fois depuis mars.

"Nous continuerons, à mesure que nous avançons, à examiner comment faire baisser les prix de l'énergie sur le long terme", a promis mercredi Andy Burnham.

Les attentes sont nombreuses et les spéculations vont bon train sur les aides aux ménages et les hausses d'impôts qui pourraient être annoncées à l'approche du budget du gouvernement, présenté le 28 octobre par le ministre des Finances John Healey.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le Conseil d'Etat recommande de rejeter l'initiative dite des 12%

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Trois ministres se sont présentés devant les médias à la Maison de l'Elysée à Lausanne pour exposer les enjeux de l'initiative dite des 12%, soit la délégation gouvernementale aux affaires financières: Christelle Luisier (au milieu), Frédéric Borloz (à gauche) et Roger Nordmann (à droite). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le gouvernement vaudois a fait valoir mercredi ses arguments en défaveur de l'initiative populaire cantonale dite des 12%. Il recommande de voter "non" le 27 septembre à ce texte qui demande de baisser l'impôt cantonal sur le revenu et la fortune. Il le juge excessif.

Trois ministres se sont présentés devant les médias à la Maison de l'Elysée à Lausanne pour exposer les enjeux de cette initiative qui émane de la Fédération patronale vaudoise (FPV) ainsi que des Chambres vaudoises immobilière (CVI) et du commerce et de l'industrie (CVCI), soit la délégation gouvernementale aux affaires financières: Christelle Luisier (finances), Frédéric Borloz (éducation) et Roger Nordmann (santé).

Jugeant la proposition "excessive", le Conseil d'Etat a opposé une alternative, à savoir un "plan pouvoir d'achat". Celui-ci a déjà été adopté par le Grand Conseil - également contre l'initiative - et introduit plusieurs mesures, fiscales ou non: une réduction d'imposition sur les successions et les donations, une réduction progressive de l'impôt cantonal sur le revenu (4% pour l'année fiscale 2025, 5% pour 2026 et 7% dès 2027), ainsi que l'augmentation des déductions fiscales pour les primes d'assurance-maladie et les frais de garde d'enfants.

"Plus équitable"

"L'ensemble de ces mesures représente un allégement estimé à 365 millions de francs par année dès 2027", a affirmé Mme Luisier. "Le plan du Conseil d'Etat est mieux ciblé sur la classe moyenne que l'initiative des 12%. Sa voie graduelle est plus crédible, plus responsable, et son impact sera plus équitable", a commenté la présidente du gouvernement.

Les trois ministres ont aussi prévenu qu'une baisse de 12% "dégraderait substantiellement les prestations publiques" et entraînerait des mesures d'économie "inéluctables". Les autorités ont calculé que la perte de recettes annuelle se chiffrera à 272 millions de francs, si le peuple opte pour les 12% plutôt que de s'en tenir aux 7% déjà accordés.

Le budget 2026 prévoit un déficit de 297 millions de francs, après utilisation de réserves à hauteur de 493 millions. "Les projections financières pour les années suivantes demeurent également déficitaires", a insisté Mme Luisier. Elle a annoncé qu'"un seul projet de budget serait prochainement présenté, qui ne tient pas compte du manque à gagner de 272 millions, mais qui anticipe bien-sûr des réflexions si l'initiative devait passer".

Ambivalence au PLR

Pour rappel, tous les partis de gauche (PS, Vert-e-s, EP) sont clairement contre l'initiative, tandis que l'UDC appelle à la soutenir sans réserve. Les avis sont partagés chez les Vert'libéraux et au Centre, leurs recommandations de vote (oui à l'initiative pour les Vert'lib, non pour les Centristes) s'étant jouées pour quelques voix. La situation est aussi ambivalente au PLR. Les délégués du parti ont nettement voté en faveur de l'initiative, alors qu'une majorité du groupe PLR avait voté contre lors du vote au Grand Conseil.

A noter que si l'initiative est acceptée, le Conseil d'Etat proposera d'annuler la réduction d'impôt de 7% qu'il avait prévu, afin d'éviter un cumul. Un "oui" à l'initiative rendrait aussi caduque la réforme du bouclier fiscal.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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