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Culture

La Ville de Lausanne protège ses abeilles

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Abeilles et nature urbaine font bon ménage. C’est ce que démontre une étude de la Ville de Lausanne : conduite en mai dernier, les résultats soulignent l’importance d’avoir des abeilles domestiques et sauvages en ville. Elles sont un bon baromètre de la qualité de l’environnement. Pour les sauvages, qui contribuent largement à la pollinisation, des hôtels à insectes sont répartis en ville. Mais les abeilles domestiques sont menacées aussi… C’est pour cette raison qu’en 2011, la Ville a lancé un projet de ruchers communaux, avec la Société d’Apiculture de Lausanne. 12 ruches sont aujourd’hui installées dans les parcs lausannois. Natacha Litzistorf, municipale en charge de l’environnement :

Natacha LitzistorfMunicipale en charge de l’environnement

Ces 12 ruches d’abeilles domestiques permettent également de produire environ 400kg de miel par an. Un miel labellisé par Apisuisse, qui garantit un produit de bonne qualité, même en ville. Alors pour faire venir et maintenir les abeilles en milieu urbain, la municipalité a mis en place différentes mesures… Et chacun peut y prendre part. Natacha Litzistorf :

Natacha LitzistorfMunicipale en charge de l’environnement

Les hôtels à insectes, qui sont utiles pour les abeilles sauvages, sont gérés notamment par des personnes en réinsertion professionnelle. Marie Bailly, chef de projet du programme DiverCités à la Ville de Lausanne :

Marie BaillyChef de projet du programme DiverCités

Cinquante hôtels à insectes sont répartis dans toute la ville. Ils permettent à quelques 46 espèces d’abeilles sauvages de trouver refuges dans les parcs et les plantages lausannois.

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Culture

Le jury commence à délibérer au procès du meurtre de Tupac Shakur

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L'accusé Duane Davis encourt la perpétuité incompressible. (© KEYSTONE/AP/Caroline Brehman)

Le jury a débuté lundi ses délibérations au procès du commanditaire présumé du meurtre du rappeur Tupac Shakur en 1996, dépeint en "caïd" de gang tout-puissant. La défense de Duane Davis a insisté sur l'absence de preuves matérielles.

Trente ans après la mort jamais élucidée de la légende du rap, le procès de cette ex-figure des South Side Compton Crips, gang d'un quartier sensible de Los Angeles, entre dans sa phase ultime à Las Vegas, où les faits se sont produits.

La juge a renvoyé les jurés pour délibérer au terme de près de cinq heures de plaidoiries finales de l'accusation et de la défense. Dans son réquisitoire, le procureur, représentant l'Etat du Nevada (sud-ouest), a martelé la thèse de l'accusation, de représailles au passage à tabac du neveu de Duane Davis, auquel Tupac Shakur avait participé, dans un cycle de vendetta.

L'accusé, qu'il a décrit à de multiples reprises comme un "caïd", dont les ordres étaient obéis par les membres des Crips, encourt la perpétuité incompressible.

Contentieux entre deux labels

Le contentieux opposait deux labels de musique, Death Row Records et Bad Boy Records, fondé par Sean "P. Diddy" Combs, chacun recourant à un gang rival pour assurer la protection de ses artistes, avec en toile de fond la guerre entre les gangs des "Crips" et des "Bloods" à Los Angeles, qui a culminé dans les années 1990.

"Duane Davis, dans la culture des gangs, ne pouvait laisser passer cela", a affirmé le procureur, en référence à l'humiliation publique de son neveu quelques heures avant les tirs contre Tupac Shakur.

"Il s'est procuré le pistolet; il a organisé le groupe; il a donné la chasse à M. Shakur", a-t-il énuméré, insistant sur le caractère prémédité, selon lui, des actes de l'accusé, un ex-trafiquant de drogue, et retenant ses propres déclarations contre lui.

Duane Davis a reconnu en 2008 devant les enquêteurs qu'il se trouvait dans la Cadillac blanche d'où les coups de feu ont été tirés. Mais ses confidences intervenant dans le cadre d'un accord prévoyant une immunité partielle, elles ne pouvaient être retenues contre lui.

Puis l'ex-membre de gang s'est épanché dans les médias, avant de publier en 2019 des mémoires compromettants. Il y raconte notamment qu'il se trouvait sur le siège passager et a fait passer le pistolet aux occupants de la banquette arrière, sans révéler l'identité du tireur.

Arrêté en septembre 2023 à la suite de cette parution, Duane Davis, qui plaide non coupable, assure désormais que son livre a été romancé par son co-auteur et qu'il se trouvait à Los Angeles le soir du meurtre.

"Vous lisez un livre qui est de la fiction et non des faits, mais l'accusation veut vous faire croire qu'il s'agirait en quelque sorte d'aveux qu'il était là au moment des tirs", a plaidé son avocat, soulignant l'absence de preuves matérielles. Ni la Cadillac ni l'arme du crime n'ont jamais été retrouvées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Mort du fondateur du festival de photojournalisme Visa pour l'image

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Le festival de photojournalisme Visa pour l'image a été créé en 1989 (archives). (© KEYSTONE/EPA/HORACIO VILLALOBOS)

Jean-François Leroy, fondateur du festival de photojournalisme, Visa pour l'image, est décédé des suites d'un cancer lundi matin, jour de l'ouverture de la 38e édition de cette rencontre mondiale, a-t-on appris auprès de sa famille et des organisateurs.

"Toute l'équipe de Visa pour l'image - Perpignan et toute la famille de Jean-François Leroy ont la tristesse de vous annoncer la mort, ce lundi 31 août au matin, du fondateur et directeur historique du festival international du photojournalisme", écrit le festival sur son compte Instagram. "Il avait accompagné et mis en valeur des photojournalistes du monde entier", ajoute-t-il sur X.

Pour la première fois en 38 ans, cet ancien photographe de 69 ans était absent de l'inauguration samedi de l'unique festival mondial consacré à la photo de presse, qui expose chaque année à Perpignan les plus grands photojournalistes.

Il est décédé lundi matin des suites d'un cancer au milieu de ses proches à son domicile parisien, selon l'équipe du festival. Malgré la maladie, il a participé "de A à Z à la préparation" de la 38e édition du festival, a précisé à l'AFP Delphine Lelu, la directrice générale de Visa pour l'image.

"C'est l'âme de ce festival, il l'a porté à bout de bras depuis la première édition, en 1989. Il nous laisse un grand héritage. Il a toujours voulu que Perpignan soit un phare pour les photojournalistes, on va faire en sorte que le festival continue de briller", a ajouté Delphine Lelu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Voyage dans les 500 ans d'archives du Grand Conseil genevois

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Les Archives d'Etat à Genève dirigées par Pierre Flückiger préservent depuis 500 ans dans des conditions de température et d'humidité adaptées le traité de combourgeoisie de 1526 qui a abouti au lancement de l'ancêtre du Grand Conseil. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

Les 500 ans du Grand Conseil genevois permettent de retrouver des pépites de son histoire. Du traité de combourgeoisie qui l'a lancé en 1526 aux différentes Constitutions en passant par l'abolition de la peine de mort, voyage dans les documents aux Archives de l'Etat.

"C'est une partie de l'histoire de Genève, en tous les cas la Genève institutionnelle, politique et juridique", affirme à Keystone-ATS l'archiviste d'Etat Pierre Flückiger en montrant ces pièces exceptionnelles. "C'est aussi une partie de l'histoire de l'exercice du pouvoir", dit-il.

Pièce maîtresse "symbolique", l'accord d'il y a 500 ans avec Berne et Fribourg réserve quelques surprises. L'original en parchemin, conservé idéalement à 18 degrés, même si des variations sont tolérées avec le changement climatique, est en allemand. Et le sceau de Fribourg a été arraché.

Non pas qu'il ait été volé. Après le passage de Genève au protestantisme dix ans après le traité, quelques années après Berne, la Fribourg catholique a dû dénoncer l'alliance avec les deux autres territoires.

Pour le reste, "c'est très lisible", s'émerveille M. Flückiger, témoignant de la qualité de la préservation. Outre la température, le document est conservé dans une salle où l'hygrométrie est contrôlée pour éviter une humidité trop importante.

Bannissement de Calvin

"Ce qui est craint le plus, ce sont les champignons", explique l'archiviste. Des contenants non acidés sont également utilisés. Et des mesures de sécurité sont prises contre les incendies ou les inondations.

A quelques centimètres du traité, l'archiviste dévoile un registre où est consigné le débat du Conseil des Deux-Cents, ancien nom du Grand Conseil, sur le bannissement de Jean Calvin, pendant deux ans, et de Guillaume Farel en 1538. L'encre est orangée sur du papier chiffon et le contenu reste déchiffrable. "Il y a même des cours pour cela", précise M. Flückiger.

Beaucoup plus petit, "l'Edit de pacification" de 1782 était venu restreindre les droits des législateurs après un soulèvement populaire. Ceux-ci seront en partie rétablis dans les dix années suivantes. "Les troupes françaises étaient à la frontière. Il fallait montrer patte blanche" pour ne pas attiser la colère du peuple, affirme M. Flückiger.

La période française, de 1798 à 1813, est assez prolixe dans les archives. "C'est un peu le fruit du hasard. Les troupes françaises sont parties en laissant derrière elles les archives du Département du Léman", explique M. Flückiger.

Seule parenthèse dans 500 ans de représentation législative à Genève, cette période prévoit malgré tout certains droits, notamment l'inviolabilité du domicile. Comme le montre la Constitution française de 1799 dont l'arrêté genevois se trouve au bas de l'immense document qui occupe une table entière prévue par l'archiviste.

Intense sur la peine de mort

Après la restauration de la République en 1813, le Conseil représentatif, nom du Grand Conseil alors et jusqu'au début des années 1840, siègera à nouveau un an plus tard. S'ensuivent 30 ans plus tard des révolutions qui aboutissent à plusieurs Constitutions, dont celle de 1847 en vigueur jusqu'en 2012.

Un mémorial du Grand Conseil de 1871 plonge le curieux au coeur d'un débat pour l'abolition de la peine de mort sur le territoire cantonal, dont les discussions ont duré plusieurs années. Y participent notamment le radical Marc Héridier, le démocrate Gustave Pictet et Elie-Jean-Antoine Flammer.

Parmi les préoccupations, la question d'une loi constitutionnelle ou ordinaire plus facilement modifiable par les députés s'ils l'avaient souhaité. L'écrivain français Victor Hugo s'est même immiscé dans le débat à travers une lettre, mais les Archives n'en ont pas trace.

Quinzaine de volumes par an

Le 20e siècle sera jalonné également d'importants moments. Les deux conflits mondiaux, puis le suffrage féminin, établi à Genève en 1961. En plus de ces épisodes historiques, les députés se sont penchés à plusieurs reprises sur le fonctionnement des archives cantonales elles-mêmes.

Ils ont autorisé le dévoilement des noms des 25'000 personnes refoulées aux frontières avec le Canton pendant la Seconde Guerre mondiale. Contrairement aux autorités fédérales. Les députés ont validé la gestion des archives de la police directement par l'Etat. Et ils se sont prononcés plus récemment sur la question des enfants placés ou adoptés.

Le Grand Conseil, c'est également le présent pour les Archives de l'Etat. Malgré la numérisation, le nombre de registres à stocker a explosé. "Il y a encore 20 ans, c'était 5 à 6 volumes par an. Maintenant, cela a triplé", dit encore M. Flückiger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Noir sur Blanc, 40 ans de passerelles entre Est et Ouest

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Les éditions Noir sur Blanc, créées par Vera Michalski, marquent le coup pour leurs 40 ans au Festival du "Livre sur les quais" à Morges, du 4 au 6 septembre. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Lorsque Vera Michalski crée les éditions Noir sur Blanc en 1986 à Montricher (VD), l'Europe est encore coupée en deux par le rideau de fer. Quarante ans plus tard, alors que la guerre en Ukraine fait rage, elle estime que la littérature conserve un rôle essentiel.

Depuis, "le mur de Berlin est tombé et le monde a évolué, pas toujours dans le meilleur sens". Mais la conviction de Vera Michalski demeure, a-t-elle dit à Keystone-ATS: "Je continue à croire qu'un bon roman ou un essai pertinent peut faire plus pour la compréhension entre les peuples que de longs discours politiques."

La maison suisse avait à l'origine pour vocation de faire découvrir à l'Ouest les littératures d'Europe centrale et orientale. Une maison soeur créée à Varsovie publie parallèlement en polonais des voix venues de l'Ouest, une démarche que Vera Michalski considère comme "unique au monde".

Faire circuler les oeuvres

La guerre n'a pas modifié cette volonté de faire circuler les oeuvres. "Contrairement à certains autres éditeurs, nous n'avons pas cessé de publier des auteurs russes, explique-t-elle. Pour nous la qualité du livre reste le critère principal." La maison écarte en revanche ceux qui "multiplient les déclarations annexionnistes" ou "se montrent des propagandistes de cette guerre fratricide".

Cette même attention portée aux textes plutôt qu'à leur seule origine se retrouve dans l'évolution géographique du catalogue. Le programme 2027 continue d'accueillir des auteurs venus de pays qui ne figuraient pas dans le noyau historique de Noir sur Blanc, constitué de la Pologne et de la Russie.

Cette ouverture s'est traduite par la création, en 2013, de la collection Notabilia, qui a permis d'accueillir des voix de la littérature française, comme celles de Gaëlle Josse, Sophie Divry et Fatima Daas, mais aussi des auteurs venus d'autres horizons, comme Giosuè Calaciura ou Maya Angelou.

Une partie du fonds de L'Âge d'Homme

Six ans plus tard en 2019, Noir sur Blanc a également repris une partie du fonds de L'Âge d'Homme, donnant naissance à "La bibliothèque de Dimitri". La collection propose des rééditions tout en faisant découvrir de nouveaux auteurs, comme l'écrivain croate Ante Tomic.

L'élargissement du catalogue n'a pas pour autant fait disparaître son ancrage historique dans les grandes littératures d'Europe centrale et orientale. Vera Michalski cite notamment Olga Tokarczuk ("Les Livres de Jakob"), prix Nobel de littérature, dont Noir sur Blanc publie les oeuvres en français et en polonais. "La publication d'un auteur de l'envergure d'Olga Tokarczuk, prix Nobel, est un évènement majeur dans une vie d'éditeur", estime-t-elle, en évoquant aussi le Hongrois Peter Nadas ("Ce qui luit dans les ténèbres"), récemment disparu, et le Roumain Mircea Cartarescu ("Solénoïde").

L'édition avant tout

L'édition reste au coeur de ses activités, mais Vera Michalski participe également, de façon "très marginale", à des projets cinématographiques, comme "Demain je tombe amoureux", un film de Martin Provost avec Emmanuelle Devos et Fabrice Luchini, récemment projeté au Festival de Locarno, présidé par sa soeur Maja Hoffmann. Elle ne voit pas dans cette activité une rupture avec son métier d'éditrice. "Il s'agit dans les deux cas de permettre à l'oeuvre d'un créateur d'exister et de la rendre accessible au public."

Elle n'exclut pas de recommencer. "De façon très ponctuelle et avec des gens dont j'apprécie le travail", précise-t-elle.

Sur la question du mécénat, Vera Michalski tient à distinguer son activité d'éditrice de celle de la fondation Jan Michalski. "Noir sur Blanc est une maison d'édition qui a pignon sur rue à ne pas confondre avec la fondation Jan Michalski qui, elle, exerce le mécénat." Et elle défend une conception de la culture fondée sur la coexistence des acteurs plutôt que sur l'influence des financeurs. "Je considère que la culture est une mosaïque faite de multiples acteurs où chacun doit savoir rester à sa place et où la tolérance et la diversité sont essentielles."

"Soif de découvertes"

Vera Michalski continue à lire des manuscrits et à s'impliquer dans les choix éditoriaux. "Tant que le plaisir de la lecture et le désir de faire partager son enthousiasme pour une oeuvre restent intacts, il faut continuer", dit-elle.

Les éditions Noir sur Blanc seront à l'honneur du Livre sur les Quais à Morges du 4 au 6 septembre. Plusieurs auteurs de la maison feront le déplacement, parmi lesquels la Polonaise Joanna Bator et les Russes Mikhaïl Chichkine et Gouzel Iakhina. Cette dernière vient présenter son dernier livre, "Eisen", consacré au cinéaste soviétique Sergueï Eisenstein, réalisateur du célèbre "Cuirassé Potemkine".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une BD pour parler d’IA et de Genève internationale aux jeunes

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Fabian Menor, illustrateur de la BD "Code Critique" et Fabrice Eggly, Directeur de la Fondation pour Genève

Une bande dessinée pour sensibiliser la jeunesse au rôle de la Genève internationale et aux enjeux liés à l'IA. À l’occasion de ses 50 ans, la Fondation pour Genève édite « Code critique ». La BD sera distribuée dans les établissements du secondaire I et II à Genève et dans d’autres cantons. Entretien avec Fabrice Eggly, directeur de la Fondation pour Genève, et Fabian Menor, qui a réalisé la bande dessinée.

Fabrice Eggly et Fabian Menor

De nombreux élèves sortent de l'école sans avoir conscience du rôle central que joue la Genève internationale dans les affaires du monde. C'est le constat que fait la Fondation pour Genève. Pour y remédier, elle profite de ses 50 ans pour éditer une BD intitulée « Code critique ». L’histoire met en scène quatre jeunes et aborde, à travers leur quotidien, les enjeux liés à l’intelligence artificielle et, surtout, le rôle de la Genève internationale. Une dizaine d'organisations présentes au bout du lac y sont mises en lumière.

"C'est vraiment de la sensibilisation. On n'a aucune envie de diaboliser l'IA, on veut montrer que l'IA, elle est partout [...] Et que toutes les organisations et les personnes qui doivent s'impliquer pour gouverner l'IA et la rendre plus éthique sont présentes ici à Genève."

Pour réaliser cette BD, la Fondation a fait appel au dessinateur genevois Fabian Menor. Il a puisé dans ses propres préoccupations pour créer ses personnages.

«J'avais envie de jouer sur ma subjectivité pour essayer de toucher le plus de monde possible. Et à travers aussi la vision de la Fondation [...], je pense que notre mélange a donné cet objet qui, j'espère, touchera beaucoup de jeunes.»

On retrouve également dans la BD des lieux emblématiques de Genève comme les Bains des Pâquis, mais aussi la Plaine de Plainpalais.

Outil pédagogique

Avec cette BD, la Fondation veut initier des débats en classe. Elle aborde notamment des questions liées à la gouvernance de l’IA, à la désinformation, à l’utilisation des données personnelles et à la coopération internationale.  En plus d’être disponible en librairie, la bande dessinée va également être diffusée dans les classes du secondaire I et II à Genève et dans les autres cantons. 4'000 exemplaires ont d'ailleurs déjà été envoyés dans 15 cantons.

"On ne voulait pas faire un livre d'histoire, on voulait vraiment faire quelque chose qui puisse intéresser les jeunes, qui leur parle"

Pour l'accompagnement pédagogique, la Fondation pour Genève collabore notamment avec le Département de l’instruction publique, la Fondation Eduki ainsi que l’Association genevoise des écoles privées.

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