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Environnement

Vaud propose 40 millions pour l'agriculture et la viticulture

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Le Conseil d'Etat vaudois demande au Grand Conseil d'accepter un crédit-cadre de 40 millions sur deux ans pour les améliorations foncières (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois soumet au Grand Conseil un crédit-cadre de 40 millions en faveur d'entreprises d'améliorations foncières pour les années 2023-2025. Ce montant, qui vise à développer la robustesse et l’autonomie du système agricole cantonal dans un marché mondial instable, inclut pour la première fois la viticulture.

Ce crédit-cadre s’inscrit dans la continuité du soutien cantonal aux améliorations foncières agricoles. Le précédent crédit-cadre de 30 millions de francs est épuisé et doit être renouvelé, écrit le canton mardi dans un communiqué.

Le montant de 40 millions se base sur les projets annoncés à la Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV). Tenant compte du nombre et de la nature des dossiers traités ces dernières années, il intègre notamment le volet agricole du plan climat (2,6 millions), le plan de relance de la viticulture (2,8 millions), ainsi que diverses harmonisations avec le droit fédéral.

Le projet de décret prend également en compte les défis posés par le changement climatique: de la réduction de l'empreinte carbone du secteur agricole aux besoins urgents d'approvisionnement en eau rencontrés sur de nombreux alpages ces derniers étés.

Eau, énergie, fourrage

Le nombre d'exploitations agricoles a augmenté de 0,6 % entre 2020 et 2021 avec une croissance pour les structures de plus de 50 hectares de surface agricole utile et celles de moins de 3 hectares. La valeur ajoutée du secteur agricole a crû de 84 millions entre 2021 et 2022. Cette augmentation est principalement due à de bonnes récoltes en 2022 ainsi qu'à une diminution du tourisme d’achat à la suite de la pandémie.

Toutefois, le système agricole mondial apparaît de plus en plus déstabilisé tant par le réchauffement climatique que par les crises et les conflits internationaux. Dans ce contexte fragile, le Département des finances et de l'agriculture entend orienter cette politique d'améliorations foncières autour de la notion d'autonomie tant alimentaire que logistique et commerciale.

Il s'agit en particulier de viser une meilleure autonomie en eau, en énergie et en fourrage (notamment en développant les capacités de stockage). Objectif: permettre à terme une sortie des énergies fossiles, tout en respectant la réalité du terrain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

De 1976 à 2026, les alpages face aux extrêmes météorologiques

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Début septembre 1976, une baisse des températures a provoqué des chutes de neige dans différentes régions de Suisse. Au col du Julier (GR), environ 350 bovins et vaches ont dû être ramenés prématurément dans la vallée (archives). (© Keystone/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Il y a 50 ans, une chute brutale des températures avait provoqué les premières neiges dès la fin août en Suisse. Au col du Julier (GR), quelque 350 bovins et vaches avaient ainsi dû être ramenés prématurément dans la vallée.

Après une vague de chaleur extrême en juin et juillet 1976, le mois d'août avait apporté un rafraîchissement notable en Suisse, notamment dans certaines régions de haute altitude.

Cinquante ans plus tard, la sécheresse place à nouveau l'économie alpestre suisse dans une situation critique. En raison du manque de fourrage et d'eau potable, certaines exploitations ont déjà dû faire redescendre leurs animaux des Alpes plus tôt que prévu, dès la mi-août.

Selon la Fédération suisse d'économie alpestre (FSA), l'arc jurassien, la Suisse romande et certaines régions de Suisse orientale sont particulièrement touchés. La grande majorité des alpages concernés ont ramené une partie de leurs animaux dans la vallée de manière anticipée afin d'économiser l'eau potable et les pâturages.

L'année dernière, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie qui touche les bovins, les désalpes avaient dû être annulées dans de nombreux endroits du Valais et du canton de Vaud, ou s'étaient déroulées sans bovins.

La saison d'alpage, patrimoine culturel mondial

Selon la FSA, la Suisse compte environ 6600 exploitations d'alpage. Celles-ci exploitent durant l'été environ un tiers de la surface agricole utile et produisent chaque année 5500 tonnes de fromage d'alpage.

En Suisse, les désalpes ont lieu, selon les régions, entre la mi-août et la fin septembre. Fin 2023, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé d'inscrire la saison d'alpage suisse sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

La saison d'alpage rassemble tout un répertoire de coutumes, de savoir-faire et de rituels qui en font un patrimoine culturel extrêmement vivant, a-t-on indiqué. Elle comprend notamment la montée et la descente des alpages, les connaissances liées au pâturage et à la fabrication du fromage, les techniques artisanales employées pour fabriquer des outils, ainsi qu'un riche répertoire de chants traditionnels.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les Islandais disent non à des négociations d'adhésion à l'UE

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"ESB Nei takk": le non au référendum sur l'UE en Islande l'a emporté. (© KEYSTONE/AP/MARCO DI MARCO)

Les Islandais ont rejeté ce weekend par référendum une reprise des négociations d'adhésion à l'Union européenne, un coup dur pour Bruxelles qui aurait vu d'un bon oeil une candidature de la riche île de l'Atlantique Nord.

A la question "L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne?", 52,8% des Islandais ont répondu "non" et 47,2% "oui" lors de la consultation organisée samedi, d'après le comptage officiel publié par la chaîne publique RUV.

"Je veux être absolument claire: ce gouvernement ne reprendra pas les négociations d'adhésion au cours de cette législature" qui court jusqu'en 2028, a réaffirmé lors d'une conférence de presse après les résultats la Première ministre Kristrun Frostadottir, elle-même favorable au "oui".

Ce rejet n'est "pas un revers" mais "une victoire pour la démocratie", a ajouté la dirigeante sociale-démocrate. Huit électeurs sur dix ont participé au référendum initié par son gouvernement.

L'issue négative de la consultation gèle toute discussion sur une adhésion islandaise au moins jusqu'en 2028, une déception pour l'UE qui semblait prête aux compromis pour que l'Islande entre dans ses rangs.

"C'est le choix souverain de l'Islande", a réagi le ministre français délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad. "L'Islande fait déjà partie de l'Espace économique (européen, NDLR), donc a déjà une relation très approfondie avec les institutions européennes", a-t-il relativisé.

"Félicitations à l'Islande qui a voté pour garder son indépendance", a réagi sur X le leader du parti anti-immigration britannique Reform UK Nigel Farage. En France, la leader d'extrême droite Marine Le Pen a salué un vote qui "délivre un message limpide: les peuples doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir, de leurs institutions et de leur capacité à défendre leurs intérêts nationaux".

En 2009, dans le sillage de la crise financière qui avait terrassé son économie, le pays de près de 400'000 habitants avait déposé sa candidature, mais les discussions avaient été gelées en 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement eurosceptique.

L'Islande est aujourd'hui étroitement associée à l'UE via son appartenance à l'Espace économique européen (EEE) ou encore à l'espace Schengen, des liens qui devraient rester inchangés.

Face aux tensions internationales croissantes, l'actuel gouvernement souhaitait sonder la population sur l'opportunité d'explorer une intégration plus poussée. Formellement, le référendum avait une simple valeur consultative, mais il s'était engagé à en respecter l'issue.

Participation à 82,5%

La campagne a surtout porté sur des enjeux économiques et intérieurs, même si la guerre en Ukraine et les visées de Donald Trump sur le Groenland voisin - que le président américain a plusieurs fois confondu avec l'Islande - ont donné au scrutin une dimension géopolitique.

La consultation "a permis de relancer le débat sur l'Union européenne, sur la place de l'Islande dans le monde et, plus largement, sur son positionnement géopolitique", a déclaré Mme Frostadottir samedi.

Les politologues jugent improbable une démission de la coalition, composée de trois partis aux vues différentes sur la question européenne, qui risque toutefois de ressortir fragilisée de cette séquence.

La campagne a profondément mobilisé et divisé les Islandais. Selon RUV, le taux de participation s'est élevé à 82,5%, le plus élevé depuis les élections législatives de 2009, en plein milieu de la crise économique.

"Je suis peut-être encore dans une sorte de déni face à ce qui vient de se passer", a commenté auprès de l'AFP Elisabet Anna Kristjansdottir, une artiste de 37 ans. "C'est assez triste que les Islandais ne veuillent même pas examiner les possibilités d'adhérer à l'Union européenne".

"Je suis vraiment très heureux de la tournure prise par le scrutin", réagissait au contraire Anna Maria Bogadottir. "Nous devons maintenant digérer ce résultat, car il nous place face au défi de rassembler deux camps qui représentent chacun environ 50% du pays".

Bruxelles se voulait conciliante

Si le "oui" l'avait emporté, l'Islande aurait repris ses négociations avec l'UE, notamment sur la pêche, pilier économique du pays et marqueur de l'identité nationale, dont Reykjavik disait vouloir garder la maîtrise. Puis un accord éventuel entre les deux parties aurait été soumis à un second référendum.

Face à l'hostilité farouche des professionnels de la pêche, l'UE tentait de se montrer conciliante.

"Je suis convaincue qu'avec les Etats membres de l'UE, nous trouverions des solutions créatives", avait notamment déclaré la commissaire à l'Elargissement, Marta Kos. Une source bruxelloise disait à l'AFP ne pas penser que les Européens "aur(aie)nt envie de bloquer une adhésion pour une histoire de poisson".

Pour l'UE, qui n'a plus accueilli de pays riches depuis 1995, une adhésion de l'Islande aurait été une vitrine positive de la politique d'élargissement. Cela lui aurait permis d'accroître sa présence dans l'Arctique, région de plus en plus convoitée.

Un "oui" islandais aurait peut-être aussi contribué à relancer le débat chez la richissime Norvège, toujours rétive, elle aussi, à une adhésion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

AgriGenève en appelle au Conseil d'Etat après la sécheresse

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La sécheresse a largement affecté les exploitations agricoles genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

AgriGenève demande au Conseil d'Etat d'évaluer si les effets de la sécheresse dans les exploitations du canton peuvent être considérés comme "une situation exceptionnelle". Un dispositif devra permettre de faire face aux pertes et aux surcoûts, a estimé vendredi la faîtière.

Deux jours après l'annonce fédérale de 54 millions de francs d'aides indirectes, AgriGenève a expliqué que "2026 ne constitue pas simplement une mauvaise année agricole". "Cette situation appelle une réponse exceptionnelle du canton", affirme l'association.

Selon elle, les efforts ne peuvent pas seulement être portés par les agriculteurs. Ceux-ci ont adapté leurs horaires, leur organisation du travail ou leur gestion de l'eau. Il faut des infrastructures et des investissements, de même qu'une intervention collective en cas de situation exceptionnelle.

Pour les cultures maraîchères, l'irrigation est devenue indispensable. AgriGenève a par conséquent demandé aux Services industriels de Genève (SIG) un effort sur les coûts de l'eau utilisée.

Au-delà de la récolte de cette année, il en va de la préservation du "capital agricole du canton", insiste la faîtière. Des mécanismes d'intervention rapide devraient être établis, dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Manque de fourrage: Guy Parmelin visite une exploitation vaudoise

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Guy Parmelin a notamment visité un champ de sorgho jeudi à Carrouge. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les conséquences de la sécheresse sur l'agriculture continuent de préoccuper le Conseil fédéral. Au lendemain de l'annonce d'une nouvelle aide pour la branche, Guy Parmelin s'est rendu jeudi sur une exploitation vaudoise.

A Carrouge, à la ferme Comex du Borgeau, le ministre de l'agriculture a notamment visité une parcelle dédiée au sorgho fourrager, particulièrement résistant à la sécheresse et qui permet de nourrir le bétail.

"C'est la seule parcelle qui est restée un peu verte cet été", a raconté Sabine Bach, responsable de l'exploitation. "C'est une plante assez incroyable. Elle a besoin d'un peu d'eau au début pour pousser, mais ensuite c'est bon. Et en plus, les vaches adorent ça", a-t-elle relevé.

Guy Parmelin a aussi vanté cette plante originaire d'Afrique, notamment pour "les phases intermédiaires" entre les périodes sèches et humides. Par rapport au maïs par exemple, le sorgho n'a pas besoin d'être arrosé lorsqu'il est enraciné. En revanche, il apporte moins d'énergie au bétail que le maïs, a-t-il nuancé.

Le sorgho est aussi toxique pour le bétail lorsqu'il mesure moins de 60 cm de hauteur, a rappelé le Vaudois. "Il faut effectivement être très strict", a confirmé Sabine Bach.

Haie fourragère

Le président de la Confédération a visité un autre projet innovant sur cette exploitation, mené avec Agroscope et destiné, là aussi, à trouver du fourrage supplémentaire. Il s'agit d'une haie d'arbres, dont les différentes espèces (frêne, saule, tilleul, murier, aulne) sont testées pour leur résistance à la sécheresse, mais aussi pour leur qualité nutritionnelle.

Cette phase-test va prendre encore "quelques années". Mais à terme, "l'idée consiste à trouver quelle espèce est la plus adéquate", a résumé Sabine Bach.

Aides diverses

Le manque de fourrage est l'une des principales conséquences de la sécheresse de l'été pour les agriculteurs suisses. Faute de nourriture pour leurs animaux, des paysans ont dû puiser dans leurs réserves d'hiver et même parfois envoyer prématurément leurs vaches à l'abattoir.

La Confédération a aussi pris des mesures pour aider les agriculteurs. Les droits de douane sur les importations de foin ont été suspendus pour faciliter l'approvisionnement en fourrage. Il a aussi été décidé de réduire provisoirement les taxes douanières pour faciliter l'importation de maïs servant à l'alimentation des animaux.

Au-delà de la question du fourrage, le Conseil fédéral a annoncé mercredi une aide de 54 millions de francs pour 2026, sous forme de prêts sans intérêts. Objectif: soulager la trésorerie des exploitations en difficulté.

La Confédération a aussi promis, début août, de verser l'intégralité des paiements directs, même si certaines conditions d'octroi ne sont pas remplies. Il est prévu d'anticiper le versement d'une partie des paiements directs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Fonds additionnels pour la protection des forêts et l'agriculture

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Les forêts et les champs suisses souffrent de la sécheresse et de la canicule cet été (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Confédération va soutenir davantage la protection des forêts et l'agriculture, deux secteurs particulièrement touchés par la sécheresse et la canicule. Le Conseil fédéral a débloqué mercredi respectivement 17,5 et 54 millions de francs à cet effet. Le ministre de l'environnement Albert Rösti a défendu ses actions.

La Suisse connaît une sécheresse exceptionnelle, elle n'a jamais enregistré aussi peu de précipitations jusqu'à la mi-août que cet été, a relevé Albert Rösti devant les médias à Berne. La durée de la sécheresse est un défi, pour les personnes vulnérables, les animaux, les eaux, les écosystèmes, les forêts, l'agriculture, la production électrique ou encore les transports par bateau, a-t-il énuméré.

Le gouvernement prend des mesures à court et à moyen terme dans les domaines des forêts et de l'agriculture. Il est nécessaire d'allouer rapidement davantage de moyens dans ces deux secteurs.

Dans le détail, le Conseil fédéral demande au Parlement d'augmenter le crédit en faveur de l'adaptation des forêts aux changements climatiques de 17,5 millions pour 2027. Dès 2028, il devra en outre être possible de solliciter chaque année des moyens additionnels d'un montant équivalent.

Aide aux exploitations agricoles

Concernant l'aide aux exploitations paysannes, elle sera augmentée de manière unique de 54 millions cette année. Ces prêts sont sans intérêt. Ils permettront aux agriculteurs concernés de compenser leurs pertes de revenus.

Christian Hofer, directeur de l'Office fédéral de l’agriculture (OFAG), a cité des coûts plus élevés pour acheter du fourrage, du travail supplémentaire nécessaire dans les champs ou encore des baisses de production. Certaines cultures comme les pommes de terre ou les betteraves sucrières connaissent une diminution de 20 à 25%, a-t-il illustré.

La production de lait baisse aussi. Dans le même temps, certaines exploitations ont dû abattre plus de bétail en raison du manque de fourrage. Ce dernier est en rupture de stock, autant en Suisse qu'à l'étranger. En juillet, les abattages ont doublé, ce qui impacte encore les prix de la viande à la baisse.

Pas de situation extraordinaire

Autant le conseiller fédéral que les directeurs de l'OFAG, de l'Office fédéral de l’environnement (OFEV) et de l'Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE) ont loué par ailleurs les mesures prises jusqu'à présent, et celles qui sont en cours d'élaboration.

La directrice de l'OFEV Katrin Schneeberger a mentionné une stratégie sur la gestion de l'eau, qui sera présentée l'année prochaine. M. Hofer a lui indiqué que des réflexions sont en cours pour adapter sur le long terme les exploitations agricoles au réchauffement climatique.

"La Confédération prend très au sérieux la situation dès le début", a insisté Albert Rösti. Le Conseil fédéral agit dans le cadre des structures existantes. Selon le ministre, les bases légales actuelles suffisent, il n'y a donc pas besoin de déclarer la situation extraordinaire. Et de rappeler que les cantons et les communes ont aussi leur rôle à jouer.

Le conseiller fédéral a défendu ses actions alors qu'il est sous le feu des critiques. Les Vert-e-s demandent notamment de créer un nouveau Secrétariat d'Etat à la protection du climat.

Actuellement, la collaboration est étroite et se passe bien entre les départements, il n'y a pas besoin de revoir l'organisation, a répondu le Bernois. Il était sur la défensive alors qu'un débat d'actualité sur la canicule et la sécheresse se profile aux Chambres fédérales durant la session d'automne.

Fourrage et huiles minérales

Roland Pfister, délégué à l'approvisionnement économique du pays, a encore informé sur la situation actuelle en Suisse. Globalement, l'approvisionnement est encore garanti. Mais certains secteurs sont sous tension.

Outre l'importation de fourrage, celle d'huiles minérales est compromise en raison du faible niveau d'eau du Rhin. En temps normal, 50% de l'importation de diesel et 40% de celle de benzine arrivent en Suisse via le Rhin, a indiqué M. Pfister.

La branche compense les manques avec des transports par rail, des réserves propres et la production de la raffinerie de Cressier (NE). La situation deviendra critique si plusieurs de ces options sont restreintes.

La Confédération va examiner d'ici octobre s'il est nécessaire de prendre des mesures complémentaires d'adaptation face à la canicule et la sécheresse. La santé de la population, le bien-être des animaux, la mise en place de cartes thermiques uniformes à l'échelle nationale ou encore des thématiques agricoles seront abordés.

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