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Franz Beckenbauer "Le Kaiser" est mort

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Franz Beckenbauer. en Mai 2016.(KEYSTONE/DPA/Andreas Gebert)

Figure légendaire du football mondial pendant plus d'un demi-siècle comme joueur, entraîneur et dirigeant, Franz Beckenbauer est décédé dimanche à l'âge de 78 ans, a annoncé lundi la fédération allemande (DFB). L'Allemagne et la Bavière sont orphelines de leur "Kaiser".

"Franz Beckenbauer était définitivement le plus grand footballeur allemand de tous les temps, et par-dessus tout un homme formidable, que j'ai appris à connaître", a déclaré dans un communiqué Hans-Joachim Watzke, vice-président de la DFB.

Depuis plusieurs années, Beckenbauer s'était retiré à Salzbourg, ville autrichienne voisine de sa Bavière natale. Fatigué par la maladie, il avait progressivement réduit ses apparitions publiques.

Pour ses 75 ans à la fin de l'été 2020 en pleine pandémie de Covid-19, Beckenbauer avait évoqué la mort, et sa propre disparition, dans un documentaire de la télévision publique allemande ARD.

"La question est là: +Quand arrive ce moment où l'on disparait dans une autre sphère?+. Ou quelque part d'autre et on ne sait pas exactement où. Le monde est assez grand, il y a suffisamment de cachettes où l'on peut atterrir. Mais cette incertitude me préoccupe".

Début janvier 2023, le "Kaiser" avait dû renoncer à se rendre au Brésil pour les obsèques du "Roi" Pelé, avec qui il avait disputé une saison sous le maillot du Cosmos de New York. En août de la même année, il avait manqué le traditionnel rassemblement annuel des champions du monde allemands de 1990.

Le Bayern en fil rouge

A chaque fois, c'était pour des raisons de santé qu'il avait été contraint de décliner les invitations. Opéré à plusieurs reprises pour des pontages coronariens, il avait perdu la vue de l'oeil droit il y a quelques mois.

La dernière fois qu'il est apparu à l'Allianz Arena pour y voir un match de "son" Bayern Munich, c'était à la fin août 2022 pour un match de championnat contre le Borussia Mönchengladbach. Quelques semaines plus tôt, il avait fait un détour dans le nord de la Bavière à Herzogenaurach, pour soutenir les joueuses allemandes en pleine préparation pour l'Euro 2022.

Enfant de l'Après-guerre - il est né en septembre 1945 - dans le quartier ouvrier de Giesing dans le sud de Munich, Beckenbauer a appris à jouer au foot dans le club local du SC 1906 Munich avant de se tourner vers le Bayern, après s'être refusé au rival munichois de 1860.

Le Bayern aura été le fil rouge de sa carrière, plus de cinq décennies dans le monde du football au cours desquelles il aura vécu trois vies, une première de joueur dans les années 1960 et 1970, une deuxième d'entraîneur dans la seconde moitié des années 1980, et une dernière de dirigeant dans les années 1990 et 2000, couronnées de succès et conclues sur des soupçons de corruption.

Image un temps écornée

Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1974, 1975, et 1976 avec le Bayern, champion d'Europe en 1972 et du monde en 1974 avec la Mannschaft, Ballon d'Or en 1972 et 1976 (une rareté pour un défenseur), Beckenbauer a remporté tous les trophées possibles pour un joueur.

Mais il a aussi construit sa légende sur des revers, comme cette demi-finale du Mondial 1970 perdue contre l'Italie, restée comme le "match du siècle", qu'il finit le bras en écharpe après s'être cassé la clavicule droite.

Sur le banc d'entraîneur, il a aussi connu la gloire d'un titre de champion du monde en 1990, et des moments plus difficiles comme son éphémère passage à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie.

Sa carrière de dirigeant débuta très logiquement au Bayern, en occupant l'un des trois sièges de la direction pendant près de deux décennies. Le "conte de fées" de l'été 2006 avec le Mondial dont il décroche l'organisation pour l'Allemagne sera son point d'orgue, grand manitou de l'événement planétaire, côtoyant les dirigeants du monde. Mais une dizaine d'années plus tard, son image sera un temps écornée par des soupçons de corruption pour obtenir l'organisation, accusations qu'il a toujours niées.

Chroniqueur pendant 34 ans dans le quotidien populaire Bild jusqu'en 2016, star des plateaux télé et des spots publicitaires pendant et après sa carrière, le "Kaiser" Franz se sera invité dans le quotidien des Allemands pendant un demi-siècle et laisse un vide béant.

Un "Kaiser" aux multiples facettes

Champion du monde en tant que joueur (1974) puis sélectionneur (1990), président du Bayern et grand organisateur du Mondial 2006: pendant plus d'un demi-siècle Franz Beckenbauer a rythmé le quotidien des Allemands devenant le "Kaiser" aux multiples facettes de l'Allemagne de l'après-guerre.

C'est une histoire que Franz Beckenbauer, décédé dimanche à l'âge de 78 ans, aimait raconter, une anecdote qui a influencé ses choix futurs. A 12 ans, le gamin du quartier populaire et ouvrier d'Obergiesing, dans le sud de la capitale bavaroise, découvre le foot depuis quelques années au SC 1906 Munich.

A l'été 1958, dans un tournoi de jeunes, il affronte le grand club munichois de 1860, qu'il doit rejoindre plus tard. Il a maille à partir pendant la rencontre avec l'un des joueurs des "Löwen", Gerhard König, qui lui met une gifle.

Après la rencontre, Beckenbauer prévient: il refuse d'aller dans "ce club de bagarreurs" et s'engage fièrement avec le rival, le Bayern. Le début d'une très longue histoire entre le Bayern et le jeune Franz, qui va devenir en quelques années le "Kaiser" (l'empereur) allemand.

Né en septembre 1945 dans les ruines de l'Allemagne d'après-guerre, fils d'un directeur de bureau de poste, Franz Beckenbauer rejoint le Bayern en 1964 alors qu'il n'a pas encore 19 ans, et y passe la majeure partie de sa carrière. Il se crée sur mesure un poste adapté à son talent: libéro, évoluant derrière sa défense mais venant régulièrement faire le surnombre en milieu de terrain, d'où il a marqué la majorité de ses plus beaux buts.

Ce joueur racé et élégant, au port toujours altier, s'est bâti un palmarès exceptionnel: quatre titres de champion et autant de Coupe d'Allemagne, deux Ballons d'Or, trois succès d'affilée en Coupe d'Europe des clubs champions, l'ancêtre de la Ligue des champions.

Le bras en écharpe

Avec la sélection, il a réalisé le doublé Championnat d'Europe (1972) et Coupe du monde (1974). Cerise sur le gâteau, le sacre planétaire a lieu chez lui, dans le stade olympique de Munich, à quelques encablures de sa maison natale.

Plus encore que Gerd Müller ou Sepp Maier, ses coéquipiers au sein de la Nationalmannschaft et du Bayern Munich, Franz Beckenbauer a incarné la puissance du football allemand dans les années 1970.

Une photo est restée dans la légende, symbole de son abnégation: Beckenbauer, le bras droit en écharpe, continuant jusqu'au bout et malgré la douleur d'une clavicule cassée la demi-finale du Mondial 1970 perdue contre l'Italie (4-3 en prolongation), dans ce qui est resté le "Match du siècle".

Il joue ses dernières saisons entre New York et Hambourg, avant de raccrocher en 1983 et d'entamer une carrière d'entraîneur, lui qui affirmait comme joueur qu'il n'en avait pas la moindre intention.

Appelé au chevet de la Mannschaft à l'été 1984 après un Euro en France manqué, il hisse la sélection allemande en finale du Mondial 1986, perdue contre l'Argentine de Maradona, avant de prendre sa revanche quatre ans plus tard, contre cette même Argentine, à Rome.

Beckenbauer s'inscrit ainsi dans la légende, devenant le deuxième homme champion du monde comme joueur et sélectionneur, après le Brésilien Mario Zagallo. Le Français Didier Deschamps, qui comme le Kaiser a soulevé le trophée de la Coupe du monde à domicile en 1998, a rejoint ce club très fermé en 2018.

"Sommermärchen" 2006

Peu attiré par le banc d'entraîneur, Franz Beckenbauer rend son tablier de sélectionneur au sommet, et d'entraîneur après un court passage à Marseille. C'est en revanche tout logiquement qu'il prend les rênes de "son" Bayern au début des années 1990, au sein d'un triumvirat aux côtés de Karl-Heinz Rummenigge et Uli Hoeness. Il double parfois sa casquette de président avec celle d'entraîneur intérimaire à deux reprises, avec succès.

Sollicité de toutes parts, il siège au comité exécutif de la FIFA, et l'Allemagne lui confie la mission d'obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2006, qu'il décroche en 2000 lors d'un vote serré aux dépens de l'Afrique du Sud (12 à 11).

Le "Sommermärchen", un conte de fées d'été, de 2006 tourne toutefois une décennie plus tard au cauchemar, lorsque des soupçons de corruption viennent écorner un temps l'image du Kaiser.

"Les Allemands souhaitaient obtenir le Mondial, y compris moi. Et nous étions contents d'avoir un Franz Beckenbauer. Il y a un peu d'hypocrisie, on devrait nous tous s'auto-accuser", a récemment estimé l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer (Verts).

Beckenbauer sera également suspendu pendant 90 jours par la FIFA de toute activité dans le football (sanction levée au bout de 14 jours), lui l'ancien vice-président de l'instance entre 2007 et 2011 au moment de l'attribution polémique du Mondial 2022 au Qatar en décembre 2010.

Omniprésent dans les médias et à la télévision, star de la publicité pendant et après sa carrière de joueur, Beckenbauer a vu son image, seulement un temps, écornée par ces soupçons.

Avec Keystone-ATS

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Football

L'Egypte s'offre son billet pour les 8es aux tirs au but

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L'Egypte aurait pu décrocher sa qualification avant la redoutable séance de tirs au but, mais s'est montrée trop maladroite devant le but. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

L'Egypte a décroché son billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde, après une rencontre pauvre en occasions. Les Pharaons ont éliminé l'Australie (1-1, 4-2 tab) aux penalties vendredi.

Les Egyptiens auraient toutefois pu s'éviter de vivre la pression inhérente à une séance de tirs au but. Après l'ouverture du score d'Emam Ashour (13e), Omar Marmoush a manqué un face-à-face qui aurait permis à son équipe d'aborder la seconde période bien plus sereinement. Les Pharaons ont encore eu une énorme occasion de tuer le match, lorsque Rami Rabia a vu le gardien Patrick Beach détourner sa tête d'un magnifique arrêt réflexe dans les arrêts de jeu (90e+4).

A la place, les Australiens ont pris confiance, se montrant bien plus entreprenants en seconde période. Les "Socceroos" ont profité d'un cadeau de Mohamed Hany, buteur contre son camp, pour égaliser (55e). Le malheureux - déjà auteur d'un csc lors du premier match contre la Belgique - est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à marquer deux fois dans ses propres filets lors d'une même édition depuis 1966.

Changement de gardien inutile

Après deux prolongations stériles, le sélectionneur australien Tony Popovic a tenté un coup de poker pour la séance de tirs au but en faisant rentrer Mathew Ryan, habituel gardien remplaçant. Une stratégie qui n'a servi à rien, puisque le capitaine Harry Soutar a manqué la cible, tout comme Lucas Herrington, envoyé au charbon à 18 ans seulement. Les Egyptiens ont pour leur part inscrit leurs quatre tentatives.

Ce succès permet aux coéquipiers de Mo Salah de passer un tour dans une phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, eux qui n'avaient disputé qu'un 8e de finale en... 1934. En 8e, ils affronteront mardi (18h en Suisse) l'Argentine ou le Cap-Vert.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Johan Manzambi: révélation suisse de la Coupe du Monde

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Johan Manzambi, n° 9, qui déborde ici Anton Saletros, en jaune et bleu, a inscrit le but de la sécurité lors de la victoire en Suède l'automne dernier lors du tour préliminaire de la Coupe du Monde (© KEYSTONE/Anthony Anex/archives).

Auteur de trois buts et d'un assist, l'attaquant genevois Johan Manzambi (20 ans) a crevé l'écran lors du premier tour de la Coupe du Monde au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada : de bon augure avant Suisse - Algérie...

Une ascension fulgurante a permis à l'ancien junior grenat Johan Manzambi de devenir l'une des grandes révélations de cette phase finale nord-américaine. Son parcours fait de hauts et de bas ne l'a pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent au plus niveau mondial. Son grand frère Holly (28 ans) a suivi sa progression depuis les juniors jusqu'à ces récents matches face au Qatar (1-1), à la Bosnie Herzégovine (4-1) et au Canada (2-1). A Santa Clara, le numéro neuf helvétique a joué vingt-cinq minutes, puis dix-neuf à Inglewood où il a marqué deux fois et il a connu sa première titularisation à Vancouver où il a également trouvé le chemin des filets après avoir adressé un centre parfait pour Ruben Vargas sur l'ouverture du score. Une véritable révélation.

Reste à savoir si ses proches sont surpris par cette soudaine réussite.

Holly ManzambiGrand frère

 

Bien qu'étant l'un des plus jeunes du cadre national, il semble déjà incontournable au sein du onze rouge à croix blanche. Dès sa première titularisation, il a tout de suite pris ses responsabilités comme l'auraient fait les joueurs les plus expérimentés. Plus qu'une obligation, ce comportement spontané est aussi le signe de sa passion pour le jeu en général et de sa personnalité.

Holly ManzambiGrand frère

 

Johan Manzambi, en rouge, qui tente ici s'infiltrer dans la défense canadienne représentée par Luc de Fougerolles, n° 4, et Mathieu Choinière, n° 6, sera à nouveau un atout majeur pour les joueurs de Murat Yakin face aux Fennecs de Vladimir Petkovic (© KEYSTONE/AP Photo/Kaleb Tatum).

 

Si tout semble couler de source aujourd'hui. Tout n'a pas toujours été facile pour l'ex-junior grenat. Grandissant moins vite que certains de ses coéquipiers, il a vu des joueurs lui passer devant...

Holly ManzambiGrand frère

 

Dans ces conditions, on se peut se demander s'il y a eu des moments de doute.

Holly ManzambiGrand frère

 

Johan Manzambi a quitté Servette alors qu'il évoluait avec les moins de 21 ans en plein milieu de la saison 22-23 direction la Forêt-Noire pour intégrer le centre de formation de Fribourg en Brisgau. Peut-on dire que c'était la meilleure option?

Holly ManzambiGrand frère

 

Vainqueur de la Coupe de Suisse M16 avec Servette, Johan et son grand frère Holly, avec la casquette, immortalise ce moment (DR).

 

Une option payante puisqu'il joue très régulièrement au sein de la première équipe qui s'est qualifiée pour la finale de l'Europa League qui s'est soldée par une nette défaite face à Aston Villa (0-3). Prélude à une phase finale ébouriffante, au premier tour en tous cas. Cette notoriété n'a rien changé aux rapports au sein de la famille.

Holly ManzambiGrand frère

 

Le plus frappant dans son parcours est le nombre important de matches où il était absent au cours de ses années juniors. Plus révélateur encore il a marqué deux fois contre la Suède au match aller et au retour à la Praille devant ses proches alors qu'il n'a été aligné qu'onze minutes en tout lors de ces deux rencontres. Plus que jamais l'enfant de l'école Geisendorf semble être sur les rails pour vivre une carrière au plus haut niveau...

 

 

Ecoutez l'interview de Holly Manzambi en entier.

Holly ManzambiInterview en entier 19'09''

 

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Football

L'équipe d'Iran de retour à Téhéran en terrain conquis

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L'équipe d'Iran est de retour à Téhéran (© KEYSTONE/AP/Gregory Bull)

Fanfare et bouquets de fleurs: quelques centaines de supporters ont acclamé mercredi les joueurs de l'équipe d'Iran à leur retour à Téhéran, malgré une élimination précoce du Mondial.

"Iran, Iran!", entonne comme d'une seule voix ce comité d'accueil composé de jeunes enfants, de leurs parents mais aussi de fans inconditionnels, a constaté l'AFP. Certains agitent des drapeaux vert, blanc et rouge de l'Iran. D'autres arborent des bracelets aux couleurs nationales ou sont vêtus du maillot bleu de la "Team Melli".

L'enthousiasme est à son comble lorsqu'un animateur annonce que l'avion de l'équipe vient d'atterrir en provenance de Turquie. A leur descente, les joueurs sont accueillis par des musiciens en tenue militaire au son de l'hymne national.

Sont visibles parmi les supporters des portraits du gardien Alireza Beiranvand, devenu héros national pour ses arrêts décisifs contre la Belgique (0-0). Bien qu'invaincu dans le groupe G, avec trois nuls en autant de rencontres, l'Iran a été éliminé en phase de poules.

Des excuses

L'équipe espérait faire partie des huit meilleurs troisièmes et se qualifier pour la phase à élimination directe, ce qui aurait été une première historique.

"Nous nous excusons tous devant vous, pour ne pas avoir pu nous qualifier (pour les 16es de finale) et vous procurer de la joie", a déclaré Alireza Beiranvand à son arrivée à l'aéroport Mehrabad de Téhéran.

"Nous méritions d'aller plus loin, mais ils nous ont vraiment compliqué la tâche", déplore le défenseur Ramin Rezaïan, en référence aux Etats-Unis, coorganisateur du Mondial et pays à l'origine avec Israël du déclenchement de la guerre contre l'Iran en février.

Jamais un pays hôte d'une Coupe du monde n'avait été en conflit ouvert avec une nation participante. Cette hostilité a pesé dans les préparatifs. La participation de l'Iran est restée incertaine jusqu'au bout. Et au lieu d'établir son camp de base en Arizona comme prévu, l'équipe a dû s'exiler à la dernière minute à Tijuana, le long de la frontière mexicaine.

Les Etats-Unis ont refusé d'accorder des visas à une douzaine de membres de son encadrement, dont le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la Révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.

L'équipe, qui estime avoir été "maltraitée", a plusieurs fois fustigé les restrictions l'obligeant à arriver sur le sol américain, la veille de ses deux premiers matchs, au prix d'allers-retours fatigants avec le Mexique voisin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Messi voulait que "ses coéquipiers aient du temps de jeu"

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A en croire Lionel Scaloni, le n° 10 argentin a préféré "penser à la suite" plutôt que de jouer le match face à la Jordanie en entier (© KEYSTONE/AP Photo/Tony Gutierrez).

Messi voulait que "ses coéquipiers aient du temps de jeu". L'auteur de cette déclaration n'est autre le coach argentin Scaloni.

Le capitaine Lionel Messi (39 ans), remplaçant au coup d'envoi, "aurait pu jouer 90 minutes" contre la Jordanie (3-1) "mais il a préféré que ses coéquipiers aient du temps de jeu", a assuré le sélectionneur de l'Argentine Lionel Scaloni.

L'entraîneur des champions du monde en titre a procédé à neuf changements dans son onze de départ par rapport à la victoire (2-0) sur l'Autriche où Messi est devenu meilleur buteur de l'Histoire en Coupe du Monde en marquant deux fois.

 

Pratiquement inexistant en seconde période face à l'Autriche, Lionel Messi, n°10, est à l'origine et à la conclusion de second but argentin dans les arrêts de jeu; Nicolas Seiwald, n°6, et le gardien Alexander Schlager, en jaune, sont impuissants (© KEYSTONE/AP Photo/Julio Cortez).

 

Questionné sur la nouvelle performance du capitaine, auteur du dernier but samedi vingt minutes après son entrée en jeu, Scaloni a répondu se trouver dans "une situation un peu inconfortable" face à cette question car il "ne sai(t) plus quoi dire".

"La seule chose que je peux ajouter, c'est qu'aujourd'hui il aurait pu jouer nonante minutes et peut-être continuer à alimenter cette légende, mais il a préféré que ses coéquipiers aient du temps de jeu. Il a préféré penser à la suite et cela en dit long sur lui. Il ne pense pas tant que ça aux choses dont tout le monde parle", a ajouté Scaloni lors de la conférence d'après-match.

 

Giovani Lo Celso, n°11, ouvre le score sous les yeux de ses coéquipiers Julián Alvarez, n°9, Nico Paz, partiellement masqué, de Noor Alwrawabdeh, en jaune, et de l'arbitre István Kovács, en orange (© KEYSTONE/AP Photo/Julio Cortez).

 

Lo Celso ravi pour Messi

Messi a inscrit son sixième but lors de la Coupe du Monde nord-américaine, sur un coup franc direct. Il s'agit de son dix-neuvième but en six éditions de Coupe du monde, un record.

"Je suis vraiment très heureux pour lui, pour la période qu'il traverse actuellement, a commenté le milieu Giovani Lo Celso devant des journalistes en zone mixte. Ce qui me touche le plus, c'est de voir à quel point il prend du plaisir. Nous, on le soutient et franchement, le voir jour après jour, c'est émouvant et ça donne vraiment la pêche".

Lo Celso, premier buteur du match, faisait partie des neuf joueurs bénéficiaires de la rotation, au coup d'envoi.

 

Avec l'aide de ses coéquipiers Alexis Mac Allister, n°20, Marcos Senesi, n°2, et Nicolas Otamendi, judicieusement placés aux abords du mur jordanien, Lionel Messi, n°10, marque le troisième de son équipe (© KEYSTONE/AP Photo/Julio Cortez).

 

"J'ai pu faire jouer tous les joueurs disponibles, ce qui était un objectif que nous nous étions toujours fixé. Ils m'ont montré que je pouvais compter sur eux", a conclu Scaloni en parlant des habituels remplaçants.

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L'Algérie et l'Autriche font match nul et se qualifient

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La joie des Autrichiens après le 3-3 de Sasa Kalajdzic (© KEYSTONE/AP/Reed Hoffmann)

L'Algérie et l'Autriche ont fait match nul (3-3) samedi à Kansas City, se qualifiant ainsi toutes les deux pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde.

L'Argentine a pour sa part signé son troisième succès dans ce groupe J en dominant la Jordanie (3-1), avec un nouveau but de Lionel Messi.

C'est au bout du suspense que l'Algérie et l'Autriche se sont neutralisées pour avancer en 16es de finale, respectivement parmi les meilleurs troisièmes et en qualité de 2e de la poule J. C'est donc la fin de l'aventure pour l'Iran qui devait espérer un autre résultat dans ce match pour se qualifier.

Les Iraniens, privés par la VAR à la 93e minute de leur dernier match d'un but qui les aurait qualifiés, ont encore une fois pu y croire jusqu'au bout. L'Algérie a en effet, contre toute attente, pris pour la première fois l'avantage au cours des arrêts de jeu grâce à sa star Ryad Mahrez, déjà auteur de la deuxième égalisation (60e).

L'Autriche, qui était alors virtuellement éliminée après avoir mené deux fois au score, est toutefois parvenue in extremis à égaliser. Une réussite de Sasa Kalajdzic trois minutes plus tard (3-3) a sauvé la peau des Autrichiens, qui défieront l'Espagne en seizièmes de finale. L'Algérie se frottera quant à elle à l'Equipe de Suisse.

L. Messi: 19 buts en Coupe du Monde

A Dallas dans le même temps, l'Argentine a poursuivi sur sa lancée, avec un onze largement remanié par son coach Lionel Scaloni: Le portier Emiliano Martinez et l'attaquant Lautaro Martinez étaient ainsi les deux seuls joueurs alignés dès le coup d'envoi à avoir aussi entamé le deuxième match face à l'Autriche.

L'Albiceleste, déjà assurée de terminer en tête de ce groupe et d'affronter le Cap-Vert en 16es de finale vendredi prochain à Miami, a ouvert la marque dès la 19e grâce à un coup franc botté par Giovani Lo Celso, Lautaro Martinez transformant un penalty (31e) pour signer sa première réussite en Coupe du monde sur le 2-0.

Lionel Messi est entré comme prévu en scène en fin de match, à la 60e en fait, cinq minutes après que la Jordanie avait réduit l'écart par Mousa Al Tamari. Et l'octuple Ballon d'Or n'a pas laissé passer sa chance, inscrivant sur un coup franc son dix-neuvième but en Coupe du monde, le sixième déjà dans cette phase finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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