Rejoignez-nous

Economie

UBS: indemnisation refusée en France à une lanceuse d'alerte

Publié

,

le

Le Ministère de l'économie français avait fait appel de la décision prononcée en première instance (archives). (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

La cour administrative d'appel (CAA) de Paris a débouté la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud, à l'origine de révélations de fraude fiscale concernant UBS, en infirmant la décision du tribunal administratif qui lui reconnaissait le droit à être indemnisée.

"Cette décision est malheureusement défavorable car elle annule la décision de première instance qui prévoyait que le dispositif des aviseurs fiscaux pouvait s'appliquer à Stéphanie Gibaud", a réagi son avocat Me Antoine Reillac dans un communiqué.

"L'administration (fiscale) était fondée à rejeter la demande de Mme Gibaud au motif que les renseignements qu'elle avait fournis l'avaient été avant le 1er janvier 2017", a jugé la CAA.

Or la loi permettant d'indemniser les lanceurs d'alerte est entrée en vigueur le 1er janvier 2017, a rappelé la cour administrative.

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) avait jugé au contraire, en juillet 2022, que le dispositif d'indemnisation des "aviseurs fiscaux" pouvait s'appliquer à des renseignements fournis avant l'entrée en vigueur de la loi du 29 décembre 2016.

Le ministère de l'Economie avait fait appel de cette décision.

À la fin des années 2000, Mme Gibaud avait contribué, avec Nicolas Forissier - ancien responsable de l'audit interne - à dénoncer les pratiques de la banque suisse et au déclenchement d'une enquête en France sur un vaste système de fraude fiscale.

Ancienne chargée du marketing événementiel au sein du groupe, elle avait été licenciée il y a plus de dix ans, le 21 janvier 2012, pour motif économique.

Elle vit désormais des minima sociaux.

En décembre 2021, grâce notamment à ses informations, la banque suisse a été condamnée en appel à payer 1,8 milliard d'euros au Trésor public pour avoir mis en place un "système" visant à "faciliter" la fraude fiscale de riches contribuables français entre 2004 et 2012.

La maison-mère a formé un pourvoi en cassation, mais pas la filiale française pour qui la peine est définitive.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Economie

Apple accuse OpenAI de détournement d'informations confidentielles

Publié

le

Plus de 400 anciens employés d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI (archives). (© KEYSTONE/EPA/ADAM VAUGHAN)

Le géant américain de la technologie Apple a assigné vendredi en justice OpenAI, accusant plusieurs de ses anciens employés d'avoir fait profiter d'informations confidentielles la start-up californienne, qui les avait recrutés. Deux ex-cadres d'Apple sont visés.

Le document judiciaire, déposé devant un tribunal fédéral de San Jose (Californie), fait état de la "stratégie" d'OpenAI "pour extraire des informations confidentielles" provenant de chez Apple.

Outre la société OpenAI, sont nommément visés par la procédure deux ex-cadres d'Apple, dont Tang Tan, co-fondateur de la start-up io Products. Cette dernière a été rachetée par OpenAI en mai 2025 pour 6,5 milliards de dollars, une étape majeure de la diversification du créateur de ChatGPT, qui prévoit de lancer, d'ici à 2027, une famille d'appareils centrés autour de l'intelligence artificielle (IA).

Selon Apple, Tang Tan a emporté avec lui des documents internes à son départ de l'entreprise, en 2024. Désormais responsable des produits physiques chez OpenAI, il cherche activement à récupérer des données supplémentaires auprès de salariés d'Apple qui se présentent pour un poste au sein du fleuron de l'IA, selon le document judiciaire.

Dommages et intérêts réclamés

Un autre ancien d'Apple, Chang Liu, est accusé d'avoir conservé des appareils internes après avoir quitté la société, en 2026, et d'avoir continué à accéder au réseau informatique interne par la suite.

"Dans la mesure où plus de 400 anciens employés d'Apple travaillent aujourd'hui chez OpenAI, il n'est pas surprenant que certains aient connaissance d'informations confidentielles et protégées", reconnaît le géant de l'électronique grand public.

"Mais OpenAI a décidé d'exploiter ces informations, notamment pour en extraire davantage de salariés actuels d'Apple et de ses partenaires commerciaux", affirme le créateur de l'iPhone.

Pour l'entreprise, ces manoeuvres supposées s'inscrivent dans le développement par OpenAI de ses appareils physiques, domaine dans lequel le laboratoire d'IA n'a aucune expérience préalable.

Apple demande au tribunal d'interdire à OpenAI d'exploiter des informations confidentielles provenant de ses salariés, anciens ou actuels, mais aussi des dommages et intérêts sans en fixer le montant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

Cuba: deuxième panne d'électricité générale en cinq jours à Cuba

Publié

le

Il s'agit de la quatrième coupure générale d'électricité en moins de six mois à Cuba et la neuvième depuis la fin 2024 (archives). (© KEYSTONE/AP/Ramon Espinosa)

Cuba connaissait vendredi une nouvelle coupure générale d'électricité, la deuxième en cinq jours, a annoncé la compagne nationale d'électricité. L'île communiste est en proie à une crise énergétique aggravée par le blocus pétrolier imposé par Washington.

Une "déconnexion totale du réseau électrique national" s'est produite à 16h30 locales (22h30 en Suisse), a annoncé sur le réseau social X l'union électrique de Cuba (UNE).

Il s'agit de la quatrième coupure générale en moins de six mois et la neuvième depuis la fin 2024 sur l'île de 9,6 millions d'habitants. La dernière a eu lieu pas plus tard que lundi, provoquée par une oscillation de la tension, conjuguée à une faible production électrique. Le réseau avait été rétabli deux jours plus tard.

Sept centrales thermiques

Le réseau électrique cubain subit régulièrement des coupures générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais les coupures quotidiennes se sont encore aggravées depuis que Washington a imposé en janvier un blocus pétrolier qui empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes.

Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance.

La principale centrale électrique du pays, située dans l'ouest, est actuellement à l'arrêt pour réparation. Elle a été arrêtée plus de quinze fois depuis le début de l'année en raison d'avaries successives.

Cette situation provoque des délestages incessants qui atteignent désormais plus de 30 heures d'affilée à La Havane, plusieurs jours en province, malgré un vaste programme de construction de parcs solaires lancé il y a deux ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Economie

Misenso, ex-filiale de Migros, annonce sa faillite

Publié

le

L'ex-filiale de Migros Misenso annonce sa faillite. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Surendettée, la chaîne zurichoise spécialisée dans les lunettes et les appareils auditifs Misenso, ex-filiale de Migros, a annoncé sa faillite. Au total, 18 magasins en Suisse mettent la clé sous la porte. Plus d'une centaine d'employés sont concernés.

"Fondée par Migros il y a six ans, Misenso n'a jamais été rentable", a déclaré vendredi à l'agence AWP un porte-parole de la maison mère autrichienne Neuroth, confirmant une information du Blick.

Il y a deux ans, Hören & Sehen Beteiligungs GmbH, une société du groupe Neuroth, a investi dans Misenso afin de stabiliser la société et de l'implanter sur le marché. "Cependant, ni les ajustements stratégiques, ni les changements de gestion opérationnelle, ni les mesures prises pour accroître les ventes, ni la récente réduction du réseau de magasins à 18 points de vente n'ont permis d'améliorer sensiblement la situation financière de Misenso", a poursuivi le porte-parole.

Misenso compte actuellement 18 points de vente en Suisse, la plupart situés dans des magasins Migros, et emploie environ 140 collaborateurs, selon l'article du Blick.

De grandes ambitions

La Fédération des coopératives Migros (FCM) avait vendu en juin 2024 l'enseigne zurichoise au groupe Neuroth, dont le siège est à Graz, en Autriche, dans le cadre de la plus importante restructuration de son histoire. Le marché spécialisé devait alors continuer à opérer en tant qu'entreprise et marque indépendante.

Lors du rachat, Neuroth avait acquis 25 points de vente en Suisse. Quelques mois plus tard, Misenso ouvrait trois nouvelles succursales, portant le réseau à un total de 28 magasins. Le directeur général de Neuroth, Lukas Schinko, nourrissait de grandes ambitions pour sa nouvelle acquisition. "Nous aimerions arriver à un total de 40 à 50 magasins Misenso à terme", déclarait-il à l'agence de presse AWP en février 2025.

Mais en septembre 2025, la chaîne Misenso annonçait qu'elle fermait 11 de ses 28 points de vente, selon le Blick. Au total, 63 employés perdirent leur emploi. Un porte-parole justifia à l'époque cette décision en évoquant des "difficultés économiques persistantes".

Aujourd'hui, l'affaire est aux mains de l'Office des faillites de Zurich. "En raison de la procédure en cours, aucun autre détail, notamment concernant les obligations financières, ne peut être divulgué", a souligné le porte-parole de Neuroth.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Economie

L'UE ordonne à Meta des changements d'interfaces

Publié

le

L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook. (archive) (© KEYSTONE/DPA/KARL-JOSEF HILDENBRAND)

L'étau se resserre sur Meta en Europe: Bruxelles a ordonné vendredi au géant technologique américain de modifier les interfaces de Facebook et Instagram, sous peine d'une très lourde amende. Ces dernières sont jugées beaucoup trop "addictives".

Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible. Il s'agit notamment des flux illimités de contenus, des recommandations hautement personnalisées, ou encore du lancement automatique des vidéos. Autant de fonctions qui visent à gonfler les recettes publicitaires des deux plateformes, en incitant les utilisateurs à "scroller" sans limite.

"Ces fonctionnalités alimentent le besoin des utilisateurs de continuer à faire défiler les contenus, et bascule leur cerveau en mode +pilotage automatique+, contribuant à des comportements mauvais pour la santé et à des usages compulsifs", a expliqué la Commission européenne. En outre, l'exécutif européen n'est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d'écran des ados.

"Nous contestons ces conclusions préliminaires, qui ne prennent pas en compte les mesures importantes que nous avons prises pour protéger les ados", a réagi un porte-parole de Meta, contacté par l'AFP. "Nous partageons la volonté de la Commission européenne d'offrir un environnement en ligne sûr et positif", a ajouté le groupe, qui rappelle que ses comptes dédiés aux ados, lancés il y a deux ans, permettent aux parents "de bloquer Instagram durant la nuit et limiter le temps d'écran en journée à seulement 15 minutes".

La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d'une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne.

"Une priorité"

Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d'année une demande similaire à TikTok. "Protéger la santé physique et mentale des Européens doit être une priorité pour les réseaux sociaux. Le DSA nous donne un cadre pour les mettre face à leurs responsabilités", a affirmé la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

Meta aura maintenant la possibilité de se défendre et de proposer des mesures pour remédier aux manquements qui lui sont reprochés. Mais si la Commission européenne n'est pas satisfaite, le géant technologique américain pourrait se voir infliger une lourde amende, pesant jusqu'à 6% de son chiffre d'affaires annuel mondial.

Cependant "ce que nous voulons, c'est obtenir des changements", a assuré une autre responsable de la Commission, reconnaissant qu'"il y a une différence entre TikTok et Meta, dans le sens où Meta a toujours essayé d'agir en matière de protection des mineurs", notamment via les comptes dédiés aux ados. Dans le cadre de cette même enquête européenne, le groupe basé à Menlo Park en Californie avait également été accusé il y a quelques mois de laisser de nombreux enfants de moins de 13 ans accéder à Facebook et Instagram, les exposant ainsi à de multiples risques pour leur bien être et leur développement physique et mental.

Le groupe fait face à des accusations similaires aux Etats-Unis. En mars, un jury de Los Angeles a condamné Meta et Google à verser six millions de dollars à une jeune femme, les jugeant responsables du caractère addictif de leurs plateformes respectives Instagram et YouTube, une première historique. Ces procédures européennes visant Meta s'inscrivent dans une plus large offensive de Bruxelles pour renforcer la protection des enfants et adolescents en ligne.

Bruxelles réfléchit à des mesures harmonisées au niveau européen pour limiter l'accès des enfants et adolescents aux réseaux sociaux. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen doit recevoir lundi les conclusions d'un comité d'experts à ce sujet, et devrait annoncer des décisions à la rentrée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Crise chez Volkswagen : la chute des ventes s'accélère

Publié

le

Le constructeur en crise Volkswagen fait état d'un recul accentué de ses ventes de véhicules dans le monde au 2e trimestre, en raison d'un effondrement des livraisons en Chine. (archive) (© KEYSTONE/DPA/SWEN PFÖRTNER)

Le constructeur en crise Volkswagen, confronté à une profonde restructuration, a fait état vendredi d'un recul accentué de ses ventes de véhicules dans le monde au 2e trimestre, en raison d'un effondrement des livraisons en Chine.

Entre avril et fin juin, le groupe aux dix marques a écoulé 2,077 millions de voitures, soit 8,6% de moins sur un an, après une baisse de 4% au premier trimestre.

En Chine, son premier marché, les ventes ont chuté de 36% sur la période. Le groupe de Wolfsburg affiche ailleurs des performances positives, en Europe de l'Ouest (+1,8%) et Amérique du Nord (+7,7%), notamment. Sur les six premiers mois de l'année, les ventes globales reculent en comparaison annuelle de 6,3%, à 4,13 millions de véhicules.

Le groupe qui compte notamment les marques VW, Audi, Porsche, Skoda et Seat, a vendu près de 9 millions de véhicules l'an dernier, deux millions de moins que ses meilleures performances au début de la décennie. C'est dans ce contexte de crise que le président du directoire, Oliver Blume, a échoué jeudi à obtenir une majorité au conseil de surveillance, organe de contrôle du groupe où siègent représentants des salariés et des actionnaires, pour un vaste plan d'avenir, a appris l'AFP dans l'entourage du géant allemand.

M. Blume voulait soumettre son projet de réorganisation, baptisé "Group Target Picture", qui comprendrait, selon la presse, des fermetures de plusieurs usines en Allemagne et le départ de 50'000 salariés supplémentaires dans le monde, à un vote global lors de la réunion du conseil de surveillance de jeudi. Or les représentants des salariés et du Land de Basse-Saxe ont affiché publiquement jeudi leur opposition aux questions de réduction des effectifs et de fermetures de sites, avec des manifestations de salariés dans plusieurs usines du groupe en Allemagne, à l'appel du comité d'entreprise et du syndicat IG Metall.

Une prochaine réunion du conseil de surveillance est prévue "début septembre", a appris l'AFP dans l'entourage du groupe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 18 minutes

Apple accuse OpenAI de détournement d'informations confidentielles

Le géant américain de la technologie Apple a assigné vendredi en justice OpenAI, accusant plusieurs de ses anciens employés d'avoir...

InternationalIl y a 32 minutes

Venezuela: le bilan du double séisme dépasse les 4000 morts

Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la...

EconomieIl y a 1 heure

Cuba: deuxième panne d'électricité générale en cinq jours à Cuba

Cuba connaissait vendredi une nouvelle coupure générale d'électricité, la deuxième en cinq jours, a annoncé...

InternationalIl y a 1 heure

"L'Argentine est un exemple pour nous", lâche Granit Xhaka

À la veille d'affronter l'Argentine en quart de finale de la Coupe du monde, Granit...

InternationalIl y a 2 heures

L'Espagne défiera la France en demi-finale

L'Espagne défiera la France dans la première demi-finale du Mondial 2026, mardi à Arlington (21h...

SuisseIl y a 3 heures

Personne ne devine la bonne combinaison de l’Euro Millions

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Euro Millions vendredi soir. Pour gagner, il fallait...

SportIl y a 5 heures

Roland Collombin est décédé

Légende du ski suisse, Roland Collombin est décédé à 75 ans, a annoncé sa famille...

InternationalIl y a 6 heures

Sécheresse: l'irrigation menacée dans le nord de l'Italie

Les réserves en eau sont "en voie d'épuisement rapide" dans le nord de l'Italie, menaçant...

FootballIl y a 6 heures

Johan Manzambi encore forfait contre l'Argentine

Johan Manzambi ne participera pas au quart de finale du Mondial entre la Suisse et...

FootballIl y a 6 heures

Johan Manzambi à nouveau forfait contre l'Argentine

Johan Manzambi ne participera au quart de finale du Mondial entre la Suisse et l'Argentine,...