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Mobilité

Une manif pour la requalification de l’A1a en boulevard urbain

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A pied ou à vélo, les manifestants partis d'Ecublens et Chavannes-près-Renens se sont rassemblés à Renens (image d'illustration). (© Keystone)

Près de 300 personnes ont manifesté samedi pour la requalification du tronçon d’autoroute A1a Ecublens-Maladière en boulevard urbain. A pied ou à vélo, les manifestants, en partant d'Ecublens et Chavannes-près-Renens, se sont ensuite rassemblés à Renens.

A l'automne 2022, la pétition pour la requalification du tronçon de 4,5 km d'autoroute A1a Ecublens-Maladière en boulevard urbain a été remise au Grand Conseil vaudois par les deux organisations "abac 1022 Bien Vivre à Chavannes" et "Action Climat Ecublens". Elle était munie de plus de 2300 signatures.

La marche-parade de samedi était organisée par les deux associations en soutien à cette pétition. A vélo et à pied, le trajet a relié les lieux présumés des deux jonctions autoroutières prévues par l'Office fédéral des routes (OFROU) à Ecublens et Chavannes-près-Renens, dans le cadre du projet "Suppression du goulet d'étranglement de Crissier".

Cyclistes et piétons se sont ensuite rejoints sur la place de la Gare CFF de Renens. La professeure Julia Steinberger, auteure principale du dernier rapport du GIEC, l'architecte Laurent Guidetti et Yvonne Winteler, co-présidente de l'Alliance climatique suisse, y ont parlé de l'urgence climatique, de la voiture en ville et du calendrier à venir des manifestations en faveur du climat.

Des cartes postales de soutien au boulevard urbain ont été adressées par les manifestants et manifestantes aux membres des municipalités d'Ecublens et de Chavannes, ainsi que du Conseil d'Etat vaudois.

La parade était soutenue par actif-trafiC,
 ADIRHE, ATE Vaud - Association transports & environnement, Comité Climat Romandie, 
 Grands-parents pour le climat Vaud,
 HabitatDurable Suisse romande, Pro Natura Vaud, PRO VELO Région Lausanne, et Unipoly Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington

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L'ayatollah Khamenei (à droite) a déclaré avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis malgré une "opinion différente" sur la question. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a avalisé jeudi, avec des réserves, le protocole d'accord signé dans la nuit par Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit régional, les Etats-Unis annonçant de leur côté la levée de leur blocus naval contre l'Iran.

Dans sa première réaction à la signature, sans plus de détails.

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné ce dirigeant, qui n'a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars.

Donald Trump et son vice-président JD Vance ont eux crié "victoire" face à l'Iran, malgré les nombreuses critiques d'un accord jugé trop favorable à Téhéran par leurs opposants mais aussi plusieurs élus conservateurs.

L'incertitude demeure quant au lancement, au départ prévu vendredi au Bürgenstock (NW) des tractations prévues par le protocole en vue d'un accord final, d'une durée - prolongeable - de 60 jours.

M. Vance a affirmé que ce délai courait à partir de jeudi et affirmé qu'il pourrait se rendre "ce week-end" en Suisse. "Mais cela pourrait changer parce qu'il n'est pas facile d'avoir des réponses d'un pays comme l'Iran".

Ces négociations doivent être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l'accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l'économie mondiale.

Reprise du trafic maritime

Dans l'attente, le trafic reprend dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, doublement verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre et le blocus américain.

Les forces américaines "ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer", a affirmé JD Vance.

La télévision d'État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit d'Ormuz devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental chargé de superviser cette voie navigable.

Conformément aux termes du protocole, "aucun frais" ne sera perçu "pendant une période de 60 jours", a-t-elle rappelé.

"On a quand même le sentiment qu'aujourd'hui les Américains (...) ne veulent qu'une seule chose, c'est la réouverture du détroit d'Ormuz et que les autres questions mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d'actualité", analyse pour l'AFP Agnès Levallois, présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient.

Le président américain, qui a signé le protocole d'accord au château de Versailles, en France, s'est félicité des "prix du pétrole en baisse". "C'est un succès", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Les Bourses mondiales ont profité jeudi d'une nouvelle baisse des prix du pétrole, qui se rapprochent de leur niveau d'avant-guerre.

Mais la presse américaine est très sévère, fustigeant un accord-cadre offrant à l'Iran d'énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.

Les Etats-Unis s'engagent, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

"Iran puissant"

Côté iranien, le protocole d'accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué un document "historique" émanant d'un "Iran puissant". Il "acte l'échec des Etats-Unis", a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut de fait se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.

Mais à Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l'accord soit "durable". "Peut-être qu'après les 60 jours, les hostilités reprendront", dit-elle, interrogée depuis Paris par l'AFP.

Malgré l'apaisement, "le combat n'est pas terminé", a déclaré de son côté jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "d'autres défis nous attendent".

Sans commenter directement l'accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement, il a appelé à préserver la "relation vitale" avec les Etats-Unis.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète", a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines "à prendre conscience de la réalité".

M. Netanyahu n'en a pas moins réaffirmé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une "zone de sécurité", et ce "tant que les besoins sécuritaires l'exigeront", alors que le protocole d'accord prévoit "une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Depuis l'annonce de sa conclusion, lundi, Israël a poursuivi ses frappes sur le pays voisin contre le Hezbollah pro-iranien, faisant huit morts, dont trois jeudi.

Le groupe chiite a annoncé en fin d'après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui appelé à "tirer profit" du protocole d'accord pour "expulser Israël" du territoire libanais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Pas de plaques d'immatriculation pour les vélos "longtail"

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Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE) visait les vélos cargos et "longtail" (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les vélos "longtail" ne devront pas être munis de plaques d'immatriculation. Le National a enterré jeudi une motion du Conseil des Etats qui concernait aussi les vélos cargos. Considérés comme des cyclomoteurs lourds, ces derniers doivent déjà être immatriculés.

Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE), à l'origine du texte, demandait une responsabilisation accrue des usagers. La longueur et le poids de ce type de véhicules les rendent moins maniables qu'un cycle ordinaire.

Le Conseil fédéral était opposé à la motion. Des prescriptions révisées concernant la mobilité douce sont entrées en vigueur l'été dernier. Elles prévoient l'obligation d'immatriculer les vélos cargos électriques, dont le poids total est supérieur à 250 kg, mais ne dépasse pas 450 kg, et qui sont équipés d'un système de propulsion électrique actif jusqu'à 25 km/h.

La Chambre du peuple a suivi l'avis du gouvernement. L'adoption de plaques d'immatriculation ne renforce pas la sécurité routière.

Concernant les vélos dits "longtail", ils sont considérés comme des cyclomoteurs légers limités à 25 km/h. La motion demanderait de revoir les catégories de véhicules, ce qui entraînerait une charge administrative supplémentaire. Il convient d'abord de voir les effets des dispositions récemment introduites.

Le texte a été tacitement rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La LNM navigue dans les chiffres rouges, malgré une perte réduite

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En difficulté, la LNM espère renouer avec les chiffres noirs à partir de 2027, ici le port de Neuchâtel (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM) reste dans les chiffres rouges. Elle a essuyé une perte de 470'000 francs l'an passé, après un débours de 770'000 francs en 2024. L'exercice en cours, toujours perturbé, s'annonce difficile lui aussi.

Les chiffres ont été annoncés lors de l'assemblée générale tenue mercredi. La LNM traverse une période difficile depuis plusieurs mois, voire années. "Nous atteignons les limites de la gouvernance des sociétés parapubliques", a indiqué mardi dans Le Temps son président du conseil d'administration depuis février Alain Ribaux.

L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois, 64 ans, a fait savoir devant les actionnaires, dont les cantons commanditaires de Neuchâtel, Fribourg et Vaud, espérer retrouver les chiffres noirs en 2027. Un plan d’assainissement des bateaux devrait être présenté aux cantons d’ici à la fin de l’année ou au début de l’an prochain.

Convaincre les cantons

La rénovation de la flotte se monte à plusieurs millions de francs et devrait prendre sept à huit ans. "Les cantons sont peu enclins à augmenter leur financement régulier, mais ils pourraient accepter de consentir à un investissement pour la rénovation", a relevé Alain Ribaux, dans des propos rapportés jeudi dans La Liberté.

"Nous allons présenter un plan sérieux pour convaincre les politiques de nous donner un coup de main", a insisté Alain Ribaux. En 2023 et 2024, Fribourg a financé la LNM avec 450'000 francs, puis 480'000 francs en 2025. Une même somme a été financée l’an dernier par Vaud et 830'000 francs ont été versés par Neuchâtel.

Une des conséquences de la vétusté des bateaux a été le report du début de la haute saison. Alors que ceux-ci devaient naviguer quotidiennement dès le début mai, ils ne le feront qu’à partir de ce vendredi, a confirmé la LNM. Au-delà, les communes d'Estavayer (FR) et Chevroux (VD) sont par ailleurs mécontentes de l'horaire.

Ecoute et analyse

Nommé directeur ad intérim il y a un mois à peine, l'économiste Julien Crevoisier s'est exprimé pour sa part jeudi sur les ondes de RTN à propos de la période qui s'ouvre dès ce vendredi. "Les bateaux sont prêts, les équipes sont prêtes et c’est un très grand plaisir de pouvoir entamer cette nouvelle saison."

"Même si des travaux de rénovation de fond restent indispensables, cinq navires sont en état de naviguer", a détaillé Julien Crevoisier. Le vapeur "Le Neuchâtel" devrait les rejoindre en cours de saison, normalement pour la période juillet-août. Au-delà, le directeur a dit consacré aussi son temps "à l’écoute et à l’analyse".

Alors qu’un audit a révélé un climat de travail dégradé au sein de l’entreprise fondée en 1872, Julien Crevoisier a indiqué que "la navigation est un monde de passionnés" et que si "ça n’a pas été facile ces dernières semaines, les sourires sont là". Mais il reste "beaucoup de travail" pour retrouver le bon cap.

La composition du conseil d’administration, surtout de politiciens, sauf le président et le directeur de Morat Tourisme, pourrait être revue. "Différentes compétences devraient être représentées, avec des profils plus diversifiés", estime Alain Ribaux, qui évoque une réduction de 9 à 7 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Garantir les horaires des aéroports face à d'autres intérêts

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La réforme de la loi sur l'aviation concerne notamment l'aéroport de Genève (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les horaires des aéroports nationaux doivent être mieux garantis. Le National a validé jeudi, par 131 voix contre 61, ce point dans une vaste réforme de la loi sur l'aviation. La gauche a dénoncé un affaiblissement des intérêts en matière de santé et d'environnement.

La révision répond à plusieurs demandes du Parlement, qui voulait plus de sécurité dans le secteur aérien. Elle porte sur plus de 20 domaines. Le camp bourgeois et le Conseil fédéral ont insisté sur l'importance économique de l'aviation.

Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) n'a pas remis en question l'existence de cette branche. Mais elle a fustigé la façon d'arbitrer les différents intérêts. "La Suisse a besoin d'une politique aéronautique lucide, responsable, qui procède à une vraie pesée d'intérêts et qui respecte le fédéralisme", a-t-elle lancé.

La gauche a tenté de renvoyer le dossier au gouvernement, demandant que le projet ne se limite qu'aux aspects techniques et organisationnels nécessaires. Sans succès.

Primauté des heures d'exploitation

Le principal point de friction concernait la garantie des droits acquis en matière d'heures d'exploitation des aéroports de Genève et de Zurich. Mme Klopfenstein Broggini a craint que ces horaires ne soient gravés dans le marbre au niveau fédéral, compliquant les discussions à l'échelon local.

Elle a refusé que les riverains subissent des nuisances sonores et environnementales sans pouvoir agir. La Genevoise a encore tenu à la trêve nocturne des vols. David Roth (PS/LU) a craint que les trente minutes de battement prévues le soir pour compenser les retards ne soient consolidées dans la loi.

Il ne s'agit pas d'un "laissez-passer" pour tous les intérêts de l'aviation, a répondu Alex Farinelli (PLR/TI) pour la commission. Le co-rapporteur Philipp Kutter (Centre/ZH) a assuré qu'il n'était pas question d'étendre les heures d'exploitation. Il convient juste de les garantir.

Compétences des cantons

La gauche a également estimé que la réforme porte atteinte aux compétences des cantons. La modification de loi donne une mainmise à la Confédération en enlevant des prérogatives aux cantons. Ainsi, les préoccupations locales seront relativisées et les compétences centralisées, a critiqué Mme Klopfenstein Broggini.

Pour le camp bourgeois, il convient de mieux répartir les tâches. Le but est de simplifier des mécanismes aujourd'hui sous la responsabilité des cantons alors que ceux-ci n'ont pas toujours la compétence technique nécessaire.

La gauche, parfois soutenue par le PVL, n'était pas d'accord sur d'autres points. Par exemple, elle ne voulait pas étendre les possibilités d'externalisation des services de Skyguide, ni autoriser les avions ultralégers dont la masse maximale au décollage est inférieure à 600 kilos, ni exclure de la loi sur la transparence les rapports d'audits, d'inspection ou d'enquête du Service suisse d'enquête de sécurité (SESE).

Consensus sur plusieurs points

En revanche, plusieurs aspects du projet n'ont pas fait un pli. La révision introduit notamment un âge limite à 65 ans pour les pilotes d'hélicoptères. La limite est actuellement fixée à 60 ans.

Les objets trouvés ou confisqués, comme les couteaux, ciseaux ou parapluie, pourront être vendus. Par ailleurs, les vérifications des antécédents du personnel de l'aviation seront renforcées. Le cercle des personnes soumises à une telle vérification sera élargi et l'examen intégrera des éléments liés à la cybersécurité.

Au vote sur l'ensemble, le projet a été adopté par 130 voix contre 60. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Ormuz: trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise

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Des pétroliers et des navires de fret étaient visibles mardi dans le golfe d’Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d’Ormuz et la mer d’Arabie. (© KEYSTONE/AP)

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste comparable à avant l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, selon la plateforme de suivi maritime Kpler, mais, à l'approche de la réouverture officielle du passage vendredi, de premiers signes de reprise apparaissent.

Depuis l'accord, conclu dans la nuit de dimanche à lundi, huit navires transportant des matières premières ont franchi le détroit lundi, six mardi, d'après les données de Kpler actualisées mercredi. Un rythme comparable à celui de la semaine précédente, avec une moyenne de huit passages quotidiens.

Transpondeurs rallumés

Mais, signe d'un climat moins hostile dans la zone, plusieurs pétroliers de la flotte fantôme iranienne, tous sous sanctions internationales, ont rallumé mardi et mercredi leurs transpondeurs, qui étaient éteints depuis des mois pour échapper à la surveillance maritime.

C'est notamment le cas du Amber, du Diona, du Sonia I, du Starla, du Tour 2 et du Hero II, selon la plateforme MarineTraffic. Ces bateaux avaient chargé du pétrole sur l'île de Kharg et étaient sortis du Golfe par le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, transpondeur éteint, selon Kpler.

La plupart ont recommencé à émettre un signal AIS au port iranien de Chabahar, situé à la sortie du Golfe d'Oman à environ 500 km à l'est du détroit d'Ormuz, près de la frontière afghane.

"Le cadre juridique reste flou, mais la réactivation quasi simultanée de ces navires suggère une prise de décision coordonnée de la part des opérateurs, plutôt que des initiatives isolées", a estimé MarineTraffic sur X mercredi.

Selon le site de suivi maritime TankerTrackers, une partie de ces pétroliers ont franchi le périmètre du blocus américain, imposé mi-avril en réponse au contrôle iranien du détroit d'Ormuz.

Mardi, Téhéran avait affirmé que ce blocus avait été levé, sans confirmation à ce stade par Washington.

Signature vendredi en Suisse

Les Etats-Unis et l'Iran signeront vendredi en Suisse leur protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz.

Le président américain Donald Trump a annoncé une réouverture complète du détroit dans la foulée de cette signature.

Mais il faudra patienter pour que le trafic maritime y retrouve son rythme de croisière, selon un patron du secteur maritime européen. "Les ports vont être congestionnés" et "chacun devra attendre son tour", prévient-il. Toute la chaîne logistique va devoir se réorganiser."

Avant la guerre, on recensait environ 120 transits quotidiens, selon le site d'information maritime Lloyd's List, et le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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