Le cortège de voitures quittant la prison de Fulton County, le 24 aout 2023 après l'inculpation de l'ancien président américain Donald Trump. (EPA/ERIK S. LESSER)
L'ancien président américain Donald Trump a été placé brièvement en état d'arrestation jeudi dans une prison à Atlanta, en Géorgie, pour ses pressions électorales en 2020. Il a ensuite été libéré après avoir payé une caution de 200'000 dollars.
1m90, 98 kg, cheveux blonds vénitiens: comme n'importe quel justiciable, Donald Trump a été soumis à un enregistrement dans les registres d'une prison d'Atlanta après avoir été inculpé de tentative de manipulation de la présidentielle de 2020.
Il n'a pas non plus coupé à l'infamant rituel de la prise de la photographie d'identité judiciaire, une première pour un ancien président américain. Le cliché a été rendu public peu après.
Le mugshot de l'ancien président rendu public par le bureau du sheriff de Fulton County, le 245 aout 2023. (Fulton County Sheriff's Office via AP)
Libéré sous caution, le favori des primaires républicaines pour la présidentielle de 2024 a rapidement quitté les lieux dans un convoi placé sous haute sécurité. Il a dénoncé un "simulacre de justice" et une "ingérence électorale" de la part des autorités de l'Etat de Géorgie qui l'ont inculpé. "Je n'ai rien fait de mal", a-t-il assuré.
Le milliardaire républicain a été précédé ces derniers jours dans cet établissement pénitentiaire surpeuplé et notoirement insalubre par plusieurs de ses 18 coaccusés.
Prise des empreintes digitales
Tous ont été inculpés le 14 août de tentatives illicites d'obtenir l'inversion du résultat de l'élection de 2020, remportée dans cet Etat-clé par l'actuel président démocrate Joe Biden.
Ceux qui avaient déjà poussé la porte de la prison les joursj précédents, comme l'ex-avocat de Donald Trump Rudy Giuliani, ont vu leur passage immortalisé et le cliché judiciaire circuler en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux. Les règles en vigueur prévoient aussi la prise des empreintes digitales.
Avant cet enregistrement imposé, M. Trump a officiellement changé jeudi le chef de son équipe d'avocats en Géorgie. Aucune explication n'a été fournie au remplacement de Drew Findling par Steven Sadow, un ténor du barreau d'Atlanta, tous deux habitués à défendre des célébrités. Mais Steven Sadow a par le passé critiqué la loi sur la délinquance en bande organisée utilisée par la procureure pour inculper solidairement les 19 accusés et qui prévoit des peines de cinq à vingt ans de prison.
Les prévenus avaient jusqu'à vendredi midi pour se présenter aux autorités. Ils devraient revenir à Atlanta, cette fois au tribunal, la semaine du 5 septembre, vraisemblablement pour annoncer s'ils plaident coupables ou non.
Quatre inculpations en six mois
Les déboires judiciaires s'accumulent pour Donald Trump, inculpé au pénal pour la quatrième fois en moins de six mois. Le septuagénaire est accusé à New York de paiements suspects à une ancienne actrice de films X et par la justice fédérale de pressions électorales lors de la présidentielle de 2020 ainsi que de gestion négligente de documents confidentiels.
L'ancien président a plaidé non coupable dans toutes ces affaires. Mais chaque rebondissement lui rapporte aussi des millions de dollars en dons de campagne, versés par des trumpistes convaincus qu'il est victime d'une "chasse aux sorcières" manigancée par le gouvernement de Joe Biden pour l'écarter de la présidentielle.
L'actuel président américain, candidat à sa réélection, se garde bien de commenter les ennuis judiciaires de Donald Trump, soucieux de ne pas alimenter ses accusations d'instrumentalisation de la justice.
La Suisse souhaite adhérer à l'Alliance portuaire européenne. Selon le conseiller fédéral Beat Jans, cela constituerait un "élément essentiel" dans la lutte contre le crime organisé. Il a rencontré mercredi et jeudi les autorités compétentes en Belgique.
Le chef de la Justice et de la Police a cité trois raisons justifiant l'adhésion à l'alliance portuaire, lors d'un entretien avec des journalistes suisses au port d'Anvers. Premièrement, cela permettrait de renforcer l'échange d'informations. Deuxièmement, les membres participants pourraient échanger leurs bonnes pratiques. Enfin, il a cité la mise en place de normes uniformes qui s'appliqueraient également aux acteurs privés.
Les directrices de la sécurité des deux Bâle, Stephanie Eymann (BS) et Kathrin Schweizer (BL), elles aussi en voyage en Belgique, ont manifesté leur intérêt pour une adhésion à l’alliance portuaire. Les deux cantons sont propriétaires des ports rhénans suisses "Port of Switzerland".
L'alliance portuaire compte environ 200 membres et une cinquantaine de ports.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Après une année faste en 2024, la plateforme de vente d'articles de seconde main Vinted a enregistré un recul de son bénéfice l'an dernier dans la foulée de multiples investissements, mais son chiffre d'affaires a progressé.
Le bénéfice net a baissé de 19% sur un an à 62 millions d'euros en 2025, tandis que le chiffre d'affaires de Vinted a pris 38% sur un an à 1,1 milliard d'euros, selon des chiffres publiés par l'entreprise jeudi.
"Les bénéfices ont été plus faibles, Vinted ayant investi pour développer le marché allemand, élargi les catégories de Vinted Marketplace, étendu les services de transporteurs de Vinted Go au Portugal et à l'Espagne, et lancé le portefeuille Vinted Pay", explique dans un communiqué l'entreprise lituanienne.
Le site lituanien créé en 2008 avait dégagé un bénéfice pour la première fois de son histoire en 2023. En 2024, il avait plus que quadruplé ce bénéfice à 77 millions d'euros.
Si les performances de la plateforme, parmi les leaders de l'habillement de seconde main dans le monde, sont portées par les ventes de vêtements femme et enfant, "Vinted a poursuivi son expansion vers davantage de catégories de biens de consommation, notamment le sport et les objets de collection", indique l'entreprise.
"Cela a attiré davantage de membres sur la plateforme, et ceux-ci achètent et vendent désormais une gamme plus large d'articles", assure Vinted.
La plateforme, déjà présente dans une vingtaine de pays et ancrée en Europe s'est lancée en 2025 en Lettonie, Estonie et Slovénie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Les exportations de voitures électriques chinoises, qui gagnent en popularité sur les marchés occidentaux, ont augmenté de 100% en mars sur un an, selon des chiffres publiés jeudi par une fédération professionnelle.
De nombreux constructeurs chinois de véhicules électriques, parfois créés il y a seulement quelques années, proposent désormais leurs modèles à l'international, comme BYD, Leapmotor, Nio ou encore XPENG. A coup d'innovations et de prix souvent plus bas que la concurrence occidentale, ils bousculent le marché automobile mondial.
Le mois dernier, quelque 183'000 voitures entièrement électriques ont ainsi été exportées depuis la Chine, a indiqué la Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA). Il s'agit d'une hausse de 100,1% sur un an.
Sur le créneau des hybrides rechargeables (PHEV), le bond est encore plus spectaculaire, avec 154'000 véhicules exportés en mars (+199,7% sur un an). "En raison de la hausse des prix du pétrole, les voitures hybrides rechargeables chinoises gagnent considérablement en popularité à l'échelle mondiale", a affirmé lors d'une conférence en ligne Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA.
"Sur les marchés du Sud global, nous avons affiché de très belles performances, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale et du Sud, où nos bonnes performances ont été un moteur majeur de la croissance des exportations", a-t-il souligné. Il a estimé que la faiblesse relative de la demande en Chine poussait davantage d'entreprises chinoises à se tourner vers les marchés étrangers.
Symbole de la poussée chinoise dans les véhicules électriques, BYD est désormais le premier constructeur mondial sur ce créneau, devant l'américain Tesla. Les véhicules électriques fabriqués en Chine font toutefois l'objet de surtaxes dans plusieurs économies, notamment aux Etats-Unis et dans l'Union européenne (UE), ce qui freine leur développement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Vingt et un films se disputeront la palme d'Or du prochain Festival de Cannes. Le cinéaste iranien Asghar Farhadi, Pedro Almodovar pour une septième apparition en compétition, ou le réalisateur russe en exil Andrei Zviaguintsev seront notamment présents.
Les anciens lauréats Hirokazu Kore-eda et Cristian Mungiu viendront également présenter leurs nouvelles productions sur la Croisette. La sélection, annoncée jeudi, ne comprend en revanche qu'un seul réalisateur américain, Ira Sachs, alors que les grands studios de Hollywood sont les absents de cette 79e édition, qui se tiendra du 12 au 23 mai.
Seulement cinq réalisatrices figurent parmi les cinéastes en compétition, c'est moins que lors de l'édition précédente qui en avait accueilli sept. De jeunes pousses du cinéma français feront leurs premiers pas, comme Léa Mysius et son adaptation du roman de Laurent Mauvignier "Histoires de la nuit", avec Bastien Bouillon et Monica Bellucci.
Un ovni filmique
Arthur Harari, le compagnon de Justine Triet avec qui il a écrit le scénario d'"Anatomie d'une chute" (Palme d'Or en 2023), est aussi présent pour "l'un des films les plus discutés" dans le comité de sélection, "un objet de cinéma extrêmement particulier", a commenté le délégué général du festival, Thierry Frémaux. "L'inconnue" est l'adaptation d'une bande dessinée écrite avec son frère.
Trois films espagnols font également partie de la sélection, soulignant "un certain mouvement dans le cinéma espagnol", a insisté M. Frémaux.
Dans les autres sections ou hors compétition, le festival sera marqué par la projection de la grosse production française "La bataille de Gaulle: L'âge de fer", la première partie du diptyque sur le général Charles de Gaulle écrit et réalisé par l'ancien diplomate Antonin Baudry.
Samuel Paty et Gisèle Halimi
Plusieurs histoires réelles portées sur grand écran devraient aussi faire l'événement, comme "L'abandon", film sur les derniers jours du professeur Samuel Paty projeté hors compétition.
"L'Affaire Marie-Claire", qui revient sur le procès à Bobigny d'une jeune fille violée qui s'était fait avorter illégalement, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l'avocate Gisèle Halimi, promet d'être un moment fort. Des films de Guillaume Canet et Agnès Jaoui, deux figures du cinéma français, seront également projetés hors compétition.
Si aucun film de grand studio américain n'est attendu, les marches cannoises verront comme à leur habitude leur lot de stars avec le premier film de John Travolta en tant que réalisateur ou celui de Quentin Dupieux, avec Woody Harrelson et Kristen Stewart, pour une histoire déjantée tournée à Paris.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les Etats-Unis et l'Europe traversent "une période particulièrement difficile", a averti jeudi la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Elle dit vouloir "maintenir unies les deux rives de l'Atlantique" tout en appelant l'Europe à renforcer son indépendance.
"Il est indéniable que nous traversons une période particulièrement difficile dans les relations entre l'Europe et les Etats-Unis", a analysé la cheffe du gouvernement italien, connue pour sa proximité avec le président américain Donald Trump, lors d'un discours de politique générale devant le Parlement.
L'indignation du président américain face au refus des alliés de l'Otan de participer à sa guerre contre l'Iran a fait craindre qu'il ne cherche à retirer les Etats-Unis de l'alliance militaire créée après la Seconde Guerre mondiale.
"Mais il est tout aussi indéniable que l'administration américaine actuelle a accéléré une trajectoire largement annoncée par les administrations précédentes (...): un désintérêt progressif pour l'Europe au profit de la compétition mondiale avec la Chine, faisant ainsi de l'Indo-Pacifique un axe géostratégique prioritaire", a-t-elle ajouté.
Giorgia Meloni, qui s'est souvent efforcée de jouer un rôle de médiatrice entre les positions européennes et américaines, a notamment plaidé pour "la réalisation d'une autonomie stratégique équilibrée qui réduise progressivement nos dépendances" et "en faveur d'une capacité de défense qui ne nous rende pas dépendants de nos alliés américains".
"Ce que nous appelons l'Occident repose sur deux jambes: la jambe européenne et la jambe nord-américaine. Si les deux jambes ne se déplacent pas dans la même direction, l'Occident est voué à la paralysie, et, à terme, à l'insignifiance", a encore estimé la Première ministre italienne, élue en 2022 à la tête d'un gouvernement de coalition ultra-conservateur.
"Je continue de croire à la nécessité de travailler pour garantir l'unité de l'Occident", a poursuivi Giorgia Meloni, ajoutant: "Nous sommes obstinément occidentaux".
"Mais évidemment, pour rester ensemble, il faut être deux à le vouloir", a encore dit Giorgia Meloni, jugeant qu'il fallait être "clair" dans la relation avec les États-Unis, alors que la Première ministre italienne est régulièrement accusée par son opposition de centre-gauche de complaisance envers la politique menée par l'administration Trump.
Giorgia Meloni a ainsi affirmé avoir clairement exprimé ses désaccords avec les États-Unis lorsqu'ils se sont manifestés, notamment sur la question des droits de douane, et avoir défendu l'importance de l'Otan.
En vertu d'accords anciens, l'Italie héberge certaines des principales bases américaines en Europe, mais leur utilisation pour des missions de combat doit être notifiée au gouvernement italien. Celui de Giorgia Meloni a refusé fin mars à des avions de combat américains d'atterrir sur la base de Sigonella, en Sicile, sans en préciser la raison.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp