Rejoignez-nous

Politique

Même incomplet, le Conseil de la magistrature débutera en janvier

Publié

,

le

Le Grand Conseil a élu suffisamment de membres du Conseil de la magistrature pour que le nouvel organe puisse commencer à siéger en janvier (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a nommé six des neuf membres titulaires du nouveau Conseil de la magistrature. Même incomplet, l'organe dédié à la surveillance de la justice vaudoise pourra entrer en fonction au 1er janvier.

Les députés, qui avaient commencé à élire ces membres la semaine dernière, ont poursuivi leurs travaux mardi et mercredi. Ont été plébiscités et assermentés deux membres du Tribunal cantonal (Jean Métral et Sandra Rouleau), un magistrat de première instance (Alexandre Feser), deux représentants du Ministère public (Marlène Collaud et Christian Buffat).

Le Conseil de la magistrature comptera aussi deux représentants de la société civile: le premier (Philippe Conus) a été élu mardi, tandis qu'un second, ainsi que son suppléant, sont encore recherchés.

Coup de théâtre

Deux candidates, représentantes des avocats, ont en revanche été évincées mercredi dernier (Antonella Cereghetti et Aline Bonard). "Leur non-élection la semaine dernière a été une déception pour la Commission de présentation, dont les recommandations n'ont pas été suivies", a déclaré son président Nicolas Bolay mercredi à Keystone-ATS. Il a précisé que tout le processus pour ces deux postes était à refaire.

Il est cependant prévu que le Conseil de la magistrature puisse entrer en fonction dès lors que six membres siègent, a ajouté le député UDC. Une nouvelle publication dans la Feuille des avis officiels (FAO) est prévue le 13 janvier pour trouver les quatre magistrats manquants (dont un suppléant).

Indemnités fixées

Le Grand Conseil a également désigné et assermenté les suppléants de ces magistrats titulaires. Tous ont été élus pour cinq ans et seront rééligibles une fois.

Le Parlement a par ailleurs fixé à 125 francs de l'heure les indemnités pour heures effectives du travail de quatre des neuf membres du Conseil de la magistrature qui ne sont pas collaborateurs de l'Etat. Un amendement des Verts demandant de porter cette somme à 180 francs de l'heure a été refusé par les députés.

Attendu de longue date

Ce Conseil de la magistrature, déjà en vigueur dans les autres cantons romands, doit permettre de renforcer la séparation des pouvoirs et de dépolitiser la justice. Il s'agit aussi de simplifier le système vaudois actuel, où plusieurs organes parlementaires sont chargés de garder un oeil sur la justice.

La création d'un tel cénacle était réclamée de longue date dans le canton de Vaud. Le besoin s'était particulièrement fait ressentir après l'assassinat de Marie par Claude D. près de Payerne en 2013, dans une affaire qui avait suscité de vives tensions entre les pouvoirs judiciaires et législatifs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Initiative à Genève pour des assemblées citoyennes thématiques

Publié

le

A Genève, une initiative constitutionnelle est lancée pour enrichir la démocratie cantonale. Elle demande la possibilité de créer des assemblées citoyennes thématiques et apolitiques, complémentaires au Grand Conseil (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une initiative constitutionnelle a été lancée mercredi pour enrichir la démocratie cantonale. Portée par l'association Déclic' démocratique et le Parlement des jeunes, elle demande la possibilité de créer des assemblées citoyennes thématiques.

"Le but de notre initiative est d'intégrer une forme d'assemblée citoyenne dans la vie politique genevoise, qui serait complémentaire au Grand Conseil et aux institutions existantes", a indiqué devant les médias l'ex-député Vert Léo Peterschmitt. Cet organe délibératif devra remettre un rapport au Parlement cantonal, mais il pourra aussi lui soumettre, ainsi qu'au Conseil d'Etat, des propositions.

L'idée est de sortir des postures politiques afin de connaître l'avis réel des gens, a expliqué Caroline Geisinger, présidente de Déclic' démocratique, une association fondée pour soutenir cette initiative. L'assemblée citoyenne offre une alternative aux réseaux sociaux, où les algorithmes confortent les avis de chacun, et à la politique, où les avis sont tranchés, a poursuivi Emmanuelle Geisinger.

"Renforcer la démocratie"

A titre d'exemple, la France avait mis en place en 2019 une Convention citoyenne pour le climat, qui a permis de faire dialoguer des personnes qui ne se fréquentent pas, afin de trouver des solutions concrètes sur le long terme, a rappelé Emmanuelle Geisinger. Au cours des débats, 78% des participants ont changé d'avis grâce à l'information fournie, a-t-elle souligné.

Le fait que les solutions n'aient ensuite pas été mises en oeuvre ne doit pas être pris comme un échec. "L'assemblée citoyenne s'insère dans le système semi-direct suisse", a relevé Léo Peterschmitt. "L'assemblée citoyenne permet à l'ensemble de la société de se saisir d'enjeux politiques et ainsi de renforcer la démocratie", a ajouté Mathieu Beer, président du Parlement des jeunes.

A ses yeux, cet outil permettrait aux jeunes d'être entendus à juste titre. Et de préciser que "les jeunes ne se désintéressent pas de la politique, mais ils la font autrement que par les institutions." Dans une assemblée citoyenne, tout le monde est sur pied d'égalité et devient expert du sujet traité, selon lui. En outre, la médiation permet de s'assurer que chacun peut s'exprimer.

Représentativité

Concrètement, l'initiative prévoit qu'une assemblée citoyenne thématique peut être demandée par 2% des titulaires des droits politiques ou une majorité du Grand Conseil. Un courrier sera envoyé à la population puis les volontaires seront choisis par tirages au sort successifs afin de garantir la représentativité des 50 membres de l'assemblée en termes de genre, d'âge et de domicile, voire de niveau de formation.

L'organe sera encadré par un comité de surveillance et une équipe de facilitateurs pour assurer la transparence et la qualité du travail. "La légitimité de l'assemblée est tirée de la représentativité de ses membres et de la délibération, sans orientation politique et basée sur des faits, permettant de prendre une décision consensuelle", a commenté Léo Peterschmitt.

Continuer la lecture

Genève

En direct 🔴 Suivez le G7 depuis Evian

Publié

le

Une bannière du G7 à Evian, en France, samedi 6 juin 2026 avant le sommet qui s'y tiendra du 15 au 17 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le G7 est à Evian, mais c'est bien Genève qui est l'épicentre des contestations. Radio Lac vous propose de suivre l'événement ainsi que ses conséquences en direct sur ce suivi et sur l'antenne.


 
Avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Genève

En direct 🔴 Les résultats des votations de ce 14 juin

Publié

le

A Genève, une personne passe devant les affiches des partis politiques et des associations donnant leurs mots d'ordre pour les votations cantonale et federale du dimanche 14 juin (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Ce dimanche 14 juin, les citoyennes et citoyens tranchent sur la très disputée « initiative pour la durabilité » de l'UDC et la réforme serrée du service civil. À Genève, le peuple doit se positionner sur la loi encadrant l’expression des convictions religieuses et l'ouverture des magasins 2 dimanches par an. Radio Lac vous propose de suivre en direct les résultats, les projections et les premières réactions à Berne comme au bout du lac.
 

Continuer la lecture

Genève

A Genève, syndicat et patronat unis pour protéger 27'000 emplois

Publié

le

Archives (KEYSTONE/Gaetan Bally)

Face aux incertitudes économiques mondiales, Genève franchit un cap inédit. Patronat et syndicat lancent ensemble une stratégie industrielle à l’horizon 2032, avec la volonté d'anticiper les crises et préserver l’emploi local.

C’est une première à Genève. Les organisations patronales et le syndicat UNIA s’unissent au sein d’une structure permanente pour piloter l’avenir du secteur industriel. Baptisé Conseil de l’industrie genevoise (CIG), cet organe paritaire entend « anticiper les mutations plutôt que de les subir », selon son vice-président Yves Defferrard.

L’enjeu est de taille pour le nouvel organise, l’industrie représentant plus de 27'000 emplois et 12 % du produit intérieur brut cantonal.

Dans un contexte marqué par « une convergence de défis », instabilité géopolitique, franc fort, pénurie de main-d’œuvre ou encore transitions énergétique et numérique, les acteurs du secteur estiment que « rester immobile n’est plus une option ».

« Renforcer le secteur secondaire industriel est un impératif stratégique pour maintenir et soutenir les emplois qu’il génère »

Delphine Bachmann, conseillère d’État en charge du département de l'économie et de l'emploi

Au centre de cette stratégie: la volonté de sécuriser les emplois locaux. Le dispositif prévoit notamment une cellule de crise activable immédiatement en cas de licenciements collectifs ou de choc économique. Celle-ci reposera sur une série de mesures prévalidées tel que le chômage partiel, les aides publiques ou la reconversion, afin de réagir rapidement.

« Le CIG est le cadre qui permet au patronat et au syndicat de porter ensemble ces exigences avec une légitimité que personne ne pourrait avoir seul »

Livio Elia, président du CIG

Au-delà de l’urgence, la stratégie repose sur une logique d’anticipation. Trois piliers structurent l’action du CIG: mieux connaître le tissu industriel, préserver les savoir-faire et renforcer l’attractivité du canton à travers une cartographie fine des compétences, des chaînes de valeur et des dépendances stratégiques. Cette démarche doit permettre d’identifier les secteurs clés pour la souveraineté cantonale, notamment dans la santé, l’énergie ou la sécurité.

L’une des particularités du dispositif réside dans sa gouvernance. Toutes les décisions du CIG sont prises à l’unanimité, un choix assumé.

« Le dialogue social structuré n’est pas un compromis, c’est un levier »

Yves Defferrard, vice-président du CIG

Ce modèle, qui associe également l’État, les hautes écoles et les acteurs de l’innovation, vise à renforcer la cohérence des actions tout en assurant leur acceptabilité sociale.

La feuille de route ne se limite pas aux principes. Huit projets sont déjà identifiés, dont certains doivent démarrer dès cette année. On y retrouve la création d’un « coffre-fort numérique » pour sécuriser les données industrielles, une centrale d’achats mutualisée pour les PME ou encore un fonds public-privé destiné à financer les transitions.

À plus long terme, le canton entend aussi augmenter les surfaces industrielles et adapter la formation continue aux besoins futurs, via un volet dédié dans le plan directeur de l’employabilité.

Le CIG insiste toutefois sur la nature de sa démarche: il ne s’agit pas d’une politique industrielle étatique, mais d’une stratégie portée par les partenaires sociaux. Une nuance importante dans un canton attaché à l’équilibre entre intervention publique et dynamisme économique.

Cette approche s’inscrit en complément de la Stratégie économique cantonale 2035, avec l’ambition de renforcer la résilience d’un secteur clé.

« En structurant le dialogue aujourd’hui, nous protégeons les emplois de demain »

Communiqué du CIG

Au-delà des annonces, cette initiative marque un changement de culture. En réunissant syndicats et patronat autour d’une même table, Genève fait le pari d’une gouvernance partagée pour faire face à un environnement devenu plus instable.

Dans un contexte où les tensions économiques et géopolitiques redéfinissent les chaînes de valeur, cette stratégie pourrait offrir un avantage compétitif au canton. Reste à voir si, au-dela de la volonté, cette coopération permettra de préserver concrètement les emplois industriels.

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Genève

Les locataires en lutte à Genève

Publié

le

Vue des immeubles du 35 au 43 du boulelvard Carl-Vogt, dont le proprietaire, la Caisse de pension des fonctionnaires de Bale-Ville, a resilie les baux des locataires. KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Si l'affaire des baux résiliés du Boulevard Carl Vogt en début d'année a fait couler beaucoup d'encre, et tendre un certain nombre de micros, des situations similaires dans différents quartier sont révélées. Jonction, Pâquis, ou encore Servette, les locataires sont en colère contre les résiliations abusives et veulent le faire savoir. Samedi 28 mars un rassemblement est organisé par les associations de défense des locataires.

Marilene Knoll Locataire du Boulevard Carl Vogt

«Ce rassemblement, c'est l'union de tout les locataires, pas seulement de Carl Vogt. A Genève plusieurs chosent explosent. L'union fait la force», décrit Marilene Knoll qui a vu son bail résilié après plus de 30 ans sur le Boulevard. Dans l'obligation de chercher un nouveau logement à des prix nettement supérieurs que ceux auxquels elle et son mari Jeannot étaient habitués, elle ne perd pas espoir et espère une annulation de la décision de résiliation.

«L'union fait la force»

«Halte aux expulsions de locataires» : tel est le slogan du rassemblement prévu place de Neuve. «Des congés collectifs sont donnés dans la perspective de faire des travaux soit disant», explique Carlo Sommaruga, conseiller aux États socialiste et président de l’ASLOCA Suisse. Selon lui, le Canton pourrait par exemple refuser des autorisations de travaux si tous les locataires ne sont pas relogés. «Cela pourrait faire en sorte de changer de stratégie pour les bailleurs pour qu'ils procèdent par rotation des locataires pour faire les travaux. Un congé collectif n'est pas pas utile, et plusieurs grands investisseurs de Genève adoptent justement déjà cette stratégie», ajoute t-il. «J'espère que cela va se concrétiser. Il faut une volonté politique forte, je sais que Monsieur Nicolas Walder s'est engagé en ce sens.»

Carlo Sommaruga Président de l'ASLOCA Suisse

Le Conseil administratif de la Ville de Genève a exprimé son soutien et sa solidarité à l’égard des locataires de Carl Vogt. Après une discussion avec le maire Alfonso Gomez, c'est Nicolas Walder, Conseiller d’Etat en charge du Département du territoire qui rencontrera ce lundi 30 mars les commerçants et les locataires concernés.

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 44 minutes

Un ex-recordman du monde du semi-marathon suspendu sept ans

Le Kényan Kibiwott Kandie a été suspendu sept ans, a indiqué l'unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) jeudi. L'ancien détenteur du...

GenèveIl y a 1 heure

Les consultations dentaires pour les plus précaires en hausse

A Genève, les consultations au service des Soins dentaires Croix-Rouge (SDCR) destiné aux personnes qui...

EconomieIl y a 1 heure

La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements

L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des...

InternationalIl y a 1 heure

Canicule en Europe: plus de 35°C pour 101 millions d'habitants

Au moins 101 millions d'Européens dont plus de 50 millions en France et 18 millions...

InternationalIl y a 2 heures

Londres veut bannir les thérapies de conversion des personnes LGBT+

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi un projet de loi pour interdire les "thérapies de...

InternationalIl y a 2 heures

USA: levée de la protection contre l'expulsion de 350'000 Haïtiens

La Cour suprême américaine majoritairement conservatrice a autorisé jeudi l'administration Trump à révoquer sans contrôle...

SuisseIl y a 2 heures

Ancien gestionnaire de fortune condamné à 6,5 ans de prison ferme

Un ancien gestionnaire de fortune a été condamné jeudi à 6 ans et six mois...

ActualitéIl y a 4 heures

Le record de température pour le mois de juin en Suisse a été battu

La température la plus élevée jamais enregistrée en Suisse au mois de juin a été...

GenèveIl y a 5 heures

Un nouveau collectif pour documenter et agir contre le sans-abrisme

Genève compte un nouveau collectif qui vise à documenter la grande précarité et le sans-abrisme...

SuisseIl y a 5 heures

La sécurité de la Suisse s'est encore dégradée, selon le SRC

Espionnage, cyberattaques, terrorisme: la Suisse fait face à des menaces multiples et croissantes. La Russie...